Soif de vivre : pour qui dois-tu vivre vraiment ?

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Introduction

Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'avoir soif ? Pas la petite soif de tous les jours, mais une soif intense, celle qui dure parce que tu n'as pas pu boire pendant un bout de temps. La prédicatrice ouvre ce message, deuxième volet de la série « Pourquoi vivre pour Dieu ? », avec deux souvenirs. Le premier est horrible : malade d'une gastro, elle vomissait tout ce qu'elle avalait et buvait de la tisane à la petite cuillère, avec l'impression de mourir de soif. Le second est magnifique : en randonnée sur plusieurs jours avec une amie, un matin de printemps, elles arrivent devant une petite source à l'eau la plus claire qu'on puisse imaginer. L'eau coulait sur un gros rocher allongé puis tombait en cascade sur plusieurs mètres avant de continuer sa route dans la forêt. Elles ont pris le temps d'y remplir leurs gourdes.

Il existe une autre soif, dit-elle : une soif de vivre. Tu as peut-être déjà entendu quelqu'un dire « j'ai l'impression de passer à côté de la vie, à côté de la vraie vie ». Ce sont parfois ceux qui quittent leur travail pour faire le tour du monde en van, en bateau ou à pied. Quand elle travaillait en gériatrie, une personne âgée lui répétait : « Toi ma petite, profite de la vie, parce qu'elle passe vite et pour moi c'est trop tard. » Et un jour, en covoiturage, un jeune conducteur pas spécialement croyant a répondu à la question « que demanderais-tu à Dieu si tu le voyais en face ? » : « Je lui demanderais si je ne peux pas avoir une deuxième vie. » Il avait la vie devant lui, et c'était comme s'il savait déjà que ça ne lui suffirait pas. Ce message, prêché lors d'un culte de baptême, répond à cette soif à partir de Jérémie 2.13 et de 2 Corinthiens 5.14-15.

Plan du message

1. Une soif de vivre que rien ne semble étancher

  • Les personnes qui disent « je passe à côté de la vraie vie » expriment toutes la même chose : une soif de vivre. Et cette soif a besoin d'être étanchée, sinon on risque de mourir de soif, d'abord un peu intérieurement, puis un jour physiquement. Et là, ce sera vraiment trop tard.
  • Dans cette église, on aime regarder dans la Bible pour voir comment Dieu voit les choses. Or Dieu parle exactement de ce sujet à son peuple, et on sent que ça lui fait mal : « Mon peuple a commis un double mal : ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l'eau » (Jérémie 2.13).
  • Dieu se compare lui-même à une source d'eau vive, comme celle trouvée dans la forêt. Le diagnostic de Dieu sur notre sentiment de passer à côté de la vie est clair : on l'oublie, lui, la source de vie, et on se creuse des citernes personnelles censées retenir un peu d'eau, mais qui sont fendues.
  • Pour illustrer, la prédicatrice a apporté une bouteille. Imagine que ma vie soit cette bouteille et que, pendant la randonnée, j'aie fait un détour pour éviter la source en me disant : « J'ai ma bouteille, j'en suis fière, je la garde. » Si cette bouteille est trouée, je n'irai pas bien loin. Sur plusieurs jours, je risque de mourir de soif. Est-ce qu'on ne fait pas pareil dans nos vies ? « Je compte sur mes propres ressources, je me fie à moi-même, je vis pour moi-même, je tourne autour de moi. » Et on a l'impression que ça ne suffit pas.

