Sauvé par grâce, créé pour les œuvres préparées d'avance

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Introduction

Il t'est peut-être arrivé de penser à Dieu et de sentir monter, sans forcément la formuler, une question un peu inquiète : « Pourquoi Dieu m'a-t-il sauvé ? Qu'est-ce qu'il attend vraiment de moi ? Qu'a-t-il réellement fait dans ma vie ? » Ce genre de pensée arrive souvent dans les moments de découragement ou de difficulté, quand tu as du mal à voir la main de Dieu.

Ce message Momentum s'arrête sur Éphésiens 2:8-10 pour répondre à ces questions par un texte très concentré. Jésus t'a sauvé simplement par sa grâce, et il l'a fait dans un but : pour que tu accomplisses des œuvres bonnes, préparées d'avance et inscrites dans l'éternité. Sauvé par grâce, créé pour les œuvres préparées : c'est le chemin que Paul te trace en trois versets.

Plan du message

1. Sauvé par la grâce, pas par ce que tu produis

  • Le texte de départ, ce sont les versets 8 et 9 : « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
  • La grâce, c'est la faveur imméritée de Dieu, 100 % cela. Mais le prédicateur rappelle un sens plus ancien du mot : avant le Nouveau Testament, la grâce évoquait aussi la beauté, un certain charme, la félicité. Ce sens-là devrait rester dans ta définition.
  • Être sauvé, c'est beau. Le salut qui vient de Dieu est destiné à devenir la chose la plus belle de ton existence, une source de beauté même quand tu traverses ce qui est laid et obscur. Dieu a posé son regard sur toi et t'a montré une faveur que tu ne mérites pas.
  • Le prédicateur illustre par une histoire réelle : Garcia Lopez de Cardenas, conquistador espagnol, premier Européen à découvrir le Grand Canyon en 1540. Il cherchait les mythiques villes d'or. Il arrive devant l'un des grands trésors naturels de la planète, et sa seule pensée, c'est : « pas d'eau, inutile ». Une étoile sur Google, il passe et disparaît de l'histoire.
  • Telle est souvent ton histoire avec la grâce. « Oui, tu m'as sauvé, Dieu, mais je voulais ceci. Si seulement les choses étaient plutôt comme cela. » N'oublie pas le miracle donné en Christ, celui du verset 4 du même chapitre : « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos fautes, nous a rendus à la vie avec Christ. » Ça lui a fait plaisir de te sauver.
  • Cardenas n'a pas inventé le Grand Canyon. Sa part, c'était d'apprécier la beauté, de descendre un peu, il aurait même trouvé l'eau. Ta part, c'est de recevoir la beauté et d'apprécier ce que Dieu a fait. C'est bon pour ton âme, à n'importe quel moment, n'importe où.

2. La foi : activer un don, sans en faire un mérite

  • « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. » Dieu utilise la foi qu'il a investie en toi. C'est la réponse naturelle à ce don. Devant un salut aussi magnifique, offert par le sang de Christ, la chose la plus normale, quand ça t'est dévoilé, c'est de croire et de t'approprier ce salut.
  • La foi, c'est quelque chose qu'il faut activer. Un peu comme cette carte bancaire qu'on t'envoie par la poste tous les trois ans. Elle ne marche ni dans ta poche, ni par internet. Il faut sortir la carte, aller dans un magasin ou à la banque, et l'activer.
  • La foi, c'est la confiance dans les évidences qui te sont révélées, celles qui ne se voient pas à l'œil nu. C'est à la fois une révélation et une démarche. Sans l'une, sans l'autre, ça ne marche pas.
  • Alors se pose une question ancienne : si Dieu attend de toi que tu croies, ta foi devient-elle un mérite ? Non. Le verset 8 dit : « cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ». La foi elle-même est un don. Sans le Saint-Esprit qui vient te convaincre (de péché, de justice et de jugement, comme dit Jésus), personne ne cherche Dieu.
  • Le verset 9 ajoute : « afin que personne ne se glorifie ». Imagine la scène au ciel : quelqu'un dit « Jésus m'a sauvé », et un autre : « Oui, mais moi, ce que j'ai fait... ». Il suffirait d'un grand nombre de personnes qui se vantent pour changer le paradis en enfer. Toute la gloire revient forcément à Dieu.
  • Le prédicateur cite un sermon de D.A. Carson entendu il y a des années : si, au ciel, tu disais à un ami non sauvé « la différence entre toi et moi, c'est que j'ai cru », qui serait le plus intelligent ? Non. La différence entre toi et lui, c'est ce que Dieu a fait dans sa générosité inimaginable. À lui la gloire, toujours et pour toute l'éternité.
  • Spirituellement, tu étais mort. Il n'y avait rien d'autre que la bienveillance généreuse de Dieu à ton égard. Si tu as mis en lui la foi qu'il t'a donnée, ce devrait être une source d'émerveillement qui dépasse les temps ordinaires. Et si tu doutes, prie : « Seigneur, viens au secours de mes doutes. » Il est là. Il est fidèle.

