Introduction
Beaucoup de gens, même ceux qui ne croient pas en Jésus, savent que Dieu est puissant. Le pasteur de l'Église Onnuri d'Osaka, lors de ce culte de l'aube du samedi 26 septembre, pointe pourtant un malentendu fréquent : croire que la puissance se trouve dans un objet, comme l'arche de l'alliance, au lieu de la chercher en Dieu lui-même. Dieu est une personne, il est Esprit, il est invisible. C'est pour cela que la Bible parle de sa présence.
En 1 Chroniques 15:16-29, l'arche entre enfin à Jérusalem. Le texte montre l'attitude de David envers la présence de Dieu et envers le règne de Dieu sur sa vie et sur son peuple. Le prédicateur y voit trois gestes : David loue, David offre des sacrifices, David danse. Et il confie : « Je l'envie tellement. Comment peut-on aimer Dieu à ce point ? »
Plan du message
1. La présence de Dieu n'est pas enfermée dans un objet
- Le prédicateur se souvient d'une visite à Rome, dans une église dédiée à saint Pierre. Paul, arrêté, était enchaîné dans une prison souterraine ; Pierre, venu de Jérusalem avec Marc comme interprète, a lui aussi été arrêté, et les deux apôtres sont morts en martyrs. Selon son souvenir, on expose là des chaînes présentées comme les leurs, qui se seraient miraculeusement réunies en une seule. Des visiteurs les embrassent et s'inclinent devant elles. Il en a souri intérieurement.
- L'arche n'avait pas de pouvoir en elle-même. Ce qui comptait, c'était la présence du Dieu vivant, qui est Esprit et qui se manifeste avec puissance. Lors d'une bataille perdue d'avance contre les Philistins, on a pourtant fait venir l'arche comme si l'objet lui-même allait donner la victoire, « comme dans certains films », et elle a été prise par l'ennemi (1 Samuel 4).
- Les Philistins formaient cinq cités-États autour de Gaza. Ils placent l'arche dans le temple de leur idole Dagon : le lendemain matin, la statue est retrouvée renversée, puis brisée le jour suivant, et les malheurs s'enchaînent (1 Samuel 5:1-5).
- Les malheurs se multiplient et l'arche devient pour eux une « patate chaude », comme on dit en anglais : une chose dont on ne peut pas se charger et qu'on se dépêche de passer au voisin. Elle circule de ville en ville.
- Pour se protéger, ils fabriquent des souris d'or et des objets représentant la maladie qui les frappe, et ils renvoient l'arche sur un char tiré par deux vaches, qui meuglent tout le long du chemin vers le pays de Juda (1 Samuel 6:7-12).
2. Le premier transport : un amour sincère, une méthode empruntée
- David était un grand homme de Dieu, versé dans les cinq livres de Moïse, mais il ignorait la manière de transporter l'arche. Aujourd'hui, nous avons une Bible et nous pouvons la lire chaque jour. À l'époque, l'Écriture tenait dans de grands rouleaux : la Genèse à elle seule forme un rouleau, comme ceux que les rabbins portent encore à la synagogue. Impossible de se souvenir de chaque détail, jusqu'à la manière de porter l'arche. Personne ne savait.
- Résultat : on a utilisé la méthode des Philistins, le char tiré par des bœufs. Or, pour les païens, ce char servait à éloigner un objet de malédiction. La présence de Dieu, qui est grâce, reconnaissance et plénitude, a été traitée à l'envers, et l'accident est arrivé : Uzza est mort (1 Chroniques 13:7-10).
- L'arche reste trois mois dans la maison d'Obed-Édom, et cette maison est bénie. En le voyant, David décide de reprendre le transport (1 Chroniques 13:14).
- La grandeur de David n'est pas d'avoir construit un temple. Il voulait le bâtir et avait tout préparé, mais Dieu lui a dit que ce serait son fils. David a donc préparé un lieu dans la cité de David, et il y a dressé une tente pour accueillir l'arche (1 Chroniques 15:1).
