Josué 1 : ton plafond peut devenir le plancher d'un autre

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Introduction

« Je ne suis pas en train de dire qu'il faut qu'on rajoute un étage à l'église. » Béryl Rutscho prévient d'emblée : le plafond dont elle parle n'est pas celui d'un bâtiment. C'est un concept pour ta vie. Comment ce que tu as atteint avec Dieu peut-il devenir le point de départ de ceux qui viennent après toi ?

Ce message s'inscrit dans une série du Centre de vie sur l'héritage : comment s'emparer des promesses que Dieu a pour nous. La semaine précédente, l'Église avait entendu Dieu dire à Josué : « Sois fort et courageux. » Béryl Rutscho poursuit dans Josué 1, aux versets 12 à 18, avec trois tribus qui avaient déjà leur territoire et qui ont pourtant choisi d'aller au combat en tête de leurs frères.

Son idée tient en une phrase, qu'elle a souvent répétée à ses propres parents : que ton plafond devienne mon plancher.

Plan du message

1. Des tribus qui avaient déjà leur héritage

  • Josué reprend la direction d'un peuple d'environ un million de personnes, à quelques jours de traverser le Jourdain pour entrer dans le pays promis.
  • Josué rappelle aux Rubénites, aux Gadites et à la demi-tribu de Manassé ce que Moïse leur avait prescrit : leurs femmes, leurs enfants et leurs troupeaux resteront de ce côté-ci du Jourdain, mais les hommes vaillants passeront en ordre de bataille devant leurs frères.
  • Ce territoire avait été pris à deux rois amoréens du temps de Moïse. Les tribus, qui avaient de grands troupeaux, avaient dit : « Ce territoire est vraiment bien pour nos troupeaux. On a envie de s'installer ici » (Nombres 32).
  • Le peuple répond à Josué : « Nous t'obéirons entièrement comme nous avons obéi à Moïse. [...] Seulement, fortifie-toi et prends courage. »

2. Ne pas répéter l'histoire du découragement

  • Moïse pose une condition : vous n'avez pas le droit de répéter l'histoire. À la sortie d'Égypte, dix espions sur douze avaient découragé tout le peuple : « Nous, à côté, on est comme des petites sauterelles. » Résultat : « 40 ans de carrousel » dans le désert.
  • Moïse leur dit en substance : vous n'avez pas le droit de vous prélasser avec « un petit transat, un petit cocktail », de construire vos maisons pendant que le reste du peuple combat.
  • Les tribus ne veulent pas devenir une source de découragement, mais une source d'encouragement. Elles le disent elles-mêmes : « Nous prendrons les armes pour marcher en tête des Israélites jusqu'à ce que nous les ayons fait entrer chez eux » (Nombres 32:17).
  • Elles n'ont pas dit : « On viendra une fois nos maisons construites », ni « Passe-moi un coup de fil si tu as besoin », ni « On restera en renfort à l'arrière, plus près de chez nous ». Elles ont choisi la tête du combat, là où c'est le plus intense.

3. Elles avaient déjà vu Dieu combattre pour elles

  • Pourquoi un tel engagement ? Pour Béryl Rutscho, parce que ces tribus avaient déjà vu Dieu agir pour leur propre territoire. Elles avaient donc la foi pour le voir agir pour le reste du peuple.
  • Face aux rois amoréens, Dieu avait dit à Moïse : « N'ayez pas peur, je te les livre en ton pouvoir. » Dieu avait combattu lui-même en tête du peuple.
  • Moïse le rappelle à Josué : « Tes yeux ont vu tout ce que l'Éternel, votre Dieu, a fait à ces deux rois. [...] N'ayez pas peur d'eux, car l'Éternel, votre Dieu, combattra lui-même pour vous » (Deutéronome 3:21-22).
  • Cette victoire, c'était le plafond de ces tribus et de Moïse : leur dernière grande victoire, celle qui leur avait donné un pays.

