Introduction
Prêché à Elevation Church, ce message d'Earl McClellan part d'une scène étrange du second livre des Rois : quatre lépreux assis à la porte d'une ville assiégée, en pleine famine. Ils ne peuvent ni entrer dans la cité, ni retourner nulle part. S'ils restent, ils meurent. Et pourtant, en osant un seul pas vers le camp ennemi, ils vont déclencher un miracle qu'ils n'ont même pas demandé. Le sermon te renvoie à ta propre porte de ville : à quel endroit de ta vie es-tu en train de mourir sur place ? Et quel pas Dieu attend-il de toi pour agir de son côté ?
Plan du message
1. Ne confonds pas informatif et transformationnel
- Le pasteur commence par une image simple : le soleil (« sun ») est essentiel, mais tu peux entendre parler de lui sans être ému. Il en va autrement du Fils (« Son »).
- Colossiens 1 rappelle que le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute création, celui par qui et pour qui toutes choses subsistent.
- Un dimanche peut être intéressant sans être bouleversant, essentiel sans être personnel, informatif sans être transformateur.
- Earl McClellan prie clairement : « Seigneur, ne nous laisse pas repartir comme nous sommes venus. » C'est le cadre du message.
2. Quatre lépreux à la porte : rester, c'est mourir
- Le texte est 2 Rois 7:3-4. Les Araméens ont assiégé la ville, la famine est là, et à la porte se tiennent quatre lépreux, exclus de la cité à cause de leur maladie.
- Ils raisonnent à voix haute : « Pourquoi rester ici jusqu'à ce que nous mourions ? » Trois options, une seule qui laisse une chance de vivre.
- Tu es toi aussi quelque part : émotionnellement, financièrement, mentalement, professionnellement, relationnellement. Parfois dans un bon endroit. Parfois dans un endroit très dur.
- Même un bon endroit peut devenir une tombe si tu arrêtes de grandir. Un couple qu'on préserve sans plus l'entretenir, une entreprise qu'on protège sans plus prendre de risques : le confort peut te tuer aussi sûrement que la crise.
- Les lépreux ne s'accrochent pas à ce qu'ils n'ont pas. Ils regardent ce qu'ils peuvent faire, ce qu'ils ont encore. C'est le premier basculement du sermon.
3. Un pas ici, un miracle là-bas
- Verset 5 : « Ils partirent au crépuscule, pour se rendre au camp des Araméens. » Verset 7 : « Ils se levèrent et prirent la fuite au crépuscule. » Les deux mouvements sont simultanés.
- Pendant que les lépreux marchent d'un côté, le Seigneur fait entendre de l'autre côté un bruit de chars, de chevaux et d'une grande armée qui met l'armée ennemie en fuite. Ils font un pas ici, et Dieu accomplit un miracle là-bas.
- Earl McClellan illustre cela avec son application Nest : depuis son téléphone qu'il tient à la main, il modifie la température, et le thermostat de sa maison à Dallas réagit à distance. C'est une image de la prière et du pas de foi.
- Il raconte aussi la première réunion de leur processus d'adoption. Sa femme et lui remplissent le questionnaire, et à la ligne « Comment allez-vous payer ? » il écrit « par la foi ». Le lendemain matin, à une réunion d'hommes de son église, un frère vient le voir : « Ma femme et moi n'avons jamais pu avoir d'enfants. Nous venons de vendre un terrain et nous voulons faire partie de votre histoire d'adoption. » Et il lui tend un chèque de 5 000 dollars.
- La leçon : tu ne vois pas ce que Dieu fait de l'autre côté tant que tu n'as pas pris le pas. Dieu n'attend pas que tu comprennes pour agir ; il attend que tu bouges pour te faire voir ce qu'il fait déjà.
4. La bonne nouvelle ne peut pas rester secrète
- Verset 8 : les lépreux entrent dans une tente, mangent, boivent, emportent de l'argent, de l'or, des vêtements, et vont les cacher. Ils recommencent dans une autre tente. Puis, verset 9, l'un d'eux se reprend : « Nous n'agissons pas bien ! Cette journée est une journée de bonne nouvelle ; si nous gardons le silence jusqu'au matin, le châtiment nous atteindra. Venez, allons informer la maison du roi. »
- Earl McClellan y voit un tableau de l'Évangile. Toi et moi étions comme ces lépreux : exclus, séparés de Dieu, incapables d'approcher. Puis Dieu nous a attirés à sa table, et nous avons trouvé une abondance que nous n'osions plus espérer.
- Les mauvaises choses gardées secrètes grossissent. Les bonnes, quand tu les gardes pour toi, finissent par perdre leur force.
- Les lépreux repartent vers la cité et racontent aux gardes de la porte ce qu'ils ont vu. Le message remonte jusqu'au roi. Tout un peuple mange parce que quatre hommes n'ont pas voulu rester où ils étaient.
