« Que cherches-tu ? » Jésus, le Roi que tu n'attendais pas

11 min de lecture

Que cherches-tu ? Jésus, le roi que tu n'attendais pas | Matthew Glock | Efficient Church

Introduction

Que cherches-tu ? La question que Matthew Glock met devant toi ce matin n'est pas anodine. Elle vient d'un moment très précis dans la vie de Jésus : son entrée à Jérusalem, sur un ânon, acclamé par une foule qui crie « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël » (Jean 12:13). La foule espère un roi fort. Les disciples espèrent un roi victorieux. Les pharisiens craignent un roi dangereux. Personne ne comprend vraiment ce que Jésus est en train de faire. Il vient comme un roi humble, doux, déroutant. Et il t'invite, toi aussi, à regarder au-delà de tes attentes, à recevoir non pas le roi que tu voudrais, mais le roi dont tu as besoin.

Plan du message

1. Jésus est le roi dont tu as besoin, pas celui que tu veux

  • Matthew Glock ouvre avec un détour par l'actualité française. Après les élections du deuxième tour, un journal montrait deux photos : d'un côté, un candidat acclamé, à vélo, en pleine joie dans les rues de Paris ; de l'autre, une candidate qui sortait de son QG dans la nuit, escortée par des gardes du corps, huée par la foule. « On acclame le victorieux et on crache carrément celui qui a perdu. C'est terrible. »
  • Il cite une enquête de Destin Commun (think tank), La France en quête (2020) : environ 70 % des Français souhaitent « un dirigeant fort capable de remettre de l'ordre, même au prix de certains processus démocratiques ». Cette majorité s'est confirmée les années suivantes.
  • Devant le tableau de James Tissot représentant l'entrée de Jésus à Jérusalem, le pasteur pose la question : quel roi la foule espère-t-elle ? La foule a vu la puissance de Jésus, ses guérisons, la résurrection de Lazare (Jean 11). Elle dit : c'est lui, et c'est le moment.
  • C'est le seul moment de sa vie où Jésus a accepté d'être acclamé de cette manière. Partout ailleurs, quand on voulait le prendre ou le mettre en avant, il se dérobait. Ici, il accepte. Pourquoi ? Pour accomplir la prophétie : « N'aie pas peur, fille de Sion ; voici que ton roi vient, assis sur le petit d'une ânesse » (Jean 12:15, citation de Zacharie 9:9).
  • Il y a deux histoires en même temps. Une histoire terrestre (la foule, les palmes, les cris), et une réalité céleste : ce que Dieu voulait vraiment. La foule veut un roi fort. Les disciples espèrent un roi victorieux. Les pharisiens craignent un roi dangereux. Mais Jésus vient comme un roi humble, doux, déroutant.
  • Cette humilité, cette volonté de faire la volonté du Père, ne le conduit pas sur un trône mais jusqu'à la croix. Il le savait. Il l'a accepté.
  • Matthew Glock renvoie à Apocalypse 5 : « Je vis, dans la main droite de celui qui était assis sur le trône, un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux (…) Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône, un agneau qui était là comme immolé » (Apocalypse 5:1, 5-6).
  • Le roi dont tu as besoin, c'est celui qui est à la fois le lion et l'agneau. C'est à contre-courant de tout ce que le monde valorise. Mais Jésus sait ce dont tu as besoin, et il se présente comme cet Agneau humble et doux.

2. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas

  • « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur » (Jean 12:24-26).
  • Jésus décrit son royaume : un royaume aux valeurs renversées. Ce n'est pas le plus fort qui gagne, mais le plus faible. Ce n'est pas celui qui attire l'attention sur lui-même, mais celui qui met son attention sur ce Dieu merveilleux.
  • Sa gloire, c'est la croix. Il est ce grain de blé qui est tombé en terre. Sa mort donne la vie à beaucoup.
  • Et ce grain de blé, il l'appelle chaque disciple, chaque personne qui le suit, à le devenir aussi. « Combien c'est difficile », reconnaît Matthew Glock. Dans ton travail, dans ta famille, dans ton entourage, dans tous les espaces, tu as parfois du mal à accepter que ta voix ne soit pas écoutée, que tes choix ne soient pas appréciés, que le travail que tu fais ne soit pas vu.
  • Jésus ne t'appelle pas à te détester ou à te mépriser toi-même. Il t'appelle à t'oublier, à être libéré du besoin de reconnaissance. Et cela, tu ne peux pas le faire tout seul. Si tu essaies, tu arrives au bout de tes forces.
  • Comment vivre cela ? Jean 13:3 donne la clé : « Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu ». Jésus a pu faire ce qu'il a fait parce qu'il avait cette assurance, cette confiance dans sa relation avec le Père. C'était son guide.
  • Au lieu de se laisser emporter par la foule, il dit : « Non, je ne vais pas dans cette voie. Je vais vers la croix parce que c'est ce que le Père m'a dit. » Cette même confiance t'est offerte. Si Jésus a vécu ces choses, sa vie est en toi, et tu peux les vivre aussi.

