Une génération qui se lève : questions-réponses sur le réveil

15 min de lecture

Introduction

Ce podcast a été enregistré en direct pendant une conférence organisée à l'église CVV Paris sur le thème du réveil parmi la jeune génération. Ben, qui conduit l'équipe de CVV Paris, accueille trois invités venus du Royaume-Uni pour un échange à bâtons rompus avec la salle : Phil, pasteur de King's Arms à Bedford et impliqué dans le réseau Catalyst, ainsi que Duncan et un autre membre de leur équipe. Le format est simple : des questions posées par le public sur ce que Dieu fait en ce moment dans les nations, et des réponses partagées à trois ou quatre voix. On y parle du Quiet Revival au Royaume-Uni, de la place des jeunes hommes dans l'Église, de la persécution, de l'évangélisation, de la prière, du jeûne et de ce qu'un leader doit garder dans son cœur quand Dieu se met à bouger. Tu vas retrouver ici les huit échanges les plus marquants de la soirée, traduits en français et remis dans leur contexte.

Plan du podcast

1. Que se passe-t-il actuellement chez les jeunes ?

Ben : « En un mot, comment décririez-vous ce que Dieu est en train de faire dans le monde en ce moment ? »

Phil raconte que le Royaume-Uni vit depuis des décennies une longue érosion : fréquentation d'église en chute, résistance culturelle à l'Évangile, moqueries à l'égard de ceux qui portent une foi. Et puis un rapport publié récemment, le Quiet Revival, a repris les mêmes questions posées six ou sept ans plus tôt. Résultat : une hausse marquée du nombre de jeunes qui s'engagent activement dans la foi.

  • Une ouverture à l'Évangile chez la jeune génération « comme on n'en a pas vu de notre vivant »
  • Le groupe démographiquement le plus sous-représenté dans l'Église, historiquement, ce sont les hommes jeunes. Or aujourd'hui, la catégorie la plus susceptible d'être présente à l'église, ce sont les hommes de moins de 25 ans
  • Phil cite Chase, un jeune footballeur de sa communauté à Bedford, converti et baptisé il y a quelques mois, qui remplit la deuxième rangée du culte avec tous ses copains du même âge : « Personne n'aurait pu fabriquer ça. C'est un mouvement complet de Dieu. »

Duncan complète : il y a chez cette génération « un sérieux à propos de l'Évangile qu'on n'avait pas toujours vu ». Une génération qui poursuit Dieu « coûte que coûte ». Pas un réveil binaire (rien ou tout), mais quelque chose qui traverse les traditions et les courants.

2. Comment discerner ce que Dieu fait au milieu de l'attirance pour l'occulte ?

Ellis, dans le public : « Il y a un vrai éveil spirituel chez les jeunes, mais aussi beaucoup de sorcellerie, de wicca, de tarot. Une amie me racontait qu'elle se sentait loin de Dieu, et deux minutes plus tard qu'elle avait fait tirer les cartes. Comment on parle de ça aux jeunes chrétiens qui découvrent la foi ? »

Phil pointe un magasin de musique près de chez lui, au Royaume-Uni, où un rayon entier est consacré aux jeux et livres sur les sortilèges, le tarot, la ouija, comment contacter les morts. « Même les magasins de musique reconnaissent qu'il se passe un éveil spirituel, et ils veulent vendre autant que possible à des gamins spirituellement affamés. »

La réponse de Phil tient en un mot : famille. « Le système d'exploitation de Dieu, c'est la famille et la communauté. Tu ne peux pas grandir tout seul. » Il donne l'exemple d'Andrew, un cousin de sa femme, converti à la cinquantaine, qui citait encore Gandhi lors d'un barbecue quelques mois après sa nouvelle naissance. Ce qui l'a fait grandir : une famille londonienne l'a invité à sa table tous les mardis soir. Repas, discussions spirituelles, hebdomadaire, sans forcer. « C'est encore le meilleur plan de Dieu : l'Église comme famille avec des frères, des sœurs, des pères, des mères. »

Duncan ajoute qu'il faut aussi retrouver le courage de parler des choses de fond : la doctrine du péché, le fait que Satan a un plan pour ta vie et Dieu aussi, que l'un mène à la mort et l'autre à la vie. Pas d'une manière moralisatrice, mais d'une manière qui reste actuelle et pertinente.

