Introduction
Il y a des moments dans une vie qu'on appelle des moments charnières : un déménagement, un mariage, une conversion. Dans la Bible, Genèse 12 verset 1 est de ceux-là. Une famille qui ne connaît pas Dieu, une femme stérile, un cycle qui semble arriver à son bout, et soudain la parole du Seigneur qui surgit : « Pars de ton pays, de ta famille, de la maison de ton père. » À partir de Genèse 11.27 à 12.4, Stéphane Guillet nous conduit dans l'appel d'Abraham et nous rappelle ce que ça change quand tu choisis, toi aussi, de te mettre en route avec Dieu.
Plan du message
1. Une parole qui surgit dans une famille sans Dieu
- Térach, le père d'Abram, servait d'autres dieux, le livre de Josué le confirme.
- La généalogie s'essouffle : Saraï est stérile, la famille est vouée à s'éteindre sans descendance.
- Comme en Genèse 1.3 (« Que la lumière soit »), la parole de Dieu surgit de manière inattendue et marque un vrai commencement.
- Le monde de Térach ressemble à ce que Jésus dira du temps de Noé : on mange, on boit, on se marie, mais sans espérance. « Métro, boulot, dodo, et mort. »
2. Un appel qui demande une rupture
- « Pars de ton pays, de ta famille, de la maison de ton père. » C'est un choix radical, un choix qui rappelle Luc 14.26.
- Quitter sa famille ne veut pas dire haïr les siens : Abram partira avec Saraï sa femme et Lot son neveu.
- Ce qu'Abram doit vraiment quitter, c'est une vie ancienne sans avenir, une impasse, même si elle aurait pu être confortable.
- Pour entrer dans le projet de Dieu, il faut consentir à rompre avec ce qui ne mène nulle part.
3. Une promesse démesurée à laquelle Abram s'accroche
- Le mot « bénir » revient cinq fois dans Genèse 12.2-3, exactement autant que le mot « maudire » dans Genèse 1 à 11 : le projet de Dieu vient lever la malédiction tombée sur l'humanité.
- La bénédiction va crescendo : sur Abram, à travers Abram, sur ceux qui le béniront, jusqu'à toutes les familles de la terre.
- À vue humaine, la promesse est folle : « Je ferai de toi une grande nation », alors que Saraï est stérile.
- Abram se tait, il écoute, il reçoit la parole et il « espère contre toute espérance » (l'apôtre Paul).
4. Un simple « il partit » qui traverse les siècles
- Abram avait 75 ans quand il quitta Charan. Il ne sait pas où il va, mais il se met en route.
- La bénédiction ne s'arrête pas à Isaac : elle passe par Jacob, les douze tribus d'Israël, puis Jésus, issu de ce peuple.
- L'appel de Jésus à faire de toutes les nations des disciples est le prolongement direct de la promesse faite à Abram.
- La promesse est encore en cours d'accomplissement aujourd'hui, jusqu'aux extrémités de la terre.
Points à retenir
- Il vaut la peine de se fier à une parole de Dieu qui surgit dans ta vie : elle peut changer ton cours comme elle a changé celui d'Abram.
- Une vie stérile (de toutes les stérilités), peut porter du fruit quand Dieu parle.
- Il est possible d'être béni par Dieu, et il est possible d'être source de bénédiction bien au-delà de ce que tu imagines.
- La foi en action, c'est s'attacher aux promesses de Dieu même quand l'évidence semble contraire. C'est pour cela qu'Abraham est appelé le père de tous ceux qui croient (Romains 4.11).
- Tu n'es pas appelé à porter seul le projet de Dieu. Ta part, c'est de te mettre en route. Le reste, c'est Lui qui le fait.
Application personnelle
- Y a-t-il une parole de Dieu qui a surgi dans ta vie récemment et à laquelle tu hésites à t'attacher ?
- Qu'est-ce que Dieu te demande de quitter aujourd'hui pour entrer dans ce qu'Il prépare ? Une sécurité ? Un confort ? Une vie ancienne qui ne mène nulle part ?
- Quelle promesse te paraît « folle » à vue humaine, et que tu peux pourtant choisir de saisir comme Abram s'est tu et a écouté ?
- Autour de qui es-tu appelé à être source de bénédiction cette semaine ?
- Es-tu prêt à te mettre en route avec Dieu sans voir clairement le but, en Lui laissant faire le reste ?
Versets cités
- Genèse 11.27-32 · La famille de Térach
- Genèse 12.1-4 · L'appel et la promesse à Abram
- Genèse 1.3 · « Que la lumière soit »
- Luc 14.26 · Le prix à payer pour être disciple
- Romains 4.11 · Abraham, père de tous ceux qui croient
À lire aussi
Questions fréquentes
Que signifie « la bénédiction d'Abraham » pour les chrétiens aujourd'hui ?
La promesse faite à Abram en Genèse 12 aboutit à Jésus, issu de sa lignée, et à l'appel donné à l'Église de faire de toutes les nations des disciples. La bénédiction n'est donc pas un privilège pour un seul peuple : elle est ouverte à toutes les familles de la terre, et elle est encore en cours d'accomplissement dans nos vies quand nous croyons.
Faut-il vraiment tout quitter pour suivre Dieu comme Abram ?
Abram n'a pas coupé les ponts avec les siens : il est parti avec Saraï et Lot. Ce qu'il a vraiment quitté, c'est une vie ancienne sans espérance. Suivre Dieu implique une rupture avec ce qui te retient et te maintient dans une impasse, pas nécessairement une rupture géographique ou familiale.
Comment savoir si Dieu m'appelle à un nouveau départ ?
Abram s'est mis en route sur une parole, sans avoir la carte complète du chemin. Confie ton discernement à Dieu, cherche sa parole dans les Écritures, entoure-toi de frères et sœurs mûrs, et rappelle-toi que ta part, c'est de faire un pas, le reste, c'est Lui qui le fait.
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