2. Ce que Jésus a fait d'exceptionnel : mourir de soif à notre place

  • Le passage distribué sur les feuilles inclut quelqu'un d'autre dans l'équation : « L'amour de Christ nous presse, parce que nous sommes convaincus que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts » (2 Corinthiens 5.14). L'auteur parle de la personne de Jésus.
  • Qu'y avait-il d'exceptionnel chez Jésus ? Pour y réfléchir, la prédicatrice lit un poème intitulé « Une vie simple » : un homme né dans une famille modeste, dans un village insignifiant d'un tout petit pays, charpentier jusqu'à 30 ans, puis prédicateur itinérant pendant trois ans. Jamais propriétaire d'une maison, jamais à l'université, jamais un livre écrit, jamais de fonction politique, jamais d'armée levée, pas de voyage à plus de 200 km de son lieu de naissance. Un petit groupe d'amis, la jalousie des chefs religieux, la fuite de ses amis, le reniement de l'un d'eux, un faux procès, une croix entre deux voleurs, ses bourreaux jouant son vêtement, le seul bien qu'il possédait sur terre, un tombeau prêté par un ami. Mort à 33 ans. Vingt siècles plus tard, il est adoré par plus de 2 milliards de personnes, considéré comme prophète par des milliards d'autres, à la base des droits de l'homme auxquels se réfèrent tant d'États. Toutes les armées, tous les parlements, tous les rois n'ont pas influencé l'humanité avec autant de force que cette simple vie.
  • Comment est-ce possible, alors que sa vie humaine a été plus banale que la plupart des nôtres ? Le texte l'explique : « un seul est mort pour tous ». Jésus n'est pas juste mort, il est mort pour nous, à notre place. Plus loin dans le même chapitre, Paul explique que Jésus a pris notre place (2 Corinthiens 5.21) pour réconcilier le monde avec Dieu (2 Corinthiens 5.18-19).
  • Nous, les êtres humains, nous étions écartés de la source qui est Dieu. Jésus a décidé de venir vivre en parfaite harmonie avec Dieu, puis de mourir de soif à notre place : Dieu l'a écarté de lui pour que nous puissions retrouver accès à cette source que nous avions délaissée. C'est la chose la plus extraordinaire qui se soit passée, et elle a changé la vie de tellement de personnes, dont la prédicatrice elle-même, et Paul et Jeanne, qui témoignent lors de ce culte de baptême.
  • Que se passe-t-il quand on fait confiance à Jésus ? On est réconcilié avec Dieu. C'est la deuxième bouteille de l'illustration, remplie d'eau pure parce qu'elle est à la source, en paix avec la source. La personne qui fait confiance à Jésus revient à Dieu et sa vie est nouvelle, renouvelée. Dieu promet une vie en abondance, une nouvelle vie, une vie éternelle. C'est exactement ce que dit un baptême. La prédicatrice témoigne l'avoir vécu : une culpabilité qui pesait, dont Jésus l'a libérée, et une assurance qu'il fait grandir depuis, tous les jours.

3. Dans quel but ? Pour ne plus vivre pour toi-même

  • La deuxième phrase du texte : « et il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Corinthiens 5.15). Si tu es croyant, tu as l'habitude d'entendre que Jésus est mort pour toi. Mais dans quel but ? Pour que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour lui.
  • Qu'y a-t-il de plus naturel ? Quand quelqu'un te sauve la vie en y laissant la sienne, tu ne vas pas continuer à vivre comme si cette personne n'existait pas. Ceux qui sont réconciliés avec Dieu vivent donc pour Jésus.
  • Ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus que Jésus dans leur vie. Les personnes gardent généralement leur travail, leur famille, leurs loisirs, leur caractère, leurs forces et leurs faiblesses. Mais toutes ces choses sont imprégnées de ce que Jésus a fait par sa vie et sa personne exceptionnelle : il donne du sens au travail et aux activités, de la force dans les relations et les familles, il embellit le caractère, il aide à bien utiliser ses forces et à bien gérer ses faiblesses.
  • « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5.17). C'est tellement puissant qu'on ne peut normalement pas le garder pour soi.

4. Un amour qui étreint et qui pousse à supplier

  • Paul dit que l'amour de Christ nous étreint, nous presse, nous serre. Ça ne laisse pas indifférent. Ça le bouscule tellement qu'il écrit un peu plus loin : « Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5.20). Autrement dit : s'il vous plaît, ne vous laissez pas mourir.
  • Est-ce que ça t'est déjà arrivé de supplier quelqu'un de ne pas mourir ? C'est ce que Paul fait. La question posée à l'assemblée : est-ce que l'amour que Jésus a pour nous nous étreint au point de nous pousser à le partager, ou est-ce que la mort des autres nous laisse indifférents ?
  • Résumé avec les deux bouteilles. La première, trouée : « Je vous supplie, ne passez pas à côté de la vraie vie, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » La deuxième, pleine à la source : « Laissez-vous étreindre par l'amour de Jésus pour aimer les autres. »
  • Le message se termine par une prière : merci Seigneur Jésus pour ton amour, pour cette chose exceptionnelle que tu as faite et qu'on a pu vivre, pour cette vie nouvelle, cette abondance, cet aspect d'éternité que tu mets dans nos vies, et pour cette fête vécue ensemble.

