Introduction
Le Seigneur a une parole pour toi ce matin. Peu importe qui tu es, peu importe où tu en es dans ta marche : il est impossible que tu repartes en te disant « Dieu n'avait rien pour moi. » Ce message parle de transformation. Et si tu penses que ta vie n'est pas encore transformée, si tu ne ressens pas encore ce travail en toi, ce n'est qu'une question de temps. Car Dieu, dès maintenant, veut commencer à travailler en toi.
Dans Jérémie 18.1-6, l'Éternel envoie le prophète dans la maison du potier. Là, Jérémie regarde le potier travailler l'argile sur son tour. Le vase rate. Alors le potier reprend la même argile et en refait un autre, tel qu'il trouve bon de le faire. Et Dieu dit : « Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier ? Voici, comme l'argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main. » Prends cette phrase et mets ton prénom à la place de « maison d'Israël ». Ainsi tu es dans la main de Dieu.
Dieu ne travaille pas ton argile pour te détruire. Il la travaille pour te restaurer et pour te transformer. Son plan pour toi, une fois qu'il t'a sauvé, c'est de faire de toi un vase d'honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre (2 Timothée 2.20-21). Et entre la façon dont un potier travaille l'argile et la façon dont Dieu travaille nos vies, il y a beaucoup de ressemblances. Neuf étapes, précisément. Essaie de te situer.
Plan du message
1. La boue : le point de départ que Dieu n'a pas peur d'aimer
- Au départ, l'argile est au sol, à l'état de boue. Elle est sale, elle colle, elle est mélangée à des cailloux, des feuilles, des bâtons, des insectes morts. Personne ne la considère.
- C'est l'étape où tu n'es rien encore : celle où tu n'as pas rencontré Jésus, où tu n'as pas reçu le Saint-Esprit. Même si tout va bien matériellement (famille, situation, maison, voiture), la transformation n'a pas commencé tant que tu n'as pas rencontré Jésus.
- « Au commencement, la terre était informe et vide » : Dieu commence toujours à travailler à partir de rien. Il ne commence pas quand nous sommes déjà propres et prêts sur le tour ; il commence quand nous sommes de la boue.
- Jésus n'a pas peur de se salir. Quand il voit la boue, il ne voit pas la boue : il voit le vase d'honneur qu'elle deviendra. En s'approchant de Paul, il n'a pas vu le persécuteur, il a vu celui qui écrirait les épîtres.
2. L'extraction : Jésus vient te chercher là où tu es
- Le potier ne reste pas dans son atelier. Il sort, il va dans les champs, les chemins, les mares, les bois, là où se trouve l'argile.
- Jésus vient là où tu es. Quelle que soit ta situation, quelle que soit la vie que tu mènes, il vient te chercher là.
- Pour sortir l'argile, il faut creuser un trou. Il creusera dans ta vie s'il le faut. Il descendra dans le trou, il se salira les mains, mais il t'extraira.
- Personne n'est jamais trop sale pour Jésus. L'argile ne peut pas sortir seule du champ ; c'est lui qui tend la main. Si aujourd'hui tu es sorti de la boue, c'est parce qu'il est venu.
3. Le lavage : la parole te sanctifie
- Une fois extraite, l'argile est encore pleine d'impuretés : terre, cailloux, feuilles, bois. Elle est impropre à être travaillée. Il faut la laver, la laver, la laver.
- On ne lave pas l'argile avec du savon : le savon n'a aucune efficacité. Seule l'eau lave. Et spirituellement, seule la parole de Dieu lave.
- À ce stade, quand tu entends le pasteur prêcher, le Saint-Esprit te dit : « Repens-toi. Lave-toi. Débarrasse-toi de tes saletés, de tes impuretés, de ton péché. »
- Ce lavage vaut pour les nouveaux convertis, mais aussi pour des chrétiens qui marchent depuis 5, 10 ou 15 ans avec Jésus. Si tu as encore une vie « aux yeux de tous » et une vie « en secret », ton cœur a encore besoin d'être lavé.
