Créés pour de bonnes œuvres : Dieu répond à ton dilemme

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Introduction

Ce dimanche, Yves TARALLO monte en chaire avec une thématique claire : « Créés pour de bonnes œuvres et pour servir ». Une phrase qui résonne comme un écho d'Éphésiens 2:10 · « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » Mais avant de parler d'œuvres, le prédicateur va nous emmener contempler celui qui, le premier, a dit « oui » à une mission impossible : Joseph, l'époux de Marie.

Le texte de la prédication, c'est Matthieu 1:18-25, le récit de la naissance de Jésus vue depuis les yeux de Joseph. Un homme confronté à un dilemme insoluble : sa fiancée est enceinte, et il ne comprend pas comment. Que faire ? Écouter la loi ? Écouter son cœur ? Et si, au moment où toutes tes options semblent mauvaises, Dieu avait pour toi une réponse totalement inattendue ?

Yves TARALLO propose cette lecture : le dilemme de Joseph reflète le grand dilemme divin, et il annonce la solution que Dieu invente pour nous, Jésus, Emmanuel, « Dieu avec nous ». C'est en apprenant à faire confiance à cette réponse-là que tu peux, à ton tour, être libéré pour vivre les bonnes œuvres pour lesquelles tu as été créé.

Plan du message

1. Devenir comme un petit enfant pour recevoir la Parole

Avant d'ouvrir Matthieu 1, le prédicateur cite Matthieu 18:3 : « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » Pourquoi commencer ainsi ? Parce qu'aucun message biblique ne portera de fruit si nous l'écoutons avec un cœur d'adulte durci, calculateur, blindé.

Yves TARALLO s'arrête sur une photo qu'il projette : un enfant qui vient spontanément soulager la peine de celui qui porte la croix. On ne sait pas si c'est Jésus, on ne sait pas qui, mais ce qui est signifiant, c'est le geste. L'enfant n'analyse pas. Il ne calcule pas. Il voit une souffrance et il agit. C'est cela, un cœur qui accueille la Parole et qui la vit.

Avant même d'entendre le récit de Joseph, il t'invite à te disposer comme un petit enfant devant Dieu : ne pas venir avec des réponses toutes faites, mais avec un cœur qui attend que Dieu parle. C'est de cette posture-là que naissent ensuite les « bonnes œuvres », pas de nos performances, mais de notre disponibilité.

2. Le dilemme de Joseph : quand toutes les options semblent mauvaises

Matthieu ne raconte pas la naissance de Jésus depuis Marie, comme le fait Luc. Il la raconte depuis Joseph. Et le récit s'ouvre sur une catastrophe : Marie, sa fiancée, est enceinte, et lui n'y est pour rien.

Le prédicateur prend le temps d'expliquer le contexte. Les fiançailles juives ne sont pas nos fiançailles modernes. C'est un engagement presque aussi fort que le mariage lui-même. Chacun habite encore chez soi, l'union libre n'est pas socialement acceptable, mais on est déjà lié. Une rupture, à ce stade, s'appelle une répudiation. Et une grossesse en dehors de ce cadre équivaut à un adultère.

Joseph se retrouve donc face à un choix cornélien, comme dans la pièce de Corneille où Rodrigue est amoureux de Chimène mais où le père de celle-ci a humilié le sien. Un dilemme où aucune option n'est réellement satisfaisante. Peut-être toi aussi t'es-tu retrouvé un jour dans un tel étau (dans ta famille, ton église, ton travail, ton école, tes relations), un conflit entre tes émotions et ta raison, entre la loi et la compassion. Que faire ?

Joseph, nous dit le texte, est juste. Il refuse de dénoncer Marie publiquement, ce qui l'aurait exposée à une lapidation possible. Il trouve la moins mauvaise des solutions humaines : la répudier en secret. Appliquer la loi, oui, mais discrètement, pour limiter les dégâts. Une solution qui allie compassion et justice. Intelligente, humainement. Mais Dieu, lui, avait prévu une issue bien plus surprenante.

