Introduction
« As-tu déjà eu des problèmes ? Peut-être que tu en traverses un aujourd'hui. » C'est par cette question qu'Edward Issitt, membre de Kerith Community Church à Windsor, ouvre ce troisième message de la série de l'Église sur le livre de Josué. Il prêche depuis chez lui, à Windsor, avec sa femme et leurs deux enfants.
La série a commencé avec Josué 1, où Dieu demande à Josué de ne pas avoir peur, de se fortifier et de prendre courage, et de méditer sa Parole. Puis Josué 2 a montré, avec les deux espions et Rahab, que la bonne nouvelle n'est pas réservée aux gens religieux : elle est pour tous, quels que soient notre identité ou notre passé.
Josué 3 raconte la traversée du Jourdain. Le peuple voit enfin la terre promise, mais un fleuve en crue lui barre la route. Edward Issitt en tire une conviction : « Dieu permet ces choses parce qu'il ne s'intéresse pas tant à notre confort qu'à notre foi. » Il relève ensuite, dans ce récit, ce qu'il faut pour franchir les obstacles de la vie et entrer dans ce que Dieu a préparé.
Plan du message
1. La vie chrétienne n'est pas sans problèmes
- Enfant, à l'église, Edward Issitt chantait un vieux cantique : « La vie est merveilleuse maintenant pour moi, j'ai laissé entrer Jésus, il a tout changé. » Venir à Christ a été l'événement le plus révolutionnaire de sa vie.
- Mais ce n'est pas toute la vérité : à côté de la bonté, de la faveur et de la bénédiction de Dieu, il a découvert des problèmes, des difficultés et des défis.
- La semaine précédente, sur l'autoroute M4 entre Windsor et Londres, près de Heathrow, sa voiture a affiché un message d'erreur, la température est montée au maximum et le moteur a perdu sa puissance. Rouler à 25 km/h, feux de détresse allumés, à l'heure de pointe et sans bande d'arrêt d'urgence : « pas une expérience agréable ». Quelqu'un est finalement venu le dépanner.
- Face aux épreuves, le croyant est tenté de demander : « Pourquoi, si je sers Dieu et vis une vie pieuse, est-ce que je rencontre tant de problèmes ? »
- Sa réponse : « La foi ne se construit pas dans les mers calmes et les jours paisibles. La foi grandit et se développe quand elle est mise à l'épreuve. »
2. Un fleuve en crue entre le peuple et la promesse
- Ce moment, Israël l'attend depuis des décennies : la sortie d'Égypte sous Moïse, la traversée de la mer, quarante ans d'errance dans le désert. Dieu avait promis un pays où coulent le lait et le miel.
- Cette promesse concerne aussi tous les enfants d'Abraham par la foi, y compris ceux qui ne sont pas juifs. Pierre écrit que Dieu nous a donné des promesses précieuses (2 Pierre 1:4).
- Il y a pourtant deux problèmes. Le pays est occupé par des ennemis qui ne le céderont pas. Et avant cela, il y a le Jourdain, en crue au temps de la moisson (Josué 3:15). Le peuple voit son héritage sans pouvoir l'atteindre.
- « C'est souvent le cas dans nos vies. » Dieu nous conduit au seuil d'une saison nouvelle pour nos vies, nos familles et nos Églises, et nous découvrons des ennemis à vaincre, des combats à livrer, des barrières à franchir.
- Pourquoi ? Dans le livre des Juges, Dieu explique qu'il a laissé ces nations pour enseigner la guerre à une génération (Juges 3:1-2). « Ce n'est pas un Dieu cruel, c'est un Dieu bon », qui laisse des obstacles sur notre route pour nous apprendre le combat de la foi et nous rendre plus semblables à Jésus. « Nous grandissons quand nous surmontons les obstacles. »
3. Se souvenir de ce que Dieu a fait
- Tout au long de l'Ancien Testament, dans les chants, les psaumes, les prophètes et l'histoire d'Israël, le peuple est appelé à regarder en arrière : la délivrance de l'esclavage de Pharaon, la Pâque où l'ange est passé au-dessus du peuple de Dieu (Exode 12), le chemin ouvert dans la mer et les chars égyptiens engloutis (Exode 14).
