Que ta volonté soit faite : apprendre à s'abandonner

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Introduction

Quand tu récites la prière que Jésus nous a enseignée, il y a une phrase qui engage bien plus que ce qu'on imagine : « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel. » Ce ne sont pas juste quelques mots à répéter machinalement. C'est un choix, une posture, une remise entre les mains du Père. Togbé Naingaye poursuit la série de l'Église Hillsong sur la prière « Notre Père » et nous invite à trois pas concrets : discerner ce que Dieu veut, persévérer quand le chemin devient difficile, et s'abandonner à sa volonté comme Jésus l'a fait à Gethsémané.

Plan du message

1.Discerner la volonté de Dieu

  • La volonté de Dieu, c'est ce qu'il déclare bon et juste : son projet d'amour, le cadre qu'il pose pour préserver l'homme. Dès le jardin d'Éden puis aux portes de la terre promise, il propose la vie sans jamais l'imposer, parce que l'amour parfait se propose, il ne contraint pas.
  • Si nous résistons parfois à cette volonté, c'est parce que notre regard est encore limité. Paul écrit dans Romains 12.2 : « Soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
  • Pierre illustre ce chemin. En Matthieu 16, il reçoit une révélation juste : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Quelques instants plus tard, quand Jésus annonce la croix, Pierre lui fait des reproches. Jésus lui répond : « Arrière de moi, Satan. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais des pensées toutes humaines. »
  • La parole de Dieu forme notre regard. À la transfiguration (Matthieu 17), Pierre, Jacques et Jean voient Jésus dialoguer avec Moïse et Élie, puis Moïse et Élie disparaissent : il ne reste que Jésus. Toute l'Écriture pointe vers Christ. Comme le résume Jean 1.17-18 : « La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. »
  • La prière renouvelle notre pensée. En Actes 10, Pierre voit une nappe descendre avec des animaux impurs et Dieu lui dit : « Lève-toi, tue et mange. » Sa première réponse est un « jamais, Seigneur ». C'est dans la prière que Dieu lui apprend à ne plus regarder comme souillé ce que Dieu a déclaré pur.
  • La communion fraternelle affine notre discernement. En Actes 15, Pierre parle devant les apôtres et facilite l'intégration des non-Juifs dans l'Église. Ce que Dieu révèle aux uns et aux autres se complète et nous fait entrer plus loin dans sa volonté.

2.Persévérer au milieu des obstacles

  • Connaître la volonté de Dieu est une chose, y demeurer en est une autre. L'Écriture nous montre que la volonté de Dieu se vit souvent au cœur des résistances : des délais, des oppositions, parfois même des moments de doute.
  • Caleb et Josué. Sur douze espions envoyés en Canaan (Nombres 13), dix reviennent en disant : « Nous ne pouvons pas monter, il y a des géants. » Caleb et Josué reconnaissent les mêmes difficultés, mais refusent de les laisser définir Dieu : « Si l'Éternel nous est favorable, il nous fera entrer dans ce pays. » Ils seront les deux seuls de leur génération à entrer dans la terre promise.
  • Quarante ans plus tard, ce qui entre le premier dans le pays, ce n'est pas une armée, c'est l'arche de l'alliance. À l'intérieur : les tables de la loi, la manne, le bâton d'Aaron — trois figures qui pointent vers Christ, le pain de vie et notre souverain sacrificateur. Ils mettent Christ devant, et Christ ouvre le Jourdain.
  • Joseph. Il reçoit en songe la révélation qu'il sera en position d'autorité, puis il est vendu par ses frères, réduit en esclavage, injustement mis en prison. À chaque étape, le texte redit : « L'Éternel était avec Joseph. » Sa fidélité au quotidien, malgré les circonstances, le conduit jusque devant Pharaon.
  • Quand ses frères se présentent à lui, il leur dit : « Vous aviez médité de me faire du mal, Dieu l'a changé en bien. » C'est l'écho de Romains 8.28 : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » La volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite, même quand elle passe par le fossé et la prison.