3. La réponse inattendue de Dieu : l'ange dans le rêve

« Comme il y pensait », dit le texte, un ange du Seigneur lui apparaît en songe. Dieu utilise ce moyen à trois reprises avec Joseph : pour lui demander de prendre Marie chez lui, pour fuir en Égypte quand Hérode veut tuer tous les enfants, et pour revenir en Israël après la mort du roi.

Et ce que l'ange dit est plus surprenant encore que son apparition : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit. » Imagine la stupeur, la joie et le grand soulagement de Joseph. Voilà la solution à son dilemme, une solution que Dieu seul pouvait apporter.

Yves TARALLO enfonce le clou : Dieu agit encore aujourd'hui de cette manière, même si ce n'est pas toujours aussi spectaculaire. Si tu traverses une crise, une phase d'incertitude, une impasse, attends-toi à Dieu, cherche sa volonté. Il peut transformer tes impasses en lieux de révélation, en lieux de manifestation de sa présence.

Notez au passage la sagesse de Marie. Elle n'a rien dit à Joseph. Elle a préféré que Dieu lui-même explique la situation. Parce qu'à sa place, aurait-il vraiment cru une telle histoire venant de la bouche de sa fiancée ? Elle a fait preuve de sagesse en attendant que la réponse vienne d'en haut. Et la réponse est venue.

4. Le grand dilemme divin : comment un Dieu saint peut-il aimer des pécheurs ?

Le dilemme de Joseph, dit le prédicateur, reflète un dilemme bien plus grand : le grand dilemme divin. Dieu est amour. Par conséquent, il veut nous faire du bien, nous combler de bénédictions. Mais il est aussi parfaitement saint et juste. Il ne peut pas simplement passer l'éponge sur nos fautes.

Dieu se trouve donc, dans un certain sens, dans la même situation que Joseph vis-à-vis de Marie, mais vis-à-vis de nous, pécheurs. Une réponse possible aurait été qu'il nous « répudie en secret », qu'il garde une certaine distance. C'est d'ailleurs la réponse de la plupart des religions : on peut avoir une relation avec Dieu, mais comme on n'est pas à la hauteur, on se tient suffisamment à distance pour ne pas risquer d'être foudroyé par sa colère.

Mais Dieu a choisi une autre option, bien plus intéressante pour tous ceux qui ne veulent pas d'une relation à distance avec lui, mais qui aspirent à une communion profonde et intime avec lui. Jésus est la réponse inattendue de Dieu. En prenant sur lui les péchés de son peuple, il ouvre la porte des cieux qui avait été fermée par la désobéissance d'Adam, tout en satisfaisant la justice de Dieu.

Yves TARALLO propose une image : les portes de Notre-Dame de Paris, réouvertes au public après un long et minutieux travail de restauration. De la même manière, les portes du paradis étaient fermées à cause de nos fautes. Quand le Christ est venu mourir pour nos péchés, c'est comme si ces portes s'étaient de nouveau ouvertes, et que Dieu pouvait manifester tout son amour sans qu'aucun obstacle ne subsiste. Joseph a pu prendre Marie chez lui. Le Fils de Dieu peut nous prendre chez lui, nous chérir, nous bénir, nous manifester sa bonté, sa compassion, sa grâce, toutes les richesses de sa bienveillance, et cela malgré notre passé.

5. Emmanuel : le dilemme humain trouve sa réponse dans la confiance

Matthieu interprète la naissance virginale de Jésus comme l'accomplissement d'une prophétie très ancienne, donnée plusieurs siècles auparavant par le prophète Ésaïe, l'un des deux plus grands prophètes de l'Ancien Testament : « La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous » (Ésaïe 7:14).

