Rédemption et mystère : pourquoi ta vie n'est pas un hasard

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Introduction

Il t'est peut-être déjà arrivé de faire la queue au supermarché et, pour tuer le temps, d'ouvrir un petit jeu sur ton téléphone. Le prédicateur, lui, joue aux « Connections » du New York Times. Le principe : regrouper des mots en quatre catégories. Sauf que ce jour-là, aucune logique ne colle, chaque catégorie semble tirée par les cheveux, et on finit par se demander qui a bien pu inventer ça.

Cette expérience, il la ramène à quelque chose de beaucoup plus profond. Beaucoup, dans ce monde, ont l'impression de vivre une immense partie de Connections. Les événements semblent aléatoires. On se demande pourquoi on est là, pourquoi les choses arrivent, s'il y a quelqu'un qui dirige quoi que ce soit. C'est pour ça que tant de personnes remettent la foi sur la table, avec beaucoup de questions.

Éphésiens 1:7-10 vient comme un baume pour l'âme dans ces moments-là. Ce passage rappelle qu'il y a un sens, et que tu peux faire confiance à celui qui dirige tout. Le prédicateur y voit la deuxième grande bénédiction de la prière de Paul, celle qui déploie deux mouvements : une transformation bénie qui, ensuite, crée un peuple sage pour participer aux projets de Dieu.

Plan du message

1. Une transformation bénie qui commence par la rédemption (v. 7)

  • Le texte s'ouvre au verset 7 : « En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés selon la richesse de sa grâce. » Le prédicateur avertit tout de suite : « rédemption » est un mot qu'on entend beaucoup dans l'Église, à tel point qu'on ne ressent plus son poids. Or ce mot pèse lourd.
  • Un petit dictionnaire biblique le définit ainsi : « libération d'une condition captive, voire d'esclavage », et aussi « libération, acquittement, délivrance ».
  • Pour rendre l'idée sensible, il prend l'image d'un journaliste. Il y a des journalistes envoyés dans des zones de conflit qui, sans rien faire de plus que leur travail, sont enlevés et retenus dans des conditions déplorables, privés d'eau et de tout le nécessaire. Que font ceux qui les capturent ? Ils demandent à un gouvernement de l'argent ou une manœuvre politique en échange de leur libération. Le pauvre journaliste, lui, est là, il ne peut rien faire. Il attend. Jusqu'au jour où les choses s'arrangent, qu'on lui rende sa liberté : on le remet à des agents de son gouvernement, on le met dans un avion, avec une douche, à manger, et il retrouve sa famille et ses amis. Cela, c'est la rédemption. Être libéré, être racheté.
  • Le langage biblique décrit donc une situation où une rançon doit être payée. « Rédemption par son sang » : il y a un paiement, un prix. Et cela ouvre un contexte précis. Paul se décrit comme « un pharisien parmi les pharisiens », profondément ancré dans le judaïsme. La bénédiction qu'il rédige, « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes », a la couleur d'une bénédiction rabbinique, un peu comme une prière du sabbat : « Béni sois-tu, Seigneur, créateur du ciel et de la terre, pour cette journée de repos. »
  • Alors quand Paul évoque une rançon payée par le sang, il fait écho à quelque chose de très précis dans l'ancienne alliance : ce contrat conclu par Dieu avec Moïse et le peuple d'Israël dans le désert, avec une Loi qui définit les termes de la vie. « Si tu veux vivre, voici ce qu'il faut faire. » Une loi qui montre la différence entre le bien et le mal.

