Prière efficace : les 4 axes de la première Église

12 min de lecture

Introduction

Tu sais que la prière est importante. Tu l'as entendu mille fois. Peut-être même que tu t'es converti au Seigneur parce que quelqu'un a prié pour toi, ou parce que toi-même tu as cherché Dieu dans un moment de détresse. Et pourtant, si tu es honnête, la prière est devenue une pratique que tu négliges. Tu n'as pas le temps, tu as l'impression que Dieu ne t'entend pas, ou que ta prière ne changera rien à ta situation.

Jean-Marc Botteron ouvre son message sur ce constat, en s'appuyant sur le Psaume 34.5-9 : « J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu ; il m'a délivré de toutes mes frayeurs. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, et le visage ne se couvre pas de honte. Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. » La prière est puissante. La prière est efficace. Mais elle est souvent négligée. Et si tu ne pries pas, tout s'effondre : ton service, ton témoignage, ta vie chrétienne restent infructueux.

Dans cet article, tu vas parcourir avec le prédicateur quatre axes tirés du livre des Actes des Apôtres : prier avec régularité, prier quand tout va mal, prier pour recevoir les directives de Dieu, et prier pour les malades.

Plan de l'article

1. Prier avec régularité (Actes 2.42)

Dès la naissance de l'Église, les premiers chrétiens ont persévéré « dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2.42). Ça, ça doit être l'ADN de l'Église, encore aujourd'hui. Sans la prière, rien ne se passe sur le plan spirituel, parce que tu es dans un combat spirituel.

Persévérer, une autre traduction dit « ils étaient assidus à la prière ». Ça veut dire ne pas prier seulement quand tout va bien, mais aussi quand les vents sont contraires, quand les choses ne se passent pas comme tu l'avais prévu. Si tu n'as pas encore mis en place un temps de prière régulier, tous les jours, c'est la première étape. Pourquoi ? Parce que tu es un disciple, et un disciple, c'est quelqu'un de discipliné. Il a mis en place la prière quotidienne.

« Moi, je ne veux pas devenir un chrétien légaliste, je prie si j'ai envie. » Non. Parce que le diable, lui, tous les jours, il fait des plans pour te détruire. Si tu ne pries pas tous les jours, ses plans continuent à s'accomplir. Tu t'affaiblis, tu diminues ta communion avec Dieu, tu es fragilisé, et petit à petit tu peux lâcher la main du Seigneur. À l'inverse, quand tu pries tous les jours, tu te mets en connexion avec Dieu, et lui est en train d'opérer dans le monde spirituel pour te bénir, pour te protéger, pour agir en ta faveur.

Regarde Pierre et Jean dans Actes 3.1 : « Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière : c'était la neuvième heure. » Ils s'étaient donné rendez-vous. Ils avaient bloqué du temps. Environ 15h de l'après-midi. Ils auraient pu faire autre chose, mais ils étaient présents là où Dieu les voulait. Si tu n'arrives pas à bloquer du temps dans ton agenda, si tu ne mets pas en place sérieusement des temps de prière, ils seront grignotés par d'autres activités et la prière ne trouvera jamais sa place.

2. Prier quand tout va mal (Actes 4.24 ; Actes 12.5)

Quand les apôtres sont menacés et qu'on leur défend d'annoncer la parole de Dieu, ils font le choix de la prière. Actes 4.24 : « Lorsqu'ils l'eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble. » Ils avaient un choix : soit se soumettre et arrêter de parler de Jésus, soit prier et continuer avec les forces que Dieu donne. Ils ont choisi la prière. Résultat : « Le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance » (Actes 4.31).

Un peu plus loin, tu vois Étienne, en pleine lapidation, faire une prière courte mais puissante : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (Actes 7.60). Cette prière-là a été exaucée. Saul de Tarse, qui était présent, s'est converti quelque temps après. Il est devenu l'apôtre Paul et a écrit une bonne partie du Nouveau Testament. Prie toi aussi pour le salut des âmes autour de toi : ton conjoint, tes enfants, tes parents, tes collègues. Tu es peut-être le seul témoin à leur parler de Jésus et à prier pour eux.

Quand Pierre est arrêté par Hérode et menacé de mort, que fait l'Église ? « Pierre donc était gardé dans la prison ; et l'Église ne cessait d'adresser pour lui des prières à Dieu » (Actes 12.5). Un ange est venu dans sa cellule, les chaînes sont tombées, il est sorti sous le regard aveugle des gardes. Et où va-t-il en premier ? À la maison de Marie, mère de Jean surnommé Marc, « où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient » (Actes 12.12). Le petit mot « beaucoup » compte. Les chrétiens se sentaient mobilisés. Dans l'Église, tu dois te soutenir avec les autres par la prière. Dieu entend les prières ferventes.

