Introduction
C'est la deuxième partie du samedi 18 octobre à Momentum, en pleine session « Une génération qui se lève ». L'après-midi, Duncan, pasteur invité venu de Londres, prend la parole. Il raconte d'abord un rêve reçu la veille : un tremblement de terre dans une pièce en hauteur, comme un bateau qui tangue. Puis il ouvre Genèse 26 et raconte comment Isaac, coincé sans eau, retourne creuser les vieux puits de son père Abraham. De là, il te propose quatre chemins très concrets pour voir Dieu bouger dans ta ville.
Plan du message
1. Un rêve, un bateau qui tangue, et le Saint-Esprit qui secoue
- Duncan partage un rêve simple : il est dans une pièce en hauteur, un tremblement de terre survient, la sensation est celle d'un bateau qui balance de droite à gauche.
- Plusieurs personnes se lèvent pour l'interpréter : l'Église comme un bateau qu'on doit continuer à faire avancer, la présence de Dieu qui « nous couvre » même quand on est secoués, le Saint-Esprit d'Actes 2 qui vient comme un vent violent.
- Une image revient : Dieu bouge les choses, l'ennemi essaie de s'en approprier le crédit en te faisant peur. Mais dans le rêve, on ne voit pas l'eau. Le bateau est protégé.
- Alice se lève pour prier ; sa voix devient de plus en plus claire. Duncan y voit un signe : Dieu appelle toute une génération de jeunes hommes et de jeunes femmes à parler avec puissance.
2. Genèse 26 : Isaac retourne creuser les vieux puits d'Abraham
- Isaac est béni à cause de l'obéissance de son père Abraham. Dieu lui parle et lui dit de rester dans le pays. Il sème et récolte au centuple.
- Les Philistins deviennent jaloux. Ils avaient déjà bouché les puits creusés par Abraham. Isaac doit déménager dans la vallée de Guérar, sans eau, avec sa famille et ses troupeaux.
- La tentation, dit Duncan, ce serait de chercher quelque chose de neuf : un nouveau puits, une nouvelle méthode, une nouvelle façon de faire l'Église.
- Mais l'histoire d'Isaac, c'est l'histoire d'un homme qui retourne à des sources anciennes. Il rouvre les puits de son père, redonne les mêmes noms, et l'eau vive jaillit à nouveau.
- Chaque grand réveil de l'histoire (la Réforme, les Huguenots, Wesley au 18e siècle), a redécouvert quelque chose de vieux, souvent une doctrine du livre des Actes.
3. Quatre chemins pour voir un réveil dans ta ville
- La prière ensemble. À l'est de Londres, trois églises portent un rassemblement appelé « Jo Prayer Gathering London », à HCN. En août, Duncan y a vu 1300 jeunes de la génération Z faire la queue pour prier, sans ticket payant, sans programme complexe : 2 h 30 de louange et de prière, avec des équipes qui se relaient. Il partage aussi ses visites à la prison de Pentonville comme aumônier : un vendredi, il prie une heure et demie avec un ami pour quatre anciens détenus. 14 heures plus tard, deux reprennent contact. L'un raconte s'être fait poignarder deux fois et avoir été ranimé, Dieu le ramenait à l'Église.
- L'obéissance. Dieu bénit Isaac « parce qu'Abraham a obéi ». Si Dieu t'appelle à créer, crée. S'il t'appelle à parler à un collègue ou à lancer un groupe d'étude à l'université, fais-le. Pas seul, mais soumis à des responsables. Comme le petit logo Nike : si Dieu parle, tu le fais.
- Une haute vue de la souveraineté de Dieu. Isaac n'était pas parfait, les versets sautés (6 à 11) montrent qu'il a menti en prétendant que Rebecca était sa sœur. Dieu utilise pourtant des gens qu'on n'attend pas. Aujourd'hui encore, Dieu suscite du réveil chez des personnes ou dans des traditions qui, hier, auraient scandalisé. Garde les yeux fixés sur Jésus, et laisse Dieu choisir qui il utilise.
