Église unie et forte : protège l'unité, sers les tiens

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Introduction

Nous arrivons au bout de la lettre de Paul à Tite. Souviens-toi : Paul veut implanter une église à Crète. Il y a laissé Tite, son enfant légitime dans la foi commune (Tite 1, 4), pour qu'il mette en ordre tout ce qu'il faut afin que cette église rayonne de la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

Depuis le début de la lettre, plusieurs pièces se sont mises en place : un Dieu qui ne ment pas et dont la parole subsiste (Tite 1, 1 à 4), des dirigeants authentiques, sérieux, fidèles à la parole (Tite 1, 5 à 9), un peuple façonné par la grâce et non par ses propres forces, un rayonnement authentique dans le monde.

Aujourd'hui, Paul boucle sa lettre. Et les mots de la fin sont souvent les plus importants. On veut s'assurer que le destinataire a capté l'essentiel. Toute la lettre est traversée par la grâce (Tite 2, 11 à 14 ; Tite 3, 4 à 7). Cette grâce est ce qui doit gouverner et modeler ton attitude : Christ a subi à ta place le manquement légitime pour lequel tu étais condamné, afin que tu vives libre du péché et zélé pour les œuvres bonnes.

Sur cette base, Paul attire notre attention sur deux défis pour la fin. Le défi de l'unité de l'Église autour de l'Évangile. Et le défi de prendre soin du ministère de l'Évangile. Pour une église unie et forte, par la protection de l'unité du réseau (v. 9 à 11), et en prenant soin du ministère de l'Évangile (v. 12 à 15).

Plan de l'article

1. Protège l'unité du réseau (Tite 3, 9 à 11)

Il n'est plus à démontrer qu'un groupe uni, une famille unie, un pays uni est inébranlable, quelle que soit la tempête qu'il traverse. Actualité de la Coupe du monde oblige : le succès d'une équipe de football repose sur un seul mot, le collectif. Chaque joueur est à son poste : attaquants, milieux de terrain, défenseurs, gardien. Onze contre onze. Tous au service les uns des autres. L'attention n'est attirée sur aucune star en particulier. On attaque ensemble, on défend ensemble. Et si tu ne captes pas ça, tu ne peux pas rester longtemps dans l'équipe.

C'est une illustration imparfaite de ce que Paul veut nous dire dans les versets 8 à 11. Relis avec moi :

« Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. Voilà ce qui est bon et utile aux hommes. Mais évite les disputes folles, les généalogies, les querelles, les contestations relatives à la loi ; car elles sont inutiles et vaines. Éloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions, sachant qu'un homme de cette espèce est perverti, et qu'il pèche, en se condamnant lui-même. » (Tite 3, 8 à 11)

Quatre choses inutiles pour l'Église

L'enjeu ici, c'est l'unité. Rappelle-toi le projet de Dieu en Tite 2, 14 : se faire un peuple qui lui appartienne, pas deux. Christ a donné sa vie à la croix pour un seul peuple. Le défi majeur, c'est donc de garder cette unité.

Paul souligne l'utile et l'inutile au verset 9. En anglais, l'expression est claire : not profitable. Sans valeur ajoutée, sans plus-value pour l'Évangile. Quatre choses sont inutiles :

  • les folles discussions,
  • les généalogies,
  • la discorde,
  • les disputes relatives à la loi.

Inutile veut dire : cela perd du temps, cela n'édifie pas, cela ne sert pas l'Évangile. Le dénominateur commun de ces quatre postures, c'est l'absence totale de grâce. Elles ne transmettent pas la grâce à ton prochain, à ton frère, à ta sœur. Au contraire, elles servent ton ego, ta nature humaine, loin de la compassion et de l'amour pour l'autre.

À quoi cela ressemble aujourd'hui

À quoi ressemblent concrètement ces quatre choses ? À de grands débats théologiques que tu provoques peut-être pour convaincre l'autre – ou pire, pour le condamner quand il ne rejoint pas tes convictions. Je ne dis pas qu'il ne faut pas avoir de bons fondements théologiques. Bien au contraire. Mais quand l'essentiel de ta vie chrétienne est fondé sur des débats sans fin plutôt que sur la grâce de Jésus vécue autour de toi, tu es à côté de la plaque.

Cela ressemble aussi à la manière dont tu voudrais conduire les activités de ton église : la taille du conseil, le déroulement du culte, un culte plus court ou plus long, plus de chants rythmés ou d'anciens chants. Toutes ces petites choses sont nécessaires, certes, mais pas fondamentalement utiles au point qu'on s'y perde et qu'on cherche à condamner l'autre parce qu'il n'adhère pas à notre vision.