- Ton pas n'est pas seulement pour toi. Il y a peut-être une génération, un adolescent, un enfant à naître, une entreprise, un ministère qui attend l'autre côté de ton oui.
5. L'Esprit te relève sur tes pieds
- À la fin du message, Earl McClellan raconte qu'il n'a pas voulu donner « des étapes à suivre ». Il a senti le Seigneur lui dire : « Ne donne pas d'étapes, invite-les à une expérience. »
- Il cite Ézéchiel 2:2 : « L'esprit entra en moi et me fit tenir sur mes pieds. » Puis Ézéchiel 3:24, où la même image revient.
- Actes 1:8 : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
- Actes 2, jour de la Pentecôte : un bruit comme celui d'un vent impétueux vient soudainement du ciel, remplit toute la maison, des langues de feu se posent sur chacun, et Pierre se lève avec les onze pour prendre la parole. Encore une fois, l'Esprit qui relève.
- Ce que tu as à faire ne peut pas être fait dans la chair. Ce n'est ni par la puissance, ni par la force, mais par l'Esprit. Ta part, c'est le pas ; sa part, c'est de te relever et de faire tout le reste.
Points à retenir
- Un message peut être intéressant, essentiel et informatif sans jamais te transformer. Ne te contente pas de bien recevoir : bouge.
- Même un bon endroit peut devenir une tombe si tu arrêtes de grandir. La conservation tue autant que la crise.
- Les lépreux ne se sont pas concentrés sur ce qu'ils n'avaient pas mais sur ce qu'ils pouvaient encore faire. Ta prochaine décision passe par là.
- Un pas de foi ici déclenche un travail de Dieu là-bas, même si tu ne le vois pas encore. Il ne te montre pas d'abord pour que tu bouges : il te demande de bouger pour qu'il te montre.
- La bonne nouvelle que tu as reçue n'est pas seulement pour toi. Si tu la gardes, elle perd de sa force. Si tu la partages, elle nourrit tout un peuple.
Application personnelle
- À quelle porte de ville es-tu assis en ce moment ? Où es-tu en train de mourir sur place sans oser le dire ?
- Quel « bon endroit » de ta vie risque de devenir ta tombe parce que tu es passé en mode conservation ?
- Sur quoi restes-tu bloqué à cause de ce que tu n'as pas, au lieu de regarder ce que Dieu t'a déjà donné pour faire un pas ?
- Quel pas concret Dieu te demande cette semaine, même si tu n'en vois pas le résultat : un coup de fil, un pardon, un don, une inscription, une conversation ?
- À qui la bonne nouvelle que tu as reçue est-elle destinée, au-delà de toi ? À quel proche, quel collègue, quel enfant vas-tu la raconter avant qu'elle ne perde sa force ?
Versets cités
- Colossiens 1:15-17 (LSG)
- 2 Rois 7:3-4 (LSG)
- 2 Rois 7:5-7 (LSG)
- 2 Rois 7:8-9 (LSG)
- Ézéchiel 2:2 (LSG)
- Actes 1:8 (LSG)
- Actes 2:1-4 (LSG)
Questions fréquentes
Ce sermon a-t-il été prêché en français ?
Non. Ce message est traduit d'un sermon anglophone d'Earl McClellan, pasteur principal de Shoreline City Church à Dallas, prêché comme invité à Elevation Church le 23 juin 2024. Le titre original était « I Can't Stay Here ».
Que raconte le récit de 2 Rois 7 ?
Le royaume d'Israël, capitale Samarie, est assiégé par l'armée araméenne. La famine est telle que la ville s'effondre de l'intérieur. Quatre lépreux, exclus de la cité, décident de sortir vers le camp ennemi plutôt que de mourir sur place. Ils découvrent un camp vide : le Seigneur avait fait entendre aux Araméens un bruit de chars, de chevaux et d'une grande armée, et ils s'étaient enfuis en abandonnant tout. Les lépreux mangent, puis courent avertir la ville.
Comment savoir quel pas Dieu me demande de faire ?
Earl McClellan répond honnêtement dans le sermon : il a essayé de tirer des étapes à suivre du texte, mais le Seigneur lui a dit dans le cœur : « Ne donne pas d'étapes, invite-les à une expérience. » Il renvoie alors à l'Esprit de Dieu, celui qui « te fait tenir sur tes pieds » (Ézéchiel 2:2). Concrètement, le pas est souvent celui que tu vois déjà mais que tu refuses parce qu'il te paraît trop petit, trop humiliant, trop coûteux, ou parce que tu n'as pas encore vu comment Dieu va s'en servir. Le pas se prend quand la douleur de rester devient plus forte que la peur d'avancer.
pour prendre des notes et poser une question.