3. Le réveil est-il réservé aux jeunes ?

Ben évoque le mouvement d'Asbury en 2023, aux États-Unis, où des milliers d'étudiants se sont rassemblés pendant des jours dans une université. Ce qu'on a moins raconté, c'est ce mot de Malachie repris là-bas : Dieu tourne le cœur des pères vers les fils et le cœur des fils vers les pères. « Qu'est-ce qu'on peut dire aux plus âgés qui se demandent : c'est juste pour les jeunes, et nous alors ? »

Phil répond : à Asbury, ce sont des étudiants qui ont porté quelque chose, mais « ce dont ils avaient besoin ensuite, c'était de gens d'une autre génération pour gérer, mettre de la sagesse, accompagner ». Le plan de Dieu reste la famille, une communauté multi-générationnelle, multinationale, multiculturelle.

  • Dans sa communauté à Bedford, ceux qui portent la plus grande passion pour le réveil sont souvent les plus de 70 ans, qui ont prié pour ça pendant des décennies
  • Le père de Phil, 77 ans, a passé les deux ans du Covid à relire tous les vieux livres sur les réveils et à en découvrir de nouveaux. Ça a ravivé sa propre prière
  • Le paradoxe des statistiques du Quiet Revival : les tranches d'âge en croissance sont les 18-24 ans, les jeunes trentenaires, et les plus de 65 ans. La seule tranche qui décroche ? Les 55-59 ans

Duncan raconte l'histoire de Peter, un frère de sa communauté qui rend visite dans un hôpital local aux patients en fin de vie sans famille. Il leur passe des vieux cantiques sur son téléphone (« Le Seigneur est mon berger ») et il a vu la présence de Dieu remplir la chambre, des mourants ouvrir les yeux et fredonner les hymnes qu'ils avaient chantés enfant. Plusieurs ont donné leur vie à Christ ces derniers mois. Puis un autre exemple : un ancien ministre du gouvernement Thatcher, aujourd'hui autour de 80 ans, qui, après avoir fait de la prison pour parjure et y avoir été radicalement sauvé, retourne chaque mercredi dans le quartier soin de la même prison pour chanter des cantiques cellule après cellule.

4. Faut-il retrouver la place de la liturgie et de la Parole récitée ?

Ben : « Ces jeunes sont attirés par des Églises plus traditionnelles. En France, les rares signes de réveil sont plutôt dans l'Église catholique, dans le renouveau charismatique catholique. Chez nous, on est une Église qui cherche la présence de Dieu et les choses de l'Esprit, sans trop de structure. Que faire quand les gens cherchent une liturgie ? »

Phil rappelle une leçon des réveils passés : ce sont souvent ceux qui étaient les héritiers du dernier mouvement de Dieu qui résistent le prochain. Les clergés en place ont persécuté Whitfield, Wesley, Jonathan Edwards, parce que ça n'avait pas la même forme. La réponse ? L'humilité. « S'il choisit d'utiliser une liturgie ou de bouger dans une église catholique, apprenons. »

Il partage sa propre découverte : la liturgie offre un terrain plat. Quelqu'un qui connaît la Bible depuis deux secondes et quelqu'un qui la connaît depuis 70 ans peuvent réciter ensemble le Symbole des apôtres et être sur la même page. Dans une génération biblement analphabète, la liturgie devient une langue partagée. Dans son église, ils ont récemment prêché huit ou neuf semaines sur le Symbole des apôtres, et l'assemblée entière le récitait à chaque culte.

Duncan raconte comment le Notre Père a révolutionné sa prière personnelle : il l'a fait encadrer sur son mur, à côté de son lit. Sa routine du matin : réciter le Notre Père, une minute ou deux de silence, une prière écrite de reconnaissance, quelques minutes en langues, un verset médité. « Pourquoi je ne faisais pas ça avant ? »

Attention cependant, prévient l'un d'eux : « Tu peux faire une idole de n'importe quelle méthodologie », y compris dans une église charismatique qui a sa propre liturgie non-dite (deux chants rapides, deux chants lents, les annonces au milieu, le message…). L'important reste que la personne de Jésus soit au centre.