- La crainte de l'Éternel. À la fin du chapitre, Dieu dit à Isaac : « Sois sans crainte, car je suis avec toi. » Isaac avait vu la gloire de Dieu, et cette gloire l'avait fait trembler. La crainte de l'Éternel, c'est le commencement de la sagesse. Si tu réduis Dieu à un ami distant, tu diminues qui il est. Voir sa majesté te ramène à genoux, et c'est là que tu cries : « Pitié de moi. »
4. Un temps de ministère : lever la main
- Duncan invite chacun à répondre à un des quatre points en levant la main : un appel à intercéder, un appel à obéir, un besoin de retrouver la souveraineté de Dieu, ou un besoin de redécouvrir sa grandeur.
- L'équipe de prière vient poser les mains, et la session de l'après-midi se termine sur cet accueil du Saint-Esprit avant la pause.
Points à retenir
- Quand Dieu secoue ta vie comme un bateau qui tangue, ce n'est pas forcément l'ennemi : c'est souvent lui qui bouge des choses pour te ramener à Lui.
- Les grands réveils ne sont presque jamais des nouveautés. Ils redécouvrent des vieilles vérités que l'Église avait laissées de côté.
- La prière commune, tenue longtemps, ouvre des portes que rien d'autre n'ouvre, pour toi, pour tes amis, pour ta ville.
- L'obéissance de tes parents et des générations d'avant toi porte encore du fruit dans ta vie ; ta propre obéissance ouvrira des puits pour ceux qui viennent après.
- Craindre l'Éternel, ce n'est pas avoir peur de Dieu : c'est voir sa gloire assez clairement pour tomber à genoux et le laisser être Dieu.
Application personnelle
- Est-ce que tu vis un « tremblement de terre » en ce moment ? Comment est-ce que tu pourrais l'accueillir comme une invitation de Dieu plutôt qu'une attaque à repousser ?
- Quel « vieux puits » (une pratique, une doctrine, une discipline), Dieu te demande peut-être de rouvrir dans ta vie ou dans ton groupe ?
- Avec qui, cette semaine, pourrais-tu simplement bloquer une heure pour prier, sans programme, juste prier ensemble ?
- Y a-t-il une chose que Dieu t'a clairement demandé de faire et que tu retardes ? Qu'est-ce qui t'empêche d'obéir maintenant ?
- Quand as-tu été à genoux pour la dernière fois devant la majesté de Dieu, sans rien lui demander, juste pour Le craindre et L'adorer ?
Versets cités
- Genèse 26.1-6
- Genèse 26.12-25
- Actes 2 (le vent violent de la Pentecôte)
- Proverbes 9.10 (la crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse)
- Philippiens 2.12 (travaillez à votre salut avec crainte et tremblement)
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Questions fréquentes
Pourquoi Duncan compare-t-il le réveil à des vieux puits qu'on rouvre ?
Parce que dans Genèse 26, Isaac ne creuse pas de nouveaux puits : il rouvre ceux que son père Abraham avait creusés, que les Philistins avaient bouchés. Duncan y voit un principe : presque chaque réveil de l'histoire (la Réforme, les Huguenots, Wesley), a consisté à redécouvrir une vérité ancienne que l'Église avait recouverte, souvent une doctrine du livre des Actes. Le réveil, ce n'est pas la nouveauté ; c'est le retour aux sources vives.
Comment savoir si un « secouement » vient de Dieu ou de l'ennemi ?
Dans le rêve de Duncan, le bateau tangue mais on ne voit pas l'eau : la protection de Dieu est totale. Un secouement de Dieu peut faire mal, mais il produit un déplacement (changer de lieu, de relation, de manière de faire) qui te rapproche de Lui. L'ennemi, lui, cherche à réclamer le crédit du mouvement de Dieu pour t'effrayer et te paralyser. Le test : est-ce que ce que je vis me pousse à me tourner vers Christ, ou à me refermer sur moi-même ?
Que signifie concrètement « craindre l'Éternel » aujourd'hui ?
Dans le sermon, Duncan cite Proverbes 9.10 et Philippiens 2.12 : la crainte de l'Éternel, c'est le commencement de la sagesse, et on travaille à son salut « avec crainte et tremblement ». Cette crainte n'est pas la peur d'un tyran, mais l'émerveillement lucide devant un Dieu tout-puissant qui est allé jusqu'à la croix pour te chercher. Elle produit une adoration à genoux et une obéissance sans marchandage. Sans elle, on rapetisse Dieu à un ami distant, et l'amour perd sa profondeur.
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