Préparons-nous à la grande moisson : quatre piliers pour l'accueillir

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Introduction

Une moisson arrive. Pas une petite. Une moisson abondante, comme celle qui, dans Actes 2, a fait passer une poignée de disciples réunis dans la chambre haute à une église de trois mille âmes en une seule journée. La Pasteure Renathe YAO, à Impact Centre Chrétien Montréal, ne le prêche pas comme une belle histoire du passé. Elle l'annonce comme la réalité qui frappe déjà à la porte de son église, dans cette année déclarée « Année de la Grande Moisson », quatrième année de la décennie de la domination.

La question qu'elle te pose est simple : es-tu prêt à recevoir ce qui vient ? Parce que si tu ne l'es pas, la moisson passera à côté de toi, ou pire, elle t'écrasera. La réponse tient en un mot que l'apôtre Luc a glissé dans Actes 2.41-42 : persévérer. Quatre piliers, quatre habitudes que la toute première Église a adoptées « dès lors », c'est-à-dire à partir du moment où la moisson est tombée sur elle. Elles restent aujourd'hui la seule vraie préparation possible.

Plan de la prédication

1. Ce que « dès lors » nous apprend

La version Semeur traduit Actes 2.42 par : « Dès lors, ils s'attachaient à écouter assidûment l'enseignement des apôtres, à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble. » Le mot « dès lors » n'est pas anodin. Il vient de quelque part. Il vient de ces trois mille personnes qui, la veille encore, n'étaient pas là, et qui d'un coup se retrouvent au milieu d'une communauté de cent vingt disciples déjà rodés à fonctionner ensemble.

Cent vingt d'un côté, trois mille de l'autre. Un torrent qui débarque. Face à cette moisson, les apôtres ne se sont pas dit « on va les asseoir, leur donner la parole, partager le pain, et puis ils repartiront ». Ils ont décidé d'un mode de vie. Ils ont opéré un vrai basculement, un vrai shift. C'est cela que Renathe YAO veut nous voir opérer aujourd'hui : ne plus accepter le statu quo, ne plus vivre la vie chrétienne comme une habitude religieuse, mais entrer dans la dimension où les mots « donner sa vie au Seigneur » retrouvent leur poids réel.

2. Premier pilier : Persévérer dans l'enseignement des apôtres

Les apôtres n'étaient pas des hommes ordinaires. Ils avaient passé trois années entières avec Jésus. Ils avaient tout quitté pour le suivre. Ils avaient reçu l'enseignement directement à la source. Quand Pierre se lève à la Pentecôte, quand les Onze prennent la parole devant ces trois mille nouveaux croyants, ils n'ont pas besoin d'aller consulter les docteurs de la loi. Ils portent une révélation neuve, un Évangile que Jésus lui-même leur a confié.

Ce nouvel enseignement n'a plus rien à voir avec la vie religieuse d'avant. Œil pour œil est remplacé par l'amour. La lapidation par le pardon. La circoncision de la chair par la circoncision du cœur. Paul plus tard s'en indignera : personne ne doit ramener le peuple à ce qui n'est plus qu'une ombre. Hébreux 9.12 le dit clairement : Christ « est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des taureaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle ». Qui viendrait aujourd'hui te ramener à égorger des moutons pour activer un autel a mal compris la croix.

Voilà pourquoi le noyau doit être solide. Voilà pourquoi tu dois t'ancrer dans une maison où les pères cherchent réellement Dieu, où l'enseignement se laisse mesurer à la Parole. Jérémie 6.16 résume tout : « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes. » Ne va pas t'abreuver ailleurs sur des chaînes où des orateurs brillants et bien habillés te mélangeront la croix de Christ et les sacrifices d'animaux. Reste. Persévère. Ta maison a été construite sur les anciens sentiers.

3. Deuxième pilier : Persévérer dans la communion fraternelle

La communion fraternelle, c'est l'intimité entre frères. Se retrouver dans un même lieu. Manger ensemble. Se connaître. Porter les besoins les uns des autres. Les premiers chrétiens l'avaient si bien vécue que « tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun » (Actes 2.44-45). Quand un frère avait un besoin, un autre allait vendre un champ pour y répondre. Il n'y avait pas de pauvres parmi eux, parce qu'il n'y avait pas d'isolés parmi eux.

