La Bible — Louis Segond 1910

2 Corinthiens 1

En bref

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul écrit à une Église dont la relation avec lui est tendue. Il ouvre par une louange : Dieu est le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation. Il raconte ensuite l'épreuve extrême vécue en Asie, où il a cru mourir, et explique qu'elle lui a appris à placer sa confiance en Dieu seul. Il répond enfin au reproche de légèreté sur ses projets de voyage et rappelle que les promesses de Dieu trouvent leur oui en Christ.

Le chapitre en 6 parties

  1. v. 1-2Salutation de Paul et de Timothée
  2. v. 3-7Le Dieu de toute consolation
  3. v. 8-11L'épreuve en Asie : confiance en Dieu qui ressuscite les morts
  4. v. 12-14Le témoignage d'une conscience droite
  5. v. 15-22Un plan de voyage modifié, un Dieu fidèle : en Christ, le oui
  6. v. 23-24Paul veut contribuer à la joie des Corinthiens

1Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe:

2que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!

3Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,

4qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction!

5Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ.

6Si nous sommes affligés, c'est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c'est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons.

7Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation.

8Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie.

9Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.

10C'est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une telle mort, lui de qui nous espérons qu'il nous délivrera encore,

11vous-mêmes aussi nous assistant de vos prières, afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet.

12Car ce qui fait notre gloire, c'est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu.

13Nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez, et ce que vous reconnaissez. Et j'espère que vous le reconnaîtrez jusqu'à la fin,

14comme vous avez déjà reconnu en partie que nous sommes votre gloire, de même que vous serez aussi la nôtre au jour du Seigneur Jésus.

15Dans cette persuasion, je voulais aller d'abord vers vous, afin que vous eussiez une double grâce;

16je voulais passer chez vous pour me rendre en Macédoine, puis revenir de la Macédoine chez vous, et vous m'auriez fait accompagner en Judée.

17Est-ce que, en voulant cela, j'ai donc usé de légèreté? Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu'il y ait en moi le oui et le non?

18Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n'a pas été oui et non.

19Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n'a pas été oui et non, mais c'est oui qui a été en lui;

20car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.

21Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c'est Dieu,

22lequel nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l'Esprit.

23Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c'est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe;

24non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie, car vous êtes fermes dans la foi.

Versets clés

Verset 3-4
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction!

Paul nomme Dieu source de toute consolation. La consolation reçue n'est pas faite pour être gardée : elle équipe pour consoler à son tour ceux qui traversent l'épreuve.

Verset 9
Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.

L'épreuve a un but : ne plus compter sur soi, mais sur Dieu qui ressuscite les morts. La faiblesse devient ainsi le lieu où la confiance se déplace.

Verset 20
car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.

Toutes les promesses de Dieu trouvent leur réponse positive en Jésus-Christ, ce qui fonde le « Amen » de l'Église. Le verset parle de la fidélité de Dieu en Christ, pas d'un droit à réclamer n'importe quel verset.

Verset 21-22
Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c'est Dieu, lequel nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l'Esprit.

Dieu affermit, oint et marque d'un sceau les croyants. L'Esprit donné est présenté comme des arrhes, un acompte qui garantit ce qui viendra.

Prier pour cette situation

Ce qu'en disent les prédications

Questions fréquentes sur 2 Corinthiens 1

Que signifie 2 Corinthiens 1:20 ?

Le verset affirme que toutes les promesses de Dieu trouvent en Jésus-Christ leur « oui », c'est-à-dire leur accomplissement certain. Elles sont fiables parce que Christ lui-même est fidèle. L'Église répond par « Amen » à la gloire de Dieu. Le verset parle d'abord de la fidélité de Dieu en Christ, et chacun est invité à lire chaque promesse dans son contexte.

Quel est le message de 2 Corinthiens 1:3-4 sur la consolation ?

Paul y présente Dieu comme le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation. Il console dans toutes nos afflictions, afin que nous puissions à notre tour consoler ceux qui souffrent. La consolation reçue de Dieu a donc une vocation : elle est destinée à être partagée et non gardée pour soi.

Qu'est-ce que Paul a vécu en Asie selon 2 Corinthiens 1:8-10 ?

Paul parle d'une tribulation si forte qu'il était accablé au-delà de ses forces et désespérait de conserver la vie. Il la lit comme une leçon : ne pas placer sa confiance en lui-même, mais en Dieu qui ressuscite les morts. Le texte ne précise pas la nature exacte de l'épreuve, et les commentateurs proposent plusieurs hypothèses.

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Traduction Louis Segond 1910 — domaine public.