Introduction
Nouvelle année, nouvelle série. Pendant trois ou quatre mois, l'Église Comme à la Maison va suivre le livre de Daniel sous un titre qui est aussi une question : Oseras-tu la différence ? On y parlera d'influence, des différentes influences qu'on subit, et d'un homme qui va être confronté au rejet et aux conflits, à plusieurs reprises à contre-courant de ce que pensent les autres, peut-être même de ce qu'il ressent en lui-même.
Derrière la question de l'influence se cache celle du conformisme. Une définition trouvée par le prédicateur : « l'acte d'adapter les attitudes, les croyances et les comportements aux normes du groupe, à la politique, aux opinions similaires ». C'est un sujet qui revient souvent avec les jeunes de l'église. Un sondage récent disait que 74 % des 14-18 ans estiment positif de chercher à se différencier des autres. Mais 63 % d'entre eux jugent qu'il faut rentrer dans le moule pour se faire une place dans la société, et 49 % vont jusqu'à dire qu'il est dangereux d'être différent. Contradictoire, et très humain.
Le prédicateur a partagé un dessin trouvé sur Internet : un troupeau de moutons, l'un dit « je me demande parfois où on va », et l'autre répond « commence pas à faire ton intello ». Est-ce que ce qu'on a toujours fait est une bonne chose ? Est-ce que je suis d'accord d'être à contre-courant des désirs des autres ? De mes propres désirs, parce qu'il y a peut-être en moi des désirs qui ne sont pas bons ? Et même, parfois, à contre-courant de ce que je crois que Dieu veut : je sais ce que Dieu veut, mais suis-je d'accord de vivre différemment ? Daniel va nous donner des clés pour nous débrouiller dans ces grandes questions.
Plan du message
1. Le contexte : un peuple déraciné, une identité qu'on veut effacer
- Vers 600 avant Jésus-Christ. Le peuple d'Israël, celui à qui Dieu a choisi de se révéler par Abraham, Moïse et une lignée de rois, a peu à peu abandonné Dieu, adopté d'autres croyances et délaissé son alliance. Dieu avait prévenu : « revenez à moi », sinon vous serez envahis. Le peuple n'écoute pas les prophètes, et c'est ce qui arrive au début du livre : Jérusalem est assiégée.
- La stratégie de l'assimilation. Babylone ne déporte pas tout le monde. Elle garde le territoire et emmène chez elle les jeunes, les forts, les intelligents, pour leur apprendre sa culture et les déraciner de leurs croyances afin qu'ils deviennent comme elle. C'est ce qui arrive à quatre garçons : Daniel, Hanania, Mischaël et Azaria.
- Trois personnages dans le chapitre 1. Nebucadnetsar, roi de Babylone, celui qui envahit Juda ; Aschpenaz, le chef des eunuques, son sous-chef ; et Daniel. Le prédicateur a lu le chapitre entier avec l'assemblée, ce qui n'arrive pas souvent, pour bien se mettre dans le contexte.
- Trois questions à se poser en lisant Daniel. Qu'est-ce que j'apprends sur moi ? Qu'est-ce que j'apprends sur Dieu ? Qu'est-ce que j'apprends sur la foi, la vraie foi ? À garder sous la main si tu continues de lire le livre cette semaine.
2. On leur change le nom : toi, qui es-tu ?
- Le but n'est pas seulement de les instruire, mais de les faire servir le roi ennemi. « Il voulait les former pendant trois ans, à la suite desquels ils entreraient à son service. » On change leur identité sans leur demander leur avis.
- Le nom, ce n'est pas anodin. C'est ce qui fait notre identité, ce par quoi on nous appelle chaque jour. Daniel signifie « Dieu est mon juge ». On lui donne Beltschatsar, un nom qui invoque une divinité babylonienne, Bel (« que Bel protège sa vie »). La croyance et l'identité sont touchées. Daniel va faire avec ce nouveau nom, mais lui ne va pas oublier qui il est.
- L'ennemi touche d'abord à l'identité. C'est comme si le vrai ennemi commençait par là, pour qu'ensuite on doute de Dieu et qu'on se sente mal. D'où la vraie question posée à l'assemblée : toi, qui es-tu ? Quand il y a plein de forces contraires et d'avis différents, il faut choisir qui on écoute sur qui on est.
- Trois manières de se définir. Par soi-même (son métier, ses attirances, ses ressentis) ; par ce que le monde dit (son origine, son contexte, les modes qu'on suit) ; ou par rapport à son Créateur. La difficulté que relève la Bible avec les deux premières, c'est l'instabilité. Si tu te définis par ce que tu ressens, tu vas changer, parce qu'on n'est pas fiable à 100 %. Si tu adaptes ton identité aux modes du monde, tu devras sans cesse changer, avec une forme de dépendance malsaine. Fonder son identité sur ce que Dieu dit, c'est la poser sur quelque chose de stable : faire confiance à celui qui t'a conçu.