3. Jésus, la lumière du monde, t'appelle

  • Après avoir répondu à la foule et déclaré son royaume, Jésus revient à sa nature profonde : « La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point : celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière » (Jean 12:35-36).
  • C'est un écho des premiers versets de l'évangile : Jésus est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu (Jean 1:11). La lumière est venue là, mais elle n'est là que pour un peu de temps.
  • Regarde le monde autour de toi. Un monde qui, trop souvent, ne sait pas où il va. Toi, tu es appelé à regarder Jésus.
  • Jésus ne se contente pas de répondre à tes désirs. Il t'appelle à une vie nouvelle. Une vie d'humilité, de confiance et de lumière. Ta plus grande joie, ton plus grand désir, c'est de regarder Jésus, et cela te transforme.
  • Le texte se termine par une note étonnante : « Jésus dit ces choses, puis il s'en alla, et se cacha loin d'eux » (Jean 12:36). Jean choisit de ne pas raconter tous les événements de la semaine. Il met le projecteur sur ce moment et sur la manière dont Jésus se retire.
  • Pourquoi Jésus se cache-t-il ? Parce qu'il voulait accomplir la volonté de son Père, et pour cela il fallait éviter la foule maintenant, aller vers le repas, la trahison, le procès. Il avait tout cela en tête. Comme le dit l'auteur de l'épître aux Hébreux : « en vue de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12:2).
  • Quelle est cette joie devant lui ? C'est toi. C'est nous. Il savait que par cette mort et cette résurrection, en obéissant, en payant le prix de nos péchés, il pouvait nous donner cet accès au Père et gagner beaucoup de frères et sœurs.

Points à retenir

  • Le monde cherche un dirigeant fort. Jésus, lui, se présente comme le roi humble, doux, déroutant, celui dont tu as besoin, pas celui que tu voudrais.
  • Jésus est le seul à être à la fois le lion de la tribu de Juda et l'agneau immolé (Apocalypse 5). Sa force passe par la faiblesse acceptée.
  • Le grain de blé doit mourir pour porter du fruit. Jésus l'a vécu à la croix. Il t'appelle à le vivre dans ta vie quotidienne, en t'oubliant, sans te détester.
  • Tu ne peux pas mourir à toi-même par tes propres forces. Comme Jésus, tu peux le faire parce que tu sais d'où tu viens, où tu vas, et que le Père a tout remis entre ses mains (Jean 13:3).
  • La joie qui a soutenu Jésus jusqu'à la croix, c'est toi. C'est nous. Il s'est caché de la foule pour aller au bout de la volonté du Père et te gagner à Dieu.

Application personnelle

  • Quel roi cherches-tu en ce moment dans ta vie ? Un roi fort qui résout tes problèmes rapidement, ou le roi humble qui te transforme lentement ?
  • Où dans ta vie es-tu appelé à être un grain de blé qui tombe en terre, au travail, en famille, dans ton entourage ? Qu'est-ce qui doit mourir en toi pour que la vie de Christ porte du fruit ?
  • Est-ce que ton assurance vient de la reconnaissance des autres, ou de ta relation avec le Père ? Comme Jésus qui savait qu'il venait de Dieu et retournait à Dieu, sais-tu qui tu es en Christ ?
  • Y a-t-il un domaine dans ta vie où tu marches dans les ténèbres, sans savoir où tu vas ? Est-ce que tu veux croire en la lumière pendant qu'elle est encore parmi nous ?
  • Peux-tu prendre un temps cette semaine pour méditer Hébreux 12:2 et te souvenir que tu es la joie qui a soutenu Jésus jusqu'à la croix ?

Versets cités

  • Jean 12:12-36 · L'entrée de Jésus à Jérusalem
  • Zacharie 9:9 · Voici ton roi vient à toi, humble, monté sur un âne
  • Jean 1:11 · Il est venu chez les siens
  • Jean 11 · La résurrection de Lazare
  • Jean 13:3 · Jésus savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains
  • Apocalypse 5 · Le lion de la tribu de Juda et l'agneau immolé
  • Hébreux 12:2 · En vue de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix

FAQ

Pourquoi Jésus accepte-t-il l'acclamation de la foule à Jérusalem alors qu'il se dérobait à chaque fois auparavant ?

Matthew Glock souligne que c'est le seul moment où Jésus accepte d'être acclamé publiquement. Il le fait pour accomplir la prophétie de Zacharie 9:9 et se présenter comme le vrai roi. Mais la foule ne comprend pas son vrai but : il ne monte pas sur un trône, il monte vers la croix. Deux histoires se déroulent en même temps, l'une terrestre et l'autre céleste.

Que veut dire Jésus quand il parle du grain de blé qui doit mourir ?

Jésus se désigne d'abord lui-même : il est le grain qui tombe en terre à la croix pour porter beaucoup de fruits. Mais il appelle aussi chaque disciple à mourir à soi-même. Cela ne veut pas dire se détester. Cela veut dire s'oublier, être libéré de la recherche de reconnaissance dans son travail, sa famille, son entourage. On peut le vivre parce que la vie de Jésus est en nous.

Que faire quand ma voix n'est pas écoutée, quand mon travail n'est pas vu ?

Matthew Glock rappelle Jean 13:3 : Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et qu'il retournait vers Dieu. Cette assurance dans la relation avec le Père a été son guide. Pour toi aussi : c'est parce que tu sais qui tu es en Christ que tu peux accepter que ta voix ne soit pas écoutée, que tes choix ne soient pas appréciés, que ton travail ne soit pas remarqué.

Toutes les prédications sur « Famille »

Ne rate aucune prédication de Église Protestante Évangélique de Paris Beaugrenelle

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Église Protestante Évangélique de Paris Beaugrenelle. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

« Que cherches-tu ? » Jésus, le Roi que tu n'attendais pas | Efficient Church