Ne crains pas, crois seulement

8 min de lecture

Introduction

Il y a des saisons où tout semble fonctionner : Dieu répond, la foi s'envole, et tu te sens encouragé. Puis viennent d'autres saisons. Ta foi passe sous pression, une nouvelle que tu n'attendais pas te brise, et tu te demandes si Dieu se souvient encore de ta situation. C'est exactement là que ce message veut te rejoindre.

L'histoire de Jaïrus, en Marc 5, est l'histoire d'un homme qui perd tout en un instant et reçoit de Jésus deux paroles qui changent tout : « Ne crains point, crois seulement ». Cet article t'emmène dans cette scène, et te montre comment cette même parole peut encore aujourd'hui te remettre debout.

Plan de l'article

1. Jaïrus se jette aux pieds de Jésus

Jaïrus était un chef de synagogue. Un homme important. Un homme de loi, de respect, d'apparence. Marc 5:22-23 raconte que, lorsque sa fille est sur le point de mourir, ce chef religieux voit Jésus, se jette à ses pieds et le supplie avec insistance : « Ma petite fille est à l'extrémité, viens, impose-lui les mains, afin qu'elle soit sauvée et qu'elle vive ».

Remarque le geste. Un chef de synagogue qui se prosterne devant un homme que son propre cercle considérait comme un faux prophète. Il n'y avait pas d'entente entre Jésus et les responsables religieux. Mais Jaïrus met de côté son ego, son image, le respect dû à sa charge, et choisit sa fille. Il choisit Jésus. Peu importe ce que penseront les pharisiens : il sait que seul Jésus peut encore faire quelque chose.

Toi aussi, devant une situation que personne d'autre ne peut résoudre, tu es appelé à mettre de côté ton ego. Peu importe ce que pensent les gens, peu importe l'apparence. Ce qui compte, c'est que tu fasses de Jésus une priorité, par un geste concret, devant lui.

2. Jésus ne court pas selon tes urgences

Au verset 24, Jésus accepte de venir. Mais en chemin, il s'arrête. Une femme, malade d'hémorragies depuis douze ans, touche son manteau et est guérie. Jésus s'arrête pour elle, l'écoute, la bénit.

Essaie de te mettre à la place de Jaïrus. Ta fille est en train de mourir. Chaque minute compte. Et Jésus s'arrête pour une femme malade depuis douze ans. Une heure de plus ou de moins pour elle ne changerait rien, penserais-tu. Mais tes urgences ne sont pas les urgences de Dieu.

Pour Jésus, cette femme était la priorité. S'il ne l'avait pas guérie publiquement, elle aurait pu être lapidée : dans son impureté, elle ne pouvait toucher personne. Jésus avait un plan que Jaïrus ne pouvait pas voir. Et, en même temps, Jaïrus assistait à la démonstration de la puissance de Dieu juste avant son propre miracle. Cela pouvait encourager sa foi.

La même dynamique revient en Jean 11 avec Lazare. Jésus reçoit la nouvelle de la maladie de son ami, et reste encore deux jours là où il était. Ce n'est pas du retard, c'est du timing. Dieu n'arrive jamais en retard. Il arrive au moment exact où sa gloire doit se manifester.

3. La pire nouvelle et la voix de Jésus

Pendant que Jésus parle encore avec la femme guérie, arrivent les serviteurs de Jaïrus (Marc 5:35) : « Ta fille est morte. Pourquoi importuner davantage le maître ? ». Double coup. La nouvelle de la mort, et le conseil humain qui referme tout espoir : laisse tomber, n'importune plus.

Toi aussi, tu entends de telles voix. Des voix qui te disent qu'il est trop tard, qu'il est inutile de continuer à prier, que tu déranges Dieu, que tu dois te résigner. Tous les conseils ne sont pas bons pour ta vie. Toutes les opinions ne te servent pas à ce moment-là. Tu dois rester ferme dans ce que Dieu te dit.

Et Jésus dit quelque chose de puissant. Marc 5:36 dit : « Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains point, crois seulement ». D'abord ne crains point, puis crois seulement. C'est un enchaînement dans le bon ordre.

4. Ne crains pas, puis crois seulement

La peur bloque la foi. Tu ne peux pas croire et avoir peur en même temps. La peur paralyse, apporte la confusion, te coupe le souffle. C'est pourquoi Jésus remet d'abord la peur à sa place : « Ne crains point ». Et c'est seulement après qu'il dit : « Crois seulement ».

Plus tu connais Dieu, plus tu sais qu'il est bon, plus tu sais qu'il ne fait rien contre toi, plus la peur s'en va. L'amour de Dieu chasse toute crainte. Si aujourd'hui la peur a pris possession de ton cœur, demande au Seigneur de la remettre à sa place, avant toute autre chose.