- L'image de l'appareil photo. Quand les premiers appareils sont apparus, tout le monde se demandait comment ça marchait, et il fallait poser la question à celui qui l'avait conçu. L'être humain est bien plus complexe. Et si on posait la question de notre identité à Dieu ? On se sent parfois perdu ; est-ce qu'on prend le temps de lui demander ?
- Daniel a déjà cheminé spirituellement. Le chapitre 1 ne dit pas s'il a douté. Il avait une famille, une maison, toute une vie avant, et tout est détruit. Il aurait pu se demander : est-ce que je fonctionne avec un modèle qui n'est plus à la mode, ou est-ce que je m'adapte ? Mais au chapitre 9, il dira ce qu'il croit de Dieu : « Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui traites avec bonté ceux qui t'aiment », puis : Dieu juste, « rempli de compassion et de pardon », qui a fait sortir son peuple d'Égypte par une main puissante. Daniel a conscience que son identité, c'est Dieu qui l'a définie. C'est pour ça qu'il va résister.
- La citation de John Piper. « Au cœur de ce que signifie être chrétien, il y a recevoir une nouvelle identité en Jésus. Nous ne perdons pas notre vrai moi, mais nous devenons notre vrai moi, seulement en lui. » Quand on se rapproche de Dieu, on redécouvre qui on est vraiment. Dieu ne vient pas juste nous dire quoi faire : il vient transformer notre être, nous redonner notre vrai moi. C'est comme si on avait été brisés et qu'il nous réparait.
- Ce que Jésus propose comme identité. Être choisi et bien-aimé. Être enfant de Dieu. Être la nouvelle création de Dieu. Être le temple de l'Esprit de Dieu, l'endroit où Dieu veut habiter et créer une communion. Être pardonné et déclaré juste, non par nos propres efforts mais parce qu'il a effacé nos fautes. Être citoyen du ciel, avoir une appartenance là où Dieu habite. L'identité, c'est un peu notre moteur : on croit souvent que les problèmes sont extérieurs alors qu'il faudrait revenir à qui nous sommes. Jésus offre cette identité à ses disciples, ceux qui le reconnaissent comme leur maître. Daniel fait exactement ça : il reconnaît Dieu comme son maître et sait qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes.
3. Daniel assume sa foi, et il ne juge pas ses ennemis
- Une ferme décision sur un détail. Daniel prend « la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets ». Israël avait une règle alimentaire : pas de porc, pas de certains insectes ni de certains rapaces, toute une liste qu'on lit dans le Lévitique. Dieu avait dit que c'était impur pour ce peuple-là. Plus tard, Jésus et d'autres diront que ce n'est pas ce qui entre qui rend impur, et cette loi ne s'appliquera plus à l'Église : les chrétiens n'ont pas à s'abstenir de porc. Mais pour Daniel, c'était important, et pour Dieu, c'était important qu'il respecte ce commandement.
- Le courage se joue sur les petites choses. On peut prendre des décisions courageuses sur les grands thèmes, là où c'est évident que c'est mal. Ici, le premier défi de Daniel concerne des animaux. Il voyait bien que ceux qui mangeaient cette viande n'étaient pas foudroyés sur place. C'est un détail, et c'est là qu'il a dû assumer sa foi et prendre ses responsabilités.
- Il négocie avec douceur. En substance : « J'aimerais ne pas blesser mon Dieu, parce que j'aime mon Dieu. Est-ce que tu me permets d'essayer juste un régime de légumes ? » Il propose un essai de dix jours, légumes et eau, et laisse l'intendant juger sur pièces. Le chef est gêné (il risque sa tête si les jeunes ont mauvaise mine), mais il accepte.
- À aucun moment Daniel ne juge ses ennemis. Il veut leur bien. Il ne dit pas aux Babyloniens « c'est vraiment mal ce que vous faites ». Il s'occupe d'abord de ses responsabilités, il assume sa foi, et il se retient de juger ceux qui ne vivent pas comme lui. Plus tard dans le livre, il voudra même sauver et aider ses chefs. Il a été capturé, ce n'est pas son pays ni sa culture, et pourtant il est bienveillant envers ses ennemis.
