La Bible — Louis Segond 1910

Psaume 18

En bref

Le Psaume 18 est un long cantique de David, composé après sa délivrance de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il commence par un cri d'amour envers l'Éternel, son rocher et sa forteresse. Il raconte ensuite la détresse, l'appel au secours et l'intervention spectaculaire de Dieu, puis la droiture de David, la force reçue pour le combat et la louange finale parmi les nations. Ce texte se retrouve presque identique en 2 Samuel 22.

D'après son titre, le Psaume 18 est un cantique de David, appelé ici serviteur de l'Éternel. Le titre en donne aussi la circonstance : David l'a adressé à Dieu quand celui-ci l'eut délivré de tous ses ennemis et de la main de Saül, après des années de fuite. C'est un psaume d'action de grâce royal : un roi raconte comment Dieu l'a sauvé, puis lui a donné la victoire. La mention « Au chef des chantres » indique qu'il était destiné au chant du culte. On le retrouve presque mot pour mot en 2 Samuel 22, parmi les derniers textes consacrés à David. C'est l'un des psaumes les plus longs. Il s'achève sur la fidélité de Dieu envers son oint et sa descendance, que les chrétiens relient à Jésus, le fils de David. Aujourd'hui, les croyants le prient pour remercier Dieu après une épreuve traversée, ou pour reprendre courage au cœur du combat.

Le chapitre en 5 parties

  1. v. 1-6Je t'aime, Éternel, ma force : le cri dans la détresse
  2. v. 7-19Dieu descend et délivre : la terre tremble, il m'a mis au large
  3. v. 20-30La droiture de David et la voie parfaite de Dieu
  4. v. 31-42Dieu me ceint de force pour le combat
  5. v. 43-50La victoire, la louange parmi les nations et la fidélité envers son oint

1Au chef des chantres. Du serviteur de l'Eternel, de David, qui adressa à l'Eternel les paroles de ce cantique, lorsque l'Eternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il dit: Je t'aime, ô Eternel, ma force!

2Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite!

3Je m'écrie: Loué soit l'Eternel! Et je suis délivré de mes ennemis.

4Les liens de la mort m'avaient environné, Et les torrents de la destruction m'avaient épouvanté;

5Les liens du sépulcre m'avaient entouré, Les filets de la mort m'avaient surpris.

6Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Eternel, J'ai crié à mon Dieu; De son palais, il a entendu ma voix, Et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles.

7La terre fut ébranlée et trembla, Les fondements des montagnes frémirent, Et ils furent ébranlés, parce qu'il était irrité.

8Il s'élevait de la fumée dans ses narines, Et un feu dévorant sortait de sa bouche: Il en jaillissait des charbons embrasés.

9Il abaissa les cieux, et il descendit: Il y avait une épaisse nuée sous ses pieds.

10Il était monté sur un chérubin, et il volait, Il planait sur les ailes du vent.

11Il faisait des ténèbres sa retraite, sa tente autour de lui, Il était enveloppé des eaux obscures et de sombres nuages.

12De la splendeur qui le précédait s'échappaient les nuées, Lançant de la grêle et des charbons de feu.

13L'Eternel tonna dans les cieux, Le Très-Haut fit retentir sa voix, Avec la grêle et les charbons de feu.

14Il lança ses flèches et dispersa mes ennemis, Il multiplia les coups de la foudre et les mit en déroute.

15Le lit des eaux apparut, Les fondements du monde furent découverts, Par ta menace, ô Eternel! Par le bruit du souffle de tes narines.

16Il étendit sa main d'en haut, il me saisit, Il me retira des grandes eaux;

17Il me délivra de mon adversaire puissant, De mes ennemis qui étaient plus forts que moi.

18Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse; Mais l'Eternel fut mon appui.

19Il m'a mis au large, Il m'a sauvé, parce qu'il m'aime.

20L'Eternel m'a traité selon ma droiture, Il m'a rendu selon la pureté de mes mains;

21Car j'ai observé les voies de l'Eternel, Et je n'ai point été coupable envers mon Dieu.

22Toutes ses ordonnances ont été devant moi, Et je ne me suis point écarté de ses lois.

23J'ai été sans reproche envers lui, Et je me suis tenu en garde contre mon iniquité.

