Et Si On Le Remerciait Avec Joie

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Et Si On Le Remerciait Avec Joie

Introduction

Ce dernier culte de l'année, Claude Greder ouvre le Psaume 100 pour t'inviter à regarder 2025 en arrière avec une seule intention : remercier Dieu, et le remercier avec joie. En cinq versets, le psalmiste trace un chemin — pousser des cris de joie, savoir que l'Éternel est Dieu, entrer dans ses portes avec des louanges. Le prédicateur y ajoute une conviction pastorale simple : la joie du Seigneur est notre force, et l'action de grâce est le meilleur moyen de finir une année pour bien commencer la suivante.

Plan du message

1. Laissons-nous inviter à l'adoration joyeuse (Psaume 100.1-2)

  • Le Dieu que nous servons est un « Dieu bienheureux » (1 Timothée 1.11), et le peuple qui le sert devrait être un peuple heureux. L'atmosphère céleste est une atmosphère de joie.
  • « La joie du Seigneur est ma force » (Néhémie 8.10) se comprend dans les deux sens : la joie que Dieu nous donne par ses bienfaits, et la joie que nous lui donnons quand nous nous approchons de lui.
  • Sophonie 3.17 dit que Dieu aura pour toi « des transports d'allégresse » — les versions allemande et anglaise traduisent qu'il dansera pour toi. Imagine la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, faisant la farandole quand tu arrives.
  • C'est la même joie qu'on retrouve dans les trois paraboles de Luc 15 (la brebis, la drachme, le fils prodigue) : le ciel se réjouit quand Dieu retrouve un cœur qui lui ouvre sa porte. Selon 1 Corinthiens 6.9-11, « vous avez été lavés, sanctifiés, justifiés en Jésus-Christ » — c'est ça sa joie, et tu en es le fruit.

2. Sachez que l'Éternel est Dieu, et que nous lui appartenons (Psaume 100.3)

  • Il est le seul créateur — omnipotent, omniprésent, omniscient. Il te connaissait avant que le monde soit créé, il t'avait en Christ avant qu'Adam ne te perde, et il t'a retrouvé en Christ grâce à son sacrifice.
  • Il prend soin de tous les hommes par sa grâce commune (Genèse 8.22, Matthieu 5.45), mais il tient à ses bien-aimés d'un amour particulier : « Je te connais par ton nom » (Ésaïe 43.1), « Moi je ne t'oublie pas » (Ésaïe 49.15), « Celui qui vous touche touche à la prunelle de son œil » (Zacharie 2.8).
  • Le grand danger, quand on grandit dans la maison de Dieu, c'est la familiarité — le témoignage de la vendeuse de solitaires à Londres illustre bien le risque : quand on s'habitue au précieux, on finit par le traiter comme un acquis.
  • Ne t'habitue pas aux baptêmes qui se multiplient, aux cultes qui débordent de la présence de Dieu, aux dons de l'Esprit qui guérissent, à la sainte cène qui nous met en face du corps et du sang du Christ (1 Corinthiens 11.27-30), ni à ton frère, ni à ta sœur qui est assis à côté de toi et qui est précieux aux yeux de Dieu.

3. Entrez dans ses portes avec des louanges (Psaume 100.4-5)

  • Célèbre-le, bénis son nom. Chante avec le vieux cantique : « Compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux, tu verras en adorant combien le nombre en est grand. »
  • Rends grâces en toutes choses, car c'est à ton égard la volonté de Dieu (1 Thessaloniciens 5.18) — même dans ce qui a été douloureux. Joseph, restauré, appelle son fils Éphraïm en disant « Dieu m'a rendu fécond au pays de mon affliction » (Genèse 41.52).
  • Claude témoigne : son propre tunnel de burnout, ses années sous l'eau, il ne les a pas aimées sur le moment ; mais aujourd'hui il peut dire merci pour ce tunnel où il a appris à mieux connaître Dieu.
  • Le verset 5 commence par « car ». C'est la raison de tout : « l'Éternel est bon, sa bonté dure à toujours, et sa fidélité de génération en génération ». Il a été fidèle avec Abraham, Isaac, Jacob ; il a été fidèle avec ceux qui nous ont précédés ; il sera fidèle avec nos fils et nos filles en 2026.

