Ta gloire dépend du trône devant lequel tu adores
Tu voudrais voir la gloire de Dieu se manifester dans ta sphère d'influence, ton travail, ton foyer, ton ministère, tes projets. Mais avant de te demander comment régner, l'Ancien Junias ANANE t'invite à te poser une question plus fondamentale : devant quel trône est-ce que tu te prosternes ? Dans cette troisième partie de la série « Seigneur, fais-moi voir ta gloire », tirée de Luc 4.5-8, Matthieu 2.1-11, Apocalypse 4-5 et Hébreux 4.16, tu vas comprendre pourquoi la puissance et la gloire d'un roi ne dépendent jamais de ceux qui se prosternent devant lui, mais toujours de celui devant lequel il se prosterne lui-même.
Plan de l'article
- Deux trônes pour chaque roi : le visible reflète l'invisible
- La puissance et la gloire sont cachées dans l'adoration
- Le sacerdoce vient avant la royauté
- Les rois mages : connecter son trône à celui du roi des rois
- Ton autorité spirituelle vient de ton temps de dévotion
- Approche-toi du trône de la grâce avec assurance
1. Deux trônes pour chaque roi : le visible reflète l'invisible
Dans le spirituel, il y a une vérité que les rois traditionnels, les mystiques et même les puissances occultes connaissent bien : chaque roi a deux trônes. Un trône visible, celui sur lequel il s'assoit pour exercer son autorité devant les hommes. Et un trône invisible, celui devant lequel lui-même s'incline et se prosterne.
Le trône visible est l'expression du trône invisible. Le second est le reflet du premier. Ta gloire est l'expression visible de la gloire du trône devant lequel tu t'inclines. Ton autorité, ta grâce, la considération que les hommes te portent, tout cela est l'écho, dans le monde visible, de la connexion que tu entretiens dans le monde invisible.
Dans Apocalypse 4, Jean voit un trône dans le ciel et, autour de ce trône, vingt-quatre autres trônes sur lesquels sont assis vingt-quatre vieillards. Et voici ce qu'ils font : « Les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône » (Apocalypse 4.10). Ce sont des rois qui portent des couronnes. Ce sont des trônes visibles. Mais ces rois-là savent devant quel trône ils s'inclinent.
La déclaration qui monte de leur bouche pose le principe même de la royauté selon Dieu : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance » (Apocalypse 4.11). La gloire, l'honneur, la puissance appartiennent à celui qui est assis sur le trône du ciel. Et ils redescendent, comme un vêtement, sur celui qui se prosterne devant lui.
2. La puissance et la gloire sont cachées dans l'adoration
Dans Luc 4.5-8, Satan élève Jésus et lui montre en un instant tous les royaumes de la terre. Puis il fait sa proposition : « Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. »
Bien-aimé, Jésus n'a pas démenti cette parole. Il n'a pas dit à Satan : « Ce n'est pas vrai, cette puissance ne t'a pas été donnée. » Il sait que la domination a effectivement été cédée à l'ennemi le jour où Adam a chuté. Le premier homme, à qui Dieu avait dit « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et dominez » (Genèse 1.28), a transféré cette domination au diable.
Mais ce qui est capital, c'est le protocole que Satan utilise. Il n'a pas dit à Jésus : « Adore-moi. » Il a dit : « Prosterne-toi devant moi. » Il connaît le protocole royal. Il sait que dans le spirituel, la puissance et la gloire ne se donnent pas par un discours, mais par un geste : celui de la prosternation, de l'adoration.
Et Jésus, lui aussi, connaît le protocole. Il répond : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Luc 4.8). Autrement dit : « La puissance et la gloire dont tu me parles, je vais les récupérer, mais je ne me connecterai pas à ton trône par mon adoration ; je me connecterai au trône du Père par mon adoration et mon service. »
Il y a une puissance dans l'adoration. La puissance et la gloire d'un trône se transmettent à celui qui adore ce trône. C'est un principe spirituel, invisible mais réel.
