Introduction
Le 7 juin 2026, le pasteur Rutz a prêché sur Hébreux 11 à 13 avec un titre qui ressemble à une invitation directe : « Cherchons la meilleure récompense, la cité céleste. » Le texte central, ce sont les versets 13 à 16 du chapitre 11. Ces quelques lignes décrivent les héros de la foi qui sont morts sans avoir reçu tout ce qui leur avait été promis, mais qui ont vécu comme des étrangers sur cette terre, les yeux fixés sur une patrie meilleure.
Le pasteur Rutz n'a pas voulu raconter des exploits lointains. Il a voulu que tu te reconnaisses dans ces vies. Abel, Hénoc, Noé, Abraham, Sara, Joseph, Moïse, Rahab : leurs situations n'ont rien à voir entre elles, et pourtant un même fil traverse leur histoire. Ils ont cru que Dieu tiendrait sa parole, même sans en voir l'accomplissement. Et ils ont cherché une cité qui n'est pas de ce monde.
Plan de la prédication
1. Des vies très différentes, une même foi
Hébreux 11 aligne des portraits qui n'ont presque rien en commun sur le plan humain. Abel est berger et offre à Dieu ce qu'il a de meilleur. Hénoc marche avec Dieu. Noé construit une arche pendant 120 ans sous les moqueries, sur l'annonce d'un déluge que personne n'imaginait. Abraham quitte son pays sans savoir où il va et vit sous une tente jusqu'à sa mort, alors qu'il est riche. Sara enfante un fils bien après l'âge. Joseph, Moïse, Rahab, chacun avance dans un contexte unique.
Le pasteur Rutz insiste : ce n'est pas leurs capacités qui expliquent leur histoire. Ce que Dieu a fait à travers eux, aucun d'eux n'aurait pu l'accomplir seul. Ils ont simplement dit : « Je ne peux pas, mais toi tu le peux. Prends-moi et sers-toi de moi. » Ils ont mis leur volonté sous celle de Dieu, ils ont marché à ses côtés, et Dieu a agi.
2. Ce que Dieu attend de toi n'est pas plus petit
Le pasteur pose alors une question directe : si Dieu te disait aujourd'hui « J'ai prévu pour toi une vie comme celle de Joseph, comme celle d'Abraham, comme celle de Moïse », comment réagirais-tu ? La réaction sincère de beaucoup, ce serait : « Non, Seigneur, moi je ne peux pas. »
Le pasteur Rutz répond que cette réponse trahit un manque de foi. Non parce que tu es censé être capable. Tu ne l'es pas, personne ne l'est. Mais parce que la foi consiste précisément à croire que celui qui appelle est aussi celui qui accomplit. Moïse a répété plusieurs fois qu'il ne savait pas parler. Dieu ne lui a pas retiré la mission, il lui a donné Aaron pour l'accompagner et il l'a guidé pas à pas. Le vrai chrétien répond : « Je ne peux pas, mais toi tu peux. Utilise-moi. »
3. Ce monde n'est pas ta vraie maison
Le verset 13 dit que ces croyants « ont reconnu qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre ». Le pasteur Rutz revient longuement sur ce point. Beaucoup de gens vivent comme si cette vie était tout ce qu'il y a. « Une seule vie, alors profitons-en. » C'est faux. Cette vie est un passage. Elle sert à te préparer à la vie éternelle avec Dieu dans son Royaume.
Selon que tu comprends cela ou non, ta manière de vivre change. Et pas seulement ta manière : ta destination change aussi. Éternité avec Dieu ou éternité loin de lui, cela se joue pendant les quelques années que tu passes ici. Aucun jour n'est à perdre.
4. Fixer les yeux sur la cité céleste
Le pasteur Rutz s'arrête sur les versets 15 et 16 : ces croyants auraient pu revenir à leur vie ancienne, mais ils ne l'ont pas fait. Ils gardaient les yeux sur la ville que Dieu leur avait préparée. C'est ce qui les a fait tenir dans les épreuves.
Quand tu regardes la cité céleste, les difficultés d'ici perdent leur poids écrasant. Ce n'est pas une invention pieuse, c'est une réalité. Sans cette espérance, tu es emporté par les vagues au premier gros orage. Avec elle, tu marches pas à pas, avec patience.
5. Une récompense meilleure, réservée aussi pour toi
En Hébreux 11.39-40, il est dit que ces hommes et ces femmes n'ont pas reçu de leur vivant tout ce que Dieu avait promis. Ils attendaient une récompense meilleure. Et cette récompense, dit le pasteur Rutz, est aussi celle que Dieu tient en réserve pour toi.