Ce n'est pas profitable pour l'Église. C'est notre nature égoïste. Nous voulons prendre l'église comme une prestation de service. Nous voulons qu'elle soit à notre service. Et nous prenons parfois pour référence notre histoire passée : « Dans mon ancienne église, on commençait à 9 h. Pourquoi on ne commence pas à 9 h ici ? On faisait comme ci, on faisait comme ça… Pourquoi ici on ne fait pas comme ci, comme ça ? » Cela crée des clans, des murmures sans fin, nocifs pour la bonne marche de l'Église pour laquelle – rappelle-toi – Jésus a donné sa vie. Ces situations fragilisent le réseau de l'Évangile. Son rayonnement et son témoignage s'en trouvent amoindris.

La leçon d'Actes 6

Une scène me marque quand je lis Actes 6. L'Église grandit, grandit, grandit. À un moment, des divisions arrivent sur un aspect pratique : des veuves sont délaissées dans la distribution quotidienne. Cela devient préoccupant pour les dirigeants. Que fait l'Église ? Elle choisit des personnes remplies d'Esprit et de sagesse pour s'occuper de ces tâches, et les apôtres continuent à se consacrer à la prière et au ministère de la Parole. C'est leur raison d'être.

Les dirigeants n'ont pas négligé le problème. Ils l'ont traité sérieusement, sans jamais délaisser la mission première de l'Église. Voilà l'équilibre. Évite les débats théologiques sans fin sur la trinité, le calvinisme et tout ce que tu voudras y ajouter, où l'on cherche absolument à démontrer que « la vraie église, elle doit être comme ci, comme ça, et si tu n'as pas compris, tu n'es pas un vrai chrétien ». Cela n'a rien à voir avec la grâce de Dieu, ni avec le fait que Jésus soit mort à la croix pour ton prochain. Aide les anciens, les dirigeants d'église, à éviter ces débats pour le bien de l'Église, pour son unité, pour rester focalisés sur ce qui fait que nous soyons un les uns avec les autres autour de Jésus.

La réponse ferme face à celui qui divise (v. 10 à 11)

C'est la face passive de la responsabilité du dirigeant : éviter et détourner. Mais au verset 10, Paul appelle à une responsabilité plus active, plus ferme – non moins teintée de grâce. Il s'agit de la réaction face au membre qui provoque des divisions. Un royaume divisé ne peut subsister, disait Jésus dans un autre contexte (Matthieu 12, 25). C'est grave quand la division s'installe. Un peuple divisé est fragile ; il ne peut durer.

Si tel avait été le cas pour le peuple de Dieu, l'Évangile ne nous serait jamais parvenu, plus de 2000 ans après cette lettre. S'il nous atteint aujourd'hui, c'est parce que le réseau de l'Évangile est resté uni autour du même message de grâce et d'amour. Ce message a traversé les âges, les territoires et les conflits, et il continue à nous édifier aujourd'hui. C'est pourquoi la personne qui cause des divisions ne s'attaque pas seulement à un réseau d'église local : elle s'attaque au projet éternel de Dieu pour les hommes.

Paul appelle Tite à un caractère intransigeant sur ce point. Mais il a soin de préciser d'abord l'attitude à avoir : « Que personne ne te méprise » (Tite 2, 15) et « Je veux que tu affirmes ces choses » (Tite 3, 8). Parce que gérer une division dans une église n'est pas facile pour un dirigeant. On tombe dans un des deux extrêmes : soit la fuite en avant – on évite pour ne pas paraître faible face à un camp ou à un autre –, soit l'écrasement autoritaire.

Tel n'est pas le chemin que Paul propose à Tite. C'est une autorité teintée de grâce. On reprend la personne après un premier puis un second avertissement. L'objectif premier sera toujours de sauver la personne, le pécheur, l'église – jamais de condamner. Mais si la personne persiste dans son projet de diviser sur des aspects autres que l'Évangile, alors il faut protéger le réseau. Il faut prendre cette décision forte de se séparer d'elle, pour le soin de l'Évangile.

Une église unie est une église inébranlable. Et cela relève de la responsabilité de chaque membre. Frère, sœur, tu dois aider les dirigeants à bien faire leur travail : leur signaler les angles morts qu'ils ne voient pas, en appeler à leur responsabilité, faire en sorte qu'ils exercent leur autorité en usant de grâce.

2. Prends soin du ministère de l'Évangile (Tite 3, 12 à 15)

Le second aspect. Relis :

« Lorsque je t'enverrai Artémas ou Tychique, hâte-toi de venir me rejoindre à Nicopolis ; car c'est là que j'ai résolu de passer l'hiver. Aie soin de pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi, et d'Apollos, en sorte que rien ne leur manque. Il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres pour les besoins pressants, afin qu'ils ne soient pas sans produire des fruits. Tous ceux qui sont avec moi te saluent. Salue ceux qui nous aiment dans la foi. Que la grâce soit avec vous tous ! » (Tite 3, 12 à 15)

L'Église, ce sont des personnes

As-tu remarqué la foule de personnes citées dans ces quatre versets ? Artémas, Tychique, Zénas, Apollos, « les nôtres », « tous ceux qui sont avec moi », « ceux qui nous aiment dans la foi ». La première idée à garder en tête, c'est que l'Église, le peuple que Dieu se bâtit, est constitué de personnes.

