Deux hommes montent au temple : lequel Dieu approuve-t-il ?

8 min de lecture

Introduction

Deux hommes montent au temple pour prier. L'un est respecté de tous, l'autre est méprisé de tous. Et Jésus retourne le pronostic : ce n'est pas celui qu'on croit qui rentre chez lui approuvé par Dieu. Dans la parabole du pharisien et du collecteur d'impôts (Luc 18.9-14), Jésus veut créer un choc pour nous poser une question très simple et très dérangeante : sur quoi tu comptes vraiment pour être en règle avec Dieu ? Ce message pastoral t'invite à regarder en face les deux chemins que Jésus met devant toi, et à comprendre pourquoi un seul des deux mène vraiment à la maison.

Plan du message

1. La vraie question de la parabole : qui est approuvé par Dieu ?

  • Jésus s'adresse « à ceux qui étaient convaincus d'être justes et méprisaient les autres ». Le mot juste revient à la fin : le collecteur d'impôts est rentré chez lui « déclaré juste par Dieu ».
  • Ce n'est pas juste au sens « c'est pas équitable » comme disent les enfants dans la cour. C'est un mot juridique : est-ce que Dieu me met le tampon valide ? Est-ce qu'il me déclare en règle avec lui ?
  • Comme un dossier de nationalité qui doit être en règle avec l'administration fiscale : si tu veux appartenir au royaume de Dieu, il faut être en règle avec lui. Toute la parabole tourne autour de ça.

2. Le choc que Jésus veut provoquer

  • Le pharisien, c'est l'élite spirituelle : il connaît la loi par cœur, il enseigne, il prie, il jeûne. Un homme qu'on est fier de recevoir chez soi.
  • Le collecteur d'impôts, c'est un Juif qui collecte l'impôt pour l'occupant romain et se sert au passage. L'équivalent d'un collabo pendant la guerre : un traître, méprisé, mis dans le même sac que les prostituées et les ivrognes.
  • Jésus prend le respecté et le méprisé, et il dit : c'est le méprisé qui est justifié. Pas parce qu'il a mieux fait, mais parce qu'il a compris quelque chose que l'autre n'a pas compris.

3. Deux façons de payer la même dette

  • L'erreur, c'est de penser que le pharisien compte sur ses bonnes œuvres et que le collecteur d'impôts, lui, n'en a pas. Les deux savent qu'il y a une facture à payer devant Dieu. La différence, c'est comment ils la paient.
  • Le mot grec derrière « aie pitié » dans la prière du collecteur d'impôts veut dire « sois apaisé, sois rendu propice, expie ». En clair : « Dieu, je peux pas payer la note, fais ce qui est nécessaire à ma place. »
  • Le pharisien dit : je peux payer avec mes bonnes œuvres. Le collecteur d'impôts dit : je peux pas, aide-moi. C'est la seule différence, et elle décide de tout.

4. Le vrai problème : notre rébellion, pas juste nos erreurs

  • Pour comprendre notre dette envers Dieu, il faut remonter à la Genèse. Le problème d'Adam et Ève, ce n'est pas d'avoir volé ou menti. C'est d'avoir voulu décider eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal, sans dépendre de Dieu.
  • Nos mauvaises actions ne sont que les symptômes du vrai problème : notre rébellion, notre volonté d'indépendance envers Dieu.
  • Et c'est là que ça devient piégeux : une bonne action qui n'est pas soumise à Dieu n'est pas une bonne action pour Dieu. Elle peut même exprimer la rébellion : « Dieu, j'ai pas besoin de toi, je paye moi-même. »

5. Jésus a payé la dette à notre place

  • Jésus raconte cette parabole juste avant sa mort. Il savait que Dieu le Père l'avait envoyé pour payer la dette lui-même, à notre place.
  • Il fallait quelqu'un qui soit vraiment homme et vraiment Dieu, un médiateur parfait qui satisfasse la justice de Dieu et qui offre en même temps sa miséricorde aux hommes.
  • Sa mort à la croix est le paiement parfait que nous ne pouvions pas faire nous-mêmes. Et grâce à lui, nous sommes déclarés justes devant Dieu, en règle avec lui.

6. La grâce nous réconcilie avec les autres

  • Le pharisien méprise le collecteur d'impôts. C'est le fruit logique d'une vie basée sur nos œuvres : soit on se sent supérieur, soit on se sent inférieur, mais on se compare toujours.
  • Éphésiens 2.8-9 le dit clairement : « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est un don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. »
  • Si notre valeur ne vient plus de ce qu'on fait mais de ce que Dieu a fait pour nous, il n'y a plus besoin de juger, plus besoin de jalouser. On peut aider, encourager, faire goûter aux autres la beauté de servir Jésus.