3. Le sacerdoce vient avant la royauté
Le prédicateur insiste : on ne s'assoit pas sur le trône avant d'être passé par l'hôtel. Le sacerdoce, c'est-à-dire notre adoration, notre louange, notre action de grâce, notre service devant Dieu, vient toujours avant le règne.
C'est pourquoi Jésus-Christ est appelé l'Agneau de Dieu avant d'être appelé le Lion de la tribu de Juda. L'agneau, c'est l'emblème du sacerdoce, du sacrifice, de l'offrande. Le lion, c'est l'emblème de la royauté. Devant le trône de Dieu, Jésus n'est pas d'abord roi : il est adorateur. Il est l'Agneau qui offre sa vie en sacrifice. Et c'est parce qu'il a d'abord été l'Agneau qu'il a reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28.18), qu'il est proclamé Lion de la tribu de Juda (Apocalypse 5.5).
Ce principe court dans toute l'Écriture. Jacob prophétise sur Juda : « Juda est un jeune lion… Le sceptre ne s'éloignera point de Juda » (Genèse 49.9-10). Pourquoi Juda ? Parce que sa mère Léa, à la naissance de cet enfant, a dit : « Cette fois, je louerai l'Éternel » (Genèse 29.35). Elle n'a pas demandé la royauté ; elle a offert la louange. Et c'est de la tribu de celui qu'on a nommé Louange que sortira le Roi des rois.
Ne cherche pas à être roi. Cherche d'abord à être adorateur. Quand tu es adorateur, Dieu fait en sorte que les hommes, les circonstances et les situations se prosternent devant toi. C'est pourquoi Jacob ajoute : « Tes frères te rendront hommage, les fils de ton père se prosterneront devant toi » (Genèse 49.8). Parce que toi-même, d'abord, tu rends hommage à l'Éternel.
4. Les rois mages : connecter son trône à celui du roi des rois
L'histoire des mages d'Orient, dans Matthieu 2, illustre parfaitement ce mystère. Ces hommes ne sont pas juifs. Ils ne connaissent pas la Bible. Mais ce sont des rois, et ils savent comment fonctionne le spirituel.
Quand ils arrivent à Jérusalem, ils ne demandent pas à Hérode : « Où est l'enfant qui vient de naître ? » Ils demandent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer » (Matthieu 2.2). Ils ont vu, dans le monde invisible, qu'un manteau royal était tombé sur un enfant. Ils ne viennent pas rencontrer un bébé : ils viennent connecter leur trône au trône du roi des rois.
Et une fois entrés dans la maison, la Bible dit : « Ils se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe » (Matthieu 2.11). Ce sont trois offrandes prophétiques. L'or : le symbole de la royauté qu'ils lui reconnaissent. L'encens : le symbole du sacerdoce, la fumée qui monte dans l'adoration. La myrrhe : le symbole de la souffrance et de la mort. Ce que ces mages font là avait été prophétisé par Ésaïe : « Tous ceux de Séba viendront ; ils apporteront de l'or et de l'encens, et publieront les louanges de l'Éternel » (Ésaïe 60.6).
Ces rois savent ce que tu es peut-être en train d'oublier : la puissance et la gloire se transmettent par l'adoration, d'un trône à un autre. Ils se présentent devant l'enfant-roi non pas en tant que rois, mais en tant que sacerdoce. Ils étaient en train de dire : « Nous sommes des rois, mais nous reconnaissons que toi, tu es notre Roi. »
5. Ton autorité spirituelle vient de ton temps de dévotion
Voici le principe que tu dois graver dans ton cœur : l'autorité et la force d'un roi ne dépendent pas de ceux qui se prosternent devant lui, quel que soit leur nombre. Elles dépendent de celui devant lequel ce roi lui-même se prosterne.
Ton ascension au travail ne dépend pas de l'intelligence des gens qui t'entourent. Dieu peut te placer, toi qui n'es pas le plus compétent, au-dessus de personnes plus qualifiées, plus intelligentes, plus expérimentées que toi. Ce n'est pas ta valeur qui décide, c'est le trône devant lequel tu t'inclines chaque matin.