3. Créé pour des œuvres bonnes préparées d'avance

  • « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » (verset 10). Jésus ne t'a pas sauvé parce que tu avais accompli quelque chose. Il te sauve pour accomplir ce qu'il a déjà préparé pour toi.
  • Dieu est l'artiste et l'architecte. Comme tel, il te voit un peu différemment que tu ne te vois toi-même. Il voit tes défauts, mieux même que toi, parce qu'il n'exagère pas, il n'est pas cassant, il ne fait pas la comparaison. Il te voit tel que tu es. Et il t'aime tel que tu es, avec la vision de ce qu'il en fera.
  • C'est le savoir-faire d'un artiste. Comme le potier avec l'argile, il te façonne à l'ordre qu'il veut que tu deviennes. En Christ, tu seras plus toi que jamais ailleurs, parce qu'il est d'abord ton créateur, et parce qu'en te changeant, il te fait devenir la personne que tu sais que tu devrais être. Cela crée une certaine paix dans l'âme.
  • Ce monde a beaucoup d'idées sur qui tu es. Tes patrons ont des idées sur qui tu es. Certaines sont vraies, d'autres sont colorées par leurs préjugés, leurs désirs, leurs besoins. Dieu n'est pas ton patron. Il est ton Sauveur, ton Dieu, il te connaît parfaitement, et il sait exactement ce qu'il va faire de toi.
  • « Nous avons été créés en Jésus-Christ. » Paul renvoie à la création elle-même. Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, la Parole était Dieu. Cette Parole a pris chair, a vécu parmi nous, a donné sa vie pour toi. Rachetés, tu vis maintenant grâce à sa vie en toi. Si tout ce qui est physique a été créé par sa Parole, si la Parole est devenue homme, si la Parole est infusée en toi par le Saint-Esprit, tu as besoin de cette Parole au quotidien pour rester souple dans les mains du potier.

4. Jésus, ton exemple : faire ce que le Père a préparé

  • Pour voir ce que veut dire « marcher dans les œuvres préparées d'avance », regarde Jésus. En Jean 5, il guérit un paralytique à la piscine de Béthesda, un jour de sabbat. Tu connais l'histoire : la légende disait qu'un ange descendait agiter l'eau, et la première personne à entrer serait guérie. Cet homme y avait cru, mais paralytique, il n'avait pas d'autre stratégie.
  • Jésus entre, le voit, le vise et lui demande : « Veux-tu être guéri ? » « Oui Seigneur, je suis là pour ça. » Jésus le guérit, par générosité, par bienveillance, et sans doute aussi parce qu'il voyait le regard de ceux qui n'aimaient pas qu'il fasse des œuvres bonnes le jour du sabbat.
  • Ce que Jésus leur répond est décisif : « Mon Père travaille jusqu'à présent, et moi aussi je travaille. » (Jean 5:17). Jésus est tellement en communion avec le Père qu'il voit le Père travailler dans la vie de cet homme, et il est attiré là. Et puis c'est lui qui guérit.
  • Plus loin, verset 30 : « Je ne peux rien faire de moi-même : selon ce que j'entends, je juge, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » Comme le Père travaille, Jésus travaille. Il fait les œuvres que le Père a préparées d'avance pour lui. Il est ton exemple.
  • Le Père a déjà préparé de belles choses pour toi. Tu n'as pas à chercher à prouver qui tu es. Tu n'es pas ici pour laisser ta marque : tu es déjà aimé, déjà adopté. Le Père, qui est un bon père, ne te laissera pas oisif comme un enfant gâté. Il sait exactement ce qu'il te faut, ce qui va te donner du bonheur, même après des années de souffrance ou d'épreuves.
  • C'est pour cela qu'il est si important de vivre en communion avec lui : prendre des moments pour apprécier sa beauté, prier, lire sa Parole, aller à l'église, partager, encourager les autres. Il est comme un bon père qui apprend à son fils à marcher : il te prend par les mains, il te soulève, tu tombes, il te relève, un pas, un autre. Ta part, c'est de lever les mains, de prendre les siennes. Après avoir marché, il t'apprend à courir.
  • C'est cela la vie de grâce : « Dieu, j'ai à préparer pour vous ». Maintenant, marche dedans. Cela commence très banal : lire la Bible, prier, refuser le péché, vendre des chaises sur Le Bon Coin. Un pas mène vers un autre. Qui sait ce que le Seigneur veut accomplir à travers ta vie ? C'est à toi de relever l'aventure.

