Intelligence émotionnelle : leadership qui compte

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Pourquoi l'intelligence émotionnelle compte vraiment

Quand tu penses au leadership, tu penses aux compétences, à la capacité de bien parler, à un bon profil, un solide curriculum. Ce sont des choses justes, des choses importantes. Mais elles ne suffisent pas. Dans cet épisode de DeepTalk, avec Bruno, nous avons voulu revenir parler de nous-mêmes, parce que toutes les personnes compétentes ne savent pas diriger. Il faut d'autres dynamiques, et l'une des plus décisives, c'est l'intelligence émotionnelle.

Un leader s'occupe des autres, c'est clair. Mais qui s'occupe du leader, si ce n'est lui-même ? Tu dois être vraiment conscient de ce dont tu as besoin pour t'aider toi-même et, par conséquent, pour aider les autres. Tout part de là.

Le plan de cet épisode

1. Qu'est-ce que l'intelligence émotionnelle

L'intelligence émotionnelle, c'est la capacité de connaître les autres à travers l'empathie. Si tu n'arrives pas à établir ce type de relation, tu n'arrives pas à connaître une personne en profondeur et, par conséquent, tu n'arrives pas non plus à la faire grandir. Mais avant, tu dois reconnaître, comprendre et savoir gérer tes propres émotions : c'est seulement après que tu peux aider les personnes qui sont devant toi à gérer les leurs.

2. Gérer les émotions négatives

Colère, fatigue, stress : quand tu te laisses emporter par une émotion négative, tu adoptes une attitude négative envers les personnes. J'ai grandi moi aussi avec l'idée que le leader doit être impassible, qu'il ne doit rien laisser transparaître. Et pourtant non. Même au niveau psychologique, on a constaté que l'émotivité du leader est importante pour que la personne puisse s'ouvrir, puisse parler, puisse avoir confiance en toi. Tu dois être conscient de ce que tu vis et choisir comment répondre.

Si tu ne gères pas tes émotions, tu risques de mal communiquer et de créer un environnement négatif. Cela ne fait de bien à personne : ni en famille, ni au travail, ni à l'école, ni dans le sport.

3. La cocotte-minute

Une image utile, c'est celle de la cocotte-minute. Tu y mets tout : le stress, la colère, les émotions que tu n'arrives pas à gérer. Si tu ne les reconnais pas et si tu ne leur donnes pas de nom, tôt ou tard la cocotte explose. Et malheureusement elle explose au visage des autres. Le problème n'est pas seulement un projet qui se bloque, sportif, professionnel ou familial : ce sont les personnes avec qui tu vis qui en paient le prix. Les plus fragiles se mettent en marge et parfois ne s'en relèvent plus.

4. Reconnaître, pas seulement exprimer

Contrôler ses émotions, ce n'est pas tant les exprimer que les reconnaître. Un exemple tout simple : reconnaître quand tu es fatigué. Le dire aux personnes autour de toi, en famille. « Ces derniers temps je suis fatigué, c'est difficile pour moi de tenir un raisonnement de manière rationnelle. » La fatigue te pousse à dire des choses que tu ne veux pas dire, à offenser quelqu'un. Quand tu es jeune, tu as des temps de récupération différents, mais si tu es un leader, ce n'est de toute façon pas dans ton intérêt, parce que la communication change, tu n'arrives plus à bien raisonner, tu perds ta vision et avec elle ta cohérence.

5. Pose-toi la bonne question

Quand tu te mets en colère, demande-toi : « Pourquoi est-ce que j'agis ainsi ? Pourquoi est-ce que je me mets en colère dans cette situation ? Qu'est-ce qui me fait réagir ? » C'est peut-être quelque chose que tu as vécu dans le passé. C'est peut-être la fatigue. C'est peut-être une gestion du temps qui ne fonctionne pas, de mauvaises priorités. Nous pensons toujours que c'est la faute des autres, que ce sont les autres qui nous font réagir ainsi. En réalité, les autres parlent, c'est toi qui décides comment réagir. Reviens toujours à la question : « Est-ce que je réagis, ou est-ce que je choisis ? »

6. La soupape de décompression

Si tu as la charge de personnes, tu as besoin d'une soupape de décompression. Un loisir, un sport, quelque chose qui te permet de t'évader un peu. Pour l'un, c'est prendre la voiture et faire un tour. Pour un autre, c'est écouter un certain type de musique qui aide à se détendre. Quand tu es dans une spirale négative, mieux vaut te distraire de ces pensées, retrouver de la concentration, de la vision, ta manière d'être. Chacun doit trouver sa propre façon de se remettre debout.