Et ensuite, crois seulement. Il ne te demande pas de tout savoir, il ne te demande pas de tout comprendre, il ne te demande pas d'acrobaties spirituelles. Il te demande de te reposer en lui. Croire seulement, cela veut dire : tu n'as pas besoin de savoir pourquoi, tu dois seulement lui faire confiance.

Jaïrus avait déjà cru une première fois, en se jetant aux pieds de Jésus. Pourtant, Jésus revient lui dire : « Crois seulement ». Si aujourd'hui ta foi s'est affaiblie, si tu te sens presque coupable de ne plus te sentir capable de croire, écoute bien : Jésus revient encore te dire la même parole. Non pour te réprimander, mais pour te ramener à un niveau de confiance en lui encore plus élevé qu'avant.

5. Petite fille, lève-toi

Jésus arrive chez Jaïrus. Il y a de la confusion, des pleurs, des gens qui se moquent de lui quand il dit que la fillette n'est pas morte mais qu'elle dort. Il fait sortir tout le monde sauf le père, la mère et trois disciples. Il prend la fillette par la main et lui dit, en araméen : « Talitha koumi », ce qui signifie « Jeune fille, lève-toi ». Et aussitôt la jeune fille se lève et se met à marcher (Marc 5:41-42).

Un geste simple. Une seule parole d'autorité. Aucune acrobatie, aucune chorégraphie religieuse. Seulement la voix de Jésus sur une situation morte.

Et c'est un signe prophétique. Un avant-goût. Jésus annonce ce qu'il fera lui-même par sa propre mort et sa résurrection. Il démontre que la mort n'a plus le dernier mot. C'est exactement le cri de 1 Corinthiens 15:54-55 : « La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? ». La mort existe encore, ne la banalisons pas, mais en Jésus-Christ elle n'a plus de sens, elle n'a plus de pouvoir.

Points à retenir

  • Quand la situation est trop grande, mets de côté ton ego et ton image. Jaïrus, un chef de synagogue, s'est jeté aux pieds de Jésus. Le geste compte.
  • Tes urgences ne sont pas les urgences de Dieu. Ses arrêts ne sont pas des retards : ce sont des timings parfaits.
  • Tous les conseils que tu reçois dans l'épreuve ne te servent pas. Distingue la voix de Dieu des voix qui te disent de te résigner.
  • Il y a un ordre : d'abord « ne crains point », puis « crois seulement ». La peur doit être remise à sa place pour que la foi puisse respirer.
  • La foi ne nie pas la souffrance. Le deuil se vit le temps qu'il faut, mais dans l'espérance que Jésus a déjà tout vaincu.

Application personnelle

  1. Quelle est aujourd'hui la « fille mourante » de ta vie ? Une situation, une relation, un rêve qui s'éteint. L'as-tu vraiment porté aux pieds de Jésus, ou est-ce que tu protèges encore ton image ?
  2. Quel rapport as-tu avec les temps de Dieu ? Arrives-tu à lui faire confiance quand Jésus « s'arrête » au lieu de courir ?
  3. Quelles voix autour de toi te disent « pourquoi importuner davantage le maître ? » Auxquelles prêtes-tu l'oreille ?
  4. Où se trouve la peur dans ton cœur en ce moment ? Es-tu prêt à demander à Jésus de la remettre à sa place, avant même d'essayer de croire davantage ?
  5. Si tu devais écrire une seule phrase en réponse à Jésus qui te dit « crois seulement », laquelle serait-ce ?

Versets cités

FAQ

Que signifie exactement « crois seulement » selon Marc 5:36 ?

Cela veut dire se reposer en Jésus sans avoir besoin de tout savoir. Ce n'est pas un effort de volonté. C'est faire confiance qu'il a tout sous contrôle, même quand la situation dit le contraire. C'est la foi qui reste debout après que la peur a été remise à sa place.

Pourquoi Jésus dit-il d'abord « ne crains point » et seulement après « crois seulement » ?

Parce que la peur et la foi ne peuvent pas cohabiter dans le même cœur. La peur paralyse, embrouille, coupe le souffle. Tant que la peur tient la barre, la foi n'a pas d'espace pour grandir. Jésus remet d'abord la peur en ordre, puis ouvre la porte à la foi.

La foi en Jésus me promet-elle que je ne souffrirai plus ?

Non. La foi ne nie pas la souffrance. Le deuil, la maladie, l'attente font encore partie de la vie chrétienne. Ce qui change, c'est l'espérance : nous savons que Jésus a vaincu la mort, et que ses compassions se renouvellent chaque jour. La souffrance se vit dans son temps, mais elle n'a plus le dernier mot.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de Rehoboth Italie

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Rehoboth Italie. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Ne crains pas, crois seulement | Efficient Church