L'Église de Dieu, ce n'est pas un système, ce n'est pas une machine, ce n'est pas un bâtiment, ce n'est pas virtuel. Ce sont des gens comme toi et moi. Si tu dis membre d'une église, alors tu appartiens à une communauté de personnes qui se connaissent, qui connaissent l'Évangile et le vivent en interaction régulière. Concret, pas virtuel. Des personnes qui pratiquent des œuvres bonnes qui font du bien au réseau entier, parce qu'elles participent à ce que chacun puisse exceller dans le témoignage et la proclamation de la Parole. Le réseau de l'Évangile est constitué de personnes qui portent du fruit : bonté, joie, paix.

Assurer la continuité spirituelle

Artémas et Tychique, deux serviteurs fidèles de Paul, sont appelés à assurer la continuité de l'église à Crète quand Tite devra rejoindre Paul à Nicopolis. Cela rappelle la bonne disposition à prendre : soigner spirituellement l'église quand elle en a besoin. Et cela rappelle aussi que l'Église a de la ressource, du personnel, pour prendre soin spirituellement du peuple de Dieu.

Pourvoir aux nécessités pratiques du ministère

Un autre aspect : le besoin de pourvoir aux nécessités matérielles de ceux qui portent la responsabilité du ministère à temps plein. Paul mentionne Zénas, docteur de la loi, et Apollos, qu'on connaît par Actes 18, 24 : un juif originaire d'Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures. Ces personnes qui conduisent spirituellement l'église ont besoin du soutien matériel du réseau, pour rester concentrées sur la conduite spirituelle du peuple.

Les « œuvres bonnes » dont Paul parle ici incluent celles qui concernent tes biens, ton argent, ce que tu mets à disposition pour bénir et soutenir la proclamation de la Parole. Excellez dans les œuvres bonnes, dit Paul, et portez du fruit. Si tu as été touché par le Dieu qui ne ment pas, comment cela se voit-il dans tes finances ? Que fais-tu de ce qu'il te donne comme possession, comme argent ? Dans quelle proportion utilises-tu ces choses pour le rayonnement de l'Évangile ? Que fais-tu de ton temps, de ton énergie qu'il te donne ?

La salutation fraternelle

Un dernier aspect : la salutation fraternelle. Cela fait juste du bien d'avoir des nouvelles les uns des autres. Des personnes qui parfois ne se connaissent pas physiquement, mais qui ont un lien fort, le lien de l'Évangile. On voit ici l'image d'un réseau important, au service les uns des autres.

Cela se vit très concrètement. Quand une église amie a besoin de frères et sœurs pour s'occuper des enfants pendant un weekend, tu y vas. Quand il y a un besoin de service, tu fonces sans poser de question. Parce que tu sais que tu sers l'Église du Seigneur. Cela fait du bien de faire partie d'un réseau de personnes unies autour des mêmes valeurs, celles de l'Évangile – au service les uns des autres, prenant des nouvelles, non isolées, mais unies pour le rayonnement de l'Évangile dans le monde.

3. Comment l'Évangile est-il parvenu jusqu'à toi ?

Je te repose la question : comment l'Évangile est-il parvenu jusqu'à nous aujourd'hui ? Parce que le réseau de l'Église a été uni et fort. Parce que des hommes et des femmes ont lu cette lettre et l'ont mise en pratique. C'est un puissant appel pour toi aujourd'hui – non seulement à prendre au sérieux les paroles de Paul, mais à les appliquer, à les vivre.

L'Église, pour être unie et forte, a besoin de dirigeants authentiques et de frères et sœurs authentiques.

4. Une foi entière : à l'église, chez toi, au travail

Autre chose. Cette lettre a été écrite dans un contexte de fonctionnement d'église, mais elle parle surtout à ton cœur. Elle n'a pas été écrite pour que tu vives une vie cloisonnée : « À l'église, je vais l'appliquer, je vais porter du fruit ; et en dehors, je vais être un autre. »

Non. Tu dois être le même à l'église, dans le monde, dans ta famille, avec tes collègues. Le même homme, la même femme modelée par l'Évangile, touchée par la grâce de Dieu, appelée à briller de la même façon au sein du réseau de l'Église et à déborder dans le monde. Nous devons être entiers. Nous devons avoir un même cœur transformé, utile non seulement pour bénir l'Église, mais aussi pour bénir le monde.