C'est un mensonge de l'ennemi de laisser croire que la communion ne serait possible que dans les petites églises de dix ou quinze personnes. La toute première Église a démarré à trois mille. Dieu aime la mégachurch. Ce qu'il faut, c'est structurer : familles d'impact, cellules, appels dans la semaine, portes de maisons qui s'ouvrent, temps où l'on partage un repas. Même les entreprises l'ont compris. Elles organisent leurs partys de Noël, leurs déjeuners d'équipe. Elles ont pris chez nous ce que nous, parfois, avons cessé de pratiquer.

Cette communion produit un esprit de famille. Elle t'apprend à aimer un frère que tu jugeais trop dur, une sœur dont le caractère te fatiguait. En passant du temps avec eux, tu découvres leurs qualités. Et quand les nouveaux arrivent, ils sentent immédiatement qu'ils ne sont pas dans un club, mais dans une famille. C'est ainsi qu'à Antioche, les gens ont regardé les disciples et ont dit : « ils ressemblent à Christ. Appelons-les chrétiens ». Sur ce point, la Pasteure Renathe est directe : elle ne compte pas sur le pasteur pour développer cet esprit-là. Elle compte sur toi.

4. Troisième pilier : Persévérer dans la fraction du pain

La sainte cène n'est pas un rite. C'est une communion, au sens fort : une entente, un accord. Paul avertit les Corinthiens qu'on ne peut pas manger ce repas « sans discerner le corps » (1 Corinthiens 11.29). C'est pour cela que la table du Seigneur n'est pas ouverte à tous : celui qui n'a pas encore donné sa vie ne peut pas discerner ce qui se passe sur cette table.

Mais pour toi, racheté, elle est un acte spirituel puissant. Chaque fois que tu prends le pain et la coupe, tu ravives ta mémoire. Tu te souviens que Jésus est allé à la croix. Tu te souviens de l'échange divin qui s'y est fait : il a pris ta maladie pour te donner sa santé, tes iniquités pour te donner sa sainteté, ton amertume pour te donner sa paix. C'est pour cela que Paul écrit qu'à négliger cette conscience, beaucoup dans l'Église de Corinthe étaient tombés malades (1 Cor 11.30). Ce qui aurait dû les guérir les jugeait.

Prise avec foi, en discernant le corps, la sainte cène déclenche le surnaturel. Si la manne, ombre imparfaite, a suffi à garder Israël quarante ans dans le désert sans que ses vêtements ni ses chaussures s'usent (Deutéronome 8.4), combien plus le vrai pain, qui est le corps de Christ ! Prends-la ici, prends-la aussi à la maison, dans tes groupes de famille d'impact. Sors « en dangereux ». Le monde des ténèbres doit trembler quand tu te lèves de cette table, parce que tu as réveillé ta mémoire par le sang et le corps de Jésus.

5. Quatrième pilier : Persévérer dans la prière corporative

Une église en temps de réveil est une église qui prie ensemble. Pas seule. Ensemble. Renathe YAO revient sur l'épisode de Babel : Dieu regarde des hommes en accord, unis autour d'un projet (même insensé), et déclare que rien ne les arrêtera s'ils restent ainsi (Genèse 11.6). Il descend, il disperse. L'ennemi a retenu la leçon. Il utilise contre nous la méthode de Dieu : il donne des excuses, des fatigues, des urgences, tout ce qu'il faut pour qu'un peuple qui pourrait déplacer des montagnes ne se retrouve jamais dans un même lieu, d'un même cœur.

Refuse cette dispersion. Les temps de prière corporative (les 21 jours, les 48h, les mercredis, les vendredis, les lignes zoom), ne sont pas des options. Ils sont le carburant du réveil. Dans les Actes, les apôtres marchaient et leur ombre guérissait (Actes 5.15). Pourquoi ? Parce que le peuple était en accord dans un même lieu. Deux qui s'accordent obtiennent (Matthieu 18.19). Un en mettra mille en fuite, deux en mettront dix mille (Deutéronome 32.30). Combien mettrez-vous en fuite si vous êtes trois mille ?

Et quand cette prière monte, la moisson n'est plus une menace : elle devient une bénédiction. Les gens du dehors regarderont ta communauté comme les Égyptiens regardaient Gosen. Là où tomberont les plaies du monde, chez toi, les fléaux passeront à côté. Là où se répandront les cancers et les stérilités, chez toi, les miracles se lèveront.

