Jean 4 : ne reste pas en ville quand Jésus est au puits

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Introduction

Charlotte Curran, de Christian Fellowship Church à Belfast, prêche ce dimanche-là sur un seul thème : l'eau vive. Elle ouvre sa Bible à Ésaïe 35, une prophétie écrite il y a très longtemps sur l'effet de l'eau dans le désert et dans les lieux sauvages : « Le désert et le pays aride se réjouiront. »

Sa conviction est simple : « Tout ce dont le désert a besoin, c'est d'eau. » Pas d'une grande stratégie, pas d'un effort tiré de toi-même. Si ta vie ressemble aujourd'hui à une terre craquelée où rien ne pousse, tu es au bon endroit pour qu'une source de vie jaillisse.

D'Ésaïe 35, elle passe à la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine en Jean 4, puis à la promesse des fleuves d'eau vive en Jean 7. Avec un appel qui revient tout au long du message : ne reste pas en ville quand Jésus est au puits.

Plan du message

1. Ésaïe 35, une parole d'espérance pour les terres arides

  • Au milieu d'une terre sèche et stérile, une parole d'espérance est prononcée : « Fortifiez les mains languissantes, et affermissez les genoux qui chancellent ; dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point. » Dieu viendra et changera le désert en jardin.
  • C'est ce que le Seigneur a toujours fait. Dès le commencement de l'Écriture, il crée des jardins au milieu du vide et du chaos.
  • L'ennemi travaille dans la direction opposée. Là où Jésus crée des jardins, il cherche à les « dé-créer », à les ramener à l'état de désert.
  • Certains se sentent ainsi « dé-créés ». Ils se souviennent d'une saison où leur vie fleurissait, mais aujourd'hui, rien ne pousse, tout est fissuré, et le désespoir s'installe. La prédicatrice répond : affermis tes genoux, n'aie pas peur, le Seigneur vient te sauver.

2. Le Seigneur est attiré par les déserts

  • « Le Seigneur est vraiment attiré par les lieux arides. » C'est là qu'il fait son meilleur travail, parce que c'est là qu'on a le plus besoin de lui.
  • Dans le désert, tout le monde s'en va. Pendant une saison aride, beaucoup d'amitiés se fissurent. Mais quand tous les autres sortent du désert, Jésus y entre, « à 100 % ».
  • Ésaïe 35 annonce une « super floraison ». Charlotte Curran montre la photo d'un article du New Yorker de 2023 : en Californie, après des pluies d'hiver exceptionnelles, des stocks de graines de fleurs sauvages, enfouies sous la poussière, fleurissent toutes à la fois. Le désert devient une prairie fleurie du jour au lendemain.
  • Elle laisse l'image à l'écran pendant tout le message : tes lieux secs et désolés peuvent ressembler à cela. Ton désert ne demande pas une grande stratégie ni plus d'énergie. Et « tout ce dont la ville de Belfast a besoin, c'est d'eau ».

3. Une promesse de puits pour cette maison

  • Charlotte Curran tient un journal sur cinq ans, commencé en 2020, où elle note chaque jour ce qu'elle sent que le Seigneur lui dit. Chaque page permet de relire ce qu'il disait le même jour les années précédentes.
  • Cette semaine, elle s'est réveillée avec une date en tête. Elle a ouvert son journal et relu l'entrée de 2023 : elle avait senti que le Seigneur allait ouvrir un puits dans cette maison, une source d'eau vive où les assoiffés viendraient, et où des vies seraient changées.
  • Elle revient de plus en plus à cette promesse et à cette prière : « Seigneur, fais jaillir un puits. Nous sommes dans le désert. »
  • Elle ne vient pas à l'église pour occuper un dimanche matin. Si Christ s'est révélé à toi et t'a sauvé par sa puissance, tu es appelé à plus qu'assister au culte.
  • Si ta marche chrétienne s'est réduite à la routine et à la présence du dimanche, tant mieux, dit-elle : c'est un désert, et le Seigneur va venir t'y rencontrer.