- Puis Dieu utilise un tamis très fin. Il s'occupe des détails : les endroits où tu vas, les personnes que tu fréquentes, la musique que tu écoutes, les films que tu regardes, ton comportement à la maison, au travail. Il ne laisse rien passer.
4. Le séchage : l'étape merveilleuse : mais dangereuse
- Une fois propre, l'argile est versée dans de grands bassins, au soleil, à la chaleur. L'eau s'évapore. Ces « choses qui s'évaporent » ne sont pas mauvaises en soi : ce sont simplement des choses inutiles pour servir Dieu.
- C'est l'étape merveilleuse des premiers temps de la vie chrétienne. Tu viens de rencontrer Jésus, il t'a pardonné, la chaleur de Dieu est sur toi, tu sens le Saint-Esprit, tu sens sa présence.
- Mais un risque apparaît : à force de rester à la chaleur, l'argile s'y habitue. Le chrétien est plein de zèle, il veut tout faire 24 heures sur 24 dans l'église, mais avec peu de profondeur et peu de maturité spirituelle.
- Il en vient à dire : « Je n'ai pas senti la présence de Dieu dans cette réunion. » Parce qu'à ce stade, il vit encore par les sensations, par les émotions, par l'animation.
- Il faut passer du « je sens » au « je crois », puis au « je sais ». Je sais que Dieu est là, je sais que le Saint-Esprit agit (même si je ne le ressens pas), parce que la parole le dit (là où deux ou trois sont rassemblés en son nom, il est au milieu d'eux).
5. Le battage : Dieu chasse les bulles d'air
- Après la douceur du séchage, l'argile voit arriver le bâton. Elle ne l'avait pas anticipé. On peut battre au pied, écraser, frapper au bâton. Ce n'est pas agréable, mais c'est essentiel.
- Deux objectifs : éliminer les bulles d'air et rendre la pâte homogène pour la suite.
- Les bulles d'air sont invisibles dans la pâte, mais si on les laisse, elles exploseront à la cuisson : le vase se fissurera, il éclatera, et il abîmera même les autres vases autour de lui dans le four.
- Spirituellement, les bulles d'air, ce sont l'orgueil, le mensonge, l'hypocrisie. Ces choses ne se voient pas de l'extérieur, mais Dieu les voit. Et il n'élèvera jamais quelqu'un qui a encore ces bulles-là.
- Pour nous battre, il envoie des personnes, des circonstances, des épreuves, parfois même des maladies. Si tu as de l'orgueil, il te brisera jusqu'à ce que tu apprennes l'humilité. Si tu es hypocrite, jusqu'à ce que tu apprennes la vérité.
- La croix, ce n'est pas seulement la victoire de Jésus sur la mort et le péché : c'est aussi la crucifixion de ta chair. Dieu peut même autoriser Satan à te battre, comme il l'a autorisé chez Job.
- C'est à cette étape que beaucoup abandonnent en disant : « Depuis que j'ai rencontré Dieu, tout va mal. » Mais Jésus, lui, a accepté de descendre, de souffrir, d'être humilié, d'aller à la croix. Que devons-nous supporter de plus que lui ?
6. Le modelage : Dieu équilibre ta vie
- Le modelage prolonge et finalise le battage. On malaxe la pâte pour la rendre bien souple, bien homogène, prête à être façonnée.
- C'est le moment où Dieu équilibre ta vie, le matériel et le spirituel, les charismes et le caractère. Il te donne le don de prophétie et la sagesse. Il te donne le parler en langue et la patience. Il te permet de le servir dans l'église et de travailler dans une entreprise. Il t'apprend la louange et la méditation, la prière et l'intercession, le jeûne.
