La femme adultère dans la Bible

Son histoire, le sens de son nom et les leçons de sa vie

En bref

La femme adultère est une femme dont la Bible ne donne pas le nom, surprise en adultère puis amenée devant Jésus par les scribes et les pharisiens, dans le temple de Jérusalem. Ses accusateurs veulent éprouver Jésus avec la Loi de Moïse. Jésus leur dit que celui qui est sans péché jette la première pierre, et ils se retirent un à un. Il ne la condamne pas, et il lui dit d'aller et de ne plus pécher (Jean 8:1-11).

Que signifie le nom La femme adultère ?

L'Évangile de Jean ne donne pas son prénom. Elle est désignée par ce que ses accusateurs lui reprochent, mais Jésus, lui, ne l'appelle pas ainsi : il lui dit simplement « Femme », et lui parle comme à une personne à relever.

Le contexte de l'histoire de La femme adultère

L'histoire de la femme adultère se déroule à Jérusalem, dans le temple, au temps du ministère public de Jésus, que l'on situe, selon les repères habituels, au premier siècle de notre ère. Jean raconte que Jésus se rend à la montagne des Oliviers, puis qu'il retourne dès le matin dans le temple, où tout le peuple vient à lui et où il s'assied pour enseigner (Jean 8:1-2). Les scribes et les pharisiens interviennent alors avec une femme surprise en adultère. La Loi de Moïse prévoyait la mort pour l'adultère avec une femme mariée : « l'homme et la femme adultères seront punis de mort » (Lévitique 20:10), et le Deutéronome parle d'un homme couché avec une femme mariée : « ils mourront tous deux » (Deutéronome 22:22). Les accusateurs invoquent cette autorité en disant que Moïse a ordonné de lapider de telles femmes. Mais Jean précise leur intention : ils parlent pour éprouver Jésus et pouvoir l'accuser (Jean 8:6). L'enjeu n'est donc pas d'abord la femme, mais Jésus. Il faut aussi savoir que beaucoup de Bibles signalent que ce passage manque dans plusieurs des plus anciens manuscrits grecs ; les Bibles évangéliques le conservent et le lisent pour l'enseignement qu'il apporte.

L'histoire de La femme adultère

  1. Jésus enseigne au temple

    Jean 8:1-2

    Jésus se rend à la montagne des Oliviers. Mais dès le matin, il va de nouveau dans le temple, et tout le peuple vient à lui. Il s'assied et les enseigne. Le décor est celui d'un enseignement public, dans un lieu fréquenté, au début de la journée. La scène s'ouvre sur la parole de Jésus et sur une foule qui l'écoute, avant l'irruption de ceux qui amènent la femme. Le texte souligne ainsi que le drame qui suit se joue devant le peuple, au cœur même de son enseignement.

  2. Une femme placée au milieu

    Jean 8:3-5

    Les scribes et les pharisiens amènent une femme surprise en adultère et la placent au milieu du peuple. Ils disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. » Puis ils rappellent que Moïse, dans la loi, a ordonné de lapider de telles femmes : « toi donc, que dis-tu? » Le texte ne parle pas de l'homme, alors que la Loi prévoyait la même peine pour l'homme et pour la femme adultères (Lévitique 20:10). Elle est exposée devant tous, au centre de l'attention, sans que sa parole soit sollicitée.

  3. Un piège tendu à Jésus

    Jean 8:6

    Jean explique pourquoi ils parlent ainsi : ils disent cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. La question est un piège, et la femme sert de moyen. Jésus ne répond pas tout de suite. Il se baisse et écrit avec le doigt sur la terre. Le texte ne dit pas ce qu'il écrit. Ce silence et ce geste changent le rythme de la scène : les accusateurs voulaient une réponse immédiate, et Jésus les laisse devant leur propre question. Il refuse d'entrer dans le cadre que ses adversaires lui imposent.

  4. Que celui qui est sans péché jette la première pierre

    Jean 8:7-8

    Comme ils continuent à l'interroger, Jésus se relève et leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » Puis il se baisse de nouveau et écrit sur la terre. Il ne conteste pas ce que la Loi dit de l'adultère, et il ne déclare pas la faute sans importance. Il renvoie chacun à sa propre conscience avant de lever la main. La parole est brève, mais elle retourne la question : celui qui accuse doit lui aussi se tenir devant Dieu.

  5. Les accusateurs se retirent

    Jean 8:9

    En entendant cela, accusés par leur conscience, ils se retirent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers. Jésus reste seul avec la femme qui est là, au milieu. Ceux qui étaient venus pour la condamner ne sont plus là, et aucune pierre n'a été jetée. Jean attribue leur départ à leur conscience, non à une contrainte extérieure. Les mots de Jésus ont suffi pour que chacun se voie lui-même. La femme, elle, reste devant celui qui seul peut la juger.

  6. Je ne te condamne pas non plus

    Jean 8:10-11

    Jésus se relève et ne voit plus que la femme. Il lui dit : « Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée? » Elle répond : « Non, Seigneur. » Jésus lui dit : « Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. » Il ne nie pas le péché, puisqu'il lui dit de ne plus pécher. Mais il ne lui impose pas la condamnation qu'elle redoutait. Le pardon et l'appel à une vie nouvelle sont donnés ensemble, de la même bouche, dans le même moment.

  7. Je suis la lumière du monde

    Jean 8:12

    Jésus leur parle de nouveau et dit : « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Cette parole suit immédiatement la scène avec la femme. Elle ouvre un long échange avec les pharisiens, où Jésus parle de la vérité qui affranchit (Jean 8:32). Dans le récit de la femme, la lumière est tombée sur les accusateurs comme sur la femme. À l'un et à l'autre, Jésus offre de le suivre pour ne pas marcher dans les ténèbres.