Le contexte historique de cette prophétie, c'est Achaz, roi de Juda. Un roi qui était censé connaître Dieu, mais qui tremble comme une feuille parce que plusieurs rois se sont ligués contre lui et menacent d'envahir sa capitale. Pour faire face à cette menace, Achaz conclut une alliance avec une puissance montante (l'Assyrie), et compte sur elle pour lui prêter main forte. Le prophète Ésaïe vient lui dire : c'est à Dieu que tu es censé faire confiance dans ce genre de situation, avant de faire confiance à des appuis humains. Tu peux même demander un signe si tu veux la preuve que Dieu est avec toi.

Achaz se trouve alors face à un dilemme : accepter le signe et lâcher son alliance très tangible avec l'Assyrie, ou continuer à mettre sa confiance dans le visible plutôt que dans le Dieu invisible. Il choisit le visible. Et l'histoire montre que le roi d'Assyrie a fini par se retourner contre le roi de Juda et par envahir le pays.

Le dilemme de Joseph reflétait le grand dilemme divin. Le dilemme d'Achaz reflète le grand dilemme humain : en qui choisis-tu de mettre ta confiance pour être délivré de tes craintes ? Dans le Dieu invisible, en mettant ta foi en action ? Ou dans tes fragiles appuis humains, plus tangibles, plus visibles, plus matériels, mais à terme peu dignes de confiance ?

Ésaïe annonce alors au roi incrédule que Dieu lui donnera quand même un signe, non pas immédiat, mais dans un lointain futur : une vierge mettra au monde un fils, qu'on appellera Emmanuel, Dieu avec nous. Ce fils sera le signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple. La présence d'un Dieu saint au milieu d'un peuple pécheur, parce que c'est ce Fils, précisément, qui rendra le peuple juste.

Combien de fois, comme Achaz, choisis-tu de mauvaises options face à un dilemme ? Le Christ, par son sacrifice, efface tes fautes et te transfère dans son royaume. Si tu mets ta confiance en lui (comme Joseph a cru et obéi à la parole de l'ange), le Christ t'unit à lui et te revêt de sa justice parfaite. Alors Dieu peut te prendre avec lui, sans hésitation, comme Joseph a pris Marie chez lui et l'a aimée jusqu'à ce que la mort les sépare. Mais avec le Christ, qui a vaincu la mort, ce n'est pas « jusqu'à ce que la mort nous sépare », c'est jusque dans l'éternité.

6. « Range ta maison » : Dieu s'invite chez toi

Vers la fin du message, Yves TARALLO revient sur une image simple : quand on reçoit un invité prestigieux, qu'est-ce qu'on fait ? On range la maison. On met tout en ordre. Et il cite Apocalypse 3:20 : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. »

Dieu voudrait s'inviter chez toi aujourd'hui. Peut-être qu'il a quelque chose à te dire. Un des chants de la liturgie disait : « Get ready, range ta maison, range ta chambre. » Cette petite phrase qu'on répète aux enfants, Dieu te la murmure à toi aussi. Non pas parce que tu dois être irréprochable avant qu'il entre, mais parce que celui qui s'invite chez toi est trop précieux pour que tu le laisses au seuil. Il veut souper avec toi. Il veut te témoigner toute sa plénitude.

Voilà le lien avec la thématique du jour : tu es créé pour de bonnes œuvres. Mais ces bonnes œuvres ne sont pas d'abord un programme à cocher. Elles jaillissent d'une communion. D'un Dieu qui vient souper chez toi, qui restaure ta confiance, qui te libère de tes dilemmes en te donnant lui-même comme réponse.

