Préparer le chemin : deviens un waymaker pour toi-même

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Préparer le chemin, avant d'ouvrir la voie

Tu connais peut-être cette sensation étrange qui monte quand la date des vacances approche : tu sens déjà le parfum de la mer, de la détente, du bon repas. Puis vient la partie moins joyeuse, celle qui te stresse à l'avance : préparer la valise. Pas seulement la tienne : celle des enfants, celle du chien, penser à ton conjoint pour éviter le fiasco du voyage sans sous-vêtements, prévoir combien de tenues vont être salies, ce qu'il faut pour la plage, pour les soirées au restaurant.

C'est exactement l'image que la Parole utilise pour décrire ce qu'un chrétien vit avant de devenir un waymaker, celui qui ouvre un chemin. Avant d'aller ouvrir une route à quelqu'un d'autre, il faut d'abord préparer la sienne. On ne devient pas passerelle pour les autres si notre propre valise est vide.

Ce message poursuit la série « Essere un Waymaker ». Les dimanches précédents, tu as vu qu'être un waymaker demande de connaître la Parole de Dieu, de savoir consoler ceux qui t'entourent parce que Dieu t'a lui-même revêtu de sa bonté, et d'avoir le courage de parler de la Parole. Aujourd'hui, un mot te rejoint : prépare.

Le cri d'Ésaïe et de Jean-Baptiste

Le verset qui nous guide se trouve en Ésaïe 40.3 : « La voix de quelqu'un crie : Préparez au désert le chemin de l'Éternel, aplanissez dans la solitude une route pour notre Dieu. » Ésaïe prophétise un cri, mais ce cri ne sortira pas de sa propre bouche : il retentira environ 700 ans plus tard, dans la voix d'un homme au bord du Jourdain, Jean-Baptiste.

Jean n'était pas un homme comme les autres. On l'imagine facilement en ermite, vagabond, un peu étrange, le genre de personne qu'aujourd'hui on éviterait par réflexe. Mais cela ne l'intéressait pas. Il avait un but unique : préparer au désert la voie du Seigneur. Cet appel était sur lui avant même sa naissance : en Luc 1.41, l'enfant a tressailli dans le ventre d'Élisabeth quand Marie a salué sa cousine, parce qu'il savait déjà que le Sauveur venait.

Ce cri, « préparez la voie », te concerne aussi. Remarque bien la formulation : ce n'est pas « préparez-vous », comme un ordre lointain. C'est un travail intérieur, personnel, que tu dois faire avant d'être utile à qui que ce soit d'autre. Prépare ta valise.

Un plan simple pour préparer ta route

  1. Mets la Parole de Dieu dans ta valise, tous les jours. Elle est ton point d'appui, ton contenu principal.
  2. Reçois l'onction du Saint-Esprit. Sans lui, la valise reste inerte ; avec lui, tu es équipé pour ouvrir des voies.
  3. Sois cohérent avec ta destination. Ta vie doit correspondre au chemin que tu prétends emprunter.
  4. Fais la volonté de Dieu, pas la tienne. À l'exemple de Jésus, choisis parfois l'action que tu ne veux pas faire.

1. Remplir la valise de la Parole de Dieu

La Parole de Dieu est décrite en Hébreux 4.12 comme « plus tranchante qu'aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur ». Concrètement ? Quand tu lis la Bible et qu'un verset te touche, ce n'est pas Dieu debout devant toi avec une épée menaçante. C'est Dieu à côté de toi qui te dit : « bravo, tu as compris, c'était pour toi. »

Ensuite, si les mots te manquent pour prier, le Saint-Esprit intercède pour toi « par des soupirs inexprimables » (Romains 8.26). Il rejoint les sentiments les plus profonds de ton cœur, ceux que tu n'arrives même pas à formuler devant Dieu. Ne t'inquiète pas : il est là pour toi.

Alors quelque chose se libère. Tu laisses partir un poids, tu es rempli de l'Esprit, la Parole te fortifie, te soutient, et t'aide à saisir ton identité de fils ou de fille de Dieu. Tu comprends que la Parole est le roc sur lequel tu tiens debout. C'est à partir de là que tu es prêt à sortir et à préparer la voie à quelqu'un d'autre.

Comme les voyageurs à l'aéroport qui traînent partout leur valise à roulettes : prends la Parole avec toi partout. Chaque jour. Médite-la. Elle te rendra fort pour affronter à peu près n'importe quelle situation.

2. Recevoir l'onction du Saint-Esprit

En Ésaïe 61.1, on lit : « L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m'a envoyé pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance. » Jean-Baptiste, lorsqu'il criait « préparez au désert la voie du Seigneur », s'adressait à un peuple juif desséché, aride, éloigné de son Dieu. Il préparait ce peuple à recevoir Jésus.

Aujourd'hui, Dieu prépare aussi son peuple. Là dehors, il y a un désert, avec des montagnes à aplanir et des vallées à combler par la présence de Jésus-Christ. Et toi, qu'as-tu reçu ? Tu as reçu l'onction. Tu as été rempli, revêtu. Tu peux sortir cette onction de ta valise parce que le Saint-Esprit habite en toi. Alors tu es prêt à parler de Jésus et à ouvrir un chemin à quelqu'un d'autre.