2. Une rançon payée : mais à qui ? (v. 7 suite)

  • Une très bonne question : la rançon, à qui est-elle payée ? Au Moyen Âge (et cette idée circule encore), on disait qu'elle était payée au diable. C'est une explication, et elle a l'air intelligente : le diable serait de l'autre côté, avec une forme de pouvoir sur la mort.
  • Mais Calvin et d'autres réformateurs ont souligné une objection fondamentale : est-ce que le diable a réellement du pouvoir sur Dieu ? Peut-il vraiment dire à Dieu « ceci est à moi, tu ne peux pas y toucher » ? La réponse est non.
  • Alors envers qui la rançon ? Envers la justice de Dieu, exprimée dans sa Loi. Le problème, c'est que l'humanité, dans ce qu'elle a pensé et fait, a manifesté cette nature pécheresse, cette séparation d'avec Dieu. La rançon payée, c'est le sang de Jésus-Christ. Jésus qui devient par son propre corps le sacrifice, comme Jean-Baptiste le désignait en Jean 1:29 : « Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » Cela ne veut pas dire que Jésus ressemblait à un agneau, mais qu'il allait devenir ce qui était nécessaire pour ôter nos péchés.
  • Le prédicateur cite un vieux théologien : « Rachetés ni par la puissance, ni par la vérité, mais par le sang, c'est-à-dire par la mort sacrificielle. » Nous avons donc la rédemption par son sang et le pardon de nos transgressions. Nous avons été rachetés, libérés de cette captivité dans laquelle nous étions asservis.

3. Le pardon selon la richesse de sa grâce (v. 7-8)

  • Ce que tu expérimentes en te tournant vers Christ, c'est le pardon de tes péchés de la part de Dieu. Et le prédicateur insiste : le pardon de Dieu, comparé au pardon des hommes, est immense.
  • Le pardon des hommes, c'est souvent : « Bon, OK, je te pardonne, mais dans mon cœur je garde quelque chose. » Ou : « Je te pardonne, mais je ne sais pas si je t'aime vraiment. » Ou encore : « Je te pardonne et je te garde à l'œil. » Ou bien c'est la naïveté : « Je te pardonne, tout est oublié, on continue comme si de rien n'était. » Dieu ne fait pas ça.
  • Le texte le dit : « Nous avons le pardon des péchés selon la richesse de sa grâce. » Le pardon est basé sur quelque chose de solide. Dans la croix, il y a suffisamment de grâce, suffisamment de richesse, pour absorber la dette.
  • D'ailleurs, dans le Notre Père, « pardonne-nous nos offenses » traduit un mot qui, dans l'original, veut dire « nos dettes ». Or une dette, ça évoque la honte. C'est honteux de porter une dette envers quelqu'un, surtout quand on n'a pas les moyens de la rembourser. On évite d'appeler la personne. On porte ce poids sur soi. Il y a aussi un manque de puissance dans cette faiblesse : ne rien pouvoir faire soi-même face à des dettes qui s'accumulent. En Jésus-Christ, Dieu pardonne les péchés, les dettes. C'est pour cela que, sur la croix, en Jean 19:30, Jésus dit : « Tout est accompli. » Ce qu'il évoque, c'est aussi cette idée : c'est payé.

4. La grâce, ce n'est pas fermer les yeux sur le mal (v. 8 + Tite 2)

  • Il faut redéfinir la grâce. Oui, la grâce, c'est « la faveur imméritée », c'est absolument vrai. Mais parfois on l'entend comme un pass qui donne accès à tout, un « laisser-faire ». On se dit : « De toute façon, Dieu est un Dieu de grâce, il va pardonner », comme si la grâce ne regardait pas le mal.
  • C'est tout le contraire. La grâce voit bien le mal et le change. Sur la croix, Jésus ne ferme pas les yeux sur le mal. Il le voit dans son horreur, dans sa plénitude, il le porte sur lui, et il paie toute la dette.
  • La grâce est si abondante qu'elle nous enseigne aussi le beau et le bien. Le prédicateur ouvre Tite 2:11-12 : « La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d'une manière sensée, juste et pieuse. » La grâce te forme à une vie qui plaise à Dieu.
  • C'est ce que dit aussi Éphésiens 1:8 : Dieu « a répandu abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence » cette grâce. Confession du prédicateur : « Je suis pasteur, désolé, mais parfois je case la grâce dans ma petite catégorie théologique "moyen du salut". Je suis sauvé par grâce, par le moyen de la foi. Point. » En oubliant à quel point elle touche toute la vie, en sagesse et en intelligence.