- La génération qui se tient au bord du Jourdain est nouvelle. À part Josué et Caleb, la plupart étaient enfants ou pas encore nés à la sortie d'Égypte. Elle a besoin qu'on lui rappelle ce que Dieu a fait.
- Edward Issitt et sa femme l'ont vécu : il y a quelques mois, le déménagement dans leur maison a été « un grand test pour notre foi ». Ils se sont assis pour se rappeler délibérément ce que Dieu avait fait dans leur histoire, il y a cinq, dix, quinze ans, quand ils se sont rencontrés et mariés.
- « Le Dieu qui nous a délivrés alors nous délivrera maintenant. Le Dieu qui a vaincu alors vaincra maintenant. Le Dieu qui a fait des miracles alors fera des miracles maintenant. C'est le même Dieu, avec la même puissance. »
4. Avoir besoin de la puissance de Dieu
- Souvent, Dieu nous a formés, nous a donné des dons et un esprit sain pour que nous retroussions nos manches et servions son royaume. « Parfois nous cherchons des miracles alors que Dieu cherche un peu de travail sérieux de notre part. »
- Mais il y a des moments où toute l'habileté, la créativité, les idées et le travail ne suffisent pas pour traverser la mer Rouge ou le Jourdain. Israël ne pouvait pas entrer dans le pays en nageant habilement : il lui fallait un miracle.
- Le prédicateur a été encouragé par une vidéo de Sonia, pasteure du site de Kerith à Farnborough, présentant le chantier du bâtiment. On peut collecter des dons, des entreprises peuvent faire beaucoup de travail, mais les fonds prévus seront bientôt épuisés : une partie du projet demande la puissance de Dieu et un miracle.
- Dans l'histoire de Kerith, cela est déjà arrivé lors de la construction du Kerith Centre. Il invite ceux qui l'ont vécu à se souvenir, et la génération qui n'était pas là à apprendre ces histoires et à croire que Dieu agira de nouveau, à Farnborough et dans tous les autres sites.
5. Recevoir une parole de Dieu et se sanctifier
- Josué avait besoin d'entendre la voix de Dieu et d'une stratégie venue de lui. Cette parole lui est venue de deux façons : la promesse générale écrite dans les premières pages de l'Ancien Testament, et des instructions précises pour traverser le fleuve.
- Pour nous aussi, Dieu parle par les Écritures. Beaucoup de ses promesses nous sont accessibles si nous lisons et étudions la Bible, et en obéissant à ses commandements nous entrons dans sa bénédiction.
- Mais Dieu parle aussi de façon précise. Il y a des années, avant d'habiter Windsor, Edward Issitt a reçu un verset du Deutéronome : il serait béni dans la ville et béni dans les champs (Deutéronome 28:3). Il reconnaît l'avoir pris « complètement hors de son contexte », mais il l'a compris ainsi : un jour, sa famille vivrait à la campagne et lui travaillerait à Londres. Aujourd'hui, il vit à Windsor et travaille en périphérie de Londres. Quand son poste actuel s'est présenté, cela lui a paru en accord avec cette parole.
- Au cœur du récit se trouve aussi la sainteté : « Sanctifiez-vous, car demain l'Éternel fera des prodiges au milieu de vous » (Josué 3:5). La suite de la série montrera ce qui arrive quand le peuple pèche : cela freine le peuple de Dieu et ses projets.
- « Examinons nos cœurs. » Si nous voulons que Dieu nous utilise et entrer dans ce qu'il a préparé, nous devons être saints, avec une conscience pure devant lui.
6. Rechercher la présence de Dieu, ensemble
- Josué ne dit pas seulement que les eaux vont s'ouvrir. Il demande de porter l'arche de l'alliance, qui représentait la présence de Dieu. Cette présence devait précéder le peuple.
- Le prédicateur dit passer une grande partie de sa vie professionnelle au contact d'une « religion morte », une religion de nom, sans puissance ni présence. « Mais être avec des gens où la présence de Dieu se manifeste, où le Saint-Esprit agit, je le préfère n'importe quel jour. »
- Dans la prière, ne te contente pas de prier : attends et désire la présence du Saint-Esprit. Dans l'adoration, ne te contente pas des rites et des programmes.
