Introduction
« Comment puis-je entendre plus clairement la voix de Dieu ? » Tania Harris, venue de Sydney, en Australie, raconte qu'elle a visité beaucoup d'Églises, de traditions et de pays, et que partout on lui pose la même question. Pour elle, ce n'est pas étonnant : nous sommes nés pour vivre une relation avec Dieu, et Dieu est un Dieu qui parle.
Ce message a été donné au CEP Lugano, dans le cadre d'une série d'un mois intitulée « Écouter Dieu ». Tania vient pour la première fois au Tessin. Son ministère, basé à Sydney, consiste à enseigner aux gens à écouter la voix de Dieu, et son livre porte le même titre que le thème du mois : écouter les conversations de Dieu.
Elle ne donne pas une recette en trois étapes. Elle propose trois principes, les mêmes que ceux qui font grandir une relation humaine, illustrés par des pages de sa propre histoire.
Plan du message
1. Dieu n'est pas un distributeur automatique
- « Tu n'aimerais pas que je te donne une formule précise ? » Prends dix minutes de prière, lis trois chapitres de la Bible, va à l'église cinq fois par semaine, et Dieu te parlera.
- « Ça ne marche pas comme ça. » La raison : « Dieu n'est pas une machine. On ne glisse pas des pièces dedans pour que la réponse sorte. Dieu est personnel. »
- Les principes qui fonctionnent dans la communication humaine fonctionnent aussi dans la communication avec Dieu. D'où trois principes, et non trois étapes.
2. Premier principe : t'engager à mieux communiquer
- Apprendre à écouter et à comprendre la voix de Dieu se développe avec le temps. Nous comprenons mieux comment Dieu parle en écoutant et en mettant en pratique.
- Il en va de même dans le mariage. Au début, quand un mari demande « Comment vas-tu ? » et que sa femme répond « Je vais bien, merci », il s'arrête aux mots. Avec les années, il apprend à reconnaître sa voix et à comprendre au-delà des paroles prononcées.
- Samuel n'a pas reconnu la voix de Dieu la première fois qu'il l'a entendue (1 Samuel 3). Mais il a appris.
- À la Pentecôte, l'Esprit a été répandu sur tous : fils et filles, jeunes et vieillards (Actes 2:17-18). Tous peuvent entendre la voix de Dieu. On peut donc prier : « Dieu, je sais que tu parles et que tu peux me parler aussi, mais je ne reconnais pas bien ta voix. Peux-tu m'apprendre ? »
- Tania a fait cette prière à 21 ans. Dans l'Église où elle a grandi, on ne pensait pas que Dieu pouvait parler. Elle a demandé : « Apprends-moi quel son a ta voix. » Et le Saint-Esprit a commencé à le lui montrer.
- Une nuit, alors qu'elle s'impatientait avec Dieu (« Tu es si lent ! »), elle rêve de réveils déréglés dont les aiguilles tournent à toute vitesse, puis d'un voleur entré chez elle pendant qu'elle dormait. Au réveil, elle pense d'abord à une digestion difficile après une pizza australienne.
- Le matin, en ouvrant son livret de méditation, elle tombe sur la lecture du jour : si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait ; tiens-toi prêt, car tu ne sais pas quand le Seigneur reviendra (Matthieu 24:43-44). « C'était exactement mon rêve. » Elle découvre que Dieu peut aussi parler ainsi.
- Face au doute, on peut faire comme Samuel auprès d'Éli : aller voir des amis de l'Église ou ses responsables et demander « Est-ce que cela te semble être la voix de Dieu ? »
- « La raison pour laquelle Dieu parle, c'est pour nous aider à suivre Jésus. Il ne nous rendra pas la chose difficile. »
3. Deuxième principe : apprendre à faire confiance à ce que Dieu dit
- Dans toute relation, la confiance compte : est-ce que je peux me fier à ce que tu me dis ? Avec Dieu, la question va dans les deux sens : puis-je me fier à ce que Dieu dit, et Dieu peut-il se fier à ce que je lui dis ?
- Jeune femme, Tania part un après-midi faire une marche de prière dans un parc désert. Elle chante à pleine voix un chant appris à l'église : « Je suis à toi, Seigneur, tout ce que je suis, tout ce que j'ai. »
- Elle avait mis de l'argent de côté pour un beau voyage à l'étranger, une mission. Dieu lui demande de donner ses économies. Pourquoi lui demander cela, et comment partirait-elle ensuite ? Mais elle savait qu'il y avait quelque chose dans son cœur : elle aimait trop l'argent, elle s'y fiait, et elle a reconnu la voix de Dieu.
- Cette semaine-là, elle va à la banque et fait un chèque de la totalité de ses économies. Le dimanche, le pasteur parle de la joie de Dieu devant celui qui donne avec joie (2 Corinthiens 9:7). La corbeille approche, elle regarde une dernière fois le chèque et le laisse tomber. « C'est facile de chanter ces paroles. »
- Dieu lui dit : « Tania, je veux que tu me fasses confiance. Je prendrai soin de toi. Je veux que tu me fasses confiance plus qu'à l'argent. »
- Elle va dire à l'organisation missionnaire qu'elle n'a plus d'argent. Peu après, quelqu'un l'appelle pour organiser une collecte. À la réunion, des personnes qu'elle ne connaît pas lui donnent de quoi partir. Elle reste près de deux ans en mission et ne manque de rien. « Je savais que Dieu était digne de confiance. »
- L'autre face de la médaille : quand tu chantes « je suis à toi, Seigneur », est-ce vrai ? Es-tu prêt à donner ton orgueil, ton envie d'avoir toujours plus, ta difficulté à pardonner ? Es-tu prêt à le suivre ?