Pour être authentique, ton cœur doit être modelé par la grâce de Dieu, qui te met au service des autres et du monde, pour le rayonnement de la bonne nouvelle de l'espérance en Jésus. Cela se verra dans la façon dont tu traites les conflits à l'Église. Dans la façon dont tu traites les divisions, les murmures – à l'Église, mais aussi dans ta famille, au travail. Quand tu entends des bruits de couloir, qu'en fais-tu ? Quand tu vois des clans qui ne servent pas l'unité du groupe où tu es, comment vas-tu en user avec grâce ? Cela se verra aussi dans ton rapport avec l'argent, tes possessions, l'utilisation de ton temps.

En contemplant l'œuvre de Jésus à la croix pour toi, laisse-le développer en toi des fruits dignes de la repentance : rejet du péché, rejet de ta nature encline à faire le mal, encline à juger. Des fruits dignes de l'espérance : paix, unité, joie, amour. Pour une église forte et rayonnante.

Points à retenir

  • La grâce est le moteur de l'unité. Ce qui doit gouverner et modeler ton attitude, ce n'est pas ton ego, ce sont tes convictions passées ni ton histoire : c'est ce que Christ a fait à la croix pour toi.
  • Quatre postures inutiles fragilisent l'Église : les folles discussions, les généalogies, la discorde, les disputes relatives à la loi. Le dénominateur commun ? L'absence totale de grâce.
  • Une autorité teintée de grâce. Face à celui qui divise, deux avertissements. L'objectif : sauver, pas condamner. Mais si la personne persiste, il faut protéger le réseau.
  • L'Église, ce sont des personnes. Pas un système, pas un bâtiment, pas un espace virtuel. Un peuple concret qui se connaît, se sert, prend des nouvelles, porte du fruit ensemble.
  • Sois entier. Le même à l'église, chez toi, au travail. Pas de vie cloisonnée. La grâce te transforme partout, pour bénir l'Église et bénir le monde.

Application personnelle

  • Y a-t-il en ce moment, dans ton église, un débat ou une discussion sur lequel tu t'arc-boutes plus par ego que par amour de l'Évangile ? Que peux-tu lâcher cette semaine pour servir l'unité du corps ?
  • Quand tu prends l'église comme une prestation de service (« dans mon ancienne église, on faisait mieux »), qu'est-ce que cela révèle de ton cœur ? Quelle demande peux-tu déposer, quelle exigence peux-tu remettre à Christ ?
  • Comment aides-tu concrètement les dirigeants de ton église cette semaine ? Prières, coup de main, encouragement, signalement d'un angle mort avec grâce – choisis un pas concret.
  • Que fais-tu de ton argent, de ton temps, de ton énergie pour le rayonnement de l'Évangile dans ton église et au-delà ? Est-ce que tes finances témoignent que tu as été touché par le Dieu qui ne ment pas ?
  • Es-tu la même personne à l'église et à la maison, avec tes collègues, dans tes conversations quand personne ne te regarde ? Où as-tu besoin que la grâce vienne unifier ton cœur ?

Versets cités

FAQ

Que veut dire « éviter les folles discussions, les généalogies, les querelles » (Tite 3, 9) aujourd'hui ?

Ce sont ces débats sans fin – théologiques, organisationnels, culturels – où l'on cherche à convaincre ou à condamner l'autre plutôt qu'à lui transmettre la grâce. Débats sur la trinité, le calvinisme, ou sur le déroulement d'un culte, la taille du conseil, l'heure du service. Utiles à évoquer parfois, oui, mais jamais au point de créer des clans, des murmures, des divisions qui affaiblissent l'Église. Le fil rouge de ces quatre postures, c'est l'absence de grâce.

Faut-il vraiment se séparer d'une personne qui cause des divisions ?

Oui, mais après un premier et un second avertissement (v. 10). L'ordre des étapes compte. L'objectif premier n'est jamais la condamnation : c'est la restauration de la personne et la protection de l'église. Si la personne persiste à diviser sur des aspects autres que l'Évangile lui-même, alors il faut protéger le réseau pour que la mission commune ne soit pas fragilisée. C'est une autorité teintée de grâce, à mille lieues de la fuite en avant comme de l'écrasement.

Comment prendre soin concrètement du ministère de l'Évangile ?

De trois manières que Paul indique. D'abord, en soutenant matériellement ceux qui portent le ministère à temps plein (v. 13) : leur voyage, leurs besoins pressants, leur pain quotidien. Ensuite, en assurant la continuité spirituelle : Artémas et Tychique viennent relayer Tite quand il part rejoindre Paul (v. 12). Enfin, en cultivant la salutation fraternelle et le service mutuel (v. 15) – appels, nouvelles, coups de main, invitations. Ta contribution matérielle et relationnelle est un vrai ministère.

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