Avec Jésus, il n'est jamais trop tard pour revenir

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Introduction

Ce dimanche, l'ancien Jean Michel Musungayi ouvre la Parole sur une conviction simple et libératrice : avec Jésus, il y a toujours un retour. Peu importe ce que tu traverses, la détresse dans laquelle tu es plongé, l'adversité qui te serre à la gorge ou la porte que tu voudrais fuir, rien de ce que tu vis n'est perdu pour Dieu. Ce message te propose un réajustement du regard : ce que tu prends aujourd'hui pour un échec, une confusion ou une honte, Dieu veut s'en servir pour te ramener à lui, pour changer ta louange et pour manifester sa gloire dans ta vie. À partir de Jean 12.32, de l'histoire de Jaïrus (Marc 5), de la révélation donnée à Pierre (Actes 10), de la porte ouverte de Paul à Éphèse (1 Corinthiens 16) et du chant d'Anne (1 Samuel 2), tu vas découvrir que la détresse elle-même peut devenir le chemin de ton retour au Père.

Plan du message

1. Change ton regard sur ce que tu traverses

  • Jésus dit dans Jean 12.32 : « Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. » Le prédicateur rappelle que c'est lorsque Jésus est élevé au-dessus de ta situation, de ta famille, de ta maladie, que ce qui te paraît insurmontable cesse de te paraître insurmontable. Élève d'abord Jésus, et ta situation trouvera sa juste place.
  • Ce matin, ce que tu traverses n'est pas pour ta honte ni pour ta confusion. Comme Jésus l'a dit devant l'aveugle-né dans Jean 9 : « Ce n'est pas qu'il a péché, ni ses parents, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. » Il y a un « afin que » à ce que tu vis. Cette situation est une occasion pour Dieu de se manifester.
  • Devant Marthe et Marie qui pleurent Lazare, Jésus déclare : « Cette maladie n'est point à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11.4). Ton épreuve n'est pas la fin, elle est un chemin par lequel Dieu veut être glorifié.
  • Ton appréciation de la situation détermine toujours ton attitude. C'est pour cela que Dieu veut d'abord changer ton regard. Avant de changer les circonstances, il renouvelle ton intelligence pour que tu voies autrement.

2. Laisse Dieu réajuster ta manière de voir (Actes 10)

  • Dans Actes 10.28, Pierre déclare : « Vous savez qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d'entrer chez lui ; mais Dieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. » Pierre témoigne d'un réajustement intérieur : sa façon de juger, de considérer, de traiter les autres a changé parce que Dieu lui-même l'a instruit.
  • Quand les autres apôtres l'interrogent après sa visite chez Corneille, Pierre ne répond pas par une théorie : « Pour ce qui me concerne, Dieu vient de me faire comprendre. » Le nouveau regard ne vient pas de son intelligence, ni de sa réflexion, mais d'une révélation reçue.
  • Dieu veut faire la même chose avec toi. Il veut changer ta façon de regarder ta situation pour que ta prière change, que ta parole change, que ton attitude change. Le comportement nouveau que Dieu attend n'arrive pas par pression, il arrive par un réajustement intérieur qu'il opère lui-même.
  • Un jour, il y aura autour de toi quelqu'un qui dira : « Je ne comprends pas, quelque chose a changé dans ta façon de voir. » Réponds simplement comme Pierre : « Dieu m'a appris. » Ce sera là un signe que ton retour vers lui a commencé à porter du fruit visible.

3. Reste dans ton Éphèse, ne fuis pas la porte que Dieu a ouverte

  • Paul écrit dans 1 Corinthiens 16.9 : « Je resterai néanmoins à Éphèse jusqu'à la Pentecôte, car une porte grande et d'un accès efficace m'y est ouverte, et les adversaires sont nombreux. » Paul aurait pu partir. Il choisit de rester parce qu'il a compris que la présence d'adversaires est le signe qu'une grande porte est ouverte.
  • Le prédicateur t'invite à ne pas fuir ton Éphèse par peur ou par découragement. Là où l'ennemi s'acharne, c'est souvent parce que Dieu prépare une élévation. Comme Caleb qui, devant les fils d'Anak, disait « Dieu nous les donne en pâture », reste focalisé sur le lait et le miel plutôt que sur les géants.
  • La version Parole Vivante rend le verset autrement : « J'y ai trouvé un vaste champ d'activité avec des perspectives nombreuses de travail prometteur et varié. » C'est ainsi que Dieu décrit ce qui est en train de s'ouvrir devant toi. Tu ne dois pas seulement voir l'adversité, tu dois voir la porte.
  • Une porte ouverte par Dieu avec de l'adversité, c'est étrange mais ce n'est pas nouveau, et ce n'est jamais insurmontable pour lui. Reste serein. Il s'occupe des adversaires ; occupe-toi de la porte.