4. Le déjà et le pas encore

  • L'Ancien Testament est très souvent une image de ce qui se passe aujourd'hui avec la victoire de Jésus à la croix. Pour nous, la terre promise, c'est la vie éternelle avec Christ, un pays « rempli de lait et de miel », un pays d'abondance préparé d'avance.
  • On y entre par Jésus-Christ, mort à la croix en portant nos péchés, nos maladies et tout ce qui nous empêche d'entrer.
  • Le peuple savait que la terre était déjà à lui, mais il fallait encore combattre. C'est la tension du « déjà, pas encore » : nous avons déjà la victoire en Christ, mais nous ne sommes pas encore dans une vie parfaite, sans maladie, sans défis ni problèmes.
  • Romains 8:17 : nous sommes « héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui ». La condition, c'est d'être prêt à suivre son exemple, à mourir à soi-même, à prendre les armes et à croire pour la victoire.
  • « La vie en Jésus, c'est pas une vie de bisounours. » Jésus n'a pas promis une vie simple, mais il a promis qu'il serait toujours là, à nos côtés pour combattre avec nous.

5. Tes victoires ne sont pas des trophées

  • Le combat est sûrement présent dans ta vie : ta santé physique ou mentale, tes finances, la gestion de ton temps et de tes priorités (« c'est mon combat actuel », confie-t-elle), tes choix, ta sexualité, une addiction. « On a tous un terrain à conquérir. »
  • Mais si tu as des défis, tu as sûrement déjà des victoires. Qu'elles te paraissent petites ou grandes, « aux yeux de Dieu, une victoire est une victoire ».
  • Tu peux choisir d'aller au combat seul ou avec une armée à tes côtés. Celui qui a été guéri d'un mal de dos priera pour toi avec une foi plus forte, parce qu'il a déjà vu Dieu le faire et sait qu'il peut le refaire.
  • Une guérison, une percée dans tes finances, une réconciliation familiale ne sont pas faites pour être posées sur une étagère et montrées en faisant le tour de la maison. Ta percée est « un plancher surélevé », un tremplin pour que d'autres partent de là où tu en es et aillent plus loin.

6. Un plancher pour la génération suivante

  • Il y a une quinzaine d'années, les parents de Béryl Rutscho, alors âgés d'environ 40 ans, ont reçu le baptême du Saint-Esprit et le parler en langues. Jusque-là, le Saint-Esprit était pour eux « un truc qu'on mettait dans un placard ».
  • Ils l'ont raconté tout de suite à leurs enfants. Elle a prié seule, sans rien recevoir. Sa mère l'a envoyée vers son père, qui est venu dans sa chambre, lui a expliqué qui est le Saint-Esprit et a prié en langues pour elle plusieurs minutes, sans lui mettre de pression. Le soir même, seule dans sa chambre, elle a reçu le Saint-Esprit et prié en langues pour la première fois. Elle avait 11 ans.
  • Ses parents auraient pu dire : « Nous, on a attendu 40 ans pour avoir le Saint-Esprit, tu peux attendre d'être majeur pour le recevoir », ou garder cette nouveauté pour eux. Ils se sont dit au contraire : si nos enfants de 11 ans peuvent en profiter maintenant, « ça leur fait gagner tellement de temps ».
  • Pour ses parents, ces quinze années ne représentent qu'un bout de leur vie. Pour elle, c'est presque toute sa vie. Ta victoire peut non seulement devenir un plancher, mais permettre à la génération suivante de « mettre le pied au plancher » et d'accélérer.