5. Quel est le rôle des leaders dans un temps de réveil ?

Tim, dans le public : « Quelle est la place du leadership dans ce temps de réveil ? »

Phil : « S'accrocher aux basques de Jésus. Le leadership dans le Royaume, c'est servir. C'est le Royaume à l'envers, où le leader lave les pieds, se fait serviteur, pose sa vie pour les brebis. En temps de réveil, le rôle ne change pas. La réussite ne se mesure pas au fruit selon les critères du monde, mais à l'obéissance à Jésus. »

Il ajoute : « Un leader doit sonder son propre cœur en premier. Est-ce que je dis oui à Jésus aujourd'hui ? Est-ce que je suis un réveillé au milieu du réveil ? Le réveil commence par le peuple de Dieu, et les leaders doivent être au premier rang, à dire : Jésus, change-moi. »

Duncan insiste sur la sainteté. Il raconte, presque en s'accusant lui-même, avoir photobombé les vidéos que des jeunes filles filmaient dans un parc, en faisant l'idiot derrière. Puis : « Duncan, fais gaffe. Je ne veux rien faire qui compromette ce que Dieu est en train de faire. » Il parle aussi de sa vie parmi des non-croyants (la majorité de ses amis) : la tentation est de compromettre. Sa réponse : à chaque fois qu'il joue au golf avec un ami qui le trouve « médiéval » d'être chrétien, il raconte ce qui s'est passé à l'église cette semaine.

Puis les disciplines de vie : du lundi au jeudi, il ne prend pas son téléphone dans la chambre. La première chose qu'il veut sur ses lèvres au réveil, c'est le Notre Père. Phil enchaîne sur ces dernières années où des ténors de la scène évangélique se sont écroulés parce que ce qu'il y avait sous la surface n'était pas beau. Il cite le Psaume 30 de David : « Quand j'ai dit : je ne serai jamais ébranlé, tu as caché ta face et j'ai été troublé. » Le réveil s'accompagne d'une sobriété : la crainte de Dieu revient dans l'Église, et elle commence souvent par les bergers.

Duncan complète : « Un moment comme ce podcast devrait me mettre légèrement mal à l'aise. Si je m'y sens trop bien à parler de moi et de mes pensées, je me place au-dessus des autres. Il faut qu'il reste toujours un petit inconfort. C'est différent de la prédication où tu te soumets à ce que la Bible dit. »

6. Entre « le réveil arrive » et « occupons-nous du quotidien », où se situer ?

Ben : « Certains font du réveil leur bannière, d'autres disent : mettons-nous au boulot du quotidien. Comment se positionner ? »

Duncan : « Si tu passes ta vie à parler de quelque chose qui n'arrive jamais, tu perds toute crédibilité. L'espoir déçu rend le cœur malade. Tu ne peux pas être en mode réveil imminent toute ta vie. Sois honnête avec ce que tu vois Dieu faire. Si 1300 personnes prient, ne dis pas 1600 et ne dis pas 200. Reconnais ce qui est là. Et sois content de voir la petite nuée grande comme la main d'un homme, si c'est ce qu'il y a. »

Phil ajoute : « C'est un principe du Royaume : célèbre ce que tu as, pas ce que tu n'as pas encore. On s'obsède souvent sur les milliers qui ne viennent pas encore à Christ. Mais peut-être que tu vois un. Célèbre l'un. C'est ce qu'on appelle l'intendance chrétienne. Sois fidèle avec le peu que tu as. Ne deviens pas cynique quand tu entends de bonnes nouvelles, réjouis-toi. Puis garde le cap : prêche Jésus, aime les autres, prêche l'Évangile en tout temps. La croissance appartient à Dieu de toute façon. »

Et cette phrase qu'il répète : « Mon boulot, c'est de semer. Le sien, c'est de faire pousser. »

7. Faut-il prier chaque jour pour le réveil ? Le jeûne a-t-il sa place ?

Poly, dans le public : « Devrait-on prier tous les jours pour le réveil, et si oui, comment ? »

Duncan : « Prie simplement : Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Fais-le chaque jour. Rends-toi à ça. C'est ce que le Seigneur nous a dit de prier. Si tu pries ça, tu es en sécurité, parce que c'est Jésus qui l'a demandé. »