4. La détresse est le chemin de ton retour à Jésus (Marc 5)

  • Dans Marc 5, Jaïrus, l'un des chefs de la synagogue, se jette aux pieds de Jésus : « Ma fille est mourante ; je t'en supplie, viens et pose les mains sur elle afin qu'elle soit sauvée et qu'elle vive » (Marc 5.23). Par sa fonction, par sa position, par son influence, cet homme n'était pas censé s'approcher de Jésus.
  • Le contexte est éclairant. Jean 12.42 précise : « Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui ; mais, à cause des pharisiens, ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'être exclus de la synagogue. » Jaïrus prend le risque de tout perdre (sa réputation, sa fonction, son cercle), parce que sa détresse est plus forte que sa peur.
  • Sans cette détresse, Jaïrus se serait-il approché de Jésus ? Rien n'est moins sûr. C'est la douleur qui l'a fait courir vers Christ. Le prédicateur en tire une conviction personnelle : la seule option que Dieu ait laissée à certains, c'est la détresse, parce que c'est la seule qui te jetterait à ses pieds.
  • La détresse que tu traverses vient changer tes priorités. Elle est envoyée pour t'attirer à Dieu, augmenter ta foi, te faire expérimenter le salut à tous égards. Si tu ne traversais pas ce que tu traverses aujourd'hui, tu ne serais probablement pas assis dans cette église. Ce que tu prends pour une malédiction est en réalité le chemin de ton retour.
  • Le prédicateur partage l'expérience d'un homme de Dieu qui priait ainsi : « Seigneur, si pour donner le meilleur de moi-même, si pour aller plus loin, si pour voir ta gloire, j'ai besoin de l'adversité, s'il te plaît, suscite-la. » Cette prière ne plaît jamais tout de suite. Mais elle décrit ce que Dieu fait vraiment dans nos vies : il utilise l'adversité comme un tremplin pour l'élévation.

5. Ta louange sort transformée du passage (1 Samuel 2)

  • Anne, l'épouse d'Elkana, était méprisée par Peninna, sa rivale. Elkana lui disait : « Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? » Mais l'amour d'un mari ne remplace pas ce qui manque au cœur d'Anne. Il fallait le mépris de Peninna pour qu'Anne comprenne ce qui lui manquait et qu'elle vienne le déposer aux pieds de l'Éternel.
  • Sans les moqueries de Peninna, il n'y aurait pas eu Samuel. Sans le mépris de Peninna, Anne n'aurait pas eu une nouvelle révélation de Dieu, le Dieu qui parle et qui accomplit, le Dieu qui dit et la chose arrive.
  • Après cette épreuve, l'adoration d'Anne a changé. Elle ne loue plus le Dieu qu'on lui a raconté ; elle loue le Dieu qu'elle a expérimenté. Sa prière dans 1 Samuel 2 devient un chant que l'Église traverse les générations : « Nul n'est saint comme l'Éternel ; il n'y a point d'autre Dieu que toi ; il n'y a point de rocher comme notre Dieu » (1 Samuel 2.2).
  • Elle ajoute au verset 8 : « De la poussière il retire le pauvre, du fumier il relève l'indigent pour les faire asseoir avec les grands. » Dieu confirme cette parole génération après génération dans la vie de ceux qui reviennent à lui. La détresse produit une louange qui a de la substance.

6. Dieu laisse quelques ennemis pour t'apprendre à combattre (Juges 3)

  • Juges 3.1-2 dit : « Voici les nations que l'Éternel laissa pour éprouver par elles Israël, tous ceux qui n'avaient pas connu toutes les guerres de Canaan. » Israël était entré dans la terre promise, mais Dieu a laissé exprès des adversaires pour former la génération suivante.
  • Les guerres de tes parents ne sont pas tes guerres, et le Dieu de tes parents veut être ton Dieu. Il ne suffit pas d'avoir entendu que Dieu est fidèle : il faut le vivre pour pouvoir le prêcher soi-même. C'est pour cela que Dieu laisse dans ta vie certaines batailles qu'il aurait pu enlever, afin que tu apprennes à connaître le Dieu qui délivre.
  • Comme Joseph a pu dire à ses frères dans Genèse 50.20 : « Vous aviez médité de me faire du mal, Dieu l'a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui. » Ce que d'autres ont voulu utiliser contre toi, Dieu s'en sert pour te placer là où il t'a préparé une place.