24Aussi l'Eternel m'a rendu selon ma droiture, Selon la pureté de mes mains devant ses yeux.

25Avec celui qui est bon tu te montres bon, Avec l'homme droit tu agis selon la droiture,

26Avec celui qui est pur tu te montres pur, Et avec le pervers tu agis selon sa perversité.

27Tu sauves le peuple qui s'humilie, Et tu abaisses les regards hautains.

28Oui, tu fais briller ma lumière; L'Eternel, mon Dieu, éclaire mes ténèbres.

29Avec toi je me précipite sur une troupe en armes, Avec mon Dieu je franchis une muraille.

30Les voies de Dieu sont parfaites, La parole de l'Eternel est éprouvée; Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui.

31Car qui est Dieu, si ce n'est l'Eternel; Et qui est un rocher, si ce n'est notre Dieu?

32C'est Dieu qui me ceint de force, Et qui me conduit dans la voie droite.

33Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, Et il me place sur mes lieux élevés.

34Il exerce mes mains au combat, Et mes bras tendent l'arc d'airain.

35Tu me donnes le bouclier de ton salut, Ta droite me soutient, Et je deviens grand par ta bonté.

36Tu élargis le chemin sous mes pas, Et mes pieds ne chancellent point.

37Je poursuis mes ennemis, je les atteins, Et je ne reviens pas avant de les avoir anéantis.

38Je les brise, et ils ne peuvent se relever; Ils tombent sous mes pieds.

39Tu me ceins de force pour le combat, Tu fais plier sous moi mes adversaires.

40Tu fais tourner le dos à mes ennemis devant moi, Et j'extermine ceux qui me haïssent.

41Ils crient, et personne pour les sauver! Ils crient à l'Eternel, et il ne leur répond pas!

42Je les broie comme la poussière qu'emporte le vent, Je les foule comme la boue des rues.

43Tu me délivres des dissensions du peuple; Tu me mets à la tête des nations; Un peuple que je ne connaissais pas m'est asservi.

44Ils m'obéissent au premier ordre, Les fils de l'étranger me flattent;

45Les fils de l'étranger sont en défaillance, Ils tremblent hors de leurs forteresses.

46Vive l'Eternel, et béni soit mon rocher! Que le Dieu de mon salut soit exalté,

47Le Dieu qui est mon vengeur, Qui m'assujettit les peuples,

48Qui me délivre de mes ennemis! Tu m'élèves au-dessus de mes adversaires, Tu me sauves de l'homme violent.

49C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Eternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

50Il accorde de grandes délivrances à son roi, Et il fait miséricorde à son oint, A David, et à sa postérité, pour toujours.

Comprendre Psaume 18 verset par verset

v. 1-3Je t'aime, Éternel : Dieu, mon rocher et ma forteresse

Avant de raconter son histoire, David commence par une déclaration d'amour : « Je t'aime, ô Eternel, ma force! » Le verbe hébreu est rare et très tendre, il évoque un attachement profond, presque viscéral. La foi de David n'est pas d'abord une doctrine, c'est une relation. Puis il entasse les images : rocher, forteresse, libérateur, abri, bouclier, haute retraite. Ce sont des images de fugitif. David a passé des années à se cacher dans les rochers et les lieux forts du désert pour échapper à Saül (1 Samuel 23:14). Il a appris que son vrai refuge n'était pas la grotte, mais Dieu lui-même. Remarque aussi le mot mon, répété sans cesse : Dieu n'est pas un rocher en général, il est le sien. Le verset 3 résume tout le psaume : David appelle, il loue, et il est délivré. Pour toi, ces noms sont une manière de prier : choisis celui qui correspond à ce que tu vis aujourd'hui.

v. 4-6Pris dans les filets de la mort, David crie vers Dieu

David se souvient maintenant du fond du gouffre. Les images sont celles d'une chasse et d'une inondation : liens de la mort, filets, torrents qui emportent tout. Le sépulcre, c'est le séjour des morts, comme un piège qui se referme. David ne parle pas d'un petit souci, mais d'une situation où il se voyait déjà perdu. Alors il fait la seule chose possible : « Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Eternel ». Le contraste est saisissant. D'un côté, un homme pris au piège ; de l'autre, le Dieu qui l'entend depuis son palais, c'est-à-dire son temple céleste. Le cri d'un seul homme parvient jusqu'aux oreilles du roi de l'univers. La Bible n'invite pas à cacher sa détresse ou à faire bonne figure devant Dieu. Elle invite à crier. Si tu te sens enfermé aujourd'hui, ces versets te donnent les mots : nommer le piège, puis appeler Dieu, en sachant qu'il entend.