5. Une nouvelle façon de connaître Dieu : sagesse et intelligence (v. 8 + Éph 4)

  • Avec ce verset 8, tu réalises que la grâce change ta façon de connaître Dieu. Tu le connais maintenant en sagesse et en intelligence.
  • La sagesse biblique n'est pas une accumulation de connaissances. C'est pour cela que le livre des Proverbes est si concret : voici comment vivre, voici quoi faire. La sagesse biblique est quelque chose qui se voit dans la vie de quelqu'un, et cette vie est radicalement changée par la rédemption. Tu vis désormais sagement dans ce monde.
  • Le prédicateur oppose cela à Éphésiens 4:17-18, où Paul écrit : « Voici ce que je dis : ne marchez plus comme les païens qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur cœur. »
  • Ce qui se passe dans la tête, la manière de penser, est très lié à ce que tu fais dans la journée. Par la grâce, tu es enseigné par la Bible, la Parole de Dieu, à une meilleure manière de vivre, à l'inverse de ceux qui ne connaissent pas Dieu, qui n'ont pas accès à cette information spirituelle transformatrice. Ton esprit devient plus clair.
  • Le prédicateur cite G. Campbell Morgan : « Celui qui est animé par la grâce de Dieu a un esprit plus clair pour réfléchir qu'un homme qui réfléchirait sans péché. » Rachetés, pardonnés, remplis de sa grâce, avec sagesse et intelligence pour la vie : comment ne serais-tu pas transformé après ça ?

6. Un peuple sage pour participer au projet de Dieu (v. 9)

  • Cette transformation crée un peuple. Un peuple sage qui participe aux projets de Dieu. Alors quel est le projet de Dieu ? Le prédicateur sourit : « Je suis content que tu poses la question, parce que la réponse est déjà dans le verset 9. »
  • Éphésiens 1:9 : « Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, selon le dessein bienveillant qu'il s'est proposé en lui-même. » Le Père ne t'a pas laissé ignorant dans ce monde. Il est celui qui dirige les cœurs des rois, qui conduit les courants de l'histoire vers le retour de son Fils.
  • Sa manière d'agir, sa sagesse te font comprendre qu'il y a quelqu'un qui dirige. Cela reste mystérieux dans le sens où on ne le voit pas, mais c'est aussi révélé dans l'Écriture. Son royaume est présent, son royaume est à venir. Ce royaume est inconnu dans le monde, et souvent très mal représenté par le monde.
  • Demande à quelqu'un qui ne connaît pas Christ de décrire le royaume de Dieu : on voit parfois des petits anges ou des petits bébés avec des ailes sur des nuages. On voit aussi, tout au long de l'histoire, des gens qui ont essayé de créer le royaume de Dieu sur terre : des empires où beaucoup de sang a été versé pour établir un « bastion de justice ». Regarde tout le mal qui a été fait à cause de ce genre de mouvements, avec des discours parfois très moches et pesants. Non, il y a mieux que ça.
  • Quand les choses vont mal, tu reconnais le dessein bienveillant de Christ. Le prédicateur évoque le verset bien connu : Dieu peut changer le mal en bien. Et ce n'est pas seulement quelque chose que tu connais : est-ce que ça ne te donne pas quelque chose dans cette vie, quand tout va mal ? La main de Christ est invisible, mais puissante dans ce monde, pour changer le mal en bien.