3. La spiritualité de David : « Devant Dieu, je ne suis rien »
- Ce que nous devons apprendre de David, c'est sa joie que Dieu le gouverne et que Dieu soit le roi d'Israël. David était roi, et pourtant il se savait rien devant Dieu.
- Le prédicateur parle d'une question de valeurs : celles de Mical et celles de David étaient complètement différentes. Pour David, ce qui comptait, c'était Dieu lui-même, le roi non seulement de David mais de tout Israël, qui venait habiter à Jérusalem.
- David était si ému et si reconnaissant qu'il a aimé Dieu de tout son cœur, au prix de sa vie. Le texte décrit trois gestes : la louange, les sacrifices, la danse.
4. Louer ensemble, sans crainte
- David demande aux chefs des Lévites d'établir leurs frères chantres, avec des luths, des harpes et des cymbales, pour faire retentir des chants de joie (1 Chroniques 15:16-19). Le texte nomme Héman, Asaph et Éthan.
- Ceux qui savaient chanter ont enseigné le chant pour que tout le monde puisse chanter. Ce n'est pas seulement l'équipe de louange qui chante : c'est tout le peuple. « C'est quand on loue ensemble que la louange devient louange. »
- Le pasteur raconte qu'il a demandé aux responsables des équipes de louange des cultes 1, 2 et 3 de ne pas faire un concert ni une présentation de nouveaux chants pendant que l'assemblée reste immobile. Résultat : ils ne chantaient plus que des chants connus. Il sourit : « Faites aussi un peu de nouveaux chants ! »
- Il a ensuite comparé ce passage avec le premier transport, où Uzza était mort. Les instruments étaient les mêmes : cymbales, luths, harpes, trompettes. Les chanteurs aussi. Après un tel drame, on aurait pu avoir peur de recommencer : « Et si quelqu'un mourait encore ? » David ne change rien et loue sans crainte. « C'est ça qui est étonnant. »
5. Ce sont les petits oiseaux qui chantent
- Le matin, en venant à la prière de l'aube, tu entends les oiseaux chanter. Mais as-tu déjà entendu un aigle ou un faucon chanter ? Seuls les petits oiseaux chantent : le moineau, le canari, ceux des régions tropicales.
- Le chant des oiseaux a un but. C'est une déclaration d'amour : le mâle chante pour dire « je t'aime, viens vers moi ». C'est aussi une façon de marquer son territoire, parce que le petit oiseau n'a pas de force. Le grand rapace, lui, n'en a pas besoin.
- « Quand tu te sens faible et sans force, loue Dieu. La louange a une puissance étonnante. »
- Autrefois, un ancien organisait chaque jeudi une prière de l'aube pour un groupe particulier : responsables politiques, députés, ministres, présidents de grands groupes, membres de l'Église Onnuri ou non. Quand le pasteur Ha Yong-jo, souffrant, ne pouvait pas venir, le prédicateur le remplaçait. Au moment de la louange, presque personne n'ouvrait la bouche. Les riches et les puissants chantent peu ; les pauvres chantent de bon cœur.
- Il se souvient de sa grand-mère, au début des années 1960. Au printemps, en mars et en avril, il n'y avait rien à manger. Lui, affamé, rentrait de l'école sous la pluie. Elle, assise sur la galerie de bois, chantait des louanges avec une grande joie. Il pensait en mourir de faim et s'en agaçait ; elle louait. « Comment peut-on louer Dieu le ventre vide ? » se demandait-il. On fredonne quand on a bien mangé ; c'est pourtant quand on est faible qu'on se met à louer.
- Il encourage l'Église, qui est en train de déménager dans de nouveaux locaux : c'est maintenant que la louange est nécessaire.
6. Offrir à Dieu ce qu'on a de plus précieux
- Au verset 26, parce que Dieu a aidé les Lévites qui portaient l'arche, on sacrifie sept taureaux et sept béliers. Cette fois, personne n'est mort. David est reconnaissant, et cette reconnaissance devient une offrande.
- Quand tu offres quelque chose à Dieu, offre-lui ton meilleur, un cadeau précieux. On offre des cadeaux à ceux qu'on aime.