C'est pour cela que la Bible dit dans Colossiens 2.10 que Jésus-Christ est « le chef de toute domination et de toute autorité ». Dans le légal comme dans le spirituel, c'est une autorité supérieure qui peut annuler la décision d'une autorité inférieure. L'ancien Junias raconte l'histoire de cette sœur qui avait reçu une OQTF, une obligation de quitter le territoire français. Il lui a demandé qui avait signé le document. Elle a nommé le préfet, dont elle n'arrivait même pas à prononcer le nom correctement. Il lui a répondu : « Peu importe. Jésus-Christ est chef de toute autorité. » Aujourd'hui, l'OQTF a été révoquée et cette sœur est française.
Quand tu as compris à quel trône tu es connecté, tu cesses de trembler devant les situations. Tu ne te laisses plus intimider par ce que l'ennemi envoie contre toi. Les peurs viennent souvent de ceux qui n'ont pas confiance dans leur temps de dévotion, parce qu'ils croient que ce temps de dévotion dépend de leur sanctification. Bien-aimé, il ne s'agit pas d'abord de tes œuvres. Il s'agit de l'humilité de celui qui vient devant le Seigneur et qui dit, comme Pierre : « À qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6.68).
Beaucoup d'hommes et de femmes de Dieu veulent voir des fruits, exercer une autorité spirituelle, imposer les mains pour la guérison, mais leur temps de prière et de dévotion s'est étiolé. Ils sont plus dans le service que dans l'adoration ; plus dans le règne que dans le sacerdoce. Or le sacerdoce vient avant. Tu ne peux pas t'asseoir sur le trône si tu n'es pas d'abord passé par l'hôtel.
6. Approche-toi du trône de la grâce avec assurance
La bonne nouvelle, c'est que ton approche du trône ne s'appuie pas sur ta perfection. Elle s'appuie sur l'œuvre accomplie par Christ à la croix. La Bible dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4.16).
L'ennemi va venir te dire : « Tu as péché hier, ne t'approche pas. Tu es tombé, tu n'es pas digne. » Mais il y a une meilleure parole : ton assurance ne s'appuie pas sur toi, elle s'appuie sur le sang de Jésus qui parle en ta faveur. Souviens-toi du publicain et du pharisien dans Luc 18.9-14 : celui qui est rentré chez lui justifié, ce n'est pas celui qui énumérait ses œuvres, ses jeûnes et sa dîme. C'est celui qui n'osait même pas lever les yeux et qui a simplement dit : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ! »
Approche-toi du trône de la grâce avec cette assurance-là. Tu obtiendras miséricorde. Tu seras secouru dans tous tes besoins. Et parce que tu seras connecté à ce trône, ta vie va commencer à refléter tout ce qui l'incarne : la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la louange, la gloire (Apocalypse 5.12).
Alors quand tu prieras « Seigneur, fais-moi voir ta gloire », comprends bien ce que tu es en train de demander : « Que la gloire que je manifeste dans ma sphère d'influence soit la tienne. Que le trône visible sur lequel tu m'as établi (mon travail, mon foyer, mon ministère), devienne le reflet du trône invisible devant lequel je me prosterne. »
Points à retenir
- Chaque roi a deux trônes : le trône visible est l'expression du trône invisible devant lequel il se prosterne.
- La puissance et la gloire ne se transmettent pas par un discours mais par l'adoration (Luc 4.5-8).
- Le sacerdoce vient avant la royauté : Jésus est d'abord Agneau, puis Lion de la tribu de Juda (Apocalypse 5.5).
- Les mages d'Orient sont venus connecter leur trône à celui du roi des rois par la prosternation et l'offrande (Matthieu 2.11).
- Ton autorité ne dépend pas de ceux qui se soumettent à toi, mais de celui devant qui tu te soumets toi-même.
- Le secret de l'élévation, c'est ta capacité à te prosterner devant le trône de Dieu.
- Approche-toi du trône de la grâce avec assurance : cette assurance repose sur le sang de Jésus, pas sur ta sanctification (Hébreux 4.16).
