
Introduction
Ce message a été prêché par Earl McClellan, pasteur de Shoreline City Church à Dallas, invité à prêcher chez Elevation Church. Le texte de base est 2 Rois 7:3-9 : quatre lépreux, assis à la porte d'une ville assiégée, prennent une décision qui va renverser une situation qu'ils n'ont même pas les moyens de comprendre. Le fil rouge du sermon tient en une phrase : « Je ne peux pas rester ici. » Rester où tu es, refuser le pas que Dieu te demande, c'est déjà mourir un peu. Bouger, même quand ça n'a pas de sens, c'est ouvrir un espace pour un miracle que tu ne verras jamais en restant assis.
Plan du message
1. Intéressant, essentiel, informationnel : ce n'est pas encore suffisant
- Earl commence par une distinction simple : quelque chose peut être intéressant sans être mouvant, essentiel sans être personnel, informationnel sans être transformationnel.
- Il prend l'exemple du soleil (S-U-N) : c'est la plus grande étoile de notre galaxie, notre planète en dépend, mais l'entendre ne change rien à ton dimanche. C'est intéressant, essentiel, informationnel — mais ça ne te bouge pas.
- Aujourd'hui, dit-il, on ne va pas parler du sun mais du Son, le Fils. Colossiens 1 rappelle que le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création, et qu'en lui toutes choses subsistent.
- La prière qui ouvre le message : « Dieu, que je ne reparte pas comme je suis venu. Bouge-moi aujourd'hui. »
2. Nous sommes tous quelque part — et même un bon lieu peut devenir un tombeau
- Tu es quelque part physiquement, mais aussi émotionnellement, financièrement, mentalement, professionnellement, relationnellement. Personne n'échappe à ce « quelque part ».
- Certains sont dans un bon lieu : les finances tiennent, le fonds d'urgence est là, tout clique. Earl avertit : un bon lieu peut devenir un tombeau si tu arrêtes de grandir. Un mariage qu'on préserve sans continuer à l'entretenir s'étiole. Une entreprise en mode « protection » finit par stagner.
- D'autres sont dans un lieu difficile : dettes, fatigue, dépression, tiédeur, drames de famille. Le cri est le même : « Je ne peux pas rester ici. »
- Ce cri n'est pas une plainte, c'est le début d'une décision.
3. La leçon des quatre lépreux : regarde ce que tu peux faire, ce que tu as
- 2 Rois 7:3-4 : quatre lépreux, exclus à la porte de la ville pendant le siège des Syriens, se disent : « Pourquoi restons-nous ici jusqu'à ce que nous mourions ? » Trois options : la ville (famine, on meurt), rester là (on meurt), le camp ennemi (on mourra peut-être, mais peut-être pas).
- Ils choisissent la troisième. Earl aime ces hommes parce qu'ils ne restent pas bloqués sur ce qu'ils n'ont pas et sur ce qu'ils ne peuvent pas faire. Ils se demandent : « Qu'est-ce que j'ai ? Qu'est-ce que je peux faire ? »
- La question qu'il retourne au lecteur : quel groupe de partage est là pour toi, quel pasteur, quel ami, quelle communauté que tu ne vois même plus parce que tu es obsédé par ce qui te manque ?
- Parfois Dieu ne cherche pas à changer ta situation en premier : il veut changer quelque chose en toi avant de te changer de lieu.
4. « Au crépuscule » : tu fais un pas ici, Dieu agit là-bas
- 2 Rois 7:5 : « Au crépuscule, ils se levèrent pour aller au camp des Syriens. » 2 Rois 7:7 : « Au crépuscule, les Syriens s'étaient enfuis. » Le même moment. Ils bougent ici, Dieu fait résonner un bruit d'armée là-bas.
- Earl utilise deux images pour rendre cela concret. La première : l'application Nest. Depuis son téléphone à Elevation, il peut modifier la température de sa maison à Dallas. Il agit ici, la chaleur change là-bas. C'est aussi une image de la prière : une mère à genoux ici, un enfant en soirée là-bas dont l'alcool commence à avoir un goût différent.
- La deuxième : leur adoption. Son épouse et lui remplissent le dossier, arrivés à la case « comment allez-vous payer les 30 000 dollars », il écrit simplement « by faith » (par la foi) et signe. Le lendemain matin, à une réunion d'hommes de son église, un homme s'approche : « Ma femme et moi avons entendu que vous allez adopter. Nous n'avons jamais pu avoir d'enfants, mais nous venons de vendre un terrain et nous voulons faire partie de votre histoire. Voici un chèque de 5 000 dollars. »
- Ils avaient fait un pas ici. Dieu travaillait déjà là-bas.
5. Ce n'est pas juste pour toi : l'effet de ta marche
- 2 Rois 7:8-9 : les lépreux entrent dans le camp abandonné, mangent, boivent, cachent de l'argenterie. Puis l'un d'eux se ravise : « Nous ne faisons pas bien. Ce jour est un jour de bonne nouvelle, et nous la gardons pour nous. »
- Earl y voit une image de l'Évangile. Nous étions comme les lépreux : exclus, malades, sans droit d'entrer. Nous sommes venus à Jésus persuadés que ce serait notre fin, et nous avons trouvé une table dressée, une abondance, un « je peux enfin respirer ». Impossible de garder ça pour soi.