- David a donné pour le temple trois mille talents d'or, une somme colossale qui vaudrait aujourd'hui des centaines, voire des milliers de milliards (1 Chroniques 29:3-4).
- Pourtant, selon le prédicateur, celui qui a offert le plus précieux, c'est Élie. Au mont Carmel, face aux 450 prophètes de Baal, le vrai Dieu devait répondre par le feu. Après trois ans de famine, l'eau valait plus que la viande. Élie a pourtant fait verser de l'eau sur l'holocauste et autour de l'autel.
- Le feu de l'Éternel est tombé et a tout consumé, jusqu'à absorber l'eau qui était dans le fossé (1 Rois 18:38). « L'expression de la Bible est vraiment intéressante. »
- Pourquoi offrir autant ? Parce que ce n'est plus un homme fragile qui gouverne Israël, mais le Roi des rois, le Créateur. David en est si heureux qu'il loue et qu'il offre.
7. La danse de David et le regard de Mical
- David porte un manteau de byssus et un éphod de lin, et tout Israël fait monter l'arche au son des trompettes, des cymbales, des luths et des harpes (1 Chroniques 15:27-28).
- Mical, fille de Saül, regarde par la fenêtre. Elle voit le roi sauter et danser, et elle le méprise dans son cœur (verset 29). D'après 2 Samuel 6:20, David a dansé avec une telle ardeur qu'il s'est découvert. Ce n'était pas une petite danse.
- Le prédicateur voit en Mical l'une des femmes les plus malheureuses. Princesse, de bonne famille, sans doute belle, elle a été donnée en mariage par calcul politique. Après la victoire sur Goliath, les femmes chantaient : « Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille » (1 Samuel 18:7). Saül, jaloux, a cherché à le tuer pendant treize ans selon le prédicateur. Il lui lance même sa lance alors que David joue de la harpe devant lui, et Dieu protège David.
- Saül fait de David un chef de mille hommes, et le peuple l'aime encore davantage. Il cherche alors un moyen « légal » de s'en débarrasser : il promet sa fille à celui qui rapportera les prépuces de cent Philistins, en espérant que David y laisse la vie. David en rapporte bien plus (1 Samuel 18:25-27). Saül a sacrifié sa propre fille par calcul.
- Saül envoie des hommes pour tuer David. Mical s'en aperçoit la première et fait descendre David par une fenêtre (1 Samuel 19:11-12). Selon le prédicateur, c'était dès la nuit des noces, et ils ont été séparés avant même d'avoir vécu ensemble.
- Saül la donne ensuite à un autre homme, Paltiel, avec qui elle vit, selon le prédicateur, plus de dix ans. Devenu roi, David la fait reprendre comme sa première épouse, et son mari la suit en pleurant (2 Samuel 3:14-16).
- Revenue auprès de David, elle aurait pu vivre dans la reconnaissance. Mais elle ne voit que la dignité perdue du roi. Le prédicateur interroge les épouses présentes : si ton mari dansait ainsi devant Dieu, ne dirais-tu pas plutôt : « Mon mari aime vraiment Dieu, alléluia » ?
- David répond : c'est devant l'Éternel, qui l'a choisi de préférence au père de Mical, qu'il a dansé, et il est prêt à paraître encore plus méprisable (2 Samuel 6:21-22).
- Selon le prédicateur, Saül avait été choisi selon les critères royaux de l'époque, qui portaient sur l'apparence : beau, plus grand que tout le peuple d'une tête (1 Samuel 9:2). David, lui, ne correspondait pas à ces critères : il était le plus jeune de huit fils, et son père ne l'avait même pas fait venir devant Samuel, le laissant garder les brebis (1 Samuel 16:11). « Dieu a rejeté cet homme-là, et il m'a choisi, moi. Devant lui, je ne suis rien. Même ma vie n'est rien à côté de la joie que Dieu règne sur ce pays. »
8. Laisser Jésus devenir le maître de ta vie
- Moïse et Élie ont existé, et beaucoup d'autres personnages de l'Ancien Testament. Pourtant, souligne le prédicateur, la Bible ne dit que d'un seul qu'il est un homme selon le cœur de Dieu : David (Actes 13:22).
