Introduction
Une première guitare achetée à l'adolescence, une bande de copains d'adolescence, puis une rencontre qui change tout. Alfred Nygren part de deux souvenirs très simples pour ouvrir ce message prêché à Citykyrkan Stockholm, dans une série sur les paraboles de Jésus.
Les paraboles, explique-t-il, ne cherchent pas à donner des réponses exactes à des questions exactes. Elles nous aident à penser autrement, à entrevoir comment fonctionne le royaume de Dieu et à regarder notre vie à travers le regard de Jésus.
Le texte du jour tient en trois versets : le trésor caché dans un champ et la perle de grand prix (Matthieu 13:44-46). Sa conviction : quand on rencontre quelque chose de plus précieux, tout le reste descend naturellement d'un cran. Et la question qu'il laisse à chacun est celle d'un homme de son ancienne Église : « Comment vas-tu avec Jésus ? »
Plan du message
1. La valeur d'une chose n'est pas constante
- Alfred Nygren commence la guitare à douze ans. Environ un an plus tard, il achète sa première guitare à cordes acier avec micro intégré, pour à peu près 2 000 couronnes. Il est « fier comme un coq », persuadé d'avoir acheté la meilleure guitare du monde.
- Depuis, il en a acheté et revendu beaucoup, « probablement plus qu'il n'est sain ». S'il retrouvait sa première guitare aujourd'hui, il éprouverait de la nostalgie, mais il ne serait pas impressionné. « Elle n'est pas devenue moins bonne avec le temps. Mais moi, j'ai changé. »
- Adolescent, il faisait partie d'une bande de garçons de l'église : mobylettes, puis voitures des parents, et le vendredi soir un cheeseburger après la réunion de jeunes. Des amis auxquels il tenait beaucoup.
- Puis une jeune femme, arrivée d'Angleterre quelques années plus tôt, rejoint le groupe des filles. Celle qui allait devenir sa femme. Ses amis ont reçu de moins en moins de son temps et de son attention. « Ce n'est pas que je les aimais moins. C'est que j'avais rencontré quelqu'un que j'aimais davantage. »
- Son point : une chose est précieuse pour nous en relation avec tout ce que nous connaissons à ce moment-là. Quand on trouve plus précieux, nos valeurs et nos priorités changent.
2. Deux hommes qui trouvent plus précieux que tout
- « Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a, et achète ce champ. » Puis vient le marchand qui cherche de belles perles et qui vend tout pour acquérir la perle de grand prix.
- Le point commun des deux paraboles : les deux hommes trouvent quelque chose qui les pousse à réévaluer tout ce qu'ils possèdent, et ils changent radicalement leur vie à cause de ce qu'ils ont trouvé.
- Ces paraboles disent combien la grâce, le salut et Jésus lui-même sont précieux. Jésus ne dit pas ici : « Je mérite tout, alors vends tout si tu veux me suivre. » Il montre que la valeur du royaume, avoir Jésus pour roi, fait descendre tout le reste d'un cran.
- Ce n'est pas l'histoire d'un homme qui passe de tout avoir à tout quitter, mais celle d'un homme qui comprend que ce qu'il a devant lui dépasse la valeur de tout le reste.
3. Jésus en supplément ou une révélation qui saisit
- Il y a deux façons d'approcher Jésus. La première, le christianisme culturel : Jésus devient un ajout, un paquet de valeurs et de traditions qu'on ajoute à son mode de vie, sans que rien ne soit transformé en profondeur.
- La seconde, celle que peignent les paraboles : une rencontre avec Jésus qui fait perdre à tout le reste la première place.
- Si Jésus n'a pas la première place dans nos vies, ce n'est pas forcément une question de priorités, comme si l'on était un mauvais chrétien. C'est peut-être une question de révélation : l'Esprit doit à nouveau ouvrir nos yeux.
- « Si nous comprenions vraiment qui il est et ce qu'il nous offre, le résultat serait chaque fois que, remplis de joie, nous réorganiserions nos vies. » Non parce que c'est la bonne chose à faire, mais parce qu'être près de lui vaut tout.
- « Ce n'est pas quelque chose que je prends. Ce n'est pas quelque chose que je décide. C'est quelque chose qui me saisit. » L'homme voit le trésor, son cœur se remplit de joie, et sa manière de vivre change.
- Le point de départ n'est pas : « Maintenant, je vais être très doué pour suivre Jésus. » C'est le cœur qui découvre sa beauté et voit tout le reste perdre de sa valeur en comparaison.
- Les temps de réveil parlaient d'être « sauvé de part en part » : une rencontre avec Jésus qui n'ajoute pas seulement des activités dans l'agenda, mais touche toute l'existence.
- À la conférence des responsables Alpha accueillie dans les locaux de l'Église, le plus beau a été d'entendre des personnes qui, six mois ou un an plus tôt, ne connaissaient Jésus que de nom, dire : « Toute ma vie a été mise sens dessus dessous. » Personne ne l'a exigé d'elles : c'est l'effet d'avoir trouvé quelqu'un de plus précieux.
4. Le marchand de perles : une invitation pour ceux qui croient depuis longtemps
- Le premier homme découvre ce qu'il n'avait jamais vu : c'est l'image de celui qui rencontre Jésus pour la première fois. Le second est un professionnel, qui fait ce qu'il fait toujours, et qui tombe un jour sur la perle qui vaut plus que tout.
- Tu connais peut-être Jésus depuis la plus grande partie de ta vie. Il reste une invitation à le connaître plus profondément, et à découvrir que ce qu'il offre a encore plus de valeur que ce que tu avais compris.
