Contemple Christ, l'Évangile te transforme à son image
Tu regardes ta vie et tu te demandes parfois comment tu peux tenir. Comment servir quand tu perds le courage. Comment ressembler à Jésus quand tu vois combien tu en es loin. Matt Glock, dans un message basé sur 2 Corinthiens 3.12-18, ouvre une série de trois prédications sur le thème : « Transformés à son image : l'œuvre de l'Évangile dans nos vies. »
Ce premier message pose une réalité toute simple. Ce n'est pas toi qui te transformes toi-même. C'est en contemplant Jésus-Christ dans sa gloire que tu es changé, de gloire en gloire, par l'Esprit du Seigneur. Sa vie devient ta vie, et cette vie te rend capable de servir dans tous les contextes où le Seigneur t'a placé : ta famille, ton travail, ton église.
Ce message te montre qui est Jésus glorifié, comment sa vie devient la tienne, et pourquoi c'est lui, et non pas toi, qui te rend capable de servir.
Plan du message
1. Jésus-Christ, celui qui est glorifié et qui nous glorifie
Le texte de 2 Corinthiens 3.12-18 décrit un contraste. Moïse mettait un voile sur son visage pour que les Israélites ne fixent pas leurs regards sur la fin d'une réalité passagère. Aujourd'hui encore, quand les écrits de Moïse sont lus, un voile recouvre le cœur. Mais lorsque quelqu'un se convertit au Seigneur, le voile est enlevé. Nous tous, sans voile sur le visage, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire, par l'Esprit du Seigneur.
Paul écrit ces mots aux Corinthiens, l'église où il avait servi le plus longuement dans son ministère. Il y avait dans cette église des personnes qui se réclamaient d'une autorité et qui remettaient en cause son ministère d'apôtre. Paul défend son ministère en le comparant à celui de Moïse. Moïse était celui qui se tenait entre Dieu et Israël. À cause de sa proximité avec Dieu, son visage brillait au point qu'il devait mettre un voile. En Christ, ce voile est enlevé. En Christ, la gloire n'est plus une réalité passagère et voilée : elle est Christ ressuscité et glorieux.
Paul parle d'un miroir. Il ne faut pas penser à nos miroirs d'aujourd'hui, où tout est visible. Le miroir de cette époque était en métal poli. Il n'était jamais parfait. Quand tu te regardais dedans, tu ne te voyais pas tout à fait. C'est la réalité de ta contemplation aujourd'hui. Tu vois la gloire de Jésus. Tu la comprends. Mais tu ne la vois pas encore pleinement. Un jour, tu la verras face à face.
Pour comprendre ce qu'est la gloire de Jésus, tourne-toi vers Matthieu 17.1-8. Six jours après avoir interrogé les disciples sur son identité, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux. Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Moïse et Élie leur apparurent et s'entretenaient avec lui. Une nuée lumineuse les couvrit et une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation. Écoutez-le. »
Ce texte est charnière dans les Évangiles. Il révèle ce que Jésus vivra après sa mort et sa résurrection. Le mot utilisé pour « transfiguré » est le même que celui utilisé en 2 Corinthiens 3 pour « transformés ». C'est le mot metamorphoō. La même transformation est promise pour toi.
Dans cette gloire, il y a deux réalités. Il y a d'abord la lumière. Une lumière plus forte que le soleil, tellement éblouissante que tu ne pourrais pas te tenir devant. Mais il y a aussi une autre dimension, souvent oubliée : l'approbation. Regarde ce que Dieu dit de son Fils. Moïse et Élie sont là : ils représentent toute l'Ancien Testament, la Loi et les prophètes, la parole de Dieu. Et Dieu dit devant eux et devant les disciples : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon approbation. »
La gloire n'est pas seulement une lumière trop forte pour toi. La gloire, c'est aussi celui qui est plus haut que toi et qui te regarde en disant : « Toi, tu as toute mon approbation. » C. S. Lewis, dans son texte Le poids de la gloire, souligne cette dimension. Il en parle comme d'un enfant devant ses parents. Un petit enfant qui a fait quelque chose de bien et qui voit ses parents se baisser vers lui. Son visage s'éclaire. Il est tellement content parce que ceux qui sont tout pour lui approuvent ce qu'il a fait.
Jésus recevait constamment l'approbation de son Père, parce que Jésus a toujours bien fait. Il portait cette gloire, la gloire d'une créature qui vit exactement comme c'était prévu. C'est pour cela que, dans notre monde, quand tu vois des personnes chercher à tirer la gloire vers elles, à faire un nom pour elles-mêmes, tu perçois une vaine gloire. Les grands de ce monde vivent dans la peur de ne pas recevoir l'approbation des autres. Toi aussi tu vis souvent dans cette peur. Mais Jésus, jamais. Quand Jésus regardait à son Père, il voyait le visage d'un Père aimant et plein d'approbation.
C. S. Lewis parle ainsi de la gloire promise : « La gloire promise, chose incroyable et uniquement possible grâce à l'œuvre de Jésus-Christ, consiste en ce que certains d'entre nous, tous ceux qui font le bon choix, survivront à cet examen, auront l'approbation de Dieu, plairont à Dieu : bonheur divin, être aimés de Dieu, non pas selon lui inspirer de la pitié, faire ses délices comme l'œuvre fait la joie de l'artiste ou le fils celle du père. Cela semble trop beau pour être vrai, un poids de gloire que notre pensée a de la peine à supporter. Et pourtant, c'est ainsi. »
Un jour, tu seras devant Dieu. Et si tu as mis ta confiance dans le Fils, tu recevras son approbation. Non pas parce que tu as fait quelque chose, mais parce que Christ a tout fait pour toi. Il est venu vivre la vie que tu ne pouvais pas vivre, et mourir la mort qui était la tienne. Ressuscité, il te donne son approbation.
