Le serviteur souffrant : le Seigneur tient ses promesses

14 min de lecture

Introduction

En 2007, une expérience sociale a marqué les esprits. Le violoniste de renommée mondiale Joshua Bell s'est déguisé (jean, tee-shirt à manches longues, casquette), et s'est planté un vendredi matin dans le hall bondé d'une station de métro de Washington. Pendant environ 45 minutes, en pleine heure de pointe, il a joué six morceaux de musique classique sur un Stradivarius estimé à plusieurs centaines de milliers de dollars. Un expert consulté avant l'expérience avait prédit que, sur mille passants, 75 à 100 s'arrêteraient au moins un instant et qu'il récolterait 150 dollars. Trois jours plus tôt, sa salle de concert de 2 000 places affichait complet et le billet le moins cher coûtait 100 dollars.

Résultat dans le métro : plus de 1 000 personnes sont passées devant lui. Seulement 7 se sont arrêtées pour écouter. Il a récolté 32 dollars 17. La beauté de la musique était la même que trois jours avant. Le musicien aussi. Mais ce que les gens avaient sous les yeux ne correspondait pas à ce qu'ils attendaient d'un grand artiste. Alors ils ne l'ont pas reconnu.

Ce jour-là, une joie immense passait à portée de main. Des oreilles sans envie d'écouter, des yeux sans envie de voir n'ont rien capté. C'est tragique. Mais il s'est produit dans l'histoire quelque chose de bien plus tragique encore. Et ce quelque chose touche exactement la raison pour laquelle tu célèbres Noël : la venue de Jésus-Christ, le Sauveur promis.

Sa naissance n'était pas un hasard. Des siècles à l'avance, les prophètes avaient annoncé qu'il s'appellerait Emmanuel, qu'il naîtrait d'une vierge, qu'il serait la lumière au milieu des ténèbres, qu'on lui donnerait les noms d'« Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9). On savait aussi qu'il régnerait un jour comme un roi juste. Et le Nouveau Testament (Matthieu en particulier), répète à longueur de chapitre : « Cela arriva afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète. » La promesse a été tenue. Le Sauveur est venu.

Alors quel accueil a-t-il reçu ? Jean 1.11 tranche : « Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. » Le texte que tu vas ouvrir aujourd'hui explique pourquoi. Il révèle aussi ce que ce Sauveur rejeté a accompli pour toi, et l'espérance qu'il donne à quiconque le reçoit. C'est Ésaïe 53.1-6, le grand chapitre du « serviteur souffrant », le quatrième volet de la série « Le Seigneur tient ses promesses ».

Le texte : Ésaïe 53.1-6

« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Éternel ? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée ; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. » (Ésaïe 53.1-6, LSG)

Plan du message

1. Un Sauveur rejeté par les pécheurs (v. 1-3)

Le premier verset commence par une double question : « Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Éternel ? » Ce n'est pas une interrogation neutre. C'est un cri, un étonnement douloureux.

Dans tout l'Ancien Testament, « le bras de l'Éternel » désigne la puissance écrasante et l'autorité de Dieu. Chaque fois que ce bras se déploie, il manifeste une force qui dépasse de loin l'imagination des hommes. Souviens-toi de la sortie d'Égypte : c'est ce même « bras étendu » qui délivre Israël, qui frappe l'armée du pharaon, qui fend la mer Rouge. Ésaïe 51.9-10 reprend l'image : « Réveille-toi, réveille-toi, revêts-toi de force, bras de l'Éternel !… N'est-ce pas toi qui mis à sec la mer, les eaux du grand abîme, qui frayas dans les profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » Rien ne résiste à ce bras.

Et voilà que ce même bras s'est manifesté en Jésus. Pendant son ministère, il a fait ce que seul Dieu peut faire : il a changé l'eau en vin, chassé des démons, apaisé la tempête d'un mot, ouvert les yeux d'aveugles, fait marcher des paralysés, ressuscité des morts. Signe après signe, il a prouvé qu'il était bien le Sauveur promis, Dieu puissant venu en chair.