v. 7-12La terre tremble quand Dieu descend au secours de David

La réponse de Dieu est décrite comme un séisme et un orage. La terre tremble, les montagnes frémissent, la fumée et le feu sortent de lui. Puis : « Il abaissa les cieux, et il descendit ». Le chérubin est une créature céleste liée au trône de Dieu : il y en avait deux sur l'arche de l'alliance. Dieu arrive porté par les ailes du vent, enveloppé de nuées sombres. Ces images rappellent le mont Sinaï, quand la montagne fumait et tremblait parce que l'Éternel y était descendu dans le feu (Exode 19:18). David ne décrit pas forcément un orage précis. Il dit que le Dieu qui s'était manifesté au Sinaï s'est mis en mouvement pour lui, un seul homme en danger. Ici, la colère de Dieu n'est pas dirigée contre celui qui crie, mais contre ce qui l'écrase. Pour toi, c'est un rappel : ton cri n'a rien de banal aux yeux de Dieu. Il n'est jamais indifférent à la détresse de ses enfants.

v. 13-15Le tonnerre de Dieu met les ennemis en déroute

L'orage éclate. L'Éternel tonne, le Très-Haut fait retentir sa voix, la grêle et les charbons de feu tombent. Les éclairs deviennent des flèches lancées contre les ennemis de David, qui sont dispersés et mis en déroute. Puis vient une image étonnante : « Le lit des eaux apparut ». Le fond de la mer est mis à nu par le souffle des narines de Dieu. Impossible de ne pas penser à la traversée de la mer Rouge, quand Moïse chantait qu'au souffle des narines de Dieu les eaux s'étaient amoncelées (Exode 15:8). David relit sa propre histoire à la lumière de la sortie d'Égypte. Le Dieu qui avait ouvert un chemin dans la mer pour son peuple lui a ouvert un passage, à lui aussi. Tu peux faire de même : relire ta vie à la lumière de ce que Dieu a déjà fait, dans la Bible et dans ton passé. Le Dieu de l'Exode et de la croix n'a pas changé.

v. 16-19Il m'a tiré des grandes eaux, parce qu'il m'aime

Après le fracas de l'orage, la scène devient très personnelle. Le Dieu immense tend la main : « Il étendit sa main d'en haut, il me saisit ». Le verbe traduit par retirer est rare en hébreu : c'est celui qui a donné son nom à Moïse, l'enfant tiré des eaux (Exode 2:10). Une fois encore, David se voit comme un nouveau Moïse, sauvé d'un danger qui l'aurait englouti. Il reconnaît honnêtement que ses ennemis étaient plus forts que lui : sa victoire ne vient pas de sa force. Puis il dit : « Il m'a mis au large ». Après l'étau de la détresse, l'espace retrouvé, la respiration. Et la raison finale tient en trois mots : parce qu'il m'aime. Le psaume avait commencé par l'amour de David pour Dieu ; il révèle maintenant ce qui le précède, l'amour de Dieu pour David. C'est le fondement de toute délivrance : non pas ce que tu vaux, mais combien tu es aimé.

v. 20-24La droiture de David : une fidélité, pas une perfection

Ces versets peuvent surprendre : « L'Eternel m'a traité selon ma droiture ». David se vante-t-il ? La Bible ne cache pourtant rien de ses fautes. Il faut lire ces mots dans leur contexte. Face à Saül, David était innocent : il avait refusé deux fois de le tuer alors qu'il en avait l'occasion (1 Samuel 24 et 26). Sa droiture, c'est sa fidélité à l'alliance, son attachement aux voies de Dieu, pas une vie sans aucune faute. Il le dit lui-même : il s'est tenu en garde contre son iniquité, ce qui suppose qu'il connaissait sa faiblesse. Le Nouveau Testament éclaire ces versets. Jésus est le seul vraiment sans reproche, et c'est en lui que le croyant est déclaré juste par la foi (Romains 3:22-24). Cela n'annule pas l'appel à vivre droit : la grâce reçue se traduit par une vie fidèle. Ces versets t'invitent à garder une conscience claire devant Dieu, sans orgueil ni désespoir.