3. Prier pour recevoir les directives de Dieu (Actes 10.9 ; Actes 13.2)

C'est dans un temps de prière que Pierre a reçu la révélation concernant le salut des païens. Actes 10.9 : « Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. » Ce n'était pas une réunion, c'était son initiative personnelle. Ça montre une certaine maturité spirituelle : décider par soi-même de prendre du temps avec Dieu, même quand personne ne t'y oblige.

Et dans ce temps de prière, Dieu lui a montré cette vision d'animaux impurs dans une nappe, avec cette parole : « Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. » Sa mentalité de juif religieux a été bouleversée. Il n'aurait jamais pensé prêcher l'Évangile aux païens sans cette prière. Par la prière, Dieu change ta mentalité et tu reçois sa pensée pour faire son œuvre.

Autre exemple, Actes 13.2 : « Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Ici, un élément se greffe à la prière : le jeûne. S'abstenir de manger pour passer ce temps dans la prière. C'est dans ce temps de jeûne et de prière que le Saint-Esprit a révélé son plan missionnaire pour Paul et Barnabas.

Jésus insistait sur ce point. Quand les disciples n'ont pas pu délivrer un démoniaque, il leur a répondu qu'il fallait la foi, et que « cette espèce ne sort que par la prière et par le jeûne » (Marc 9.29). Le jeûne décuple la puissance spirituelle. Mais tout s'oppose à ce que tu jeûnes : la chair refuse, la fatigue arrive, l'idée même de manquer un repas devient un obstacle psychologique. Il faut se préparer, se motiver. La chair et l'esprit sont opposés entre eux (Galates 5.17), afin que tu ne fasses pas ce que tu voudrais. Tant que la chair n'est pas crucifiée (Galates 5.24), tu n'arriveras pas à jeûner, tu n'arriveras pas à prier vraiment.

4. Prier pour les malades (Actes 9.40 ; Actes 28.8)

Tabitha, une chrétienne de Jopé qui faisait beaucoup de bonnes œuvres, tombe malade et meurt. Les chrétiens font venir Pierre. « Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève-toi ! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s'assit » (Actes 9.40). Un grand miracle, connu dans toute la ville.

C'est la prière de la foi. La prière dans les situations bloquées, dans les situations peut-être mortes, où il n'y a plus d'espoir, plus de solution. Frères et sœurs, même si la situation te semble complètement perdue, prie le Seigneur, qui est capable de ressusciter ce qui est complètement mort. Ce peut être un projet, une relation, une vocation pour laquelle on t'a dit « c'est fini ». Dieu est le tout-puissant. Quelquefois il ressuscite, quelquefois il reprend. C'est Dieu qui décide, Dieu est souverain. Ta part, c'est de prier et de lui faire confiance.

Autre exemple, Actes 28.8. Paul débarque à Malte après un naufrage. Le père de Publius est au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie. « Paul, s'étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. » Paul n'était pas découragé, il n'était pas dépité. Il n'a pas dit à cet homme : « Vous êtes malade, vous serez toujours malade. » Il a fait confiance à Dieu, il a prié, il a imposé les mains dans la foi. Face à la maladie, prie le Seigneur, ne te décourage pas. C'est Dieu qui guérit. Ta part, c'est d'obéir.

Points à retenir

  • La prière est puissante et efficace, mais souvent négligée. Sans elle, ton service, ton témoignage, ta vie chrétienne restent infructueux.
  • Un disciple est discipliné. La prière quotidienne, personnelle, n'est pas du légalisme : c'est la base. Pendant que tu ne pries pas, l'ennemi, lui, exécute ses plans.
  • Prier quand tout va mal : la première Église ne s'est jamais tue face à la persécution, elle a élevé la voix ensemble et a été renouvelée par le Saint-Esprit.
  • Le jeûne décuple la puissance spirituelle. C'est dans le jeûne et la prière que Dieu révèle ses directives et met à part les serviteurs pour l'œuvre.
  • Aucune situation n'est trop désespérée pour Dieu. Prie pour les malades, prie pour ce qui semble mort. Dieu est souverain, ta part c'est de prier et d'obéir.

Application personnelle

Prends un moment devant Dieu et réponds honnêtement à ces questions.

