Combattre en levant les mains : Dieu est avec toi

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Introduction

Cette prédication de Tokyo Christ Church revient sur une année marquée par de gros combats. Le message commence par une réponse simple à ceux qui ont demandé : « Est-ce que ça va ? », « Oui, ça va. » Non pas parce que les épreuves ont disparu, mais parce que Dieu a montré comment combattre selon son cœur. Le prédicateur ouvre Exode 17 (le combat contre Amalek à Rephidim), puis Hébreux 6 (Jésus notre souverain sacrificateur), et termine par la promesse d'Emmanuel (Dieu avec nous), illustrée par le témoignage d'un frère de l'église parti au ciel après cinq ans de combat contre la SLA. Deux points, une seule ligne : combattre en levant les mains, et rester ancré en Jésus qui est notre espérance.

Plan du message

1. Combattre à la manière de Dieu : Exode 17.8-11

  • À Rephidim, les Amalécites attaquent Israël. Moïse dit à Josué : « Choisis des hommes, sors et combats. Moi, je me tiendrai demain sur le sommet de la colline, avec le bâton de Dieu à la main. »
  • Josué descend combattre dans la plaine. Moïse, Aaron et Hour montent sur la colline. Tant que Moïse tient ses mains levées, Israël l'emporte. Quand ses mains fatiguent, Amalek l'emporte.
  • Aaron et Hour lui donnent une pierre pour s'asseoir, et soutiennent ses bras, chacun d'un côté. Ses mains restent fermes jusqu'au coucher du soleil. Israël bat Amalek.
  • Ce texte dessine deux mouvements du même combat : descendre pour affronter l'ennemi avec courage, et monter pour s'appuyer sur Dieu. Aucun des deux ne fonctionne sans l'autre.
  • Combattre selon Dieu, ce n'est pas fuir la difficulté. Ce n'est pas non plus s'y jeter en solo. C'est tenir dans le combat en gardant les mains levées vers le Seigneur, et en acceptant que d'autres soutiennent nos bras quand ils fatiguent.

2. Rester ancré en Jésus, notre grand souverain sacrificateur : Hébreux 6

  • L'épître aux Hébreux s'adresse à des chrétiens juifs tentés de revenir à l'ancien système : le temple, les sacrifices d'animaux, un prêtre humain pour approcher Dieu.
  • L'auteur montre pourquoi Jésus est un souverain sacrificateur infiniment supérieur : il a été choisi par Dieu lui-même, il est sans péché, il n'a pas besoin d'offrir un sacrifice pour lui-même, et il s'est offert une seule fois pour toutes, une fois pour toujours.
  • « Il est impossible, pour ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit… et qui sont tombés, de les renouveler encore, puisqu'ils crucifient pour leur compte le Fils de Dieu et l'exposent à l'ignominie » (Hébreux 6.4-6). Ce n'est pas un échec moral ponctuel qui est visé, mais le rejet public de Jésus comme Messie.
  • Concrètement pour nous : chaque fois que nous replaçons un autre médiateur entre Dieu et nous (notre performance, notre culpabilité, notre honte, la peur d'être insuffisant), c'est comme remettre Jésus en croix.
  • Le prédicateur partage : « Je me répète chaque matin dans la prière : l'amour de Dieu ne change pas. Je ne peux pas l'augmenter par ce que je fais, ni le diminuer par ce que je ne fais pas. En paix, je donne aujourd'hui le meilleur de moi pour Dieu. »
  • Hébreux 6.13-20 rappelle la promesse faite à Abraham, scellée par serment. Cette espérance en Jésus est « une ancre pour l'âme, ferme et solide » qui pénètre au-delà du voile. Notre précurseur y est entré pour nous.

3. Emmanuel : Dieu est avec toi, jusque dans la solitude

  • L'ennemi le plus silencieux de notre temps n'est ni la maladie ni la pauvreté. C'est la solitude. Le Japon a nommé un ministre chargé de la solitude en 2021, deuxième pays au monde après le Royaume-Uni.
  • Ce n'est pas un problème de personnes âgées : beaucoup de personnes entre 20 et 30 ans en souffrent. La solitude chronique augmente d'environ 30 % le risque de mortalité précoce, équivalent à fumer 15 cigarettes par jour. Elle élève de 40 % le risque de démence. Elle fait monter le cortisol, l'hormone du stress, et nourrit dépression, anxiété et troubles du sommeil.
  • Fait marquant : la solitude ne se guérit pas en étant entouré de beaucoup de gens. Elle se guérit par le lien, par la confiance, même avec une seule personne.
  • Marie n'a pas mis Jésus au monde dans un désert glacé. Les recherches récentes suggèrent que la mangeoire faisait partie d'une pièce de maison de famille (l'anglais parle de guest room, non d'auberge). Jésus est né entouré, dans un lieu communautaire. Dès sa naissance, il était avec les hommes.
  • « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Matthieu 1.23). Dieu n'est pas seulement au-dessus. Il n'est pas seulement au loin. Il est à côté. Il choisit d'être avec.
  • Être avec quelqu'un, c'est croire en lui, l'encourager, le corriger avec amour quand il faut, pleurer avec lui quand tout s'effondre, ne pas le réduire à ses problèmes. C'est exactement l'attitude de Jésus envers chaque personne rencontrée dans les Évangiles.