Points à retenir

  • La moisson arrive : trois mille en un jour à la Pentecôte, cela peut redevenir ta réalité. Prépare-toi à recevoir des foules, pas juste à assister au culte.
  • Le mot « dès lors » d'Actes 2.42 est un basculement. La première Église a changé de mode de vie face à la croissance. Refuse le statu quo.
  • Persévérer, c'est constance, demeure, continuité. Ce n'est pas un geste ponctuel : c'est une façon de fonctionner adoptée pour de bon.
  • Ne t'abreuve pas ailleurs. Reste sous un enseignement fidèle à la croix de Christ. Un beau costume et un art oratoire ne remplacent pas la saine doctrine.
  • Tu es un acteur du réveil, pas un spectateur. Le mandat « Allez, faites des disciples » n'était pas réservé aux apôtres.

Application personnelle

  1. Sur les quatre piliers d'Actes 2.42 · enseignement, communion, fraction du pain, prière, lequel es-tu en train de négliger ? Quelle décision concrète peux-tu prendre cette semaine pour le remettre à sa place ?
  2. À qui pense-t-il ce matin le Saint-Esprit ? Un frère, une sœur dont le prénom te vient à l'esprit sans raison apparente. Vas-tu l'appeler aujourd'hui ?
  3. Prends-tu la sainte cène avec conscience, ou machinalement ? Peux-tu la partager cette semaine, en famille ou en groupe, en discernant le corps de Christ ?
  4. Combien d'heures cette semaine as-tu passées seul avec Dieu ? Combien en accord avec d'autres pour prier ? Où vas-tu ajuster ton agenda ?
  5. Si trois mille personnes rejoignaient ton église dimanche prochain, serais-tu prêt à accueillir, encadrer, discipler ne serait-ce que l'une d'entre elles ?

Versets cités

  • Actes 2.41-47 · Le texte-clé : les trois mille sauvés, et l'Église qui persévère dans l'enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières.
  • Jérémie 6.16 · « Demandez quels sont les anciens sentiers ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes. »
  • Hébreux 9.12 · Christ est entré une fois pour toutes avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.
  • 1 Corinthiens 11.29-30 · Discerner le corps pour manger dignement le repas du Seigneur.
  • Deutéronome 8.4 · Vêtements et pieds qui ne s'usent pas au désert.
  • Genèse 11.6 · Babel : « rien ne les empêchera d'exécuter ce qu'ils ont projeté ».
  • Matthieu 18.19 · Deux qui s'accordent obtiennent.
  • Deutéronome 32.30 · Un en met mille en fuite, deux en mettent dix mille.
  • Matthieu 28.19 · « Allez, faites de toutes les nations des disciples. »

FAQ

Que veut dire « préparons-nous à la grande moisson » ?

Il s'agit de te positionner dès maintenant pour recevoir un afflux d'âmes que Dieu prépare. La Pasteure Renathe YAO en fait la parole prophétique de l'année pour Impact Centre Chrétien, comparant l'Église à des grains plantés qui vont produire, cette année, des épis multiples. Se préparer, c'est adopter, comme les premiers chrétiens d'Actes 2, un mode de vie qui rende cette moisson soutenable.

Pourquoi la Bible dit-elle qu'on peut prendre la sainte cène « indignement » ?

Parce que la sainte cène est un acte spirituel, pas un rite alimentaire. La prendre indignement, c'est la prendre sans discerner qu'elle proclame la mort du Seigneur et unit tout le corps de Christ. Paul avertit dans 1 Corinthiens 11.29-30 que cette inconscience explique pourquoi certains croyants restaient malades ou faibles. Prise avec foi, elle libère une puissance de guérison et de communion.

Faut-il forcément être dans une grande église pour vivre le réveil ?

Non, mais il ne faut pas non plus tomber dans le mensonge inverse. La première Église est passée en un jour de cent vingt à trois mille disciples. Dieu n'a peur ni des petits noyaux ni des grandes assemblées. Ce qui compte, c'est que la communauté (quelle que soit sa taille), persévère dans les quatre pratiques d'Actes 2.42 et sache s'organiser en cellules pour que personne ne reste isolé.

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