- Devant Dieu, ni ta réputation, ni ta position, ni ta fortune ne comptent. C'est quand tu déposes tout cela et que tu sers Jésus avec le cœur de David qu'il peut devenir le maître de ta vie.
- « Parce que nous ne pensons pas à Jésus à ce point, nous redevenons sans cesse nos propres maîtres. » Le prédicateur appelle à renoncer à soi-même et à remettre entièrement à Jésus la souveraineté de sa vie.
- Dans la prière, il rappelle que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés (1 Jean 4:10), et demande que cet amour jaillisse en nous comme un fleuve, pour que nous puissions louer comme les petits oiseaux chantent de toutes leurs forces.
Points à retenir
- La puissance n'est pas dans un objet sacré : elle est dans la présence du Dieu vivant, qui est une personne et qui est Esprit.
- Le zèle de David n'a pas suffi la première fois. La présence de Dieu se reçoit selon la manière de Dieu.
- La louange est l'affaire de toute l'assemblée, pas seulement de l'équipe qui est devant.
- Ce sont souvent les faibles qui louent le mieux. Quand tu te sens sans force, c'est le moment de chanter.
- David se savait rien devant Dieu. Sa joie que Dieu règne passait avant son image de roi.
Application personnelle
- Y a-t-il un objet, une habitude ou un lieu dans lequel tu cherches la puissance de Dieu plutôt qu'en Dieu lui-même ?
- Pendant la louange, chantes-tu avec l'assemblée ou restes-tu spectateur ?
- Dans quelle faiblesse peux-tu choisir de louer Dieu cette semaine, comme la grand-mère du prédicateur le ventre vide ?
- Qu'est-ce qui serait pour toi une offrande précieuse, comme l'eau d'Élie en pleine famine ?
- Ta réputation, ta position ou tes biens t'empêchent-ils de te réjouir pleinement devant Dieu, comme David ?
Versets cités
- 1 Chroniques 15:16-29
- 1 Chroniques 15:1
- 1 Chroniques 13:7-14
- 1 Samuel 4
- 1 Samuel 5:1-5
- 1 Samuel 6:7-12
- 1 Chroniques 29:3-4
- 1 Rois 18:30-38
- 1 Samuel 18:7
- 1 Samuel 18:25-27
- 1 Samuel 19:11-12
- 2 Samuel 3:14-16
- 2 Samuel 6:20-22
- 1 Samuel 9:2
- 1 Samuel 16:11
- Actes 13:22
- 1 Jean 4:10
Questions fréquentes
Pourquoi le premier transport de l'arche a-t-il mal tourné ?
David aimait Dieu, mais il ne connaissait pas la manière de transporter l'arche. À son époque, il n'y avait pas de Bible à portée de main, seulement de grands rouleaux. L'arche a donc été posée sur un char tiré par des bœufs, la méthode des Philistins, qui l'avaient renvoyée comme un objet de malédiction. Uzza est mort. La seconde fois, l'arche est portée par les Lévites, comme Dieu l'avait prescrit.
Pourquoi David a-t-il dansé devant l'arche au point d'être méprisé par Mical ?
Parce qu'il était rempli de joie à l'idée que Dieu lui-même règne sur Israël. David était roi, mais il se savait rien devant Dieu. Il répond à Mical que c'est devant l'Éternel, qui l'a choisi de préférence à son père, qu'il a dansé (2 Samuel 6:21). Mical voyait la dignité du roi ; David voyait la gloire de Dieu.
Pourquoi louer Dieu quand on se sent faible ?
Le prédicateur remarque que ce sont les petits oiseaux qui chantent, pas les aigles. De même, ce sont souvent les pauvres et les faibles qui louent Dieu de tout leur cœur. Il se souvient de sa grand-mère qui chantait avec joie au début des années 1960, alors que la famille n'avait rien à manger. Quand tu te sens sans force, la louange a une puissance étonnante.
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