4. Jésus, l'eau vive qui jaillit dans le désert

  • Le peuple a longtemps attendu l'accomplissement d'Ésaïe 35 : « Seigneur, tu as promis. Quand cette désolation va-t-elle finir ? »
  • Puis le Nouveau Testament s'ouvre. Non pas au centre du pouvoir à Jérusalem, mais à Bethléhem, quelques kilomètres plus loin, un tout petit bébé naît. Une entrée de Dieu sur la terre si discrète que la plupart ne la remarquent pas. Ce bébé est la source d'eau vive qui jaillit dans le désert.
  • Après son baptême dans le Jourdain, où l'Esprit envoie-t-il Jésus en premier ? Au désert. Parce que c'est le désert qui a besoin d'eau. Il y combat Satan, puis tout ce qu'annonçait Ésaïe 35 éclate dans les Évangiles : les boiteux sautent, les sourds entendent, les aveugles voient.
  • Selon la prédicatrice, l'Église moderne a oublié une chose : Jésus interrompt les journées ordinaires. Le jour où il bouleversera ta vie, peut-être pour la soixante-dixième fois, tu te seras brossé les dents et tu auras fait ton café comme d'habitude, sans avoir la moindre idée de ce qui allait arriver.
  • Alors ne t'assieds pas devant la désolation. Si ta famille est un désert, mets-toi à genoux et intercède pour qu'une source s'ouvre et change l'histoire que tu as reçue. Fais de même pour ta rue et pour ta ville. Lis Ésaïe 35 et dis : « Dieu, tu as promis. »

5. Retourne au puits

  • En Jean 4, une femme ordinaire, au milieu d'une vie désolée, se rend un jour ordinaire dans un lieu ordinaire : le puits où elle est allée cent fois. Nous savons que ce chapitre est spécial. Elle, non.
  • Elle sort au moment le plus chaud, le plus sec et le plus poussiéreux de la journée, sans savoir qu'elle va rencontrer l'eau vive.
  • Charlotte Curran y voit tes pratiques spirituelles : la lecture de l'Écriture, la prière, les réunions de prière, la louange ensemble, jour après jour. Il n'y a rien de mal à cela. Aller au puits était bon pour cette femme et pour sa famille. Mais quelque chose d'encore meilleur était disponible.
  • « Tu dois retourner au puits. » Reprends la pratique que tu fais depuis des années, mais cette fois en t'attendant à rencontrer Jésus, à recevoir quelque chose de nouveau à l'endroit même où tu as toujours été.

6. Ne reste pas en ville quand Jésus est au puits

  • Jésus, fatigué du voyage, s'assied au bord du puits vers midi et demande à boire à la femme samaritaine. Le texte précise entre parenthèses : « Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. »
  • La prédicatrice a lu ce chapitre d'innombrables fois en pensant que Jésus avait organisé un moment seul avec cette femme. Elle n'en est plus si sûre : le texte ne dit pas que Jésus les a envoyés, seulement qu'ils sont partis. Il y avait une invitation à collaborer à ce moment, mais ils étaient ailleurs, distraits par des besoins normaux.
  • À leur retour, ils lui proposent à manger. Jésus répond qu'il a une nourriture qu'ils ne connaissent pas : faire la volonté de son Père. Puis il leur dit que la moisson est déjà prête, alors que des gens sortent de la ville sur le témoignage de cette femme. « Vous êtes en train de le manquer. »
  • Elle appelle les chrétiens de sa ville à abandonner une manière apathique de suivre Jésus, où 99 % du temps passe dans les affaires ordinaires et où Jésus reçoit une heure et demie le dimanche et une prière rapide le matin. « Ça ne suffira pas. Tu es fait pour le puits. »
  • « Si ta vie semble endormie, c'est que tu es trop loin de l'eau. » L'eau est disponible, mais tes pensées sont parties à la ville : les finances, les enfants, les relations, les projets.
  • Vivre au puits n'est pas un lieu physique, c'est une posture du cœur, possible jour et nuit. Au travail, quand tout semble désolé, ta première réaction est-elle de tout régler toi-même, ou de dire : « Saint-Esprit, apporte l'eau vive dans ce lieu désolé » ? Quand un message te met KO, cherches-tu la réplique, ou invites-tu l'eau vive dans cette conversation ?
  • Elle l'avoue : « Bien trop souvent, je suis en ville en train d'acheter à manger, alors que ma place a toujours été au puits. » Les disciples savaient que Jésus était là, et ils étaient pourtant ailleurs.
  • Elle croit que la source promise jaillira dans ce lieu physique, mais aussi dans le corps de l'Église : des petits puits qui s'ouvrent en chacun et qui se rejoignent le dimanche comme des rivières en un courant que même les forces démoniaques ne peuvent arrêter.