- Le prédicateur a eu son moment où il a dit oui à Jésus, et cela a changé sa vie : des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Depuis, il est invité à une découverte continue de qui est Jésus, et chaque fois que l'image s'élargit, elle transforme encore sa vie.
- « Si Jésus n'est pas plus précieux que tout le reste, c'est que j'ai oublié qui il est et ce qu'il a fait pour moi. »
5. N'oublie aucun de ses bienfaits
- David l'exprime dans le Psaume 103 : « Mon âme, bénis l'Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l'Éternel, et n'oublie aucun de ses bienfaits ! »
- C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies, qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde, qui rassasie de biens ta vieillesse et te fait rajeunir comme l'aigle.
- Il semble donc possible d'oublier le bien que fait le Seigneur, et pour l'âme de perdre sa joie, sa reconnaissance et sa raison d'adorer. David se parle à lui-même : n'oublie pas.
- Nous avons la responsabilité de chercher la perle, de rappeler à notre âme qui il est et ce qu'il a fait, pour que notre foi soit renouvelée et que nos désirs soient rassasiés de ses biens. Chaque être humain est créé avec un profond désir de plus, et seul Jésus peut le combler.
6. Paul : tout passe dans l'autre colonne
- Paul avait consacré sa vie au Seigneur avec une ardeur telle qu'il persécutait les chrétiens. Puis il rencontre Jésus et écrit : « Ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ » (Philippiens 3:7-10).
- C'est comme si Paul dressait un tableau Excel, un budget : tout ce qui était dans la colonne des gains a changé de colonne. Non parce que ces choses sont devenues mauvaises, mais parce qu'elles pâlissent en comparaison de lui.
- Quelle distance cela donnerait dans le succès : « J'ai tout cela, mais en comparaison de Jésus, ce n'est rien. » Et quel réconfort dans l'épreuve : « Il me manque tout cela, mais si j'ai Jésus, j'ai tout. »
- À l'Église d'Éphèse, Jésus reconnaît les œuvres, le travail et la persévérance. « Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour » (Apocalypse 2:4). Ce qui compte vraiment, c'est de vivre avec une révélation continue de qui est Jésus.
7. « Comment vas-tu avec Jésus ? »
- Dans son ancienne Église de Vargön, un homme, longtemps missionnaire en Tanzanie, venait serrer la main avant le culte : « Paix, mon frère. » Puis : « Comment vas-tu avec Jésus ? »
- Les paraboles du trésor et de la perle sont une invitation à rappeler à nos cœurs, en toute saison, à qui nous appartenons. Cela remplit nos vies de joie et nous garde aussi bien dans l'épreuve que dans le succès.
- Si d'autres choses semblent faire concurrence à Jésus, le péché cherchera à te faire fuir et te cacher de Dieu, comme depuis le jardin d'Éden. Le péché remplit de honte, et la honte pousse à se cacher. Mais Jésus ne vient pas pour te condamner ni te rejeter. Il dit : « Viens à moi. »
- La joie n'est pas réservée aux nouveaux convertis. Ceux qui marchent depuis longtemps peuvent revenir à cet endroit où l'on ne plaque pas un sourire, où l'on ne chante pas par devoir, mais où l'on se lève le matin en sachant que, quelle que soit la journée, Jésus-Christ est son ami et que son regard est tourné vers soi.
Points à retenir
- La valeur d'une chose dépend de ce que nous connaissons. Quand on rencontre Jésus, tout le reste descend d'un cran, sans devenir mauvais.
- Dans la parabole, l'homme vend tout « dans sa joie » : ce n'est pas un effort de volonté, c'est une révélation qui saisit le cœur.
- Si Jésus n'a plus la première place, c'est peut-être une question de révélation plus que de discipline : l'Esprit doit ouvrir à nouveau nos yeux.
- Le marchand de perles rappelle à ceux qui croient depuis longtemps qu'il reste toujours à découvrir en Jésus.
- Comme David dans le Psaume 103, il faut dire à son âme de ne pas oublier ses bienfaits.
Application personnelle
- Comment vas-tu avec Jésus, aujourd'hui, honnêtement ?
- Jésus est-il pour toi un ajout à ta vie ou le trésor qui remet tout le reste à sa place ?
- Quelles choses, dans ta vie, semblent aujourd'hui faire concurrence à Jésus ?
- Quels bienfaits du Seigneur as-tu besoin de rappeler à ton âme cette semaine ?
- Si tu suis Jésus depuis longtemps, qu'aimerais-tu découvrir de nouveau sur lui ?
Versets cités
Questions fréquentes
Que veulent dire les paraboles du trésor et de la perle ?
Pour Alfred Nygren, les deux hommes trouvent quelque chose qui les pousse à réévaluer tout ce qu'ils possèdent. Jésus ne dit pas ici : vends tout pour me suivre. Il montre que la valeur du royaume des cieux, avoir Jésus pour roi, fait naturellement descendre tout le reste d'un cran.
Faut-il tout vendre pour suivre Jésus ?
Ce n'est pas ce que dit la parabole, précise le prédicateur. L'homme vend tout dans sa joie, parce qu'il a compris que ce qu'il a devant lui dépasse tout le reste. Ce n'est pas une décision qu'on prend à force de volonté, c'est une révélation qui nous saisit.
Que faire si Jésus n'a plus la première place dans ma vie ?
Ce n'est pas forcément le signe d'un mauvais chrétien, mais plutôt une question de révélation : l'Esprit doit à nouveau ouvrir nos yeux. Comme David dans le Psaume 103, il s'agit de dire à son âme de ne pas oublier ses bienfaits, et de revenir à Jésus qui ne rejette pas mais dit : viens à moi.