Morts par nos offenses, vivifiés par grâce en Christ

10 min de lecture

Morts par nos offenses, vivifiés par grâce en Christ

Samuel MABBOUX, pasteur de l'église de Nice l'Ariane, ouvre sa Bible sur Éphésiens 2.1-10 et te propose de revenir à la base. Non pas pour rabâcher ce que tu sais déjà, mais parce que, comme il le rappelle, « des fois on essaie de comprendre des choses tellement complexes de la parole de Dieu, mais la base n'est pas acquise ». L'essentiel, c'est l'Évangile. La base, c'est la croix. La base, c'est Jésus-Christ.

Dans ce passage, l'apôtre Paul écrit à l'église d'Éphèse et il décrit un chemin en deux temps : vous étiez morts, mais Dieu vous a rendus à la vie avec Christ. Ce message veut te faire toucher du doigt ce contraste, pour que tu ne restes pas en surface. Es-tu déjà passé de la mort à la vie ?

Plan du message

  1. Vous étiez morts : le constat sans détour
  2. Mais Dieu, riche en miséricorde : l'intervention qui change tout
  3. Par grâce, par le moyen de la foi : comment tu reçois ce salut

1. Vous étiez morts : le constat sans détour

« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois » (Éphésiens 2.1-2). Samuel MABBOUX insiste : c'est un constat et une loi spirituelle. « Le salaire du péché, c'est la mort. » Si tu n'es pas en Jésus-Christ, si tu n'as pas encore été pardonné, lavé de tes péchés, tu es spirituellement mort. Dieu ne cohabite pas avec le péché. Il faut choisir, soit le péché, soit Dieu.

Le pasteur rappelle aussi que la Bible parle des pensées comme d'une forme de péché. « Tu n'es pas responsable de la première pensée, mais tu es responsable de la deuxième, de ce que tu vas en faire, de si tu vas la nourrir. » Même chose pour le regard : tu n'es pas responsable du premier, mais du second. Dieu te demande de garder captives tes pensées en Jésus-Christ, tournées vers ce qui est bon, pur, agréable, parfait.

Paul parle ensuite du « prince de la puissance de l'air ». Samuel MABBOUX explique qu'il s'est renseigné : en grec, l'air évoque l'idée d'une influence partout présente. Vivre selon le train de ce monde, c'est vivre sous cette influence. « Allume les informations cinq minutes et tu verras que ce monde va à sa perdition. » Il n'y a même plus besoin de foi pour voir que la fin est proche. C'est pourquoi il ajoute : « Je suis tellement heureux de me dire que mon avenir est ailleurs. »

Es-tu prêt à rejoindre le Seigneur ? Samuel prend une image simple : « Ma valise céleste est prête. Ma valise terrestre, souvent, ne l'est pas. » Préparer son cœur, ce n'est pas mettre des chaussettes dans un sac, c'est se laisser saisir par le Seigneur. Paul lui-même se disait « comme tiraillé » entre l'envie d'aller au ciel et le désir que davantage de personnes passent encore de la mort à la vie (voir Philippiens 1.21-24).

Le pasteur cite ensuite 1 Jean 5.19 : « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. » Il précise : cela ne veut pas dire que toute personne non convertie est possédée ; mais elle est sous l'influence du malin. « Rien que le fait de refuser la grâce de Dieu, c'est un péché qui mène à la mort. » On parle souvent des péchés actifs : mensonge, vol, meurtre. Mais le pire péché, celui qui bloque la plus grande partie du monde, c'est un péché passif : le simple refus de venir à Jésus. Ton non-choix est déjà un choix.

Puis Paul se joint aux juifs : « Nous tous aussi nous étions de leur nombre… selon les convoitises de notre chair… nous étions par nature des enfants de colère » (Éphésiens 2.3). Samuel MABBOUX en déduit : la loi ne nous a pas aidés. Il ne s'agit pas d'un règlement à respecter mais d'un changement de cœur. Le psalmiste le disait déjà : nous sommes conçus dans le péché (voir Psaume 51.7). Notre chair ne veut pas du ciel et pousse vers le péché.