  • As-tu un temps de prière quotidien vraiment installé, ou est-ce qu'il est grignoté par ton agenda ? Quelle plage horaire vas-tu bloquer cette semaine, comme Pierre et Jean à la neuvième heure ?
  • Y a-t-il une situation où tu as arrêté de prier parce que rien ne semble bouger ? Que serait la « persévérance » dans ce cas précis ?
  • Quand une opposition monte (fatigue, excuses, découragement) au moment où tu décides de prier, comment vas-tu répondre : suivre la chair ou faire le contraire de ce que ces pensées te disent ?
  • Pour qui, autour de toi, es-tu peut-être le seul témoin ? Es-tu prêt à porter cette personne dans la prière, comme Étienne a prié pour ceux qui le lapidaient ?
  • Y a-t-il un cas humainement désespéré dans ta vie ou celle d'un proche ? Que veut dire concrètement, aujourd'hui, « prier le Seigneur qui ressuscite ce qui est mort » ?

Versets cités

  • Psaume 34.5-9 (LSG) · « J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu ; il m'a délivré de toutes mes frayeurs. »
  • Actes 2.42 (LSG) · Les premiers chrétiens persévéraient dans l'enseignement des apôtres, la communion, la fraction du pain et les prières.
  • Actes 3.1 (LSG) · Pierre et Jean montaient au temple à l'heure de la prière.
  • Actes 4.24-31 (LSG) · L'Église prie face à la persécution, le lieu tremble, tous sont remplis du Saint-Esprit.
  • Actes 7.60 (LSG) · La prière d'Étienne pour ses bourreaux.
  • Actes 10.9 (LSG) · Pierre monte sur le toit pour prier et reçoit la vision qui ouvre l'Évangile aux païens.
  • Actes 12.5-12 (LSG) · Pierre est libéré de prison, l'Église était en train de prier pour lui.
  • Actes 13.1-3 (LSG) · Dans le jeûne et la prière, le Saint-Esprit met à part Barnabas et Saul.
  • Actes 9.40 (LSG) · Pierre prie et Tabitha est ressuscitée.
  • Actes 28.8 (LSG) · Paul prie pour le père de Publius, qui est guéri.
  • Galates 5.17 (LSG) · La chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit.
  • Galates 5.24 (LSG) · Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions.

FAQ

Pourquoi la prière est-elle si difficile alors qu'elle semble simple ?

Parce que tu es engagé dans un combat spirituel. Pour un bon repas ou un concert, il n'y a pas ce combat, tu y vas naturellement. Mais dès que tu décides de passer du temps à genoux à chercher la face de Dieu, la chair réagit, l'ennemi met des pensées d'excuses, de fatigue, de découragement. Sache-le : la prochaine fois que tu décides de prier, il y aura déjà de l'opposition. Un conseil simple : fais tout le contraire de ce que ces pensées te disent.

Prier tous les jours, n'est-ce pas devenir légaliste ?

Non. Un disciple, par définition, est discipliné. Il a mis en place la prière quotidienne, non pas pour cocher une case, mais parce qu'il a compris le combat. Si tu ne pries que quand tu en as envie, le diable ne t'attend pas : il continue à faire ses plans. Tu t'affaiblis, tu diminues ta communion avec Dieu, et petit à petit tu peux lâcher la main du Seigneur.

À quoi sert de prier pour un cas humainement désespéré ?

À laisser Dieu être Dieu. Pierre a prié pour Tabitha alors qu'elle était morte, et elle s'est levée. Paul a prié pour le père de Publius alors que le traitement n'agissait pas, et il a été guéri. Dieu est capable de ressusciter ce qui est complètement mort. Quelquefois il ressuscite, quelquefois il reprend, mais il n'y a jamais de situation trop désespérée pour lui. Ta part : prier et lui faire confiance.

Passer à l'action

Tu ne construiras pas une vie de prière en un jour. Commence petit. Bloque un créneau demain matin, avant que la journée ne te grignote. Écris le nom d'une personne pour laquelle tu vas prier chaque jour cette semaine. Et si l'opposition monte (« pas envie », « pas le temps », « pas capable »), fais le contraire de ce que ces pensées te disent : ouvre la bouche, même quelques mots. C'est comme ça qu'on remporte les premières victoires spirituelles. Une à une.

Toutes les prédications sur « Vie intérieure »

Ne rate aucune prédication de Assemblée de Dieu de Toulouse Ouest

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Assemblée de Dieu de Toulouse Ouest. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Prière efficace : les 4 axes de la première Église | Efficient Church