Dieu te donne bien sûr, jour après jour, ce dont tu as besoin pour vivre. Mais la vraie récompense n'est pas ce que tu obtiens ici-bas. Elle est là-haut. Un chrétien qui court après les bénédictions matérielles comme s'il s'agissait du but final se trompe de trésor. Le vrai but, c'est le Royaume et ce que le Seigneur te remettra là-bas.
6. Le chemin est difficile et facile en même temps
Hébreux 12.1-3 parle d'une course. Il faut se débarrasser du fardeau, courir avec persévérance, garder les yeux sur Jésus, l'auteur et le consommateur de la foi.
Le pasteur Rutz reconnaît que ce chemin est difficile. Marcher selon la volonté de Dieu n'est pas confortable. En même temps, dit-il, ce chemin est plus facile que tous les autres, parce que ce n'est pas toi qui portes la charge. Dieu agit. Toi tu fais confiance, tu écoutes, tu obéis. Jésus lui-même l'a dit : « Mon joug est facile à porter. »
7. Les combats à mener sur le chemin
Le pasteur Rutz énumère plusieurs points où beaucoup de croyants trébuchent : cette personne qu'on n'arrive pas à pardonner, cette personne qu'on n'arrive pas à aimer ; un mauvais caractère, la médisance qui revient ; les dépendances de notre temps, séries, jeux, jeux d'argent, pornographie, tabac, alcool ; le besoin d'être reconnu, admiré, aimé des hommes, qui pousse à faire le bien pour de mauvaises raisons ; l'envie de dominer, de paraître, l'obsession de l'apparence.
Il n'accuse personne. Il dit que ces combats existent, qu'ils sont différents pour chacun, et que Dieu veut nous en libérer un par un. Ne cache pas devant lui ce qui te pèse. Il connaît déjà le fond du cœur.
Points à retenir
- Ta situation n'est pas un obstacle. Les héros de la foi étaient tous différents. Ce qui compte, c'est que tu réponds à l'appel avec confiance.
- La foi consiste à dire « oui » à ce que tu ne peux pas faire seul. Dieu ne cherche pas ta capacité, il cherche ta disponibilité.
- Tu es un voyageur ici. Cette vie est courte et sert à te préparer à la cité céleste.
- Regarde la cité céleste. Sans cette perspective, les épreuves te submergent.
- La vraie récompense est à venir. Ne prends pas les bénédictions passagères pour le but final.
Application personnelle
- Si Dieu te confiait aujourd'hui une mission de la taille de celle de Moïse, quelle serait ta première réaction ? Refus ou disponibilité ?
- Quels sont, dans ta vie concrète, les endroits où tu vis comme si cette terre était ta vraie maison ?
- Quand tu traverses une épreuve, où fixes-tu ton regard ? Sur le problème ou sur la promesse ?
- Quelle est la « chose » ou la personne que tu n'arrives pas à pardonner, à aimer, ou à lâcher ? Es-tu prêt à la nommer devant Dieu aujourd'hui ?
- Est-ce que tu cherches d'abord la reconnaissance des hommes ou celle de Dieu dans tes actions ?
Versets cités
- Hébreux 11.13-16
- Hébreux 11.8-10 (Abraham)
- Hébreux 11.39-40
- Hébreux 12.1-3
- Matthieu 11.28-30 (« Mon joug est doux »)
FAQ
Qu'est-ce que la « meilleure récompense » dont parle Hébreux 11 ?
Il s'agit de la cité céleste, de la vie éternelle avec Dieu dans son Royaume. Les héros de la foi n'en ont pas reçu la pleine réalité durant leur vie sur terre. Cette récompense est aussi celle que Dieu réserve à tous ceux qui, aujourd'hui, marchent avec lui dans la foi.
Pourquoi le pasteur Rutz dit-il que « ce monde n'est pas notre vraie maison » ?
Parce que le texte biblique le dit clairement : les croyants se reconnaissent étrangers et voyageurs sur la terre. Notre vraie citoyenneté est dans les cieux. Comprendre cela change la façon dont tu utilises tes journées, tes énergies et tes choix, et cela met les épreuves à leur juste place.
Comment tenir bon quand la vie chrétienne devient difficile ?
Le pasteur Rutz rappelle Hébreux 12.1-3 : cours avec persévérance, débarrasse-toi de ce qui t'encombre, garde les yeux sur Jésus. La force ne vient pas de toi. Elle vient de celui qui a déjà couru cette course jusqu'à la croix. Confie-lui ton fardeau, il est fidèle.
pour prendre des notes et poser une question.