7. De deux rois à trente et un : témoigner et combattre ensemble

  • Moïse avait vaincu deux rois amoréens. Josué, dans la conquête du pays, en a vaincu trente et un. Ce que tu vis aujourd'hui peut permettre à d'autres de vivre trois, cinq ou douze victoires, et pas seulement pour une personne, mais pour toute une assemblée.
  • D'où un double appel : ne pas jalouser les victoires des autres, et ne pas retenir la bénédiction reçue, même après des années de persévérance. Le témoignage dit : « Dieu l'a fait pour moi, donc il peut le faire pour toi. »
  • Lors d'une soirée de l'Association internationale des ministères de guérison, avec laquelle elle collabore, une femme guérie d'un mal de dos a reçu le micro pour prier pour ceux qui souffraient du dos. Elle a prié simplement, et plusieurs personnes ont levé la main, guéries sur le moment. « Une victoire peut devenir une multitude de victoires. »
  • Ne te contente pas du « t'inquiète, je prie pour toi » qu'on oublie ensuite (« moi la première », reconnaît-elle). Ose dire : « Tu as besoin de voir une percée ? Je vais me tenir avec toi. » C'est pour cela que nous avons besoin de l'Église et les uns des autres.
  • Romains 8:37 : « Dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. » Être plus que vainqueur, c'est partir au combat en sachant que tu vas avoir la victoire. Le plafond de Jésus, sa victoire totale sur la mort, est notre plancher actuel : tu combats depuis une position de victoire.
  • Cela change ta manière de parler : non plus la complainte « Seigneur, si seulement tu pouvais faire quelque chose », mais « avec toi, je suis plus que vainqueur ». Ce n'est pas toi qui fais changer la situation, c'est la situation qui va s'adapter au royaume de Dieu.
  • Le message se termine par un temps d'activation : l'assemblée se répartit par domaines de besoin (santé physique, santé mentale, finances, relations, famille, addictions), et ceux qui ont déjà vécu une percée dans ce domaine vont prier avec foi pour les autres. « Si Dieu l'a fait, il peut le refaire. »

Points à retenir

  • Ton plafond, ta plus grande victoire avec Dieu, peut devenir le plancher de quelqu'un d'autre.
  • Les tribus de Ruben, de Gad et de Manassé ont marché en tête du combat parce qu'elles avaient déjà vu Dieu combattre pour elles.
  • Nous avons déjà la victoire en Christ, mais il reste des combats : nous combattons depuis une position de victoire, plus que vainqueurs.
  • Le témoignage dit : « Dieu l'a fait pour moi, donc il peut le faire pour toi. » Le retenir prive les autres d'une bénédiction.
  • Ce qu'une génération reçoit tard, la suivante peut le recevoir tôt, à condition qu'on le lui transmette.

Application personnelle

  1. Quelle victoire as-tu déjà vécue avec Dieu, petite ou grande à tes yeux, et que tu gardes sur ton « étagère » ?
  2. Qui, autour de toi, traverse aujourd'hui le combat dans lequel tu as déjà vu Dieu agir ?
  3. Quand tu dis « je prie pour toi », vas-tu jusqu'au bout ? Avec qui pourrais-tu te tenir concrètement cette semaine jusqu'à la percée ?
  4. Y a-t-il une victoire chez quelqu'un d'autre que tu regardes avec jalousie plutôt qu'avec foi ?
  5. Que veux-tu transmettre à la génération qui vient après toi, pour qu'elle n'ait pas à attendre aussi longtemps que toi ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que signifie « ton plafond peut devenir le plancher de quelqu'un d'autre » ?

Pour Béryl Rutscho, le plafond est la plus grande victoire que tu aies vécue avec Dieu. Ce n'est pas un trophée à poser sur une étagère, mais un plancher surélevé : un tremplin à partir duquel d'autres peuvent partir de là où tu en es pour aller plus loin, plus vite.

Pourquoi les tribus de Ruben, de Gad et la demi-tribu de Manassé sont-elles allées au combat ?

Elles avaient déjà reçu leur territoire de ce côté-ci du Jourdain, mais Moïse leur avait posé une condition : ne pas décourager le peuple. Elles ont choisi de marcher en tête de leurs frères jusqu'à ce que tous soient entrés dans leur héritage (Nombres 32:17, Josué 1:12-18). Selon la prédicatrice, elles avaient la foi pour cela parce qu'elles avaient déjà vu Dieu combattre pour elles.

Pourquoi le témoignage est-il si important selon ce message ?

Quand tu témoignes, tu dis : Dieu l'a fait pour moi, donc il peut le faire pour toi. Celui qui a déjà été guéri ou qui a vécu une percée prie avec une foi plus forte, parce qu'il sait que Dieu est capable de le refaire. Retenir son témoignage, c'est se priver d'une bénédiction et en priver les autres.

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