Points à retenir

  • Le sentiment de « passer à côté de la vraie vie » est une soif de vivre, et Dieu en donne le diagnostic en Jérémie 2.13 : on l'a abandonné, lui, la source d'eau vive, pour se creuser des citernes fendues.
  • Compter uniquement sur ses propres ressources, vivre pour soi-même et tourner autour de soi, c'est marcher avec une bouteille trouée : on ne va pas bien loin.
  • Jésus n'est pas simplement mort, il est mort à notre place. Il a été écarté de Dieu, la source, pour que nous y retrouvions accès. C'est la chose la plus extraordinaire qui se soit passée dans l'histoire.
  • Faire confiance à Jésus, c'est être réconcilié avec Dieu : une vie nouvelle, renouvelée, en abondance, éternelle. C'est ce que le baptême exprime.
  • Le but de la mort de Jésus, selon 2 Corinthiens 5.15, c'est que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour lui, et que son amour les pousse à supplier les autres de se laisser réconcilier avec Dieu.

Application personnelle

  1. As-tu déjà eu le sentiment de passer à côté de la vraie vie ? Vers quelle « citerne personnelle » te tournes-tu quand cette soif se réveille ?
  2. À quel endroit de ta vie comptes-tu uniquement sur tes propres ressources, comme si ta bouteille suffisait pour toute la randonnée ?
  3. Jésus est mort de soif à ta place pour te ramener à la source. Qu'est-ce que cela change concrètement dans la manière dont tu vois ta relation avec Dieu ?
  4. Ton travail, ta famille, tes loisirs, ton caractère : lesquels de ces domaines sont déjà imprégnés de ce que Jésus a fait, et lesquels tournent encore autour de toi ?
  5. L'amour de Christ t'étreint-il au point de supplier quelqu'un autour de toi de ne pas se laisser mourir de soif ? Qui pourrais-tu inviter cette semaine à se réconcilier avec Dieu ?

Versets cités

  • Jérémie 2.13 – le double mal : abandonner la source d'eau vive et se creuser des citernes crevassées
  • 2 Corinthiens 5.14-15 – l'amour de Christ nous presse ; un seul est mort pour tous, afin qu'ils ne vivent plus pour eux-mêmes
  • 2 Corinthiens 5.17 – si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature
  • 2 Corinthiens 5.18-21 – la réconciliation, les ambassadeurs pour Christ, « soyez réconciliés avec Dieu », Jésus a pris notre place

Questions fréquentes

Que signifie l'image des citernes fendues en Jérémie 2.13 ?

En Jérémie 2.13, Dieu reproche à son peuple un double mal : l'avoir abandonné, lui, la source d'eau vive, et s'être creusé des citernes fendues qui ne retiennent pas l'eau. La prédication applique cette image à nos vies : quand on compte uniquement sur ses propres ressources et qu'on vit pour soi-même, on ressemble à une bouteille trouée. On finit par avoir soif intérieurement, avec le sentiment de passer à côté de la vraie vie.

Dans quel but Jésus est-il mort pour nous selon 2 Corinthiens 5.15 ?

2 Corinthiens 5.15 répond directement : il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Jésus a pris notre place pour nous réconcilier avec Dieu, la source que nous avions délaissée. La réponse naturelle à quelqu'un qui te sauve la vie en y laissant la sienne, c'est de ne plus vivre comme s'il n'existait pas.

Vivre pour Jésus, est-ce renoncer à son travail, sa famille et ses loisirs ?

Non. La prédication précise que ceux qui sont réconciliés avec Dieu gardent généralement leur travail, leur famille, leurs loisirs, leur caractère, leurs forces et leurs faiblesses. Ce qui change, c'est que toutes ces choses sont imprégnées de ce que Jésus a fait : il donne du sens au travail, de la force dans les relations, il embellit le caractère et aide à bien utiliser ses forces et à gérer ses faiblesses.

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