- Ta marche a un effet en cascade : une entreprise, un adolescent, un petit-enfant, une génération peut être de l'autre côté de ton « oui ». Elevation Church, dit-il, est née parce que le pasteur Steven et le pasteur Holly ont accepté un pas. Nous en sommes les héritiers.
6. Ne cherche pas des étapes, entre dans une expérience
- En préparant le message, Earl a demandé au Seigneur des « étapes » pratiques. La réponse qu'il dit avoir reçue : « Ne leur donne pas des étapes. Invite-les dans une expérience. »
- Il cite Ézéchiel 2:2 et Ézéchiel 3:24 : « L'Esprit entra en moi et me fit tenir debout. » Puis Actes 1:8 : « Vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit. » Enfin Actes 2 : le jour de la Pentecôte, un bruit soudain, un vent, des langues de feu, Pierre qui se lève.
- Le mot qui revient : « tout à coup ». La sécheresse cessera tout à coup. La force reviendra tout à coup. Ce que tu attends peut basculer d'un coup — mais il faut que tu sois debout, disponible, sorti du camp de la stagnation.
- Le sermon se termine par une longue prière d'accueil du Saint-Esprit sur chaque personne, chaque campus, chaque âge de vie.
Points à retenir
- Il y a une différence radicale entre être informé par un message et être transformé par la présence de Dieu. La deuxième dépend de ta disposition, pas de la qualité du prédicateur.
- Un bon lieu peut devenir un tombeau. La croissance n'est pas un luxe, c'est ta protection contre l'endormissement.
- Ne reste pas bloqué sur ce que tu n'as pas et sur ce que tu ne peux pas faire. Regarde ce que Dieu a déjà mis dans ta main, aussi petit soit-il, et fais le pas suivant.
- Le miracle ne se voit qu'après le pas, jamais avant. Dieu ne te montre pas la scène pour que tu bouges ; il bouge parce que tu as osé la première marche.
- Ton obéissance n'est pas seulement pour toi. Elle libère un espace où d'autres seront nourris — parfois des gens que tu ne verras jamais.
Application personnelle
- Qu'est-ce que Dieu te demande d'arrêter, aujourd'hui, dans ce qui te maintient « ici » alors qu'il t'appelle plus loin ?
- Y a-t-il un « bon lieu » dans ta vie (mariage, travail, service) que tu es en train de préserver au lieu de continuer à faire grandir ?
- Quel est le pas concret et petit que tu peux poser cette semaine — un appel, un rendez-vous, un don, un pardon demandé — que tu repousses parce que tu attends de « voir » avant d'agir ?
- Sur quoi te focalises-tu : sur ce que tu n'as pas, ou sur ce que Dieu a déjà mis à ta disposition (une communauté, un pasteur, un ami, une capacité) ?
- À qui pourrais-tu partager cette semaine la bonne nouvelle que tu gardes depuis trop longtemps pour toi seul ?
Versets cités
- 2 Rois 7:3-9 — Les quatre lépreux à la porte de Samarie
- Colossiens 1:15-18 — Le Fils, image du Dieu invisible
- Hébreux 4:12 — La Parole vivante et efficace
- Ézéchiel 2:2 — L'Esprit entra en moi et me fit tenir debout
- Actes 1:8 — Vous recevrez une puissance
- Actes 2:1-18 — Le jour de la Pentecôte
Questions fréquentes
Sur quel texte biblique repose ce message d'Earl McClellan ?
Le texte central est 2 Rois 7:3-9, l'épisode des quatre lépreux assis à la porte de Samarie assiégée. Le sermon s'appuie aussi sur Colossiens 1 pour introduire le Fils, et se termine par un passage sur Actes 2 et l'expérience du Saint-Esprit qui met debout. C'est un message qui articule décision humaine et intervention divine autour d'un même moment : « au crépuscule ».
Que veut dire « je ne peux pas rester ici » quand ma situation n'est pas si mauvaise ?
Earl McClellan insiste précisément sur ce point : un bon lieu peut devenir un tombeau si tu cesses de grandir. « Rester ici », ce n'est pas seulement rester dans la souffrance, c'est aussi rester dans un confort qui ne demande plus rien à ta foi. Le pas que Dieu demande n'est pas toujours une sortie de crise ; c'est parfois une sortie de zone tranquille pour continuer à devenir la personne qu'il veut former.
Ce sermon vient d'où et pourquoi est-il traduit en français ?
Ce message est traduit d'un sermon anglophone d'Earl McClellan (pasteur de Shoreline City Church à Dallas), prêché en tant qu'invité à Elevation Church et diffusé sur la chaîne YouTube d'Elevation le 23 juin 2024. La traduction française reste fidèle au fond et au ton pastoral du prédicateur. Les références bibliques sont citées depuis la version Louis Segond (LSG) pour un lecteur francophone.
pour prendre des notes et poser une question.