Pourtant, combien ont cru ? Peu. Jean 12.37-38 le constate : « Malgré tant de miracles qu'il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui, afin que s'accomplît la parole qu'Ésaïe, le prophète, a prononcée : Seigneur, qui a cru à notre prédication ? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? » Pourquoi ce rejet massif ? Le verset 2 donne deux raisons.

Un commencement décevant

« Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée. » Le mot traduit par « faible plante » ou « rejeton » désigne la petite pousse qui perce sur la souche d'un arbre coupé. En horticulture, on l'arrache : elle vole la sève à l'arbre principal. C'est une pousse qu'on ne remarque pas, ou qu'on jette. Et la seconde image, « un rejeton qui sort d'une terre desséchée », est encore plus explicite : rien de vivant ne peut sortir d'un sol brûlé par le soleil.

Le peuple attendait un Sauveur puissant, éclatant. Et Jésus vient au monde d'une manière qui ressemble à cette petite pousse : ses parents ne sont pas un roi régnant, mais un charpentier de Nazareth et sa fiancée. Il naît non dans un palais mais dans une étable, couché dans une mangeoire d'animaux. Ce ne sont pas des ministres ou des dignitaires qui viennent le voir en premier, mais des bergers, la catégorie sociale la plus méprisée de l'époque. Aux yeux du monde, rien à voir avec la venue d'un roi.

Une apparence décevante

« Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. » Le texte ne dit pas que Jésus était laid. Il souligne qu'aux yeux de ceux qui attendaient un Messie spectaculaire, il paraissait ordinaire. Un homme parmi d'autres.

Représente-toi le premier roi d'Israël, Saül : « il était d'une tête plus haut que tout le peuple » (1 Samuel 9.2). C'est l'idée qu'on se fait d'un roi. Jésus, lui, n'a rien de spectaculaire physiquement : ni prestance particulière, ni vêtements différents, rien qui saute aux yeux. Si tu l'avais croisé dans la rue, tu n'aurais pas dit : « Ça, c'est le Sauveur qui vient de passer. » Il ne correspondait pas au portrait mental du peuple. Et c'est précisément pour cette raison qu'on l'a laissé passer.

Pire : on ne l'a pas seulement ignoré. Le verset 3 dit : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance… nous n'avons fait de lui aucun cas. » Pendant les trois années de son ministère, Jésus a été constamment rejeté. Pas seulement par les pharisiens et les docteurs de la loi, mais aussi par des proches, par sa propre famille, jusqu'à l'un de ses disciples. Il a continué d'aimer, de compatir, de servir. En retour, la foule a fini par crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Le Sauveur venu pour les pécheurs a été rejeté par ceux-là même qu'il venait sauver.

2. Un Sauveur substitué à la place des pécheurs (v. 4-5)

« Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. »

Note le mot « nous », il revient trois fois dans le seul verset 4, et six fois dans les versets 5 et 6. C'est le mot clé. Le Sauveur ne porte pas ses propres douleurs. Il porte les nôtres. Il n'était pas normal qu'il souffre. Ce qui lui est tombé dessus n'était pas à lui, c'était à toi, à moi.

Devant la croix, la foule s'est trompée d'interprétation. Elle a pensé : « Cet homme est puni par Dieu, à cause de ses fautes. » Les chefs, les passants, les soldats ont raillé : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même s'il est le Fils de Dieu ! » Ils n'ont pas compris pourquoi Jésus souffrait. Le verset 5 lève le voile : « Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »

Jésus n'a pas souffert pour ses propres fautes. Il n'en avait aucune. 1 Jean 3.5 : « en lui il n'y a point de péché ». Il a été parfaitement obéissant, en tout, jusqu'au bout. Mais cet Homme sans péché a été « transpercé » pour tes révoltes et « brisé » pour tes fautes. « Révoltes » : le refus délibéré de reconnaître Dieu. « Fautes » : ce que tu commets d'injuste, de mauvais devant lui.