4. Ce que Dieu dit est pour ton bien
- Tout ce que Dieu dit est pour notre bien. Jésus a dit qu'il est venu pour que nous ayons la vie (Jean 10:10).
- Quand le Saint-Esprit parle, c'est pour nous libérer, afin que nous puissions aimer Dieu et aimer les autres.
- Quand nous disons non à Dieu, la chose nous garde esclaves de notre péché. Et le péché nous détruit, il nous empêche d'être les personnes que nous sommes.
- Alors l'Esprit revient et nous demande : « Es-tu prêt à me faire confiance ? »
5. Troisième principe : être plus ouvert avec Dieu
- Le dernier principe : apprendre à être plus ouvert dans ta communication, comme tu permets à Dieu d'être plus ouvert dans la sienne.
- Tania raconte une colocation avec une amie. Quand elles décident de revivre ensemble, elles se promettent d'être de meilleures amies et d'être ouvertes. Mais les tensions augmentent. En se parlant, l'amie explique qu'elle se croyait justement plus ouverte : elle n'aime pas la façon dont Tania range le lave-vaisselle, ni la poubelle qui déborde, et trouve que Tania a gain de cause plus souvent qu'elle.
- « Si nous voulons nous rapprocher de quelqu'un, nous devons être ouverts. » Cela veut dire partager les choses belles et aussi les difficiles, et laisser l'autre voir ce qui se passe à l'intérieur.
- Avec Dieu, c'est pareil. Quand tout va bien, nous venons à l'église et nous louons le Seigneur. Quand les choses vont mal, nous nous éloignons, nous nous retenons et nous fermons notre cœur.
- Dieu a encore beaucoup à nous dire. Il veut nous montrer des choses de notre vie et de notre avenir, il veut nous donner de la révélation. Le Saint-Esprit parle continuellement, mais c'est à nous d'ouvrir notre cœur.
- Cela peut prendre la forme d'une faim et d'une curiosité : « Seigneur, au réveil, qu'est-ce que tu veux me dire aujourd'hui ? Quand je vais au travail, parle-moi. Quand je viens à l'église, je t'écoute. »
6. Un cœur qui s'ouvre et que l'Esprit adoucit
- Tania résume : t'engager à écouter, faire confiance à Dieu qui est fidèle et tient ses promesses, être ouvert et honnête.
- Pouvoir se présenter devant Dieu et dire « Seigneur, je me sens abattu, je me sens à sec, je me sens confus » : « c'est un signe d'intimité ». Quand nous ouvrons notre cœur, nous entendons plus clairement sa voix.
- Pendant la prière, elle reçoit une image tirée du Magicien d'Oz , autour d'un personnage de l'histoire ; plus loin, elle évoque l'homme de fer-blanc et une certaine résistance.
- Jésus a dit : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jean 6:63). Quand Dieu parle, il nous remplit d'espérance et de joie. Sa parole est comme une huile qui pénètre le cœur, l'adoucit et le rend capable de recevoir de Dieu.
- Elle invite ceux qui veulent entendre plus clairement la voix de Dieu, mais qui sentent une résistance ou portent un masque, à venir recevoir la prière, pour que le Saint-Esprit les traverse et les remplisse de joie.
Points à retenir
- Il n'existe pas de formule pour entendre Dieu, parce que Dieu est personnel. Ce sont les principes d'une relation qui s'appliquent.
- Reconnaître la voix de Dieu s'apprend avec le temps, en écoutant et en mettant en pratique, comme Samuel.
- La confiance va dans les deux sens : Dieu est digne de confiance, et il cherche des enfants dont le « je suis à toi » est vrai.
- Tout ce que Dieu dit est pour ton bien : sa parole libère, alors que dire non te garde esclave.
- L'honnêteté devant Dieu, même dans la sécheresse ou la confusion, est un signe d'intimité qui ouvre l'oreille du cœur.
Application personnelle
- As-tu déjà demandé simplement à Dieu : « Apprends-moi à reconnaître ta voix » ?
- À qui, dans ton Église, pourrais-tu demander un avis quand tu n'es pas sûr que Dieu t'a parlé ?
- Dans quel domaine Dieu te demande-t-il de lui faire confiance plus qu'à ce sur quoi tu t'appuies : argent, orgueil, rancune ?
- Quand les choses vont mal, as-tu tendance à te retenir devant Dieu ou à lui dire honnêtement ce que tu vis ?
- Demain matin, peux-tu commencer ta journée par : « Seigneur, qu'est-ce que tu veux me dire aujourd'hui ? »
Versets cités
Questions fréquentes
Existe-t-il une méthode pour entendre la voix de Dieu ?
Pas une formule. La prédicatrice rappelle que Dieu n'est pas un distributeur automatique dans lequel on glisse des pièces pour obtenir une réponse : il est personnel. Elle propose plutôt trois principes tirés des relations humaines : t'engager à mieux communiquer avec lui, apprendre à lui faire confiance et être plus ouvert avec lui.
Comment savoir si c'est vraiment Dieu qui me parle ?
On apprend à reconnaître sa voix avec le temps, en écoutant et en mettant en pratique. Comme Samuel, qui n'a pas reconnu la voix de Dieu la première fois, tu peux demander au Seigneur de t'apprendre, et poser la question à des amis de l'Église ou à tes responsables. Dieu parle pour t'aider à suivre Jésus, il ne te rendra pas la chose difficile.
Pourquoi l'ouverture du cœur aide-t-elle à entendre Dieu ?
Dans toute relation, se rapprocher demande de partager les choses belles comme les choses difficiles. Avec Dieu aussi : oser lui dire « je me sens à sec, je me sens confus » est un signe d'intimité. Quand nous ouvrons notre cœur, nous entendons plus clairement sa voix.