4. Le témoignage d'un frère : cinq ans avec la SLA

  • La semaine avant cette prédication, un frère cher de l'église est parti au ciel. Il avait la cinquantaine. Deux enfants, un étudiant, un collégien.
  • Cinq ans plus tôt, il avait été diagnostiqué avec la SLA (sclérose latérale amyotrophique), une maladie qui détruit peu à peu la commande des muscles jusqu'à la respiration.
  • Il a d'abord perdu la capacité de se lever, puis celle de parler, puis celle de bouger, jusqu'à ne plus pouvoir émettre le moindre signal vers l'extérieur.
  • Et pourtant, ceux qui l'ont accompagné de plus près témoignent d'une même chose : depuis qu'il était malade, son amour pour Dieu, son espérance et sa confiance ont grandi. Le mot qui sortait le plus de sa bouche (même quand il ne pouvait plus parler), c'était merci.
  • Merci d'être aimé, gardé, cru par Dieu. Merci pour l'entourage qui reste. Voilà ce qu'Emmanuel produit dans une vie, même lorsque tout est arraché.

5. Viens boire : Jean 7.37-38

  • « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture » (Jean 7.37-38).
  • Jésus se compare à une eau vive. Il invite à venir, à boire, à lui faire confiance. Celui qui marche avec lui devient une source qui déborde vers les autres.
  • Emmanuel n'est pas seulement à côté : il habite à l'intérieur par son Esprit. Plus proche que le voisin. C'est de là que jaillit l'eau vive.

Points à retenir

  • Combattre selon Dieu, c'est descendre affronter l'épreuve et monter lever les mains vers lui. Ni fuite, ni combat solitaire.
  • Laisse les Aaron et les Hour de ta vie soutenir tes bras. Personne ne tient les mains levées seul jusqu'au coucher du soleil.
  • Ne remets pas Jésus en croix : arrête de mettre ta performance, ta culpabilité ou ta peur comme médiateur entre Dieu et toi. Jésus suffit.
  • La solitude est un poison mesurable. La confiance, même avec une seule personne, la neutralise.
  • Emmanuel (Dieu avec toi), n'est pas une belle idée de Noël. C'est une promesse permanente, valable dans le lit d'hôpital comme dans le lieu de travail.

Application personnelle

  • Quel combat concret traverses-tu en ce moment ? Est-ce que tu descends l'affronter, ou est-ce que tu le fuis ?
  • Qui sont les Aaron et Hour à qui tu peux dire aujourd'hui : « Mes mains fatiguent, viens les soutenir » ?
  • Quel médiateur autre que Jésus t'accroches-tu à mettre entre Dieu et toi (ta réussite, ta culpabilité, ta peur, ta honte, ton complexe d'infériorité) ?
  • À qui, dans ton entourage, peux-tu être une présence (pas un conseil, juste une présence), cette semaine ?
  • Que dirait ta prière du matin si tu répétais chaque jour : « L'amour de Dieu ne change pas aujourd'hui » ?

Versets cités

FAQ

Que veut dire « combattre le bon combat » dans Exode 17 ?

Dans Exode 17, Josué combat dans la plaine pendant que Moïse monte sur la colline pour lever les mains devant Dieu. Israël gagne tant que les mains de Moïse restent levées. Combattre selon Dieu, c'est descendre affronter l'ennemi tout en montant s'appuyer sur le Seigneur. Ce n'est ni fuir la difficulté, ni s'y jeter seul. C'est tenir en levant les mains vers Celui qui nous garde.

Pourquoi Jésus est-il appelé souverain sacrificateur dans Hébreux 6 ?

Hébreux 6 présente Jésus comme le grand souverain sacrificateur choisi par Dieu, sans péché, qui s'est offert une seule fois pour toujours. Il n'y a plus besoin d'un prêtre humain ou d'un sacrifice animal pour s'approcher de Dieu : Jésus nous connecte directement. C'est pourquoi l'auteur supplie ses lecteurs de ne pas revenir à un ancien intermédiaire, mais de rester attachés à Christ seul.

Comment vivre concrètement la promesse « Emmanuel, Dieu avec nous » ?

Emmanuel signifie que Dieu n'est ni au-dessus, ni au loin, mais à côté de toi, et même en toi par son Esprit. La vivre concrètement, c'est te souvenir chaque matin que sa présence ne dépend pas de ta performance. Il te fait confiance, il reste avec toi dans l'épreuve, il pleure avec toi, il te relève. C'est de cette confiance mutuelle que naît la paix, même dans la maladie ou la solitude.

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