Témoignage de Lysa : sa rencontre avec Dieu

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Introduction

Il y a des témoignages qui te rappellent que Dieu n'a jamais cessé d'agir. Celui de Lysa, 27 ans, en fait partie. Elle raconte à l'église, avec ses mots et ses tremblements, comment sa vie a basculé après avoir passé plus de vingt ans avec une maladie que les médecins n'ont jamais réussi à nommer clairement.

Ce qu'elle partage n'est pas une méthode ni une technique spirituelle. C'est simplement le récit d'une jeune femme brisée que Jésus est venu rejoindre, guérir et transformer. Si tu traverses toi aussi une saison où ton corps ou ton cœur ne suivent plus, ce témoignage peut t'aider à lever de nouveau la tête.

Plan de l'article

1. Une enfance marquée par la maladie

2. La fuite en avant et l'effondrement

3. Les premiers signes et l'arrivée à Nantes

4. La rencontre avec Dieu devant la pizzeria

5. La guérison, la restauration et l'appel

1. Une enfance marquée par la maladie

Lysa est issue d'une famille de quatre personnes, avec une petite sœur. Personne dans sa famille n'est chrétien. Elle raconte pourtant qu'il y a toujours eu, en elle, « quelque chose qui cherchait une force bien plus grande » que ce qu'elle pouvait connaître.

Son enfance est bercée par l'amour de ses proches, mais la vie la marque tôt. Des troubles émotionnels, familiaux, et surtout la maladie. Dès l'âge de 5 ans, les premières douleurs apparaissent au talon gauche et l'empêchent de marcher longtemps. Les médecins pensent d'abord qu'elle grandit trop vite. Mais les douleurs s'intensifient au fil des années, jusqu'à une entorse qui déclenche de grosses crises, avec un pied cyanosé au point de devenir noir, froid, hypersensible.

Son quotidien devient alors une longue succession d'urgences, d'hospitalisations et d'examens de plus en plus poussés. Les béquilles l'hiver, les béquilles quand on marche, les béquilles en vacances. Son père doit lui tenir le bassin dès qu'ils marchent un peu trop, parce qu'elle n'a plus d'appui dans les côtes ou les pentes.

Le corps médical finit par évoquer une algoneurodystrophie, sans jamais vraiment poser de diagnostic clair. Une tache est visible sur le talon, mais la maladie ne se « fixe » pas aux examens. Les années passent et le mal remonte progressivement dans le reste du corps : violentes migraines quotidiennes, vue qui diminue, visage intouchable, difficultés à respirer, langue qui s'anesthésie, champ visuel qui se rétrécit. Les médecins découvrent aussi une atteinte du nerf optique. Faute de diagnostic, ils finissent par mettre la faute sur les parents, qui ne savent plus comment agir.

2. La fuite en avant et l'effondrement

Lysa obtient son bac malgré tout. Puis, ne voyant aucun diagnostic venir, elle décide d'agir comme si de rien n'était. Elle s'interdit de ressentir la moindre douleur et fait l'inverse de ce que son corps demande : pas de repos, pas de douceur, mais toujours plus. Elle se met à courir, elle va à la salle, elle porte des charges de plus en plus lourdes. En parallèle, elle commence des études d'infirmière.

Son corps tient deux ans à ce rythme. Puis un jour, elle s'effondre à la salle. La maladie reprend le dessus et s'accentue. Elle doit arrêter ses études d'infirmière parce qu'elle ne tient plus debout. On lui annonce qu'elle ne pourra jamais donner la vie, au risque de finir en fauteuil. Elle se fait opérer du dos, mais la douleur reste. Elle finit par se résigner en se disant que la maladie fera partie d'elle à vie.

À 25 ans, tout s'écroule d'un coup. Elle est en pleine séparation, endettée, sans voiture, sans logement. En plus de la maladie, elle craque. Et sans trop savoir pourquoi, elle se met à prier pour son couple : « Seigneur, si tu penses que cet homme, c'est l'homme de ma vie, remets-le sur mon chemin. »

La réponse n'est pas celle qu'elle attendait. Six mois plus tard, elle n'est plus endettée. Dix mois plus tard, elle arrive à Nantes, à deux rues de l'église. Sans en être encore consciente, Dieu commençait déjà à lui tracer un chemin.