Il y a tant de personnes autour de toi qui ne connaissent pas Dieu, qui n'ont même pas idée de son existence. Elles ont besoin que quelqu'un les présente au Père.

3. La cohérence, la signature de ta vie

Quand tu prépares ta valise pour la mer, tu n'y mets pas de chaussures de ski. Quand tu vas en montagne, tu ne prends pas de talons aiguilles ni de cravate. Cela paraît évident. Pourtant, dans la vie chrétienne, la question se pose en permanence : est-ce que ce que je mets dans ma valise correspond à ma destination ?

Si tu as choisi de marcher sur la voie du Seigneur, tu dois porter des vêtements qui témoignent aux autres de ton appartenance. Emanuele Frediani l'a rappelé lors du congrès : notre signature, c'est ce que nous faisons. Les autres ne se souviendront pas d'abord de ce que tu as dit, mais de ce que tu as fait. Nous témoignons du Christ par nos actes, cohérents avec la Parole.

Un autocollant « chrétien » sur ta voiture ne te rendra pas chrétien si, à la première queue de poisson dans la circulation, tu envoies balader la personne. Un exemple tout simple : apprendre à bénir au lieu de maudire. Quand quelqu'un met ta vie ou celle de tes enfants en danger sur la route, le feu monte ; à cet instant tu peux choisir de dire tout haut : « je te bénis au nom de Jésus. » L'autre te regardera dans son rétroviseur en pensant que tu es un peu fou. Mais tu proclames des paroles de vie dans sa vie. Tu ouvres une voie dans son quotidien. Tu ne sais pas ce qui se passera ensuite, mais quelque chose se passera. La Parole le promet : « bénissez, ne maudissez pas. »

4. Faire la volonté de Dieu et non la tienne

Être un waymaker, c'est aussi accomplir des actions qui dépassent notre propre volonté. Des actions dont, honnêtement, nous n'avons aucune envie. Regarde le ministère de Jésus sur la terre : il a fait des choses grandes et merveilleuses, mais il a aussi accompli ce qu'humainement il aurait pu refuser. À Gethsémané, il dira : « non ma volonté, mais la tienne. »

Préparer ta route, c'est accepter que Dieu remplisse ta valise avec des choses que tu n'aurais pas choisies toi-même. Ce sera parfois un pardon à accorder, une main à tendre à quelqu'un qui t'a blessé, une visite à faire, un service à rendre au moment le plus inconfortable. C'est là que tu ouvres réellement un chemin : quand tu te laisses conduire par lui, pas par ton confort.

Points à retenir

  • On ne peut pas ouvrir un chemin aux autres si l'on n'a pas d'abord préparé le sien.
  • La Parole de Dieu est ton bagage principal : emporte-la partout, médite-la chaque jour.
  • Le Saint-Esprit t'a oint ; il intercède pour toi quand les mots manquent.
  • Ta vie doit être cohérente avec ta destination. Ta signature, ce sont tes actes.
  • Bénis, ne maudis pas : chaque parole de vie ouvre une voie dans le désert d'autrui.

Application personnelle

  1. Qu'ai-je réellement mis dans ma « valise » spirituelle cette semaine ? La Parole, ou autre chose ?
  2. Y a-t-il, dans ma vie, une incohérence entre la destination que je vise et les habits que je porte ?
  3. Quelle personne autour de moi attend, sans le savoir, que quelqu'un lui ouvre un chemin vers Jésus ?
  4. Qu'est-ce que Dieu me demande de faire aujourd'hui que je n'ai pas envie de faire ?
  5. Est-ce que je bénis ceux qui me blessent, ou est-ce que je maudis ?

Versets cités

  • Ésaïe 40.3 · « La voix de quelqu'un crie : Préparez au désert le chemin de l'Éternel. »
  • Luc 1.41 · Jean tressaille dans le ventre d'Élisabeth.
  • Hébreux 4.12 · La Parole, plus tranchante qu'une épée à deux tranchants.
  • Romains 8.26 · L'Esprit intercède par des soupirs inexprimables.
  • Ésaïe 61.1 · L'Esprit du Seigneur est sur moi.

FAQ

Que signifie être un « waymaker » ?

Un waymaker, littéralement « celui qui ouvre le chemin », est un chrétien qui, à l'exemple de Jean-Baptiste, prépare la voie du Seigneur dans la vie des autres. Il ne peut le faire qu'après avoir préparé sa propre route par la Parole, l'Esprit, la cohérence et l'obéissance à Dieu.

Par où commencer si je me sens vide spirituellement ?

Commence par ouvrir la Bible chaque jour, même quelques minutes. Demande au Saint-Esprit de te remplir. Laisse-le intercéder pour toi quand tu ne sais pas quoi dire. La valise se remplit progressivement, elle ne se prépare pas en une nuit.

Comment savoir si ma vie est cohérente avec ma foi ?

Regarde tes actes plus que tes mots. Ta destination est-elle visible dans tes choix, tes réactions au volant, ta manière de parler des autres, ta gestion de la colère ? La signature d'un chrétien, ce sont ses actes cohérents avec la Parole de Dieu.

pour prendre des notes et poser une question.

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