Points à retenir

  1. Écoute la Parole comme un petit enfant. Sans cœur d'enfant, le message glisse. Le royaume s'ouvre à ceux qui accueillent sans se blinder.
  2. Ton dilemme n'est pas la fin de l'histoire. Comme pour Joseph, la meilleure solution humaine que tu envisages est peut-être encore loin de celle que Dieu prépare.
  3. Dieu a résolu son propre dilemme en Jésus. Il pouvait te tenir à distance ; il a choisi de venir habiter chez toi. Emmanuel, « Dieu avec nous ».
  4. Face à tes craintes, ne fais pas le choix d'Achaz. Ne mise pas ta vie sur les appuis visibles au détriment du Dieu invisible qui a fait toutes ses preuves.
  5. Les bonnes œuvres naissent d'une communion. Tu es créé pour servir, mais cela commence par ouvrir la porte à celui qui frappe.

Application personnelle

Prends un moment devant Dieu et demande-toi honnêtement :

  1. Quel dilemme est-ce que je porte en ce moment, un choix cornélien où toutes les options me semblent mauvaises ? Est-ce que je l'ai vraiment déposé devant Dieu, ou est-ce que je « comme il y pense » tout seul dans ma tête ?
  2. Ma prière ressemble-t-elle à la sagesse de Marie qui attend que Dieu explique lui-même la situation, ou est-ce que j'essaie de convaincre les autres avant d'écouter Dieu ?
  3. Est-ce que je choisis, comme Achaz, l'appui visible au détriment du Dieu invisible ? Sur quels « rois d'Assyrie » suis-je tenté de m'appuyer aujourd'hui ?
  4. Suis-je en train de me tenir à distance de Dieu, comme si sa sainteté me condamnait, alors que la croix a précisément ouvert la porte de sa maison pour moi ?
  5. Quelle « bonne œuvre préparée d'avance » (Éphésiens 2:10) est-ce que je repousse aujourd'hui ? Y a-t-il un service concret pour lequel Dieu me murmure : « range ta chambre, j'arrive » ?

Versets cités

  • Matthieu 1:18-25 · la naissance de Jésus vue depuis Joseph et le message de l'ange.
  • Matthieu 18:3 · « Si vous ne devenez comme les petits enfants… »
  • Ésaïe 7:10-14 · la prophétie donnée au roi Achaz : « La vierge sera enceinte… on l'appellera Emmanuel. »
  • Éphésiens 2:10 · « Nous sommes son ouvrage, créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres. »
  • Apocalypse 3:20 · « Je me tiens à la porte et je frappe. »
  • Jean 14:2-3 · « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. »

Foire aux questions

En quoi le récit de Joseph concerne-t-il le thème des « bonnes œuvres » ?

Parce que les bonnes œuvres d'Éphésiens 2:10 ne sont pas d'abord des performances religieuses, mais la réponse d'un cœur qui a reçu la grâce. Joseph est le premier à dire « oui » à la mission impossible de Dieu, accueillir Marie, élever Jésus. Il devient le modèle de celui qui, ayant fait confiance à la parole de Dieu dans son dilemme, se laisse ensuite utiliser pour l'œuvre de Dieu. Toute bonne œuvre commence par cette confiance-là.

Comment reconnaître aujourd'hui la « réponse inattendue » de Dieu face à un dilemme ?

Yves TARALLO ne promet pas des visions d'anges. Il invite à trois postures : attendre Dieu dans la prière, chercher sa volonté dans sa Parole, et rester ouvert à des issues que tu n'avais pas envisagées. La solution la plus intelligente humainement (comme la répudiation secrète pour Joseph), n'est pas nécessairement celle que Dieu prépare. Sa réponse arrive souvent quand tu cesses de vouloir la fabriquer toi-même.

Que retenir du contraste entre Joseph et Achaz ?

Deux hommes, deux dilemmes, deux réponses opposées. Joseph écoute la parole de Dieu et prend Marie chez lui : Dieu vient habiter au milieu de son peuple. Achaz refuse le signe de Dieu et mise sur l'Assyrie : la puissance sur laquelle il s'appuyait finit par se retourner contre lui. Le contraste te met devant une question : à quoi ressemble aujourd'hui ta manière de gérer la peur, la foi de Joseph ou le calcul d'Achaz ?

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