3. Les premiers signes et l'arrivée à Nantes

Elle arrive à Nantes avec ses deux chats, sans personne, plus de famille sur place à part un cousin vu de temps en temps, plus de repères, et un nouveau travail. À cette période, elle ne sait pas encore ce qu'elle croit. Elle prie « des guides, des saints et Dieu de temps en temps ». C'est confus.

Mais sur l'année 2025, les choses s'accélèrent sans qu'elle comprenne pourquoi. Plusieurs signes se manifestent. Dans son équipe, elle rencontre trois personnes qui vont progressivement la mener à Dieu : une à son arrivée, une en mai, une en septembre.

Une nouvelle rechute, plus forte que les autres, la ramène pourtant au fond. Elle doit adapter son poste parce que la route la fatigue et devient dangereuse. Les douleurs sont horribles, avec la sensation d'os cassés à chacun de ses mouvements. Elle fait des malaises, elle ne tient plus debout, elle vit sous codéine pour les migraines. Un matin, elle se lève avec cette question : qui peut m'aider, qui est capable d'entendre et de porter ma souffrance, moi qui ai toujours été là pour les autres ?

Peu après, en vacances, elle voit son nom de famille écrit sur l'horloge d'une église. Ses parents viennent la voir à Nantes, ils visitent l'église d'Orvault, et la seule chose qu'elle parvient à faire, c'est supplier le pardon. Parce que oui, avant tout ça, elle était aussi « une fille du monde, dans le péché, dans l'amusement, avec un caractère plutôt impulsif ».

À la sortie de cette église, elle sait, sans comprendre pourquoi, qu'elle veut se faire baptiser. C'est à ce moment précis qu'elle rencontre la troisième personne, qui l'invite à l'église pour son propre baptême. Elle franchit pour la première fois la porte de l'église Verticale. Elle pleure, elle chante, et elle a les mains qui brûlent. Son ami lui dit qu'elle a été touchée par le Saint-Esprit. Elle trouve ça beau, mais elle ne comprend pas encore. Les jours passent, elle intègre le GDM Sud et se plonge un peu plus dans la Parole.

4. La rencontre avec Dieu devant la pizzeria

Début novembre, un chamboulement : elle perd un de ses chats. Elle en veut à Dieu, parce qu'elle avait enfin décidé de le suivre, et l'un de ses points de repère lui est enlevé. Elle décide quand même de venir au culte cette semaine-là, mais sans grande conviction.

À la fin du culte, Nadine vient la voir et lui propose de manger une pizza avec eux. Sans raison, elle dit oui, alors même qu'elle n'aime pas la pizza. La soirée se passe, on discute. Elle apprend alors que Ruben a été atteint de la même maladie qu'elle. Il lui propose de prier pour elle. Elle n'a pas compris qu'il voulait prier là, tout de suite, sur le boulevard, devant tout le monde et devant la pizzeria.

Tous les deux posent leurs mains sur elle et commencent à prier. C'est à ce moment-là qu'elle rencontre Dieu. Elle décrit un « rideau de lumière » qui la remplit, un amour fou qui vient chambouler sa vie. Elle pleure, elle rit, elle ne comprend pas ce qui se passe, mais elle sait que quelque chose en elle a complètement changé.

Quatre jours plus tard, elle reprend le sport, sans douleur sur la jambe. Une autre prière est faite pour une restauration complète. Dans les jours qui suivent, elle passe des examens en clinique ophtalmologique. Les médecins lui annoncent qu'aucune atteinte du nerf optique n'est décelée. Son champ visuel reste réduit, mais l'atteinte n'est plus évolutive : elle est désormais considérée comme séquellaire. Aujourd'hui, Lysa se tient devant l'assemblée sans lunettes, sans douleur et sans malaise.