- Pourquoi ? Parce qu'il reflète le Dieu qui aime ses ennemis. Ce n'est pas parce que Daniel est héroïque, c'est parce qu'il est imprégné du Dieu de la Bible, celui qui aime le pécheur, qui aime celui qui lui crache au visage. C'est ce que Jésus faisait sur la croix : « Père, pardonne-leur. » Il nous le dit à nous aussi quand on pèche : « j'ai envie de te pardonner quand même, même si tu t'en fiches de moi. »
- La question retour. Nous qui sommes croyants, est-ce qu'on se retient de juger ? Est-ce qu'on s'occupe déjà de nos propres affaires ? On est tenté de dire « tu sais, moi je sais que c'est mal ce que tu fais », alors que dans le secret, quand personne ne voit, on n'est pas assez honnête sur ce qu'on fait nous-mêmes. Est-ce que ma vie reflète le Dieu qui aime ses ennemis ? C'est dur.
4. Dieu est bon et fait grâce : il donne la faveur et la compétence
- Une grâce imméritée. La grâce, c'est un cadeau qu'on ne mérite pas. Le texte ne dit pas que Daniel gagne la faveur du chef : « Dieu gagna à Daniel la bienveillance et la compassion » du chef des eunuques. Il y a comme un miracle. Daniel ne savait pas comment la situation allait tourner, mais Dieu reste bon et fait grâce.
- Dieu les rend excellents dans leur travail. « Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la connaissance et de la perspicacité dans tout ce qui concernait la littérature et la sagesse. » Le roi les trouve dix fois supérieurs à tous les magiciens et astrologues du royaume. C'est un encouragement pour ceux qui ont un travail séculier : Dieu veut que nous soyons bons dans notre travail et que nous y reflétions quelque chose de beau.
- Trois vérités sur lesquelles Daniel place sa confiance. Dieu est redoutable : Daniel a une crainte de Dieu. Dieu est bon : ses lois sont bonnes même si elles me gênent. Dieu est puissant : il va pourvoir à mes besoins.
- Le point qui coince aujourd'hui. On vit dans une société de la liberté : on voudrait faire ce qu'on veut, et le fait qu'il y ait des lois, que Dieu soit un maître, ça nous gêne. On aimerait être notre propre maître. Mais si Dieu est bon, alors ses lois sont bonnes. Elles peuvent être désagréables, elles portent du fruit.
- Ça s'applique à tous les domaines. Si tu manques d'argent : est-ce que Dieu est bien celui à qui je veux plaire ? Est-ce que j'ai foi que Dieu est bon, que ses lois sont bonnes, au point de continuer à lui obéir malgré tout ? Est-ce que j'ai conscience qu'il est puissant et qu'il va pourvoir ? Même chose pour élever ses enfants ou former des disciples : c'est ma mission, parfois je me sens impuissant, incapable d'aimer, et je peux remettre ma confiance dans le fait que Dieu est bon et assez puissant pour pourvoir.
5. Une foi active : le risque de l'obéissance
- Daniel a une foi active. Il veut plaire surtout à Dieu, il se met en action, il négocie pour ne pas créer de problème inutile, et il prend des risques.
- Quelle prise de risque Jésus te demande-t-il aujourd'hui pour le suivre ? C'est la question que pose ce texte. Dieu nous appelle à le suivre et à le servir. Y a-t-il des domaines où tu sais que tu dois prendre un risque, où ça te coûte quelque chose ?
- Ce que le texte nous apprend. Malgré la difficulté et le chaos de nos vies, Dieu nous appelle à prendre le risque de l'obéissance, car il est redoutable, bon et puissant. Daniel a risqué quelque chose de fort, et dans la suite du livre les risques vont grandir encore. Il s'accrochera à ces vérités-là.
- Le témoignage du prédicateur. L'église a démarré il y a quatre ans avec des amis, et l'un des premiers défis a été financier. La famille vivait dans un logement social à Saint-Priest qui ne coûtait presque rien, un vrai cadeau. Pour venir à Lyon, d'abord au Vieux Lyon puis à Caluire, le quartier le plus cher, il fallait multiplier le loyer par trois ou quatre. Les mêmes questions se posaient : est-ce que Dieu est vraiment bon ? Est-ce que faire des disciples vaut vraiment ce prix ? Est-ce qu'il est assez puissant pour pourvoir ? Il a pourvu au-delà de ce qu'ils imaginaient, un appartement et des finances qui ont été une vraie bénédiction.
Points à retenir
- Le conformisme touche tout le monde, y compris les jeunes qui disent valoriser la différence. La vraie question n'est pas d'être différent pour être différent, mais de savoir de qui on tient son identité.
- L'ennemi commence souvent par l'identité. Changer le nom de Daniel, c'est essayer de changer qui il est. Daniel fait avec le nom, mais n'oublie pas qui il est.
- Se définir par soi-même ou par le monde est instable. Se définir par son Créateur, c'est se poser sur quelque chose de stable : choisi, enfant de Dieu, nouvelle création, temple de l'Esprit, pardonné, citoyen du ciel.
- Le courage de la foi se joue d'abord sur les détails. Daniel assume sa foi sur une question de nourriture, sans juger ceux qui vivent autrement.