7. Le mystère : pas un secret, un sacrement

  • C'est un mystère caché à ceux qui ne connaissent pas Dieu. Attention au mot « mystère » : dans le sens biblique, ce n'est pas une chasse au trésor réservée à quelques initiés. Ici, il s'agit de ceux qui appartiennent au royaume et qui en connaissent les manières et les mouvements, parce qu'ils connaissent personnellement le Roi.
  • C'est pourquoi les Pères de l'Église, comme Augustin, utilisaient ce mot « mystère » pour ce qu'on appelle aujourd'hui le sacrement. C'était le même mot.
  • Prenons la sainte cène, cette ordonnance donnée par le Seigneur. Qu'est-ce que fait quelqu'un qui ne connaît pas Christ, quand il regarde ? Il voit des gens manger un petit morceau de pain et boire une petite coupe. Si tu ne connais pas l'histoire, c'est effectivement bizarre.
  • Mais qu'est-ce qui se passe réellement ? Nous proclamons la mort du Christ jusqu'à ce qu'il revienne. Ce qu'Augustin voulait faire comprendre par « mystère/sacrement », c'est que nous faisons quelque chose de physique qui renvoie à un mystère dans les lieux célestes. Christ est réellement mort pour nos péchés. Son corps est réellement brisé, une fois pour toutes, Dieu merci. Son sang, sang de l'alliance, a réellement coulé. C'est un mystère, et c'est ce qui est merveilleux : nous expérimentons le mystère, nous le vivons.
  • Parfois, c'est tellement devenu une partie de ta vie que tu ne t'en rends même plus compte. C'est comme une bonne paire de chaussures. Au début, tu les regardes. Au bout d'un moment, tu marches sans les regarder. Et si elles sont vraiment confortables, tu finis par oublier qu'elles sont là. C'est un peu la même chose avec le mystère du royaume : il est là, tu le vis, il est autour de toi, et tu y participes, parce que tu as été racheté, parce que tes péchés ont été pardonnés, parce que sa grâce te remplit.

8. Où tout cela va-t-il ? Vers un chef unique : Christ (v. 10)

  • Tout cela va quelque part. Verset 10 : « Pour l'exécuter quand les temps seraient accomplis : réunir sous un seul chef, le Christ, tout ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. »
  • Voilà ce qui t'aide à comprendre la bienveillance du dessein de Dieu. Attention : cela ne veut pas dire que tu connais l'avenir. Le chrétien n'est pas en train de tirer les tarots. Il n'est pas là pour deviner l'avenir. Quand on lit la Bible à côté du journal, on fait parfois de grosses erreurs en essayant de prédire des événements ou en mal-interprétant les choses. La Bible n'a pas été écrite pour ça.
  • Quel est le sens final ? Christ est le sens final. Un jour, tout sera réuni en lui, à la consommation de toute chose. Qu'est-ce que tu vois ? Le Chef, la tête de l'Église, le Roi ressuscité, le chef de toute humanité qui prend notre humanité sur lui, le Juge parfait. La création autour de nous, même les beaux immeubles, tout cela passe. Tu le sais, parce que quand tout sera réuni en lui, Dieu a déjà réservé des nouveaux cieux et une nouvelle terre. Et la description qu'en donne l'Apocalypse dépasse ce que tu peux imaginer. C'est parfaitement vrai, plus vrai que ce que tu vois ici, parce que c'est éternel. Dieu marchera parmi ses enfants, sans plus rien qui vienne du péché pour nous séparer : tout cela sera fini.
  • C'est cette connaissance qui produit une sagesse de vie. En connaissant ce mystère auquel tu participes : quelle grâce Dieu t'a faite, quelle joie de le connaître.