- Ce sont les sacrificateurs qui portent l'arche. Il serait facile d'en conclure que seuls les responsables d'Église portent la présence de Dieu, « mais ce serait mal comprendre le Nouveau Testament ». Tous les chrétiens sont un sacerdoce saint (1 Pierre 2:5) : pasteurs, anciens, responsables de louange, prédicateurs, serviteurs auprès des enfants, ceux qui nettoient le bâtiment, tondent la pelouse ou gèrent le parking.
- Beaucoup pensent pouvoir vivre leur foi isolés. Ce n'est pas ce qu'enseigne le Nouveau Testament : la foi est personnelle, mais elle se vit en communauté. « Ne manque pas l'église. Ne manque pas les occasions de communion. Ne sois pas en retard pour l'adoration. » Si tu arrives pour le dernier chant, « tu te prives de la présence de Dieu ».
7. Passer à l'action
- Les sacrificateurs ont porté l'arche jusqu'au fleuve, mais le peuple a dû avancer, marcher dans le lit du Jourdain et traverser.
- « Au bout du compte, le christianisme consiste à être pratique. Qu'a dit Dieu ? Fais-le. »
- Ce que Dieu t'a dit personnellement : ne traîne pas. Ce qu'il a dit à ta famille : ne remets pas à plus tard. Ce qu'il a dit à ton Église : fais-le.
- Quels que soient les obstacles sur ta route, mène le bon combat de la foi (1 Timothée 6:12) et entre, comme Josué et le peuple, dans ton héritage et dans toutes les bénédictions de Dieu.
Points à retenir
- Dieu s'intéresse moins à ton confort qu'à ta foi : les obstacles sont le lieu où elle grandit.
- Se souvenir de ce que Dieu a fait nourrit la confiance pour aujourd'hui : c'est le même Dieu, avec la même puissance.
- Il y a une part de travail sérieux, mais certains Jourdains ne se traversent que par un miracle.
- La présence de Dieu doit passer devant, et c'est l'Église entière, sacerdoce saint, qui la porte ensemble.
- Ce que Dieu a dit, il faut le faire, sans tarder.
Application personnelle
- Quel « Jourdain » se dresse aujourd'hui entre toi et ce que Dieu t'a promis ?
- Prends un moment pour te rappeler ce que Dieu a fait dans ton histoire il y a cinq, dix ou quinze ans. Qu'est-ce que cela change à ta manière de voir l'obstacle actuel ?
- Dans ta situation, où s'arrête ta part de travail sérieux et où commence le besoin d'un miracle ?
- Y a-t-il un domaine de ta vie où Dieu t'appelle à te sanctifier avant d'avancer ?
- Qu'est-ce que Dieu t'a déjà dit de faire, à toi, à ta famille ou à ton Église, et que tu repousses encore ?
Versets cités
- Josué 3
- Josué 1:9
- Josué 2
- 2 Pierre 1:4
- Juges 3:1-2
- Exode 12
- Exode 14
- Deutéronome 28:3
- 1 Pierre 2:5
- 1 Timothée 6:12
Questions fréquentes
Pourquoi Dieu permet-il des obstacles quand on le sert fidèlement ?
Pour Edward Issitt, Dieu ne s'intéresse pas tant à notre confort qu'à notre foi. La foi ne se construit pas dans les mers calmes, elle grandit quand elle est mise à l'épreuve. Comme il a laissé des nations en Canaan pour enseigner à une génération le combat de la foi (Juges 3:1-2), il laisse des obstacles sur notre route pour nous former et nous rendre plus semblables à Christ.
Que représente l'arche de l'alliance dans Josué 3 ?
L'arche représentait la présence de Dieu. Josué ne dit pas seulement que les eaux vont s'ouvrir : il demande que l'arche passe devant le peuple. La présence de Dieu devait précéder Israël avant la traversée. Aujourd'hui, explique le prédicateur, nous avons besoin de la même présence, celle du Saint-Esprit en nous, avec nous et au milieu de nous.
Qui porte la présence de Dieu aujourd'hui ?
Dans Josué 3, ce sont les sacrificateurs qui portent l'arche. Edward Issitt met en garde contre l'idée que seuls les responsables d'Église porteraient la présence de Dieu. Selon le Nouveau Testament, tous les chrétiens forment un sacerdoce saint (1 Pierre 2:5). C'est ensemble, dans l'adoration, la communion et le service, que nous portons cette présence.
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