Autrement dit, celui qui n'avait rien à porter s'est substitué à ceux qui, comme toi et moi, n'ont cessé de refuser Dieu. Pierre le formule ainsi : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre 3.18). Et Paul : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5.21).

Retiens-le : le Sauveur juste est venu pour être le substitut d'injustes. Sur la croix, ce n'était pas ses péchés qui pesaient, c'étaient les tiens. Le châtiment que méritait ta révolte, il l'a bu jusqu'à la lie pour qu'entre Dieu et toi la paix devienne possible.

Regarde ce qui se passe : d'ordinaire, celui qui a blessé cherche pardon auprès de celui qu'il a blessé. Ici, c'est l'inverse. Le Dieu offensé a pris l'initiative, envoyé son propre Fils au monde pour porter à ta place la peine qui te revenait. « Dieu prouve son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5.8). Voilà l'amour de Dieu. Un amour qui ne dépend pas de ta valeur, ni de ce que tu as fait pour le mériter, un amour qui va jusqu'au sacrifice de son Fils pour ceux-là mêmes qui le rejettent.

Le pasteur J.C. Ryle a résumé cette substitution en une série de contrastes qui méritent qu'on s'y arrête :

  • Jésus a été blessé afin que par ses meurtrissures nous soyons guéris.
  • Jésus, sans péché, a été déclaré coupable afin que nous, coupables, soyons déclarés innocents.
  • Jésus a porté la couronne d'épines afin que nous portions la couronne de gloire.
  • Jésus a été dépouillé de ses vêtements afin que nous soyons revêtus d'une justice éternelle.
  • Jésus a été livré afin que nous soyons acceptés et bénis.
  • Jésus a été compté parmi les malfaiteurs afin que nous soyons acquittés et déclarés justes.
  • Jésus a été impuissant à se sauver lui-même afin de sauver pleinement les autres.
  • Jésus est mort de la mort la plus honteuse afin que nous vivions éternellement dans la gloire.

3. Un Sauveur qui devient l'espérance des pécheurs (v. 6)

« Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. »

Le texte compare tous les pécheurs à des brebis. C'est parlant. La brebis n'est pas un animal brillant. Elle est incapable de survivre seule, fragile, souvent têtue. Il y a une vidéo qui circule d'un berger sortant à grand-peine une brebis d'un fossé boueux, avant que celle-ci, à peine libérée, saute joyeusement dans le même fossé. Pourquoi ? Parce que la brebis n'est pas sage.

Voilà ta nature et la mienne. Nous ne sommes pas sages. Nous sommes têtus. Nous retombons dans les mêmes fautes, malgré nos bonnes résolutions. « Cette fois-ci, je ne recommencerai pas », et nous recommençons. Nous n'écoutons pas la voix du Berger, nous préférons la nôtre, celle du monde, celle de nos envies. Chacun suit sa propre voie et s'égare.

Mais l'espérance est là. Ce Berger existe. Il a chargé sur lui les iniquités de brebis errantes. Il a donné sa vie pour elles. Il s'appelle Jésus-Christ, crucifié pour toi. Pierre l'exprime clairement : « Lui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes » (1 Pierre 2.22-25).

La question est simple : ce Berger, l'as-tu enfin reçu ? Ou continues-tu de passer devant lui comme la foule du métro passait devant Joshua Bell ?

Application pour cette période de Noël

Ce texte t'appelle à une décision claire. Si tu tournes encore le dos à ce Sauveur, si tu erres comme une brebis, si tu résistes obstinément à Dieu : ce Noël, repens-toi de tes révoltes, tourne-toi vers Jésus, accueille-le comme ton Sauveur et ton Seigneur.

Prends le temps de contempler ce qui s'est joué à la croix : le Juste à la place des injustes, le Berger à la place des brebis. Laisse ce sacrifice te mettre à genoux. C'est ainsi que le Fils de Dieu a manifesté que « le Seigneur tient ses promesses ».