3.S'abandonner comme Jésus à Gethsémané

  • Jésus entre dans le moment le plus intense de sa vie. Il sait ce qui l'attend : la croix, le péché du monde porté, l'injustice, la violence, la mort. L'obéissance n'enlève pas la souffrance et n'efface pas le combat.
  • Sa prière donne la clé : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne. » Ce « toutefois » place notre volonté sous celle de Dieu. Ce n'est pas de la résignation, c'est un acte libre de confiance : je sais que mon Dieu est bon, qu'il m'aime, alors je préfère sa volonté à la mienne.
  • Joseph a subi l'injustice sans l'avoir choisie. Jésus, lui, accepte volontairement. Il aligne sa volonté humaine sur celle du Père et ferme toutes les portes à l'ennemi avant que la nuit vienne. À travers lui, comme il l'annonce en Jean 1.51, les anges de Dieu montent et descendent : le ciel touche la terre.
  • Prier « Que ta volonté soit faite », ce n'est pas seulement demander à Dieu d'agir. C'est lui demander de nous aider à demeurer dans sa volonté même quand cela devient humainement difficile. C'est laisser Dieu transformer nos « jamais, Seigneur » en « toutefois, Seigneur ».

Points à retenir

  • La volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. Elle ouvre l'espace de la vie, elle ne prive pas de liberté ni de bonheur.
  • Le discernement passe par trois réalités qui se tiennent ensemble : la parole de Dieu, la prière et la communion fraternelle.
  • Toute l'Écriture pointe vers Christ. Lire la Bible, c'est cheminer avec lui et laisser sa personne renouveler notre pensée.
  • La volonté de Dieu se vit souvent au cœur des obstacles. Caleb, Josué et Joseph montrent qu'il faut mettre Christ devant plutôt que compter sur nos forces.
  • À Gethsémané, Jésus scelle sa volonté à celle du Père par un « toutefois ». C'est le modèle que nous sommes appelés à imiter.

Application personnelle

  1. Quels sont, dans ta vie actuelle, les « jamais, Seigneur » que tu prononces encore ? Qu'est-ce qui les nourrit ? Ton éducation, ton environnement, une blessure ?
  2. Comment ta lecture de la Bible te met-elle en dialogue avec Christ ? Est-ce qu'il est le centre de ta lecture, ou juste un personnage parmi d'autres ?
  3. Prends-tu du temps régulier de prière pour laisser Dieu renouveler ton intelligence, ou tes prières ressemblent-elles surtout à une liste de demandes ?
  4. Face à un obstacle dans lequel Dieu t'a pourtant appelé à avancer, es-tu plus proche des dix espions ou de Caleb et Josué ? Où mets-tu Christ dans l'équation ?
  5. Quel est aujourd'hui ton « toutefois » à formuler devant le Père ? Sur quel domaine peux-tu poser librement ta volonté sous la sienne ?

Versets cités

Questions fréquentes

Comment savoir concrètement ce que Dieu veut pour moi ?

Togbé Naingaye rappelle que le discernement de la volonté de Dieu s'appuie sur trois réalités qui se tiennent ensemble : la parole de Dieu lue en cherchant Christ, la prière qui laisse Dieu renouveler notre pensée, et la communion fraternelle où les révélations des uns et des autres se complètent. C'est un processus, pas un éclair. Il se fait dans la durée, dans l'humilité et dans une fréquentation régulière du Seigneur.

Pourquoi la volonté de Dieu passe-t-elle souvent par des obstacles ?

Le message souligne que connaître la volonté de Dieu et y demeurer sont deux choses différentes. Caleb, Josué et Joseph montrent que le chemin de Dieu comporte des géants, des délais, parfois même la prison. Cela ne signifie pas que Dieu s'est trompé. Cela signifie que sa volonté se vit au cœur des résistances, et que la persévérance passe par le fait de mettre Christ devant plutôt que de compter sur nos propres forces.

Que veut dire « s'abandonner » à la volonté de Dieu sans devenir passif ?

L'abandon dont parle le message n'est pas de la résignation. C'est ce que Jésus fait à Gethsémané : il exprime sincèrement sa volonté humaine, puis il ajoute « toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne ». C'est un acte libre de confiance envers un Père qu'on sait bon. Tu gardes le droit d'avoir des aspirations, tu les présentes à Dieu, mais tu poses ta volonté sous la sienne parce que tu sais que la sienne sera meilleure.

pour prendre des notes et poser une question.

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