- Daniel reflète le Dieu qui aime ses ennemis. Sa bienveillance envers les Babyloniens n'est pas de l'héroïsme, c'est le reflet du Dieu qui a dit « Père, pardonne-leur ».
- La faveur vient de Dieu, pas de Daniel. « Dieu gagna à Daniel la bienveillance » du chef. Dieu fait grâce et rend ses serviteurs compétents, y compris dans un travail séculier.
- Trois vérités pour oser la différence : Dieu est redoutable, Dieu est bon, Dieu est puissant. C'est sur elles que se prend le risque de l'obéissance.
Application personnelle
- Selon toi, à quel point devons-nous faire ce que notre cœur désire ? La phrase « fais ce que ton cœur désire » est-elle légitime ? Jusqu'où faut-il écouter cette influence-là ?
- Qu'est-ce que ça changerait dans ta semaine si tu étais sûr que Dieu est redoutable, bon et puissant ? Qu'est-ce qui peut te faire douter de ces trois vérités ?
- Si tu es chrétien ou chrétienne, quel genre de risque la mission de former des disciples de Jésus te pousse-t-elle à prendre aujourd'hui ? Nomme un défi concret, à toi, que tu veux mettre en place.
- Toi, qui es-tu ? Sur laquelle des trois sources (toi-même, le monde, ton Créateur) as-tu réellement fondé ton identité ces derniers mois ? Prends un temps cette semaine pour poser la question à Dieu.
- Y a-t-il quelqu'un que tu es tenté de juger parce qu'il ne vit pas comme toi ? Quelle serait la manière « Daniel » de t'occuper d'abord de tes propres responsabilités tout en voulant son bien ?
Versets cités
- Daniel 1 · le chapitre lu en entier : le siège de Jérusalem, la déportation, les nouveaux noms, la ferme décision de Daniel, l'essai de dix jours, la faveur et la sagesse données par Dieu.
- Daniel 9.4 · « Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui traites avec bonté ceux qui t'aiment ».
- Daniel 9.9-15 · Dieu juste, plein de compassion et de pardon, qui a fait sortir son peuple d'Égypte par une main puissante.
- Lévitique 11 · la liste des animaux purs et impurs évoquée par le prédicateur.
- Marc 7.14-19 · Jésus déclare que ce n'est pas ce qui entre dans l'homme qui le rend impur (référence implicite dans le message).
- Luc 23.34 · « Père, pardonne-leur », la prière de Jésus sur la croix.
- Actes 5.29 · obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (allusion).
- Éphésiens 1.4-5, Jean 1.12, 2 Corinthiens 5.17, 1 Corinthiens 6.19, Romains 5.1, Philippiens 3.20 · l'identité que Jésus propose : choisi et bien-aimé, enfant de Dieu, nouvelle création, temple de l'Esprit, déclaré juste, citoyen du ciel (textes sous-jacents, non cités explicitement).
FAQ
Pourquoi Daniel refuse-t-il la nourriture du roi de Babylone ?
Le peuple d'Israël avait reçu de Dieu une règle alimentaire : ne pas manger n'importe quel animal (le porc, certains insectes, certains rapaces, toute une liste qu'on lit dans le Lévitique). Daniel ne veut pas se souiller avec la viande servie à la table du roi parce que Dieu avait déclaré ces aliments impurs. Plus tard, Jésus dira que ce n'est pas ce qui entre dans l'homme qui le rend impur, et cette loi ne s'applique plus à l'Église. Mais pour Daniel, respecter ce commandement était une manière concrète d'assumer sa foi.
Pourquoi les Babyloniens changent-ils le nom de Daniel et de ses amis ?
La stratégie de Babylone était l'assimilation : déporter les jeunes gens forts et intelligents, leur apprendre la culture babylonienne et les déraciner de leurs croyances pour qu'ils deviennent comme eux. Le nom, c'est ce qui fait l'identité. Daniel signifie « Dieu est mon juge » ; on lui donne Beltschatsar, un nom lié à une divinité babylonienne. Changer le nom, c'est toucher à l'identité, souvent pour qu'ensuite on commence à douter de Dieu. Daniel fait avec ce nouveau nom, mais il n'oublie pas qui il est.
Sur quelles vérités Daniel s'appuie-t-il pour oser être différent ?
Trois vérités qu'il confesse lui-même en Daniel 9 : Dieu est redoutable (Daniel a une crainte de Dieu), Dieu est bon (ses lois sont bonnes même quand elles gênent), et Dieu est puissant (il pourvoit à mes besoins). C'est sur ces vérités que Daniel prend le risque de l'obéissance, et c'est à elles qu'il s'accrochera dans les chapitres suivants, quand les risques seront encore plus grands.
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