Ce que La femme adultère nous enseigne

  • Jésus prend le péché au sérieux : il dit « ne pèche plus », sans minimiser la faute ni la couvrir.
  • Avant de condamner un autre, il faut regarder sa propre conscience : personne n'est sans péché devant Dieu.
  • Jésus ne se laisse pas piéger par ceux qui utilisent la Loi pour accuser, et il refuse d'écraser la personne.
  • Le pardon du Seigneur n'est pas une permission de continuer, c'est une invitation à repartir dans une vie nouvelle.
  • Celui qui connaît la grâce de Jésus est appelé à la montrer aux autres au lieu de lancer la première pierre.

Versets clés

Jean 8:7

« Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » Jésus ne nie pas la Loi, mais il retourne la question vers les accusateurs et vers leur propre conscience.

Jean 8:10-11

Seul avec elle, Jésus demande où sont ses accusateurs. Elle répond « Non, Seigneur », et il dit : « Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. » Pardon et appel à changer vont ensemble.

Versets bibliques à méditer

Prédications sur La femme adultère

Questions fréquentes

Qui est la femme adultère dans la Bible ?

C'est une femme sans nom, surprise en adultère et amenée devant Jésus par les scribes et les pharisiens, qui veulent l'éprouver avec la Loi de Moïse. Jésus ne la condamne pas, mais il lui dit d'aller et de ne plus pécher (Jean 8:3-11).

Que veut dire Jésus par « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre » ?

Jésus ne dit pas que la faute est sans importance. Il renvoie les accusateurs à leur propre conscience : tous se retirent, et lui seul, qui est sans péché, ne la condamne pas. Il lui dit ensuite « ne pèche plus » (Jean 8:7-11).

Où trouver l'histoire de la femme adultère dans la Bible ?

Elle se trouve dans l'Évangile de Jean, de 7:53 à 8:11. Beaucoup de Bibles signalent par une note que ce passage manque dans plusieurs des plus anciens manuscrits grecs, mais il est conservé dans les Bibles évangéliques et lu pour l'enseignement qu'il apporte.

Qu'écrivait Jésus sur la terre ?

Jean dit que Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre (Jean 8:6), puis qu'il s'est de nouveau baissé et a écrit sur la terre (verset 8). Le texte ne dit jamais ce qu'il écrivait. Plusieurs hypothèses ont été proposées au fil des siècles, mais aucune n'est confirmée par la Bible, et il vaut mieux ne pas en choisir une comme un fait. Ce que le texte permet de retenir, c'est l'effet de ces gestes : Jésus ne répond pas précipitamment, il laisse ses interlocuteurs devant leur propre question, puis prononce une parole qui les renvoie à leur conscience.

Pourquoi l'homme n'est-il pas amené avec la femme ?

Le texte ne le dit pas. Les accusateurs amènent seulement la femme, qu'ils disent avoir surprise en flagrant délit d'adultère (Jean 8:3-4). Pourtant, la Loi prévoyait la mort pour « l'homme et la femme adultères » (Lévitique 20:10), et le Deutéronome parle d'un homme couché avec une femme mariée : « ils mourront tous deux » (Deutéronome 22:22). On peut seulement constater cette absence. Elle montre que l'intérêt des accusateurs n'est pas d'appliquer fidèlement la Loi, puisque Jean précise qu'ils parlent pour éprouver Jésus et pouvoir l'accuser (Jean 8:6).

Jésus a-t-il annulé la Loi de Moïse en ne la condamnant pas ?

Le texte ne dit rien de tel. Jésus ne conteste pas ce que Moïse a ordonné, et il ne déclare pas l'adultère permis. Il dit à la femme : « va, et ne pèche plus » (Jean 8:11), ce qui reconnaît que sa faute est réelle. Ailleurs, Jésus dit qu'il n'est pas venu abolir la loi ou les prophètes, mais accomplir (Matthieu 5:17). Ici, il renvoie les accusateurs à leur propre péché, puis il refuse de condamner lui-même celle qui reste devant lui. Le récit montre que la miséricorde du Christ et son exigence de sainteté ne s'opposent pas.

Pourquoi les accusateurs partent-ils en commençant par les plus âgés ?

Jean écrit qu'en entendant cela, « accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers » (Jean 8:9). Le texte ne donne pas d'autre explication que cette conscience accusée. On peut remarquer que l'ordre du départ est mentionné avec précision, comme si les plus âgés avaient été les premiers à reconnaître leur propre péché. Mais le texte ne le dit pas, et il vaut mieux s'en tenir à ce qui est écrit : tous se retirent, il ne reste que Jésus et la femme, et personne ne jette la première pierre.

Que devient la femme après cette rencontre ?

La Bible ne le dit pas. Le récit s'arrête sur la parole de Jésus : « Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus » (Jean 8:11). Elle a répondu « Non, Seigneur » à la question de Jésus (verset 11), et l'Évangile ne donne ni son nom, ni sa suite, ni sa réaction après. Le texte ne permet donc pas de raconter sa vie ultérieure. Ce qu'il offre, c'est la rencontre : une femme exposée devant tous, relevée par Jésus, qui lui accorde son pardon et lui ouvre la possibilité d'une vie nouvelle.

Quel lien y a-t-il entre cette scène et « Je suis la lumière du monde » ?

Jean enchaîne les deux moments : après la scène avec la femme, « Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8:12). Le texte ne commente pas ce lien, mais la parole suit immédiatement l'épisode. Dans la scène, la lumière de Jésus met à nu la conscience des accusateurs, et elle éclaire la femme d'une grâce qui l'appelle à une vie nouvelle. L'invitation de Jésus, « celui qui me suit », s'adresse aux deux.

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