Points à retenir

  • Dieu est un Dieu bienheureux — sa joie n'est pas seulement ce qu'il te donne, c'est aussi ce que tu lui donnes quand tu t'approches de lui.
  • Ce que Christ a fait à la croix — te laver, te sanctifier, te justifier — est ce qui fait la joie du Père. Tu es le fruit du travail de son âme.
  • La familiarité est un danger : quand le précieux devient banal, on cesse de le traiter comme précieux. Cela vaut pour les baptêmes, la présence de Dieu, la sainte cène, et pour ton frère assis à côté de toi.
  • Compter les bienfaits de Dieu n'est pas un exercice pieux mais un exercice de mémoire — noir sur blanc, poser sur le papier ce qu'il a fait cette année.
  • La reconnaissance est la volonté de Dieu à ton égard en toutes choses, y compris dans le tunnel — parce qu'un jour, comme Joseph, tu diras « Dieu m'a rendu fécond au pays de mon affliction ».

Application personnelle

  1. Prends une feuille de papier cette semaine et compte, comme Claude, tes bienfaits de 2025. Combien de pages arrives-tu à noircir ?
  2. Y a-t-il un précieux — un frère, un culte, un baptême, une réponse à la prière — que tu as commencé à traiter comme un acquis ? Qu'est-ce qui changerait si tu le regardais à nouveau comme précieux ?
  3. Achète une carte, écris le prénom d'un frère ou d'une sœur de ton assemblée, et donne-lui quelques mots de vœux pour 2026. T'engages-tu à prier pour cette personne une fois par semaine cette année ?
  4. Quel tunnel de ta vie t'a été douloureux, dans lequel tu commences seulement à percevoir que Dieu t'y a rendu fécond ? Peux-tu, aujourd'hui, lui rendre grâce pour ce tunnel ?
  5. Sachant que Sophonie dit que Dieu danse pour toi, oses-tu croire que tu fais sa joie tel que tu es aujourd'hui — imparfait, en cheminement, mais lavé et justifié ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi le Psaume 100 est-il si central dans la tradition chrétienne ?

Ce psaume de louange est appelé « psaume de reconnaissance » dans son titre. Il tient en cinq versets une vraie théologie de l'action de grâce : une invitation (crier de joie), une confession (Dieu est le créateur et nous lui appartenons), et un motif (sa bonté et sa fidélité). C'est pour cela qu'il a été chanté, dans le monde anglo-saxon, sous mille formes différentes — il condense en peu de mots ce que devrait être notre approche du Seigneur.

Que veut dire « la joie du Seigneur est ma force » ?

Ce verset de Néhémie 8.10 se lit dans les deux sens. Premièrement, c'est la joie que Dieu te donne par les bienfaits qu'il t'accorde qui te rend fort. Deuxièmement, c'est la joie que tu donnes à Dieu — comme un enfant qui rapporte un bon bulletin à son père et voit son sourire — qui devient ta force. Les deux lectures se rejoignent : plus tu t'approches de sa joie, plus tu es fortifié.

Comment rendre grâces à Dieu quand l'année a été difficile ?

1 Thessaloniciens 5.18 dit « rendez grâces en toutes choses », pas « pour toutes choses ». La reconnaissance ne veut pas dire aimer l'épreuve, elle veut dire garder confiance que Dieu travaille dans l'épreuve. Joseph appelle son fils Éphraïm parce qu'il a fini par percevoir la fécondité de son affliction. Peut-être que ton tunnel n'est pas encore fini ; mais la promesse tient : un jour, tu pourras dire « Dieu m'a rendu fécond au pays de mon affliction ».

pour prendre des notes et poser une question.

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