Points à retenir

  • Avec Jésus, il y a toujours un retour possible. Aucune détresse, aucune adversité, aucune faute n'a le pouvoir de fermer le chemin qui te ramène à lui.
  • Ce que tu traverses n'est pas pour ta honte, mais afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en toi (Jean 9.3, Jean 11.4).
  • Dieu veut d'abord changer ton regard. Comme pour Pierre, il t'apprend à voir autrement, et c'est ce nouveau regard qui produira un nouveau comportement.
  • Là où il y a une porte grande et efficace, il y a souvent aussi des adversaires. Ne fuis pas ton Éphèse : Dieu s'occupe des géants pendant que tu te concentres sur la porte.
  • La détresse a été le chemin par lequel Jaïrus s'est jeté aux pieds de Jésus. Elle est parfois le seul chemin qui te ramène au Père.
  • Le passage par l'épreuve change ta louange. Comme Anne, tu sors avec un chant qui a de la substance, parce que tu chantes désormais le Dieu que tu as expérimenté.

Application personnelle

  1. Quelle est aujourd'hui la « situation » que tu regardes uniquement comme une honte ou une confusion ? Peux-tu la relire avec l'affirmation de Jésus : « afin que les œuvres de Dieu soient manifestées » ?
  2. Où as-tu besoin que Dieu réajuste ta manière de voir, un proche, une communauté, un contexte de travail que tu juges depuis trop longtemps de la même façon ?
  3. Y a-t-il un « Éphèse » que tu es sur le point de fuir à cause des adversaires ? Que dit-il de la porte que Dieu est peut-être en train d'ouvrir devant toi ?
  4. Comme Jaïrus, quelle réputation ou quelle position es-tu prêt à risquer aujourd'hui pour te jeter aux pieds de Jésus dans ta détresse ?
  5. Peux-tu nommer une épreuve dont ta louange est sortie transformée ? Rends-en grâce à Dieu et raconte-le à quelqu'un cette semaine.

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire « avec Jésus il y a toujours un retour » ?

Cela veut dire qu'aucune situation, aucune détresse et aucune faute n'a le pouvoir de te couper définitivement du chemin qui ramène à Dieu. Christ a été élevé pour attirer tous les hommes à lui (Jean 12.32) ; tant que tu respires, une porte de retour reste ouverte. Le message va même plus loin : l'épreuve que tu traverses est souvent l'instrument que Dieu utilise pour réveiller ta faim de lui, réajuster ton regard et te faire courir vers Jésus, exactement comme Jaïrus dans Marc 5.

Faut-il vraiment demander à Dieu de « susciter l'adversité » ?

Le prédicateur raconte avoir entendu un homme de Dieu prier ainsi : « Si pour aller plus loin, pour donner le meilleur de moi-même, pour voir ta gloire, j'ai besoin de l'adversité, suscite-la. » Cette prière n'invite pas la souffrance pour elle-même ; elle abandonne à Dieu le droit de choisir les moyens qu'il utilisera pour te former. La Bible n'idéalise pas la douleur, mais elle affirme que « la bénédiction de l'Éternel enrichit » (Proverbes 10.22) et que Dieu se sert de ce que nous n'aurions pas choisi pour manifester sa gloire dans nos vies.

Si Dieu peut tout, pourquoi laisse-t-il autant d'adversaires sur mon chemin ?

Juges 3.1-2 donne une réponse directe : Dieu a laissé certaines nations pour former la génération d'Israël qui n'avait pas connu les guerres de Canaan. Il en va de même dans ta vie. Les guerres de tes parents ne sont pas tes guerres, et le Dieu de tes parents veut devenir ton Dieu à toi personnellement. Certaines batailles ne sont pas des punitions : elles sont un espace où tu apprends à connaître Dieu comme celui qui délivre, à te muscler spirituellement et à recevoir une louange qui a de la substance, comme celle d'Anne dans 1 Samuel 2.

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