Avoir faim de Dieu : quand ton âme cesse de se contenter

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Introduction

Il y a une faim que ni la science, ni la technologie, ni les meilleures infrastructures ne peuvent rassasier. C'est la faim de Dieu. Une soif profonde que Jésus a promis d'étancher : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés » (Matthieu 5.6). Aussi longtemps que ton âme se contente d'autre chose, elle continue de mendier. Mais le jour où elle se met à réclamer Dieu lui-même, quelque chose commence à bouger.

Dans une prédication donnée à l'église SOS Lyon, Johannes Amritzer raconte son histoire de famille (un père gangster, une mère alcoolique, une sœur happée par l'occultisme), et raconte ensuite comment cette même faim spirituelle a arraché les siens à l'impossible. Il partage aussi ce qu'il a vu à travers le monde, en Afrique, en Bulgarie, dans les prisons d'Europe : partout où quelqu'un devient réellement désespéré de Dieu, quelque chose se passe. Ce message est un appel à te lever avec ce cri intérieur : « Mon âme soupire après toi, ô Dieu. »

Plan de l'article

1. Une faim que rien d'autre ne peut rassasier

Johannes Amritzer commence par un constat simple. Nous sommes dans un temps où les hommes et les femmes sont affamés de vérité, affamés de spiritualité. Le monde a essayé la science, la performance, l'intellectualisme, les plaisirs, la technologie, et l'âme continue de crier. « Nous ne sommes plus satisfaits de la science. Nous ne sommes plus satisfaits des meilleures infrastructures. Nous ne sommes plus satisfaits des meilleures technologies. »

Son propre parcours le lui a montré. Il avait 20 ans quand il est venu à Dieu. Sa famille avait tout essayé pour se rassasier autrement. Mais c'est la Bible et Jésus qui ont sorti sa mère de l'alcoolisme, pas les médicaments. Ce sont Dieu et sa Parole qui ont sorti son père de la criminalité, pas les psychiatres. Un seul culte dans la présence de Jésus a suffi pour arracher sa petite sœur à l'occultisme. La conclusion du prédicateur est directe : « Nous avons un bel Évangile. Nous avons un bon Dieu. Nous avons un Jésus merveilleux. »

2. Psaume 42 : « Mon âme soupire après toi »

Pour poser la ligne biblique du message, Johannes Amritzer lit le Psaume 42.1-2 : « Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? » C'est David qui parle. Un roi. Un homme qui a tout (l'argent, la reconnaissance, la puissance), et qui laisse pourtant sortir de sa bouche le cri de l'affamé.

Le prédicateur y voit la marque d'un cœur qui a compris. Tant que ton âme se satisfait des dons, elle ne cherche pas encore le Donateur. Mais dès qu'elle commence à soupirer après Dieu lui-même, une porte s'ouvre. Ce que Jésus a promis à ceux qui ont faim et soif de la justice, c'est d'être rassasiés (Matthieu 5.6). Pas d'être distraits, pas d'être occupés, pas d'être encouragés à la marge : rassasiés.

3. La femme syro-phénicienne : la faim qui perce toutes les barrières

Johannes Amritzer s'arrête ensuite sur un texte fort, Marc 7.24-30. Une femme syro-phénicienne vient supplier Jésus pour sa fille tourmentée. Jésus lui répond durement, en apparence : les enfants d'abord, on ne prend pas le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. La réponse de cette femme est bouleversante : « Oui, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants » (Marc 7.28).

Le prédicateur lit dans cette scène tout ce qu'une âme affamée est prête à accepter. « Traite-moi de chien, appelle-moi comme tu veux, donne-moi mes miettes. » C'est l'attitude de quelqu'un qui va vivre un miracle. Jésus, en réalité, teste son cœur. Il veut voir si elle est vraiment désespérée. Et il t'arrivera peut-être à toi aussi d'être provoqué, testé, dérangé, non pour te briser, mais pour révéler si ta faim est réelle. Beaucoup, dit Johannes Amritzer, disent vouloir de l'aide sans jamais suivre les conseils. La femme, elle, ne se contente pas de mots : elle est prête à passer par la porte étroite, quelle qu'elle soit.

4. Ce qui arrive quand ta faim ne peut plus être arrêtée

Le prédicateur raconte deux scènes qu'il a vécues et qui l'ont marqué à vie. La première se passe en Afrique. Il prêche devant des gens qui ne savent ni lire ni écrire, assis par terre. Un homme se tient debout au fond, torse à peine couvert par une vieille veste de baseball où le mot « coach » est écrit en gros. Cet homme crie, court, encourage, secoue l'assemblée. Quand Johannes Amritzer invite les malades à s'approcher pour la prière, cet homme se met à hurler sur sa propre sœur (qu'il a portée jusqu'à cette réunion depuis leur village à cause d'un pied malade), pour qu'elle avance vers Jésus. Ce n'était pas la foi du prédicateur qui a apporté la percée, dit-il, c'était la faim de ce peuple. Une faim qui ne se laissait plus arrêter par la honte ou par la peur.

La seconde scène se passe en Bulgarie. Une femme en chaise roulante, au premier rang, essaie sans arrêt de se relever en s'appuyant sur les accoudoirs. Ses jointures blanchissent tellement elle serre. Elle retombe, se redresse, retombe encore. Elle regarde le prédicateur sans le voir vraiment. Sur tout son corps est écrit un seul message : « Je ne suis pas venue pour toi, prédicateur. Je suis venue pour être touchée par le doigt de Dieu. » C'est ça, dit Johannes Amritzer, la faim qui déclenche le miracle. Pas l'intérêt pour la personnalité de la scène. Pas la sympathie pour un ministère. Le désir brut du Dieu vivant.