7. Tu as déjà le passeport : maintenant, aime

  • Le pharisien se vante même de choses que Dieu n'a jamais demandées (jeûner deux fois par semaine, donner 10 % de tous ses revenus). Il s'invente des règles pour pouvoir se comparer.
  • Nous faisons parfois pareil entre chrétiens, entre dénominations, entre spiritualités : celui qui prie mieux, celui qui lève les mains, celui qui les baisse. Comme si Dieu nous approuvait plus ou moins selon nos préférences.
  • Dieu a déjà tout fait en Jésus. Tu lis la Bible, tu pries, tu partages ta foi non parce que tu es obligé, mais parce que tu en as besoin et parce que tu l'aimes. La grâce change la relation : d'un business, elle fait un amour.

Points à retenir

  • La vraie question n'est pas « est-ce que je suis quelqu'un de bien ? » mais « est-ce que Dieu me déclare juste devant lui ? ».
  • Les deux hommes de la parabole savent qu'ils ont une dette. Un seul comprend qu'il ne peut pas la payer lui-même.
  • Nos bonnes œuvres, aussi précieuses soient-elles, ne peuvent pas régler la dette du péché. C'est comme rembourser une amende avec des chips et des cacahuètes.
  • Le vrai problème n'est pas nos erreurs mais notre rébellion : le fait de vouloir décider seul, sans Dieu, ce qui est bon pour nous.
  • Jésus est mort à la croix pour payer une dette qu'il ne devait pas, à la place d'hommes qui ne pouvaient pas la payer.
  • La grâce te libère à la fois du besoin de te sentir supérieur et de la peur de te sentir inférieur. Elle te réconcilie avec Dieu et avec les autres.

Application personnelle

  1. Prends un temps de silence cette semaine et demande-toi honnêtement : sur quoi je compte vraiment pour être approuvé par Dieu ? Sur ce que je fais, ou sur ce que Jésus a fait ?
  2. Relis Luc 18.9-14 lentement, et repère dans ta prière habituelle si elle ressemble plus à celle du pharisien (« Dieu, merci de ne pas être comme… ») ou à celle du collecteur d'impôts (« Dieu, sois apaisé envers moi, le pécheur »).
  3. Identifie une comparaison que tu fais souvent : avec un collègue, un frère, une sœur de l'église, un chrétien d'une autre dénomination. Prends la décision devant Dieu de laisser tomber cette comparaison.
  4. Pose-toi la question du pasteur : est-ce que je lis la Bible et je prie parce que je m'y sens obligé, ou parce que je l'aime ? Si c'est par obligation, reviens à la croix avant tout autre effort spirituel.
  5. Cette semaine, au lieu de juger quelqu'un que tu trouves moins engagé que toi, cherche concrètement à lui faire goûter à la beauté de la grâce : un mot, un message, un service rendu, un verset partagé.

Versets cités

À lire aussi

Questions fréquentes

Est-ce que la parabole veut dire que les bonnes œuvres ne servent à rien ?

Non. Jésus ne dit pas que ce que fait le pharisien (jeûner, donner, être honnête, être fidèle à sa femme) est mauvais. Il dit que ces bonnes œuvres ne peuvent pas payer la dette du péché. La grâce ne supprime pas les œuvres, elle change leur place : elles ne servent plus à obtenir l'approbation de Dieu, elles deviennent la réponse d'amour de quelqu'un qui est déjà pleinement approuvé en Jésus. Tu ne pries pas et tu ne sers pas pour mériter, tu pries et tu sers parce que tu es déjà aimé.

Comment savoir si je suis plutôt le pharisien ou le collecteur d'impôts dans ma vie de foi ?

Regarde ta manière de te comparer. Si tu te retrouves souvent à te dire « au moins, moi, je ne fais pas comme lui » ou au contraire « je n'y arriverai jamais autant que lui », c'est un signe que tu comptes encore sur tes œuvres pour te situer devant Dieu. Regarde aussi ta prière : est-elle un compte-rendu de ce que tu as fait pour Dieu, ou une reconnaissance de ce qu'il a fait pour toi ? Le collecteur d'impôts ne se compare à personne. Il regarde Dieu, il regarde sa propre dette, et il demande la grâce. C'est cette posture-là qui rentre à la maison justifiée.

Si Dieu a tout fait en Jésus, pourquoi encore prier, lire la Bible, aller à l'église ?

Parce que tu en as besoin et parce que tu l'aimes. Ce n'est plus une facture à honorer, c'est une relation à vivre. Personne n'aimerait avoir une relation avec quelqu'un qui ne cherche qu'à obtenir quelque chose. Dieu ne veut pas de ce type de relation avec toi. Il t'a donné le passeport du royaume par pure grâce, et maintenant il regarde si tu agis par amour ou par calcul. Prier, lire la Bible, partager ta foi, c'est l'oxygène d'un cœur qui a compris ce qu'il a reçu, pas la monnaie d'échange d'un cœur qui essaie de payer.

Toutes les prédications sur « Vie intérieure »

Ne rate aucune prédication de Église du Tabernacle

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Église du Tabernacle. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Deux hommes montent au temple : lequel Dieu approuve-t-il ? | Efficient Church