Phil enchaîne : « Il y a un retour des disciplines et pratiques spirituelles dans l'Église, et l'une d'elles est la prière et le jeûne. On n'aime pas le jeûne, moi le premier. Mais l'Église est en train de redécouvrir la puissance de renoncer à quelque chose pour l'amour de quelque chose que tu veux davantage. Parfois ton corps doit s'engager dans ce que ton esprit désire vraiment. Le jeûne aligne ton corps sur ce que ton cœur languit en Dieu. Mon âme a soif de toi. »

Et cet aveu partagé : « Je déteste l'idée de jeûner. Mais quand j'y suis, j'aime absolument. Pourquoi je ne le fais pas plus souvent ? »

8. Le réveil s'accompagnera-t-il de persécution et de tribulations ?

Joel, dans le public : « Jésus a annoncé des persécutions et des tribulations à la fin des temps. On voit monter dans la société une hostilité anti-chrétienne très dure. Ce réveil viendra-t-il avec ça, et l'Église est-elle prête ? »

Phil : « Jésus nous a prévenus : Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. Ces épreuves prennent des formes variées, l'Écriture le dit. Même nous, cette semaine à Paris, on a tous eu nos épreuves à traverser : maladie, pression, anxiété, familles restées à la maison. Le trouble est là pour rester. »

Il rappelle que l'Iran est aujourd'hui l'Église qui croît le plus vite au monde, alors que c'est aussi l'endroit où tu es le plus susceptible d'être persécuté pour ta foi. Le Nigéria est juste derrière. « Quand tu viens à Christ, tu embarques sur un navire de guerre, pas sur un paquebot de croisière. Quand tu fais avancer le Royaume, tu vas rencontrer une résistance spirituelle. Notre travail, c'est de repousser les forces des ténèbres en aimant Dieu et en aimant notre prochain comme nous-mêmes. »

Il ajoute une urgence pour l'Église d'Occident : se tenir solidaire de nos frères et sœurs persécutés (Iran, Somalie, Soudan, Afghanistan). Puis un diagnostic culturel : « On vit dans une société polarisée à un niveau que je n'ai jamais vu de ma vie. Politique, sociale, culturelle. Il y a un esprit politique qui veut diviser. Notre job : garder les yeux ouverts, aimer Dieu, aimer le prochain, tenir le cap. »

Étonnamment, il finit par dire : « Je ne sais pas si la persécution est plus forte. Je dirais qu'elle est peut-être moins forte pour un chrétien aujourd'hui, parce que les gens sont plus ouverts à parler des choses spirituelles. »

Une dernière question : comment parler de Jésus à des gens fermés à la « religion » ?

Une dernière question monte du public : « J'ai invité une collègue de travail au culte. Elle m'a répondu : Ne me parle pas de ça, je sais que Dieu existe mais je ne fais pas d'Église, je ne fais pas de religion. Je lui ai dit : ce n'est pas une religion, c'est Jésus. Elle a insisté que c'était une religion. Comment on touche des gens fermés à ce point ? »

Duncan : « Notre appel, c'est d'être des témoins. De raconter ce que Jésus a fait dans nos vies. De ne pas avoir honte de l'Évangile. D'aimer Jésus de tout notre cœur. Mais nous ne sommes pas responsables du salut des autres. Nous sommes responsables de les aimer, de prier pour eux, d'oser. Le salut, c'est le travail de Dieu. Il attire les gens à lui-même. Et c'est libérateur, parce que tu peux te dire : je vais juste être qui je suis, ce que Dieu m'a appelé à être. Tu peux dire à ton amie : tu passes à côté de tellement de choses. Mais tu ne peux pas la forcer. »

Ben clôture : « On a parlé du réveil, de ce que Dieu fait dans les nations, et pourtant quand on ramène ça à toi et moi, quelle est ta prochaine étape ? Ce n'est pas cette énorme chose à faire tout d'un coup. C'est continuer ce qu'on voit dans le livre des Actes : aimer Dieu fidèlement, aimer les gens, témoigner, poser un pas devant l'autre, et croire pour que Dieu répande son Esprit en France et au Royaume-Uni. Ça, ça semble tenable. Ça semble faisable. »