2. Sa vie est ma vie
Le texte dit : « Là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. » Cette liberté, c'est de comprendre que ce que Dieu te donne, il te le donne par grâce. Il te donne sa vie, son amour, sa lumière, non parce que tu as fait quelque chose pour les recevoir, mais parce qu'il veut être généreux avec toi. Il te les donne, simplement.
C'est cela qui te rend libre. Tu reçois ces choses non pas comme un salaire mais comme un cadeau. Sa vie devient ta vie. Cela veut dire que tu es caché en lui, et que tout ce qu'il a fait devient ta vie aussi. Servir Dieu n'est plus un moyen de prouver quelque chose. Servir Dieu devient une réponse au cadeau que tu as reçu.
Quand tu contemples Jésus, sa gloire rayonne sur toi. Son approbation vient vers toi. Tu réalises que Dieu t'aime, et que tu es accepté en lui à cause de Christ. Cette réalité te rend rayonnant. Tu peux penser à des personnes qui ont marché avec le Seigneur et chez qui cette réalité était visible. Ce devrait être ta prière aussi : que cette réalité se produise en toi.
3. Il te rend capable de servir
Parce que sa vie devient ta vie, il te rend capable. Capable de servir. Capable de vivre dans tous les contextes où tu es placé : ta famille, ton travail, l'église.
Paul insiste sur ce point. Dans 2 Corinthiens 3.4-6, juste avant notre texte, il écrit : « Telle est l'assurance que nous avons par Christ auprès de Dieu. Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu, qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie. »
Et juste après notre texte, en 2 Corinthiens 4.1, il ajoute : « C'est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. »
Peut-être perds-tu souvent le courage dans la semaine. Peut-être es-tu arrivé dimanche matin en ayant perdu un peu de courage. Tu ne perds pas courage définitivement parce que ta capacité ne dépend pas de toi. Si cette vie est en toi, si Christ est en train de te transformer, cela te rend capable.
Quand Paul écrit « selon la miséricorde qui nous a été faite », il fait écho à Exode 33. Après l'épisode du veau d'or, Moïse est monté avec Dieu et il a demandé : « Fais-moi voir ta gloire. » L'Éternel répond : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté. » La bonté de Dieu est une expression de sa gloire. Sa bonté, c'est la gloire de Dieu qui vient vers toi.
Quand tu comprends cet Évangile, ce Christ mort et ressuscité, cette œuvre faite pour toi, tu reçois la gloire de Dieu, sa bonté. Et cette bonté te transforme, de gloire en gloire, par l'Esprit du Seigneur.
Points à retenir
- Ce n'est pas toi qui te transformes toi-même. La transformation à l'image de Christ est l'œuvre de l'Esprit du Seigneur en toi, à mesure que tu le contemples.
- La gloire de Jésus, c'est la lumière et l'approbation du Père. Sur la montagne de la Transfiguration, Dieu dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon approbation. » En Christ, cette approbation t'est acquise.
- Sa vie devient ta vie. Tu es caché en Christ. Servir Dieu n'est plus un moyen de prouver quelque chose, c'est une réponse au cadeau reçu.
- Ta capacité vient de Dieu. Paul l'affirme : nous ne sommes pas capables par nous-mêmes, mais Dieu nous rend capables d'être serviteurs d'une nouvelle alliance.
- Tu ne perds pas courage. Parce que Christ est en train de te transformer, tu peux tenir dans ta famille, dans ton travail, dans l'église.
Application personnelle
- Prends-tu du temps pour contempler Jésus dans sa parole, ou espères-tu changer par ta seule volonté ?
- Vis-tu dans la peur de ne pas être approuvé par les autres ? Comment l'approbation du Père en Christ change-t-elle ta manière d'aborder la journée ?
- Est-ce que tu sers pour prouver quelque chose à Dieu, aux autres ou à toi-même, ou est-ce que tu sers en réponse à un cadeau déjà reçu ?
- Où as-tu perdu courage cette semaine ? Où as-tu besoin d'entendre que ta capacité vient de Dieu ?
- Où le Seigneur te demande-t-il de reprendre ta place : dans ta famille, dans ton travail, dans l'église ?
Versets cités
FAQ
Que veut dire « être transformé à son image, de gloire en gloire » ?
Cela veut dire que l'Esprit du Seigneur te change progressivement pour te rendre semblable à Christ. Tu contemples Jésus, sa gloire rayonne sur toi, et tu es transformé étape après étape. Ce n'est pas un effort de volonté : c'est l'œuvre de l'Esprit à mesure que tu tournes ton regard vers Jésus.
Pourquoi Paul parle-t-il de miroir et de voile ?
Le miroir renvoie à la manière dont on voit la gloire de Christ aujourd'hui : réelle, mais pas encore pleinement. Le voile renvoie à Moïse, qui couvrait son visage rayonnant. Ceux qui lisent l'Ancien Testament sans se tourner vers Christ ont encore ce voile sur le cœur. Quand quelqu'un se convertit au Seigneur, le voile est enlevé et il voit la gloire de Christ.
Si ma capacité vient de Dieu, cela veut-il dire que je n'ai rien à faire ?
Non. Paul, qui affirme que sa capacité vient de Dieu, se dépense dans son ministère. La différence, c'est le moteur. Tu ne sers pas pour gagner l'approbation de Dieu : tu la reçois déjà en Christ. Tu sers parce que sa vie est ta vie, et parce que Christ te rend capable de le faire.
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