Application personnelle
- Devant quel trône est-ce que je me prosterne réellement chaque jour ? Ma vie de dévotion reflète-t-elle une connexion vivante avec le trône de Dieu, ou est-ce que je cours d'abord aux affaires du jour ?
- Est-ce que je cherche d'abord à régner (à réussir, à être reconnu, à exercer de l'autorité), sans avoir cultivé le sacerdoce qui doit précéder ?
- Y a-t-il une situation devant laquelle je tremble aujourd'hui alors que je devrais me rappeler à quel Trône je suis connecté ?
- Suis-je tenté de m'éloigner du trône de la grâce à cause d'un péché récent ? Est-ce que je m'appuie sur ma sanctification, ou sur le sang de Jésus qui parle en ma faveur ?
- Dans ma sphère d'influence (travail, foyer, ministère), qu'est-ce qui devrait davantage refléter la gloire du trône devant lequel je m'incline ?
Versets cités
- Psaume 40.1-6 · « J'avais mis en l'Éternel mon espérance… il a mis dans ma bouche un cantique nouveau »
- Luc 4.5-8 · la tentation de Jésus au désert, « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu »
- Genèse 1.28 · « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et dominez »
- Matthieu 2.1-12 · les mages d'Orient viennent adorer l'enfant-roi
- Ésaïe 60.6 · prophétie sur l'or, l'encens et la louange
- Apocalypse 4 · le trône du ciel et les vingt-quatre trônes
- Apocalypse 5.5-12 · l'Agneau et le Lion de la tribu de Juda
- Genèse 29.35 · Léa : « Cette fois, je louerai l'Éternel »
- Genèse 49.8-10 · la bénédiction de Jacob sur Juda
- Matthieu 28.18 · « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre »
- Colossiens 2.10 · Christ, chef de toute domination et de toute autorité
- Jean 6.68 · « Seigneur, à qui irions-nous ? »
- Luc 18.9-14 · le pharisien et le publicain
- Hébreux 4.16 · « Approchons-nous avec assurance du trône de la grâce »
- Josué 1.5 · « Nul ne tiendra devant toi tant que tu vivras »
FAQ
Que signifie exactement « se prosterner devant le trône de Dieu » aujourd'hui ?
Ce n'est pas d'abord une posture physique, même si le corps peut y participer. Se prosterner devant le trône de Dieu, c'est reconnaître dans ton temps de dévotion, ta louange, ton action de grâce et ton service, que Dieu seul est Roi, Seigneur et Souverain. C'est refuser de connecter ton trône visible (ta vie, ta réussite, ton ministère), à un autre trône qu'au sien. C'est offrir chaque matin ton adoration comme un encens (Apocalypse 5.8), et jeter tes couronnes devant lui, comme les vingt-quatre vieillards d'Apocalypse 4.10.
Est-ce que cela veut dire que ma sanctification n'a plus d'importance ?
Non. La sanctification reste précieuse et c'est un fruit normal d'une vie livrée à Dieu. Mais la sanctification n'est jamais le fondement de ton accès au trône de la grâce. Le fondement, c'est le sang de Jésus (Hébreux 4.16 ; Hébreux 10.19-22). Si l'ennemi t'accuse de ta chute d'hier pour t'éloigner du trône, souviens-toi que c'est justement pour cela que Christ a versé son sang. Le publicain de Luc 18 est rentré chez lui justifié, pas le pharisien qui énumérait ses œuvres.
Comment savoir concrètement à quel trône je suis en train de me connecter ?
La question de Junias est très simple : « Dis-moi à quel roi tu rends hommage par ton adoration, ta louange et tes actions de grâce, et je te dirai à quel trône tu es connecté. » Ce que tu adores façonne ce que tu manifestes. Si tu passes chaque matin devant le Seigneur avant de sortir, ta vie va refléter le trône de Dieu. Si tu ne le fais pas, tu manifesteras la force du trône devant lequel tu t'inclines par défaut, le trône de tes soucis, de tes ambitions, ou de ce que le monde t'impose comme priorités.
pour prendre des notes et poser une question.