5. Jésus, le pain de vie

Johannes Amritzer rappelle une parole essentielle de Jésus, dans Jean 6.35 : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. » Toute la promesse tient dans cette phrase. Il n'y a qu'un pain qui rassasie l'âme, et ce pain, c'est Jésus lui-même. Toutes les autres offres finissent par ne laisser que la faim.

C'est pour cette raison, dit le prédicateur, qu'il ne veut pas essayer de convaincre. « Je ne vais pas te courir après. On ne va pas flirter avec toi. Si tu as de la faim en toi, tu te fous du prédicateur, de son costume, du reste. Je suis juste un homme. Je ne suis pas le message. Je vous apporte le message. » Ce n'est pas le messager qu'on vient chercher à l'église. C'est ce que Dieu déverse à travers lui. « Tu ne viens pas à l'église pour aimer le messager. Tu viens pour être touché par le message. »

6. L'Europe et une génération qui se réveille

Johannes Amritzer conclut avec une conviction qu'il porte pour l'Europe. Longtemps, il a vu cette faim spirituelle dans les prisons, chez les plus pauvres, chez les rejetés. Aujourd'hui, dit-il, il la voit remonter partout, dans toutes les couches de la société. « Les gens sont fatigués. Fatigués des réponses qui n'en sont pas. Fatigués des plaisirs exploités. Fatigués de l'intellectualisme. Les gens sont affamés du Dieu vivant. »

Il n'appelle pas à un enthousiasme émotionnel de plus. Il appelle à une décision. Ne viens pas admirer un chanteur, ne viens pas suivre un prédicateur, ne viens pas rejoindre une dénomination. Viens parce que ton âme a faim. Viens parce que tu veux être touché par le doigt de Dieu. C'est cette faim que Jésus rassasie. Et c'est là que ta vie commence à changer.

Points à retenir

  • La faim de Dieu n'a pas de substitut. Ni la science, ni la technologie, ni les plaisirs, ni l'intellectualisme ne rassasient l'âme. Seul Jésus, le pain de vie, comble la soif profonde.
  • Le Psaume 42 est le cri d'un cœur libre. « Comme une biche soupire… mon âme soupire après toi, ô Dieu. » Tant que tu ne veux que ses dons, tu ne cherches pas encore le Donateur.
  • La femme syro-phénicienne a franchi toutes les barrières. Elle accepte d'être appelée chien pour recevoir sa part. La vraie faim renonce à l'orgueil pour recevoir la grâce.
  • La percée ne vient pas du prédicateur, elle vient de ta faim. En Afrique comme en Bulgarie, ce sont les affamés qui ont vu Dieu agir, pas les spectateurs sympathiques.
  • Jésus est le pain, pas le messager. Tu ne viens pas à l'église pour aimer un homme, un style, une chorale. Tu viens pour être touché par le Dieu vivant.

Application personnelle

Prends un temps de silence et laisse ces questions te rejoindre.

  1. De quoi ton âme essaie-t-elle de se rassasier en ce moment, travail, écrans, relations, distractions ? Qu'est-ce qui, malgré tout, continue de crier en toi ?
  2. Peux-tu faire tienne la prière du Psaume 42 aujourd'hui : « Mon âme soupire après toi, ô Dieu » ? Prends une minute pour la prononcer à voix haute.
  3. Y a-t-il un orgueil, une image, une réputation à laquelle tu tiens et qui t'empêche de venir comme la femme syro-phénicienne ? Que serais-tu prêt à lâcher pour recevoir tes « miettes » ?
  4. Est-ce que tu viens à l'église pour être encouragé, distrait, rassuré, ou pour être touché par le doigt de Dieu ? Qu'est-ce qui changerait dans ton attitude si tu venais avec cette faim-là ?
  5. À qui autour de toi tu peux témoigner que Jésus, le pain de vie, rassasie vraiment ? Une famille, un ami, un collègue affamé sans le savoir ?

Versets cités

  • Matthieu 5.6 · « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! »
  • Psaumes 42.1-2 · « Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu. »
  • Marc 7.24-30 · la foi de la femme syro-phénicienne : « Les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. »
  • Jean 6.35 · « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim. »

FAQ

De quoi parle cette prédication de Johannes Amritzer à l'église SOS Lyon ?

Elle porte sur la faim spirituelle. En s'appuyant sur Matthieu 5.6, le Psaume 42.1-2 et l'histoire de la femme syro-phénicienne (Marc 7.24-30), Johannes Amritzer montre que Dieu répond à ceux qui ont réellement faim et soif de lui, et non à ceux qui viennent seulement admirer un prédicateur ou une ambiance.

Pourquoi Jésus semble-t-il rude avec la femme syro-phénicienne ?

Selon le prédicateur, Jésus teste son cœur pour révéler la profondeur de sa faim. La femme, au lieu de se vexer, accepte d'être traitée de « chien » et demande simplement les miettes. C'est cette humilité désespérée qui va déclencher la libération de sa fille. La vraie faim de Dieu ne défend pas son image, elle réclame la grâce.

Comment reconnaître que j'ai vraiment faim de Dieu, et pas seulement de mieux-être ?

Johannes Amritzer donne un critère simple : celui qui a faim de Dieu ne dépend plus du messager, de la chorale, du style. Il vient pour être touché par Dieu lui-même. Tant que ton attention reste centrée sur l'ambiance, sur la personnalité du prédicateur ou sur ton confort, tu cherches encore autre chose que le pain de vie. Le Psaume 42 en est la prière pilote : « Mon âme soupire après toi, ô Dieu. »

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