7. Des fleuves d'eau vive pour les lieux désolés

  • En Jean 7:37-39, au grand jour de la fête, Jésus s'écrie : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. » Puis : « Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. » Il parlait de l'Esprit. Voilà ton héritage.
  • Tu n'es pas seulement invité à boire. Jésus dépose un puits en toi. Là où les gens ne savent pas où est Jésus, tu le représentes, et l'Esprit à l'œuvre en toi peut faire fleurir les lieux désolés.
  • Habites-tu ta maison seulement parce que tu l'as choisie ? Occupes-tu ton emploi seulement parce que tu as postulé ? Ou le Seigneur, dans sa grâce souveraine, t'a-t-il placé dans un lieu qui a besoin d'eau, que tu cherches à quitter parce que c'est un désert ?
  • Jésus, quand il est envoyé, ne cherche pas le confort, il va au désert. L'idole du confort nous rétrécit, et l'ennemi cherche à te contenir dans un petit espace confortable parce que tu es dangereux pour lui dès que tu en sors. « Tu ne peux pas suivre Jésus et idolâtrer ton confort en même temps. » Le confort te rétrécit, Jésus veut agrandir tes limites jusqu'aux extrémités de la terre.
  • La prédicatrice demande à l'assemblée de se lever selon la distance entre domicile, travail et église : un mile, deux, trois, jusqu'à ceux qui prennent l'avion pour travailler. Pourquoi le Seigneur t'a-t-il placé près du puits ? Pourquoi t'envoie-t-il ailleurs, sinon parce que ce lieu a besoin de l'eau vive qui a jailli à East Belfast ?
  • Elle confie une conviction reçue cette semaine. Elle aime marcher avec Jésus, mais d'habitude elle prend sa voiture pour aller marcher dans un endroit pittoresque. Le Seigneur lui a dit : « Je ne veux pas que tu marches ailleurs cette semaine, Charlotte. Je veux que tu marches ici, là où tu es plantée. » Elle s'est demandé : « Si je ne prie pas pour ma rue, à qui est-ce que je laisse cette responsabilité ? »
  • Elle t'encourage à prier en marchant dans ta rue, chaque semaine, même dix ou quinze minutes, en demandant au Seigneur un cœur pour l'endroit où tu vis.
  • Le choix est devant toi : retourner « à la ville », à la vie de tous les jours, en oubliant ce moment, ou dire : « Fais jaillir un puits en moi. » Elle invite chacun à tendre les mains pour demander au Saint-Esprit de le remplir, et dit à celui qui n'a jamais donné sa vie à Jésus qu'il peut le faire dès maintenant.

Points à retenir

  • Le Seigneur est attiré par les déserts. Quand tout le monde quitte ton désert, Jésus y entre.
  • Ton lieu aride n'a pas besoin d'une grande stratégie : il a besoin de l'eau vive.
  • Retourne à tes pratiques spirituelles habituelles en t'attendant cette fois à rencontrer Jésus.
  • Vivre au puits est une posture du cœur : inviter l'Esprit dans chaque lieu désolé, au travail comme à la maison.
  • Jésus dépose en toi des fleuves d'eau vive. Là où il t'a planté, tu peux intercéder et voir les lieux désolés reprendre vie.

Application personnelle

  1. Quel domaine de ta vie ressemble aujourd'hui à une terre craquelée : ta foi, ta famille, ton travail, ta rue ?
  2. Quelle pratique spirituelle fais-tu depuis longtemps par habitude, et comment peux-tu y revenir en t'attendant à rencontrer Jésus ?
  3. Qu'est-ce qui t'envoie le plus souvent « à la ville » et t'éloigne du puits : les finances, les enfants, les relations, les projets ?
  4. La prochaine fois qu'une situation ou un message te met KO, quelle prière simple pourrais-tu faire avant de répondre ?
  5. Pourrais-tu, cette semaine, prendre dix ou quinze minutes pour prier en marchant dans ta rue ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire « ne pas rester en ville quand Jésus est au puits » ?

Dans Jean 4, les disciples sont partis à la ville acheter des vivres pendant que Jésus rencontre la femme samaritaine au puits. Ils ne font rien de mal, mais ils manquent ce qui se passe. Pour Charlotte Curran, c'est l'image d'une foi absorbée par les besoins ordinaires, où Jésus ne reçoit qu'une heure et demie le dimanche. Vivre au puits est une posture du cœur : chercher l'eau vive partout où tu es.

Pourquoi Ésaïe 35 parle-t-il d'un désert qui fleurit ?

Ésaïe 35 annonce que des eaux jailliront dans le désert, que les aveugles verront et que les boiteux sauteront comme des cerfs. Charlotte Curran y voit la promesse d'une floraison soudaine, comme les floraisons spectaculaires du désert californien après de fortes pluies. Pour elle, cette prophétie s'accomplit en Jésus, l'eau vive venue dans le désert. Ton désert n'a pas besoin d'une stratégie, il a besoin d'eau.

Que signifient les fleuves d'eau vive de Jean 7 ?

En Jean 7:37-39, Jésus invite celui qui a soif à venir boire, puis promet que des fleuves d'eau vive couleront de celui qui croit en lui. Il parlait de l'Esprit. Charlotte Curran souligne que Jésus ne fait pas que te désaltérer : il dépose un puits en toi. Là où tu vis et travailles, tu peux apporter l'eau vive et voir des lieux arides reprendre vie.

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