Jésus est la porte : par où entres-tu vers Dieu ?

6 min de lecture

Introduction

Dans la série des sept déclarations en « Je suis » de Jésus dans l'Évangile de Jean, Mélanie Ehrismann s'arrête sur la troisième : « Moi, je suis la porte. » L'image surprend. On comprend bien Jésus pain de vie, Jésus lumière du monde, Jésus bon berger, mais Jésus porte ? Pourtant, en Jean 10.1-10, cette métaphore inédite dit une chose renversante : il existe un accès à Dieu, un seul, et cet accès est une personne. Toi qui cherches un chemin vers Dieu, par quelle porte essaies-tu d'entrer ?

Plan du message

1. Une porte s'est ouverte entre le ciel et la terre

  • Le chapitre 10 fait suite au chapitre 9 : les pharisiens rejettent l'aveugle guéri, et Jésus dénonce ces « aveugles qui prétendent conduire le peuple de Dieu ». La question devient : qui est le berger légitime ?
  • Jésus se présente d'abord comme celui qui entre par la porte, connu du portier et reconnu de ses brebis. Les faux bergers, eux, escaladent le mur.
  • À partir du verset 7, Jésus élargit l'image et se déclare lui-même la porte : le passage unique qui permet d'entrer dans la bergerie, c'est-à-dire dans la maison de Dieu.
  • La Bible raconte qu'au commencement, Dieu et l'humanité vivaient dans la même maison. Le péché a dressé un mur. Par sa mort et sa résurrection, Jésus a rouvert la porte : nous vivons désormais dans un monde qui n'est plus séparé de Dieu.

2. Les faux accès à Dieu contre lesquels Jésus te met en garde

  • Une personne. Un leader charismatique, un pasteur, un grand sage, un enseignant, un influenceur, un politique qui promet de sauver le peuple. L'histoire du siècle dernier a montré jusqu'où cela peut mener. C'est la brebis au pied du mur qui attend un homme providentiel pour la hisser par-dessus.
  • Tes œuvres. Ta moralité, ton niveau d'engagement, ta spiritualité, les rites. Même le baptême peut devenir un faux accès si on croit que c'est l'eau qui sauve. Le baptême n'est pas la porte, il annonce que quelqu'un est déjà passé par la porte. C'est la brebis qui construit une échelle, un barreau = une bonne action.
  • Un système ou une institution. L'État, l'économie, l'éducation nationale, le système de santé, et même l'église. Il est arrivé que l'église se prenne un peu trop pour la porte et rejette des personnes à qui Jésus avait pourtant donné l'accès. C'est la brebis qui creuse un trou dans le mur pour se fabriquer sa propre porte.
  • Ces trois voies ont un point commun : elles contournent la porte que Jésus a ouverte au prix de sa mort. « Le voleur ne vient que pour voler, tuer et détruire. »

3. Qui peut entrer, et qu'est-ce qui t'attend de l'autre côté ?

  • « Si quelqu'un entre par moi… » Quelqu'un, c'est n'importe qui : pas de CV, pas de prérequis, aucune bonne œuvre à présenter. Mais quelqu'un, c'est aussi chacun : pas la masse, pas le troupeau, toi, personnellement.
  • Cette porte appelle une décision. Certains restent sur le pas de la porte, par crainte de perdre leur liberté, leur autonomie, ou par peur de regretter. Demande à ceux qui sont déjà entrés si ça vaut le coup.
  • « Il sera sauvé. Il entrera, il sortira et trouvera des pâturages. » Trois verbes, trois promesses. Entrer : la porte ne se referme pas comme une prison, elle te met à l'abri, c'est la safe place, le repos. Sortir : la vie quotidienne se vit désormais avec le berger, libre d'aller et venir. Trouver pâturage : la nourriture, tout ce dont tu as besoin, « Je ne manquerai de rien » (Psaume 23).
  • Jésus n'est pas une porte à regarder de loin. Une porte appelle une décision.

Points à retenir

  • Jésus est la seule porte : par sa mort et sa résurrection, l'accès à Dieu est de nouveau ouvert entre le ciel et la terre.
  • Beaucoup de portes se présentent : une personne à suivre, tes propres œuvres, un système ou une institution. Jésus les appelle des voleurs et des brigands.
  • « Quelqu'un » veut dire n'importe qui, mais aussi chacun : cet appel est personnel, il exige une décision personnelle.
  • Entrer par Jésus, ce n'est pas une prison, c'est le repos, la sécurité, la liberté d'aller et venir, et la certitude que rien ne te manquera.
  • Une porte ne sert à rien si tu restes devant. La foi commence quand tu franchis le seuil.

Application personnelle

  1. Par quelle porte essaies-tu aujourd'hui d'accéder à Dieu : une personne, tes efforts, un système, ou simplement Jésus ?
  2. Quelle « échelle » es-tu en train de construire (quelles œuvres, quels rites, quelle spiritualité), pour tenter d'atteindre Dieu par toi-même ?
  3. Attends-tu qu'un « homme providentiel » (leader, pasteur, figure politique), te tire par-dessus le mur, au lieu de passer par la porte ?
  4. Si tu es encore sur le pas de la porte, qu'est-ce qui te retient exactement : la peur de perdre ta liberté, la crainte de regretter, autre chose ?
  5. Cette semaine, comment vas-tu vivre concrètement les trois verbes de Jésus, entrer (te reposer en lui), sortir (marcher avec lui au quotidien), trouver pâturage (recevoir ce dont tu as besoin) ?

Versets cités

À lire aussi

Questions fréquentes

Que veut dire « Jésus est la porte » en Jean 10.1-10 ?

La porte est le passage qui donne accès à la bergerie, c'est-à-dire à la maison de Dieu. En se présentant comme la porte, Jésus affirme qu'il est le seul accès possible à Dieu. Après la rupture causée par le péché, sa mort et sa résurrection ont rouvert la porte entre le ciel et la terre. Nous pouvons désormais nous approcher de Dieu par lui, sans hésitation.

Qui peut entrer par cette porte, et à quelle condition ?

Jésus dit « si quelqu'un entre par moi ». Ce « quelqu'un » veut dire n'importe qui : pas de CV à présenter, pas de bonnes œuvres à cumuler. Et en même temps, ce « quelqu'un » n'est pas la foule mais toi personnellement. La seule condition, c'est de faire ce choix : franchir la porte au lieu de rester sur le pas.

Quelles sont les fausses portes contre lesquelles Jésus met en garde ?

Trois grandes catégories reviennent dans le sermon : (1) placer son espérance dans une personne (un leader, un pasteur, un politique charismatique ; (2) compter sur ses propres œuvres), moralité, engagement, rites, même le baptême s'il est vu comme la porte ; (3) mettre sa confiance dans un système ou une institution, l'État, l'éducation, la santé, ou l'église elle-même. Aucune de ces voies n'est la porte : elles reviennent à escalader le mur.

Toutes les prédications sur « Engagement »

Ne rate aucune prédication de Église Évangélique Libre

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Église Évangélique Libre. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Jésus est la porte : par où entres-tu vers Dieu ? | Efficient Church