- Il n'est pas normal qu'un chrétien prie tous les jours mais ne lise jamais sa Bible. Il n'est pas normal qu'il chante des louanges mais ne jeûne jamais. Il n'est pas normal qu'il prie mais qu'il ne loue pas. Dieu veut des enfants équilibrés en toute chose.
- La Bible dit de Jésus, dans Luc 2.52, qu'il croissait « en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » : le côté intellectuel, le côté physique, la relation avec Dieu, la relation avec les autres. Un exemple parfait d'équilibre.
7. Le tournage et le façonnage : la forme est celle du potier, pas de l'argile
- Le vase prend forme sur le tour. Non pas la forme que l'argile veut, mais celle que le potier veut. Dans tes prières, laisse toujours une place à : « Seigneur, que ta volonté soit faite. »
- C'est dans le mouvement que la forme apparaît. Sans mouvement, pas de forme. Si Dieu t'a appelé à le servir, sers-le, même si tu n'es qu'une pâte grossière au départ, même si tu penses ne rien savoir faire. Vas-y : c'est lui qui donne le mouvement, et dans le mouvement il te donnera la forme.
- La main du potier agit par le toucher, la pression, le mouvement. À certains moments, notre vie va dans un sens que nous n'aurions pas choisi. Parfois ça accélère alors que nous voudrions ralentir. Parfois ça stagne alors que nous voudrions que ça avance. C'est Dieu qui est aux commandes.
- À certains moments aussi, le potier remet un peu d'eau sur la pâte pour qu'elle ne sèche pas : c'est l'onction du Saint-Esprit qu'il réhumidifie régulièrement dans ta vie. Tant que tu es dans ce mouvement, tu es entre ses mains, et il ne peut rien t'arriver.
- Jésus lui-même, avant la croix, a dit : « Seigneur, non pas ma volonté, mais ta volonté. » Il y est allé même si c'était difficile.
8. La cuisson : la forme devient définitive
- Tant que le vase n'est pas passé par le feu, sa forme n'est pas définitive. Si tu le remplissais d'eau après le tour, l'eau le déformerait. Mais Dieu veut faire de toi un vase d'honneur solide, imperméable, qui ne bougera pas, qui remplira sa fonction quoi qu'il arrive.
- Le feu est une onction : le message que Dieu te donne pour son peuple, pour ceux qui t'entourent, dans ta maison, ta famille, ton école, ton lieu de travail, ton voisinage.
- Ton message dépend de ce que Dieu a fait dans ta vie. Si tu es marié, il te parlera par ta fidélité et tu prêcheras la fidélité autour de toi. Si tu as été guéri, tu témoigneras du Dieu de puissance. Si tu es obéissant, tu témoigneras du Dieu qui pourvoit à tes besoins.
- Nous avons tous le même Dieu, le même évangile, mais nos argiles sont différentes : elles viennent d'endroits différents, elles n'ont pas eu le même séchage, elles n'ont pas été battues de la même façon, elles n'ont pas connu les mêmes épreuves. Dieu fait un travail artisanal, pas industriel. Deux pots dans le même atelier ne sont jamais parfaitement identiques.
- Une fois cuit, le vase est prêt. Même si on te calomnie, tu avances. Même si on t'insulte, tu avances. Même si on te met des bâtons dans les roues, tu continues. Même si tu tombes, tu te relèves. Rien ne peut plus t'empêcher d'avancer pour Dieu.
9. La décoration et l'exposition : pour la gloire de Dieu, pas la tienne
- La dernière étape est la décoration. Le vase est façonné, cuit, magnifique. Dieu fait toutes choses belles, regarde sa création : le soleil, les étoiles, les océans, les forêts. Dans ta vie aussi il veut faire de belles choses : sa nature, son caractère, des talents, des dons, son onction, sa puissance.