Et si tu connais déjà cet amour, tu as, plus que quiconque en ce monde, une raison profonde de te réjouir. Ta vie ne t'appartient plus : elle a été rachetée à grand prix. Vis ce Noël, et toute la semaine qui vient, dans la reconnaissance, la joie et le désir de tout donner pour Celui qui a tout donné pour toi.

Points à retenir

  1. Le Sauveur promis n'est pas venu comme on l'attendait. Naissance humble, apparence ordinaire : il a été négligé par ceux qui l'espéraient (Ésaïe 53.1-3 ; Jean 1.11).
  2. Sur la croix, Jésus a subi ce qui te revenait. Pas ses fautes, les tiennes. C'est la substitution évoquée par Ésaïe 53.4-5.
  3. La paix avec Dieu est un cadeau, pas un salaire. C'est Dieu qui a pris l'initiative, envoyant son Fils pendant que tu étais encore rebelle (Romains 5.8).
  4. Tu es une brebis fragile. Sans le Berger, tu retombes dans le même fossé. Retourne à Celui qui s'est donné pour toi (1 Pierre 2.24-25).
  5. Noël n'est pas d'abord une fête sentimentale. C'est la commémoration d'un Sauveur qui vient mourir pour toi. Tout part de là.

Application personnelle

  1. Est-ce que je crois vraiment que la croix est ma substitution, que Jésus a porté mes péchés à ma place ?
  2. Y a-t-il un péché récurrent auquel je retourne comme la brebis au fossé ? Que dit ce texte de mon besoin du Berger ?
  3. Comment est-ce que je « passe devant » Jésus dans mon quotidien ? Où mon regard cherche-t-il l'éclatant plutôt que le Sauveur qui vient dans la simplicité ?
  4. Si Dieu a pris l'initiative de se réconcilier avec moi, à qui suis-je appelé à tendre la main en premier autour de moi cette semaine ?
  5. Comment ma manière de vivre Noël montre-t-elle que je réponds à l'amour du Sauveur, plutôt que de me réjouir uniquement des cadeaux et du repas ?

Versets cités

FAQ

Pourquoi Ésaïe 53 s'applique-t-il à Jésus alors qu'il a été écrit sept siècles plus tôt ?

Parce que le Nouveau Testament l'affirme explicitement. Jean 12.37-38 cite Ésaïe 53.1 pour expliquer l'incrédulité qui a entouré Jésus, et 1 Pierre 2.22-25 reprend directement Ésaïe 53 pour décrire son œuvre à la croix. Écrit environ 700 ans avant Jésus, ce texte décrit précisément un serviteur méprisé, souffrant, transpercé pour les péchés d'autrui, accomplissement littéral dans la Passion du Christ.

Que veut dire « il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités » ?

C'est le cœur de la substitution. Jésus a subi à ta place le châtiment que méritait ta révolte contre Dieu. Il n'a pas seulement souffert avec toi ou pour te donner l'exemple : il a porté ta faute, si bien que Dieu peut désormais te déclarer juste sans faire violence à sa propre justice. C'est ce que Paul appelle « devenir justice de Dieu en lui » (2 Corinthiens 5.21).

Comment savoir si je suis bien « une brebis revenue au Berger » ?

Deux signes se croisent. D'abord, tu reconnais que tu ne peux pas te sauver seul : tu t'es détourné de tes révoltes pour te confier en Jésus mort et ressuscité pour toi (Marc 1.15). Ensuite, tu marches désormais à sa suite, tu écoutes sa voix, tu obéis à sa Parole, tu vis pour lui plutôt que pour toi-même (1 Pierre 2.24-25). Ce n'est pas la perfection ; c'est une direction.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de 浜寺聖書教会

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par 浜寺聖書教会. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Le serviteur souffrant : le Seigneur tient ses promesses | Efficient Church