Points à retenir

  • Il y a une hausse marquée de jeunes qui reviennent à la foi au Royaume-Uni, particulièrement chez les hommes de moins de 25 ans. En France aussi, on voit des signes discrets.
  • Le « système d'exploitation » de Dieu, c'est la famille et la communauté : on ne grandit pas seul.
  • La liturgie, le Symbole des apôtres, le Notre Père offrent à une génération biblement analphabète un terrain plat pour parler ensemble de Christ.
  • Un leader en temps de réveil se distingue par la sainteté, les disciplines de vie et un cœur qui reste tremblant. La chute des grands noms des dernières années est un avertissement.
  • Sois honnête avec ce que tu vois. Célèbre l'un. Ne gonfle pas. « Mon boulot, c'est de semer, le sien c'est de faire pousser. »
  • Prier « Que ton règne vienne » chaque jour, redécouvrir le jeûne, se tenir solidaire de l'Église persécutée : trois habitudes pour aujourd'hui.
  • Tu n'es pas responsable du salut de ton collègue. Tu es responsable de l'aimer, de prier, d'oser en parler. Le reste appartient à Dieu.

Application personnelle

  1. Où est-ce que tu vois, autour de toi, des « petites nuées grandes comme la main d'un homme » ? Un jeune qui pose des questions, un collègue qui s'interroge, un ami qui revient à l'Église ?
  2. Quelle table pourrais-tu ouvrir cette semaine ? Un repas, un café régulier, une place hebdomadaire pour un chrétien nouveau ou un ami spirituellement en recherche ?
  3. Est-ce que ta prière personnelle a besoin d'un cadre ? Le Notre Père, un Psaume, le Symbole des apôtres pourraient-ils t'aider à commencer ?
  4. Y a-t-il une discipline de vie que tu dois remettre en place cette semaine (téléphone, sommeil, lecture de la Bible, jeûne) ?
  5. Célèbres-tu les « uns » que Dieu te donne, ou t'obsèdes-tu sur les « milliers » qui manquent ? Qu'est-ce que tu peux célébrer aujourd'hui ?

Versets cités

  • Malachie 4.6 – Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères.
  • Matthieu 6.9-13 – Notre Père… que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
  • Psaumes 30.6-8 – Je disais : je ne chancellerai jamais ! Tu cachas ta face, je fus troublé.
  • Jean 16.33 – Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j'ai vaincu le monde.
  • Marc 12.30-31 – Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et tu aimeras ton prochain comme toi-même.
  • Jean 4.36-38 – Celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
  • 1 Rois 18.44 – Il y a un petit nuage qui s'élève de la mer, et qui est de la grosseur de la paume de la main d'un homme.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Quiet Revival dont parle Phil ?

C'est un rapport publié récemment au Royaume-Uni qui a repris les mêmes questions posées six ou sept ans plus tôt sur la pratique religieuse. Résultat : une hausse marquée des jeunes qui s'engagent activement dans la foi, avec un rebond particulièrement fort chez les hommes de moins de 25 ans, historiquement le groupe le plus sous-représenté dans l'Église.

Pourquoi parler d'un « retour de la liturgie » dans des Églises charismatiques ?

Parce que la génération d'aujourd'hui est biblement peu formée, et qu'un texte comme le Symbole des apôtres ou le Notre Père offre un terrain plat où quelqu'un qui vient d'être sauvé et quelqu'un qui connaît la Bible depuis 70 ans peuvent proclamer la même vérité ensemble. Attention cependant, ajoutent les intervenants : « on peut faire une idole de n'importe quelle méthodologie », y compris de l'ordre non-dit d'un culte charismatique. L'essentiel reste que Jésus soit au centre.

Le jeûne est-il vraiment nécessaire pour prier pour le réveil ?

Le jeûne n'est pas présenté comme une condition, mais comme un moyen. Phil l'explique ainsi : renoncer à quelque chose pour l'amour de quelque chose que tu veux davantage, aligner ton corps sur ce que ton cœur languit en Dieu. Il redit que même lui n'aime pas l'idée du jeûne, mais qu'une fois dedans il en aime l'effet, et se demande pourquoi il ne le fait pas plus souvent. À redécouvrir en douceur, à ton rythme.

Ce podcast a été enregistré en direct à l'église CVV Paris lors d'une conférence sur le réveil chez la jeune génération, avec Ben (CVV Paris), Phil (King's Arms Bedford, réseau Catalyst) et Duncan (Royaume-Uni). Article traduit du contenu original en anglais.

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