v. 25-30Dieu répond à chacun et éclaire les ténèbres de l'humble

David tire une leçon générale de son histoire : Dieu se montre à chacun selon le chemin qu'il prend. Avec celui qui est bon, il se montre bon ; avec le pervers, il agit selon sa perversité. Cela ne veut pas dire que Dieu devient tordu, mais que celui qui ruse avec lui finit pris à son propre jeu. Puis : « Tu sauves le peuple qui s'humilie ». Jacques dira la même chose : Dieu résiste aux orgueilleux et fait grâce aux humbles (Jacques 4:6). Vient ensuite l'image de la lampe : « L'Eternel, mon Dieu, éclaire mes ténèbres ». Dieu ne supprime pas toujours la nuit, mais il y allume assez de lumière pour avancer. Avec lui, David franchit des murailles qui semblaient infranchissables. Le verset 30 conclut : les voies de Dieu sont parfaites, et sa parole est éprouvée comme un métal passé au feu, sans impureté. Tu peux t'appuyer sur ce qu'il dit, car il est un bouclier pour ceux qui se confient en lui.

v. 31-36Le Dieu qui arme, affermit les pas et rend grand

David pose une question qui ne laisse aucune place aux idoles : « Et qui est un rocher, si ce n'est notre Dieu? » Puis il énumère ce que Dieu lui a donné. La force, comme une ceinture qui tient le guerrier debout. Des pieds de biche, cet animal capable de courir sur les hauteurs rocheuses sans tomber. Des mains exercées au combat, capables de tendre un arc d'airain. Le bouclier du salut et la droite de Dieu qui soutient. Puis une phrase magnifique : « Et je deviens grand par ta bonté ». Le mot hébreu évoque même la douceur, l'humilité d'un Dieu qui se penche vers l'homme. Ce n'est pas l'orgueil de David qui l'a élevé, c'est l'abaissement de Dieu vers lui. Cette humilité de Dieu se révèle pleinement en Jésus, qui s'est abaissé pour nous relever (Philippiens 2:6-8). Enfin, Dieu élargit le chemin sous ses pas. Pour toi, c'est une invitation à recevoir ta force de Dieu au lieu de la chercher en toi.

v. 37-45Victoire sur les ennemis et autorité donnée parmi les nations

Ces versets sont durs à lire : David poursuit ses ennemis, les brise, les broie comme la poussière. Il faut se souvenir de qui parle. David est le roi choisi par Dieu, à la tête d'un peuple menacé par des voisins hostiles, à une époque où un royaume se défendait par les armes. Il ne célèbre pas une vengeance personnelle, il raconte les victoires que Dieu lui a données. Même là, la force vient de Dieu : « Tu me ceins de force pour le combat ». Le verset 41 fait écho au verset 6 : David avait crié et Dieu l'avait entendu ; ses ennemis crient à leur tour, mais personne ne les sauve. Puis le roi se retrouve à la tête des nations, et des peuples étrangers se soumettent. Pour les chrétiens, ce texte ne justifie aucune violence : notre combat n'est pas contre la chair et le sang (Éphésiens 6:12), et Jésus a vaincu en donnant sa vie. Les nations ne sont plus des ennemis à écraser, mais des peuples appelés à le connaître.

v. 46-50Louange finale : Dieu est fidèle à son roi pour toujours

Le psaume se termine comme il a commencé, par la louange : « Vive l'Eternel, et béni soit mon rocher! » David reprend l'image du rocher du verset 2 et attribue toutes ses victoires au Dieu de son salut. La vengeance, il la remet à Dieu, qui le délivre de l'homme violent. Au verset 49, la louange déborde les frontières d'Israël : David chantera le nom de Dieu parmi les nations. L'apôtre Paul cite ce verset pour montrer que l'Évangile était destiné aussi aux non-Juifs (Romains 15:9). Le dernier verset parle de l'oint de Dieu, c'est-à-dire du roi consacré, et de la descendance de David pour toujours. C'est la promesse que Dieu avait faite à David (2 Samuel 7:16). Le mot oint se dit Messie en hébreu et Christ en grec : les chrétiens voient l'accomplissement de cette promesse en Jésus, le fils de David, dont le règne n'aura pas de fin. Ton histoire de délivrance s'inscrit dans cette grande histoire de fidélité.

