Que veux-tu que Jésus fasse pour toi ?

6 min de lecture

Introduction

Il y a des jours où l'on n'a plus les mots. Un être aimé s'en va, une épreuve s'installe, une prière semble sans réponse, et l'on se retrouve, comme un enfant, à ne plus savoir que faire de son cri. La Bible ne nous demande pas de faire taire ce cri. Elle nous montre au contraire un homme qui l'a lancé de toutes ses forces sur le bord d'une route, et un Jésus qui s'est arrêté pour lui.

Cet homme, c'est le mendiant aveugle de Jéricho (Luc 18.35-43 ; parallèle en Marc 10.46-52 où il est nommé Bartimée). Sa scène courte, presque banale au milieu de la foule, contient une question que Jésus adresse encore à chacun de nous : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

Ce dimanche, dans notre église, nous avons confié au Seigneur un frère bien-aimé, Mamoru Komatsubara, rappelé au Père après plusieurs années de combat contre la maladie. Sa maman, elle-même en deuil de son mari quelques mois plus tôt, a redit devant nous sa foi : « Un jour, moi aussi je te rejoindrai. Mais tant que Jésus me laisse ici, je continue avec lui. » C'est dans ce climat que la question de Jésus prend toute sa gravité.

Plan

1. Un cri qui ne se laisse pas faire taire

« Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » (Luc 18.38). Assis sur le bord du chemin, l'aveugle entend que Jésus passe. Il ne comprend pas tout, mais il sait une chose : c'est maintenant ou jamais. Autour de lui, la foule le reprend, lui dit de se taire. Il crie plus fort. Il refuse que sa souffrance devienne un décor invisible que tout le monde contourne.

Devant Dieu, tu n'as pas à faire semblant. Si tu es en colère, dis-lui ta colère. Si tu es blessé, dis-lui ta blessure. Si tu ne comprends pas, dis-lui que tu ne comprends pas. Le Seigneur ne s'offense pas d'un cri honnête, il s'arrête pour l'entendre.

2. Une question qui te remet debout

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Luc 18.41). Cette question surprend. Jésus voit bien que l'homme est aveugle. Pourtant il l'invite à formuler lui-même sa demande. Pourquoi ? Parce que l'homme n'est pas un dossier à traiter, mais une personne à écouter. Jésus prend le temps de le regarder comme quelqu'un qui a une voix, un désir, une histoire.

À nous aussi, il pose la question. Non pas parce qu'il ignorerait ce que nous vivons, mais parce qu'il veut que nous osions dire. Que veux-tu, aujourd'hui ? Que la douleur cesse ? Que quelqu'un tienne le coup ? Que ta foi ne s'éteigne pas ? Dis-le. Nomme-le. Il t'écoute.

3. Un ami plus proche qu'un serviteur

Dans le dernier repas, Jésus dit à ses disciples : « Je ne vous appelle plus serviteurs … je vous ai appelés amis » (Jean 15.15). Il ajoute : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis » (Jean 15.16). Autrement dit, quand tu cries vers lui, tu ne parles pas à un patron lointain qui te tolère. Tu parles à un ami qui t'a choisi le premier.

Aux chapitres 14 à 16 de Jean, Jésus revient à trois reprises sur la prière qui, en son nom, est entendue par le Père. Ce n'est pas une formule magique. C'est la promesse d'un ami qui prend au sérieux ce que tu portes.

4. L'Esprit qui prie quand tu n'as plus les mots

Il y a des matins où même prier semble hors de portée. Paul l'a vécu et il l'écrit : « De même aussi l'Esprit vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables » (Romains 8.26). Et Christ, à la droite du Père, « intercède aussi pour nous » (Romains 8.34).

Quand tu n'as plus de mots, un Autre parle pour toi. Ton silence n'est pas une absence de prière ; il est parfois la prière la plus vraie, tenue en secours par l'Esprit et par le Fils.

5. Rien ne peut te séparer de son amour

Le même chapitre de Romains se termine par cette certitude : « Ni la mort, ni la vie, ni les anges … rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8.38-39). Le deuil, la maladie, la peur, la nuit d'un cœur en colère, rien de tout cela n'ouvre une brèche entre toi et Christ. Il te tient. Même quand tu ne le sens pas.

6. Le miracle, et le chemin après le miracle

À l'aveugle, Jésus dit : « Recouvre la vue ! Ta foi t'a sauvé » (Luc 18.42). Et le texte précise : « À l'instant il recouvra la vue, et se mit à suivre Jésus, en glorifiant Dieu » (Luc 18.43). Il ne repart pas chez lui compter ses gains : il se met en route derrière celui qui l'a écouté. Toute réponse de Dieu ouvre un chemin. La grâce reçue devient une vie donnée.

Points à retenir

  • Ton cri le plus brut a sa place devant Jésus. Il ne te fait pas taire, il s'arrête.
  • Il te demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? », ose répondre.
  • Tu n'es pas un serviteur qu'il tolère, tu es un ami qu'il a choisi.
  • Quand tes mots manquent, l'Esprit intercède pour toi par des soupirs inexprimables.
  • Rien, absolument rien, ne peut te séparer de son amour en Christ.

Application personnelle

  1. Quelle est, aujourd'hui, la demande que tu n'oses pas encore formuler devant Jésus ?
  2. Y a-t-il un cri (colère, deuil, incompréhension) que tu retiens par peur d'être « mal reçu » par Dieu ?
  3. Qui, autour de toi, est comme cet aveugle sur le bord du chemin, une personne que la foule contourne et que tu peux écouter cette semaine ?
  4. Comment veux-tu répondre à Jésus une fois qu'il t'aura entendu ? Que devient ta vie après le miracle ?
  5. Prends un moment de silence. Laisse l'Esprit intercéder pour toi, même sans mots.

Versets cités

FAQ

Peut-on en vouloir à Dieu et rester chrétien ?

Oui. La Bible est pleine de cris adressés à Dieu (les psaumes, Job, Jérémie). Ce qui blesse la foi, ce n'est pas la protestation honnête ; c'est de fermer la porte et d'arrêter de parler. Tant que tu cries vers lui, tu es encore en relation.

Comment prier quand on n'a plus les mots ?

Romains 8.26 nous rassure : « l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. » Un soupir, un silence, une main tendue vers Dieu, c'est déjà une prière. Tu peux aussi t'appuyer sur une prière écrite (un psaume, le Notre Père) jusqu'à ce que la parole revienne.

Faut-il un miracle pour croire que Jésus m'a entendu ?

Non. L'aveugle est guéri ; d'autres ne le sont pas dans cette vie. Mais la promesse de Romains 8 tient pour tous : rien ne te sépare de son amour. Sa réponse peut être une guérison, une paix, une force pour tenir, ou l'assurance qu'un jour « il essuiera toute larme ». Aucun cri sincère n'est perdu.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de 沼津シオン・キリスト教会

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par 沼津シオン・キリスト教会. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Que veux-tu que Jésus fasse pour toi ? | Efficient Church