- Mais attention : même décoré, ce n'est pas pour ta propre gloire. C'est parce que Dieu veut te présenter. Il veut te montrer, il veut t'exposer, il veut dire : « Voici mon serviteur. »
- À partir de là, qui sait où le vase ira ? Seul Dieu le sait. S'il t'a préparé, c'est pour un projet précis. La boue devenue vase d'honneur est elle-même la preuve de la puissance transformatrice de Dieu sur la terre.
Points à retenir
- Dieu ne travaille jamais un travail de destruction, mais un travail de transformation. Tout ce qu'il fait dans ta vie, il le fait pour ton bien, même quand c'est douloureux.
- Jésus n'a pas peur de la boue. Personne n'est jamais trop sale pour lui. Il est venu jusque dans nos ténèbres parce que Dieu a tant aimé le monde.
- Il faut passer du « je sens » au « je crois » puis au « je sais ». La vie chrétienne mûre ne repose pas sur les émotions mais sur la parole.
- Les bulles d'air (orgueil, mensonge, hypocrisie) ne se voient pas des autres, mais Dieu les voit. Elles doivent être chassées avant la cuisson, sinon le vase explose, et abîme les autres autour de lui.
- La forme du vase est celle que veut le potier, pas celle que veut l'argile. Notre prière fondamentale reste : « Seigneur, que ta volonté soit faite. »
Application personnelle
- À quelle étape des neuf te situes-tu aujourd'hui : boue, extraction, lavage, tamis, séchage, battage, modelage, tournage, cuisson, décoration ?
- Y a-t-il dans ta vie une double vie (ce qui se voit devant tous, et ce qui se vit en secret), que le Saint-Esprit te demande de laver ?
- Vis-tu encore par les sensations et l'animation, ou as-tu commencé à vivre par la foi et par la parole, même quand tu ne « sens » rien ?
- Quelles bulles d'air Dieu essaie-t-il actuellement de chasser en toi par des épreuves ou des personnes difficiles ? Acceptes-tu le battage, ou tentes-tu d'y échapper ?
- Ta vie chrétienne est-elle équilibrée (prière et lecture, louange et jeûne, service dans l'église et vie de travail), ou une dimension écrase-t-elle les autres ?
Versets cités
Questions fréquentes
Pourquoi Dieu laisse-t-il des épreuves dans ma vie si son travail est un travail de transformation ?
Parce que ces épreuves font partie du battage. Dans la pâte à l'état brut, il reste des bulles d'air invisibles (orgueil, mensonge, hypocrisie), que Dieu doit chasser avant la cuisson. Sans ce brisement, le vase exploserait dans le feu et abîmerait même les vases autour. Les épreuves ne sont pas un signe que Dieu t'a oublié : elles sont le signe qu'il te prépare à être élevé et utilisé.
Je viens de me convertir et je suis rempli d'enthousiasme. Est-ce que ça peut poser problème ?
C'est l'étape merveilleuse du séchage, et elle est bonne. Mais elle est aussi dangereuse si tu y restes trop longtemps. Beaucoup de zèle avec peu de profondeur mène à vivre par les sensations, à attendre les cris, les louanges et l'animation pour croire que Dieu est là. Il faut apprendre à passer du « je sens » au « je crois », puis au « je sais », parce que la parole le dit, Dieu est présent, même quand tu ne le ressens pas.
Comment savoir à quelle étape des neuf je me trouve ?
Tu es forcément quelque part entre la boue et la décoration. Regarde ce que Dieu est en train de faire dans ta vie en ce moment : t'appelle-t-il à te repentir de choses précises (lavage) ? Traverses-tu une épreuve dure qui brise ton orgueil (battage) ? Te pousse-t-il à sortir, à servir même sans te sentir prêt (tournage) ? Médite le message, repense à ces neuf étapes, et demande au Saint-Esprit de te montrer où tu en es et dans quelle direction il veut te conduire.
Ne rate aucune prédication de Assemblée de Dieu de Toulouse Ouest
Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.
pour prendre des notes et poser une question.