Points à retenir

  • La rédemption, ce n'est pas un mot religieux poli : c'est être racheté d'une captivité, à un prix. Le prix, c'est le sang de Jésus. La rançon n'a pas été payée au diable, mais à la justice de Dieu.
  • Le pardon de Dieu n'est pas le pardon flou, tiède ou naïf des hommes. Il est selon la richesse de sa grâce : il y a de quoi absorber toute la dette, une fois pour toutes.
  • La grâce n'est pas un laissez-passer qui ferme les yeux sur le mal. Elle voit le mal, elle le porte, et elle te forme à vivre autrement (Tite 2:11-12).
  • Cette grâce est répandue en toi « en toute sagesse et intelligence » : elle change ta manière de penser, donc ta manière de vivre, à l'opposé de l'intelligence obscurcie décrite en Éphésiens 4.
  • Le projet de Dieu est révélé, pas caché à des initiés. Il conduit l'histoire vers un seul point : réunir tout, dans les cieux et sur la terre, sous un seul chef : le Christ.
  • Ta vie n'est pas une partie de Connections. Si tu es en Christ, tu vas quelque part avec lui.

Application personnelle

  1. Est-ce que le mot « rédemption » a encore du poids pour toi, ou est-il devenu un mot d'ambiance chrétienne ? Reprends l'image du journaliste enlevé puis libéré : qu'est-ce qui, dans ta propre vie, correspond à « être libéré, être racheté » ?
  2. Où as-tu, cette semaine, offert à quelqu'un un pardon « à la manière des hommes » (je pardonne mais je garde à l'œil, je pardonne mais je garde une rancune sourde, je fais comme si rien n'était) plutôt qu'un pardon nourri par la grâce que Dieu t'a faite ?
  3. Quel domaine de ta vie es-tu tenté de retirer du champ de la grâce, comme si elle ne servait qu'au salut initial et pas à ta manière quotidienne de penser, de travailler, d'aimer ?
  4. Quand les choses vont mal en ce moment, est-ce que tu regardes ta vie comme une partie de Connections qui n'a pas de sens, ou comme un chemin où Christ est celui qui dirige ? Qu'est-ce qui changerait très concrètement si tu prenais le verset 10 au sérieux ?
  5. La sainte cène est-elle pour toi un rite un peu bizarre, ou un mystère que tu vis vraiment ? Que peux-tu faire, dimanche prochain, pour la recevoir en te souvenant de la mort de Christ pour tes péchés jusqu'à ce qu'il revienne ?

Versets cités

  • Éphésiens 1:7-10 · « En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence… pour la dispensation de la plénitude des temps : réunir toutes choses en Christ. »
  • Jean 1:29 · « Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. »
  • Jean 19:30 · « Tout est accompli. »
  • Tite 2:11-12 · « La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux désirs mondains, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété. »
  • Éphésiens 4:17-18 · « Ne marchez plus comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu. »
  • Romains 8:28 · « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »

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Questions fréquentes

À qui la rançon de la rédemption a-t-elle été payée ?

Le prédicateur reprend une objection de Calvin et d'autres réformateurs. Dire que la rançon a été payée au diable, comme on l'entendait au Moyen Âge, revient à donner au diable un pouvoir sur Dieu qu'il n'a pas. La rançon répond aux exigences de la justice de Dieu, exprimée dans sa Loi. Le sang de Jésus, « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29), paie une dette réelle : la nôtre.

Est-ce que la grâce veut dire que Dieu ferme les yeux sur le mal ?

Non, c'est même l'inverse. Sur la croix, Jésus ne ferme pas les yeux sur le mal : il le voit dans son horreur, il le porte, il paie la dette entière. La grâce voit le mal et le change. Elle t'enseigne, dit Tite 2, à renoncer à l'impiété et à vivre de manière sensée, juste et pieuse dans ce siècle. Une grâce qui ne changerait rien à ta vie ne serait pas la grâce dont parle Paul.

Est-ce que « mystère » veut dire que Dieu cache son plan à la plupart des gens ?

Non. Dans le vocabulaire biblique, « mystère » n'est pas une chasse au trésor réservée à quelques initiés. C'est un plan que Dieu révèle à ceux qui appartiennent à son royaume, parce qu'ils connaissent personnellement le Roi. Les Pères de l'Église, comme Augustin, utilisaient d'ailleurs ce même mot pour parler du sacrement, comme la sainte cène : quelque chose de physique qui renvoie à une réalité céleste bien réelle.

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