Il partage un souvenir : avant sa conversion, la haine et la colère le dirigeaient. Au collège, il pouvait se battre pour un regard mal interprété. « Je pense que maintenant, si quelqu'un vient me taper, je pourrais même pas me défendre, parce que je n'ai plus cette énergie : je ne suis plus nourri par cette haine et cette colère. »

Et il ajoute une phrase importante sur la liberté. Le monde appelle liberté le fait d'aller où on veut, de faire ce qu'on veut. « La vraie liberté, c'est quand tu es réconcilié avec Dieu, ton créateur. » Il évoque un pasteur roumain enfermé pendant des années dans quelques mètres carrés qui disait : « Jésus-Christ était là avec moi. » En face, beaucoup de gens se croient libres alors qu'ils sont esclaves de leur propre chair, tenus « comme en laisse » par des addictions, la haine, la jalousie, l'amertume, le non-pardon.

Enfin, Paul dit que nous étions « par nature » enfants de colère. Samuel insiste : ta volonté ne suffira pas à changer ta nature. Décider « je ne pèche plus » ne changera rien. Il faut une transformation intérieure. « Il n'y a que Jésus qui peut changer cela. » Comme Paul l'écrit en Romains 5.12 : par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et la mort a passé sur tous les hommes.

2. Mais Dieu, riche en miséricorde : l'intervention qui change tout

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ » (Éphésiens 2.4-5). Samuel MABBOUX souligne le contraste : après le tableau du péché, de la mort, de la rébellion et de la colère, arrive « mais Dieu ». Deux mots qui changent tout.

Il te rappelle une phrase simple qu'il aime redire quand on lui demande le message qu'il apporte à l'église : « Dis-leur que Jésus les aime. » C'est la base. Et cette base transforme un cœur.

Sur la question de l'héritage du péché, il est net : « Tu n'es pas responsable du péché d'Adam et Ève. » Mais tu en portes l'héritage. Il prend l'image d'un maire qui, dans une commune, s'appelle Hitler : il n'a rien fait, mais le nom est lourd à porter. De la même manière, ton « nom » avant Christ, c'est celui de pécheur, et tu ne peux pas le décoller de toi sans qu'un Autre change ton identité.

Verset 6 : « Il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes. » C'est déjà accompli. Ta carte d'identité est éternelle, elle est déjà céleste. Tu es « ambassadeur » ici-bas, envoyé du ciel pour une mission, mais ton avenir n'est pas dans les choses de ce monde. Il est là-haut. « Asseoir » ne signifie pas « être assis » comme on l'entend : dans le texte, l'idée est celle de siéger, de régner. Mais pour siéger, il faut d'abord être ressuscité, c'est-à-dire ramené à la vie par Christ.

Verset 7 : « Afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. » Dieu a un plan de salut, et Jésus l'a réalisé. À la croix, il a dit : « Tout est accompli. » Il te reste à voir comment tu bénéficies de ces choses par la foi.

3. Par grâce, par le moyen de la foi : comment tu reçois ce salut

« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2.8-9). Samuel MABBOUX te demande de garder cette phrase en mémoire : elle est clé.

Un don, un cadeau, une grâce, c'est « un cadeau immérité ». Tu n'as rien fait pour mériter la grâce de Dieu. Il illustre en racontant qu'il a offert avec son frère et sa sœur une belle Bible « esprit et vie » à leur papa pour ses 65 ans. Ce papa n'a « rien fait de particulier pour » : il a été un super papa, oui, mais le cadeau est offert parce que c'était son anniversaire. Et le pasteur ajoute : à Noël, « c'est l'anniversaire de quelqu'un d'autre : de Jésus. Mais tu as un cadeau pour toi. » La grâce est comme cela. Imméritée.

Comment recevoir ce cadeau ? Par la foi. « La foi et la grâce sont indissociables. » Est-on sauvé par la foi ou par la grâce ? Les deux : par la grâce que Dieu offre, saisie par la foi qui l'accepte. Samuel MABBOUX cite un théologien : « La grâce est la cause première du salut, et la foi nous permet de nous approprier cette grâce. » Cette foi va te pousser à la repentance, à rechercher le Seigneur, à te détourner de ton péché.