5. La guérison, la restauration et l'appel

Ce qui frappe dans ce témoignage, c'est ce que Lysa dit ensuite : « Quand Dieu guérit, il ne guérit pas seulement la maladie. Il fait bien plus que ça. Et lorsqu'il ne guérit pas d'une façon, cela veut dire qu'il va guérir de la meilleure des façons. »

Elle raconte que Dieu ne l'a pas seulement guérie physiquement. Il a restauré son âme et est venu se loger dans son cœur. Elle ajoute qu'aujourd'hui, pas un jour ne se passe sans qu'elle remercie le Seigneur pour ce qu'il a accompli dans sa vie. Il l'a fait grandir. « Il a agi, il agit encore et il agira toujours, parce qu'il est ce Père fort, glorieux et aimant. »

Il a aussi changé son identité. Elle qui se battait seule, remplie d'orgueil, qui ne croyait plus en rien, se reconnaît transformée. Derrière son apparence « de pierre » se cachait surtout la peur de plier devant les autres et de montrer ses failles. Aujourd'hui, elle n'a plus envie de revenir en arrière, parce que face à l'Éternel, elle a choisi de plier le genou : Jésus est son sauveur et son Seigneur.

Elle conclut par une phrase forte : « Dieu ne répare pas en cachette, il restaure en public. » Il l'a menée jusque devant l'assemblée pour partager son œuvre. Et deux versets l'ont particulièrement marquée quand elle a commencé à écrire son témoignage.

« J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. », Romains 8.18
« Mais ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point. », Ésaïe 40.31

Points à retenir

  • Dieu prépare le chemin avant même qu'on le connaisse. L'arrivée de Lysa à deux rues de l'église n'était pas un hasard.
  • Il utilise des personnes ordinaires, trois collègues, une invitation à manger une pizza, une prière sur un trottoir.
  • La guérison de Dieu dépasse le corps. Il restaure aussi l'âme, l'identité et le cœur.
  • Quand il ne guérit pas d'une façon, il guérit de la meilleure des façons.
  • Il ne répare pas en cachette, il restaure en public, pour que d'autres soient encouragés.

Application personnelle

  • Y a-t-il, dans ta vie, une douleur physique, émotionnelle ou spirituelle que tu portes seul depuis trop longtemps ?
  • Es-tu, comme Lysa, en train de faire l'inverse de ce que ton corps ou ton cœur te demandent, par peur de ralentir ?
  • Qui sont les « trois personnes » que Dieu a peut-être déjà mises sur ton chemin pour te conduire à lui ?
  • Es-tu prêt à laisser quelqu'un prier pour toi, même de façon inattendue, même en pleine rue ?
  • Quelle partie de ton identité as-tu besoin de laisser Dieu changer pour ne plus te battre seul ?

Versets cités

  • Romains 8.18 · Les souffrances du présent ne se comparent pas à la gloire à venir.
  • Ésaïe 40.31 · Ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force.

FAQ

Est-ce que Dieu guérit encore aujourd'hui ?

Le témoignage de Lysa en est une illustration concrète. Après plus de vingt ans de douleurs, de migraines et d'atteintes du nerf optique, elle décrit une prière sur un trottoir, un « rideau de lumière », et, dans les jours qui suivent, la reprise du sport sans douleur et des examens ophtalmologiques qui confirment que l'atteinte n'est plus évolutive. La guérison ne prend pas toujours cette forme, mais Dieu continue d'agir. Lysa insiste sur le fait que s'il ne guérit pas d'une façon, il guérit de la meilleure des façons.

Que faire quand aucun médecin ne trouve d'explication à ma maladie ?

Lysa a vécu cette impasse pendant des années, sans jamais recevoir de diagnostic clair. Sa première réaction a été le déni et la fuite en avant, jusqu'à l'effondrement. Ce que son histoire montre, ce n'est pas qu'il faut cesser de consulter, mais qu'on peut à la fois continuer les soins et poser sincèrement sa souffrance devant Dieu, même quand on ne sait pas encore ce qu'on croit. Elle a commencé par des prières confuses et hésitantes, et Dieu est venu la rejoindre là où elle en était.

Comment reconnaître les signes que Dieu me parle ?

Pour Lysa, les signes ont pris plusieurs formes très concrètes : son nom de famille aperçu sur l'horloge d'une église, trois personnes croisées dans son équipe de travail à des moments différents, un déménagement à deux rues d'une église, une invitation à manger une pizza à laquelle elle a dit oui contre toute logique. Aucun de ces signes n'était spectaculaire pris isolément. Mais mis bout à bout, ils dessinaient un chemin. Il vaut souvent la peine de relire sa propre histoire pour repérer, en filigrane, ce que Dieu a mis en place bien avant qu'on ne s'en rende compte.

pour prendre des notes et poser une question.

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