Comment prier Psaume 18

Quand prier ce psaume

  • Après une épreuve traversée, une maladie, un conflit ou une longue période de chômage, pour remercier Dieu de ce qu'il a fait.
  • Quand tu te sens pris au piège d'une situation sans issue et que tu as besoin de crier vers Dieu.
  • Quand quelqu'un s'acharne contre toi, au travail ou dans ta famille, et que tu es tenté de te venger toi-même.
  • Avant un défi qui te dépasse, un examen, un nouveau poste ou une lourde responsabilité, pour recevoir ta force de Dieu.
  • Quand tu doutes de l'amour de Dieu et que tu as besoin de te rappeler qu'il sauve parce qu'il aime.
  • Quand tu traverses une nuit intérieure et que tu as besoin que Dieu éclaire tes ténèbres.

Une prière inspirée de Psaume 18

Je t'aime, Seigneur, toi qui es ma force. Tu es mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, mon bouclier et ma haute retraite. Tu connais les liens qui m'ont serré, les peurs qui m'ont submergé, les nuits où je me suis cru perdu. Dans ma détresse, je t'appelle, et je crois que mon cri parvient jusqu'à toi. Étends ta main d'en haut, saisis-moi et tire-moi des grandes eaux. Mets-moi au large. Je ne mérite rien par moi-même : je me tiens devant toi avec mes fautes, et je compte sur la justice que tu me donnes en Jésus. Toi qui fais briller ma lumière, éclaire mes ténèbres. Tes voies sont parfaites et ta parole est éprouvée : apprends-moi à m'y fier quand je ne comprends pas. Donne-moi la force pour les combats de ma vie, des pieds sûrs sur les chemins difficiles, et garde-moi de chercher à me venger. C'est ta bonté qui me fait grandir, pas mon orgueil. Béni sois-tu, mon rocher. Je veux chanter ton nom et le faire connaître autour de moi, jusque parmi les nations. Amen.

Versets clés

Verset 2
Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite!

David entasse les images pour dire que Dieu est sa sécurité : rocher, forteresse, libérateur, bouclier, haute retraite.

Verset 6
Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Eternel, J'ai crié à mon Dieu; De son palais, il a entendu ma voix, Et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles.

Dans la détresse, David invoque Dieu et sa voix atteint le palais céleste. Le psaume affirme que Dieu entend le cri de celui qui l'appelle.

Verset 30
Les voies de Dieu sont parfaites, La parole de l'Eternel est éprouvée; Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui.

Les voies de Dieu sont parfaites et sa parole éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui se confient en lui.

Verset 35
Tu me donnes le bouclier de ton salut, Ta droite me soutient, Et je deviens grand par ta bonté.

La droite de Dieu soutient, et c'est sa bonté qui rend grand. David attribue sa réussite à la grâce et non à sa force.

Ce qu'en disent les prédications

Questions fréquentes sur Psaume 18

Que signifie le Psaume 18 ?

Le Psaume 18 est le chant de reconnaissance de David après avoir été délivré de ses ennemis, dont Saül. Il décrit Dieu comme un rocher et un bouclier, raconte son intervention puissante et attribue toute victoire à sa grâce. Il se termine en annonçant la fidélité de Dieu envers son oint. Il se retrouve presque mot pour mot en 2 Samuel 22.

Qui a écrit le Psaume 18 et dans quelles circonstances ?

Le titre du psaume l'attribue à David, serviteur de l'Éternel, et précise qu'il l'a adressé à Dieu le jour où il fut délivré de tous ses ennemis et de la main de Saül. Après des années de fuite et de persécution, David met en chant ce que Dieu a fait pour lui. C'est un témoignage personnel devenu prière pour tout le peuple.

Comment prier le Psaume 18 aujourd'hui ?

Commence par le verset 2 et nomme devant Dieu les images qui te parlent : rocher, bouclier, forteresse. Raconte-lui une situation où il t'a délivré, comme David le fait aux versets 4 à 19. Puis remercie-le pour la force qu'il donne, versets 33 à 36. Tu peux terminer en louant son nom comme au verset 50.

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Traduction Louis Segond 1910 — domaine public.