7. L'empathie : comprendre, pas juger

L'intelligence émotionnelle ne concerne pas seulement toi, elle concerne aussi les autres. Être empathique ne veut pas dire que tu acceptes ce que l'autre est en train de faire. Être empathique, c'est simplement comprendre pourquoi il le fait. Une personne peut faire une chose parce qu'au fond d'elle-même, elle a une motivation différente de celle qui semble évidente. Plus tu es empathique, plus tu arrives à comprendre, plus tu arrives à l'aider à grandir. Et plus tu la comprends, plus elle baisse ses défenses et plus il devient facile de communiquer. Attention toutefois : comprendre pour aider, pas pour juger ou pour créer des préjugés. La grande force d'un leader, c'est de faire grandir les personnes.

8. La stabilité sous pression

Le leader se retrouve souvent sous pression, il doit prendre des décisions importantes. Ton équilibre aide les autres à être stables. Si tu es émotionnellement équilibré, tu peux travailler avec n'importe qui : avec les plus fougueux, avec les plus tranquilles. Si tu ne l'es pas, dès que les « fougueux » entrent dans le groupe, le projet se referme. Les personnes aujourd'hui ont besoin de stabilité, parce que la société est très fébrile.

9. Les personnes cherchent la vérité, pas la perfection

Les personnes ne cherchent pas un leader parfait. Elles cherchent quelqu'un de stable dans ses émotions. Un leader peut s'améliorer, doit toujours s'améliorer, mais ne doit pas prétendre être parfait. Si tu te montres faussement sans émotions et que quelqu'un te voit ensuite pleurer, tout s'écroule. Si tu dois pleurer, pleure devant tout le monde, mais explique pourquoi. La nouvelle génération cherche des personnes vraies. Elle regarde beaucoup comment nous parlons, comment nous agissons. Nous sommes un modèle pour elle, y compris en ce qui concerne l'émotivité.

Points à retenir

  • La compétence ne suffit pas. Pour diriger les autres, il faut aussi de l'empathie, de l'écoute et une gestion des émotions.
  • Reconnais avant d'exprimer. Donne un nom à ce que tu ressens, fatigue, colère, stress, avant que la cocotte-minute n'explose.
  • Choisis, ne réagis pas. Les autres parlent, c'est toi qui décides comment répondre. Pose-toi toujours la question : « Est-ce que je réagis, ou est-ce que je choisis ? »
  • L'empathie, c'est comprendre, pas justifier. Comprends le pourquoi d'un comportement pour aider la personne à grandir, pas pour la juger.
  • La stabilité compte plus que la perfection. Les personnes ne cherchent pas un leader parfait, elles cherchent un leader vrai et stable.

Application personnelle

  1. Quelle est aujourd'hui ma « cocotte-minute » ? Quelles émotions suis-je en train d'accumuler sans les reconnaître ?
  2. Quand ai-je dit pour la dernière fois à quelqu'un « Je suis fatigué, aujourd'hui j'ai du mal à bien raisonner » ? Pourquoi ai-je du mal à l'admettre ?
  3. Dans la dernière situation où j'ai explosé, qu'est-ce qui m'a vraiment fait réagir ? Était-ce la personne devant moi ou quelque chose de plus profond ?
  4. Quelle est ma soupape de décompression ? En ai-je une saine, ou est-ce que je décharge simplement sur les personnes autour de moi ?
  5. Vers qui dois-je revenir, aujourd'hui, pour clarifier une parole mal dite et rétablir la relation ?

Versets cités

Dans cet épisode de DeepTalk, les animateurs n'ont pas cité directement de versets bibliques. Le thème de l'intelligence émotionnelle et de la maîtrise de soi trouve cependant un fort écho dans l'Écriture, en particulier dans le fruit de l'Esprit (Galates 5:22-23) et dans la sagesse des Proverbes sur la lenteur à la colère (Proverbes 16:32).

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'intelligence émotionnelle dans le leadership ?

C'est la capacité de reconnaître, comprendre et gérer d'abord tes propres émotions, pour ensuite aider les personnes devant toi à gérer les leurs. Cela passe par l'empathie : connaître les autres en comprenant leurs motivations, sans les juger.

Un leader doit-il montrer ses émotions ?

Oui, mais avec discernement. L'idée du leader impassible est dépassée. L'émotivité du leader aide les personnes à s'ouvrir et à faire confiance. Si tu dois pleurer, pleure devant les autres, mais explique pourquoi et cherche à grandir ensemble.

Comment développer l'empathie ?

Par l'écoute. Même de petites phrases peuvent t'en apprendre beaucoup sur une personne. Plus tu écoutes et plus tu es empathique, plus tu arrives à aider les autres à grandir. Souviens-toi : comprendre ne veut pas dire accepter, et cela ne sert pas à juger, mais à accompagner.

pour prendre des notes et poser une question.

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