Points à retenir

  • Le salut par grâce, c'est le don, mais c'est aussi la beauté. Ne rate pas l'émerveillement en te fixant sur ce qui te manque, comme Cardenas devant le Grand Canyon.
  • La foi est un don de Dieu qu'il te faut activer. Elle n'est jamais un mérite qui te permettrait de te glorifier devant lui ou devant un autre.
  • Tu es « son ouvrage » : un artiste te façonne. Dieu t'aime tel que tu es, avec la vision de ce qu'il en fera, il ne te laissera pas tel quel.
  • Les œuvres bonnes sont déjà préparées d'avance. Tu ne les inventes pas, tu marches dedans, à l'exemple de Jésus qui fait ce que le Père fait.
  • La vie de grâce commence par du banal : la Bible, la prière, le refus du péché, un service concret. Un pas mène vers un autre : c'est à toi de lever les mains.

Application personnelle

  1. Où, cette semaine, es-tu devenu comme Cardenas, obsédé par ce qui te manque au point de ne plus voir la beauté de ce que Dieu a fait pour toi ?
  2. Peux-tu formuler ta foi comme la réponse à un don, ou est-ce qu'elle est encore devenue, dans ta tête, une performance qui te distinguerait des autres ?
  3. Quel « patron intérieur » (voix du monde, voix de tes proches, voix de toi-même) parle plus fort en toi que la voix de Dieu ton Sauveur, au sujet de qui tu es vraiment ?
  4. À l'exemple de Jésus en Jean 5, où vois-tu le Père travailler en ce moment autour de toi ? Que veut dire, concrètement, « te joindre à ce qu'il fait » plutôt qu'inventer ta propre marque ?
  5. Nomme une œuvre banale (lire la Bible, prier, refuser un péché précis, un service simple) que tu vas activer cette semaine, sans attendre le grand plan de vie.

Versets cités

  • Éphésiens 2:8-10 · « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi… car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance. »
  • Éphésiens 2:4-5 · « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ. »
  • Jean 5:17 · « Mon Père agit jusqu'à présent ; moi aussi, j'agis. »
  • Jean 5:30 · « Je ne puis rien faire de moi-même… parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. »
  • Jean 1:1-14 · « Au commencement était la Parole… et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. »

Questions fréquentes

Si Dieu attend que je croie, est-ce que ma foi devient un mérite qui me sauve ?

Non. Le verset 8 est explicite : « Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. » La foi elle-même est un don, activé par le Saint-Esprit qui vient te convaincre de péché, de justice et de jugement. Le verset 9 précise le pourquoi : « afin que personne ne se glorifie. » Comme le rappelle le prédicateur en citant D.A. Carson, si au ciel la différence entre toi et un ami non sauvé tenait à ta foi comme performance, ce serait une comparaison qui se retournerait contre toi. La différence, c'est ce que Dieu a fait dans sa générosité inimaginable. Toute la gloire revient à lui.

Comment discerner concrètement les « œuvres bonnes préparées d'avance » ?

Regarde Jésus en Jean 5. Il ne cherche pas d'abord son plan personnel, il regarde le Père travailler et il se joint à ce qu'il fait. Pour toi, c'est le même mouvement : rester en communion avec le Père (prière, Parole, communion fraternelle), pour voir où il agit déjà autour de toi et t'y joindre. Le prédicateur insiste sur le fait que cela commence très banal : lire la Bible, prier, refuser le péché, un service très concret. Un pas mène vers un autre : tu n'as pas à connaître à l'avance le grand plan pour lever les mains aujourd'hui.

Est-ce que la grâce est seulement la faveur imméritée de Dieu ?

C'est 100 % cela, et un peu plus. Le mot avait aussi, avant le Nouveau Testament, un sens de beauté, de charme, de félicité. Le prédicateur rappelle que ce sens ancien devrait rester présent dans ta définition. Être sauvé, c'est beau. Le salut est destiné à devenir la chose la plus belle de ta vie, une source de beauté même quand tu traverses ce qui est laid ou obscur. C'est la mise en garde de l'histoire de Cardenas devant le Grand Canyon : ne rate pas la beauté du don parce que tu es obsédé par ce que tu n'as pas.

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