Verset 9 : ce n'est point par les œuvres. Si le salut se gagnait par les œuvres, Dieu serait injuste envers ceux qui ne peuvent rien produire, rien donner. Et les œuvres « nous auraient mis un peu à l'égal de Dieu : c'est moi qui ai gagné cela. » Non : c'est Jésus qui a tout fait, parfaitement. La grâce est universelle : « Riche ou pauvre, noir ou blanc, grand ou petit », elle est disponible pour toi ce matin.

Le pasteur insiste sur la nature de cette dette. Tu pourrais rassembler tout l'or du monde et le fondre : cela ne rachèterait pas même un seul péché. Pourquoi ? Parce que la dette du péché est spirituelle, pas financière. C'est la puissance des ténèbres qui doit être brisée. C'est le sens du thème : passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière, de la puissance du malin à la puissance de Dieu.

Verset 10 : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » Les bonnes œuvres viennent ensuite, quand le Seigneur a changé ton cœur, tes pensées, ta manière d'agir. Comme le rappelle Jacques 2.17, « la foi sans les œuvres est morte ». Mais les œuvres viennent toujours après la foi. Beaucoup, dit Samuel, font des œuvres pour obtenir quelque chose de Dieu : bibliquement, le salut tient uniquement par la grâce.

Alors quelle différence entre la vie avant et après ta conversion ? Une personne le lui demandait : « on continue à pécher. » C'est vrai, admet-il. Nous péchons encore, ne serait-ce qu'en pensée. « Mais on ne vit plus dans le péché. » Le péché n'est plus attaché à toi. Quand tu tombes, l'Esprit de Dieu te reprend instantanément, et tu dis : « Seigneur, pardonne-moi, aide-moi à progresser. »

Samuel MABBOUX conclut sur deux versets. Éphésiens 2.13 : « En Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. » Et Actes 4.12 : « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Un seul nom, un seul sang. Jésus est la porte, taillée dans le bois de la croix.

Points à retenir

  • Sans Christ, tu es spirituellement mort et sous l'influence du malin, même sans être « possédé ».
  • Refuser la grâce est un péché passif qui condamne autant que les péchés actifs.
  • Ta volonté ne changera pas ta nature : seul Jésus fait ce travail en profondeur.
  • Tu es sauvé par grâce, par le moyen de la foi ; les œuvres viennent après, jamais avant.
  • Ton avenir est déjà céleste : tu es assis avec Christ dans les lieux célestes, en mission ici-bas.

Application personnelle

  1. Aujourd'hui, es-tu vraiment passé de la mort à la vie, ou tu remets à plus tard ?
  2. Quelle « deuxième pensée » est-ce que tu nourris trop souvent ? Comment la rendre captive à Christ ?
  3. Y a-t-il un domaine où tu essaies de gagner la grâce par tes œuvres au lieu de la recevoir ?
  4. Où penses-tu être « libre » alors que Dieu voit une laisse à couper ?
  5. Si le Seigneur revenait cet après-midi, ta valise céleste serait-elle prête ?

Versets cités

FAQ

Que veut dire « être mort spirituellement » en Éphésiens 2 ?

Cela décrit ta condition tant que tu n'es pas en Christ : séparé de Dieu à cause de tes offenses, incapable par toi-même de vivre pour lui, et soumis à l'influence du malin. Ce n'est pas une image poétique, c'est une loi spirituelle : « Le salaire du péché, c'est la mort. »

Est-ce que je peux mériter la grâce en faisant beaucoup de bien ?

Non. La grâce est « un cadeau immérité ». Ce n'est ni une récompense ni un salaire. Tu la reçois par la foi en Jésus-Christ, jamais par tes efforts. Les bonnes œuvres viennent ensuite comme fruit d'un cœur transformé, jamais comme monnaie d'échange.

Puisqu'on continue à pécher après la conversion, où est la différence ?

Tu peux encore chuter, mais tu ne vis plus dans le péché. L'Esprit de Dieu te reprend instantanément, tu confesses, tu demandes pardon, tu progresses. Le péché n'est plus ton maître : Christ l'est.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de Assemblée de Dieu de Nice Ariane

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Assemblée de Dieu de Nice Ariane. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Morts par nos offenses, vivifiés par grâce en Christ | Efficient Church