Luc 17 : souviens-toi de la femme de Lot et ne regarde pas en arrière

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Introduction

« Il n'y a qu'une seule femme que Jésus nous a dit de nous rappeler. » Christine Caine, évangéliste australienne et cofondatrice avec son mari de l'organisation de lutte contre la traite A21, prêche à Gas Street Church, à Birmingham, au lendemain d'un rassemblement de femmes qui a réuni plusieurs milliers de participantes. Elle appelle ce dimanche « le dimanche de l'Orchard ».

Elle ouvre Luc 17, un discours de Jésus sur la fin des temps, avec le déluge, le feu et le soufre sur Sodome. Au milieu de ce passage, trois mots semblent tomber de nulle part : « Souvenez-vous de la femme de Lot. » Pour Christine Caine, ce verset parle directement à notre époque, où beaucoup regardent en arrière avec regret et restent figés là où ils ne devaient que passer.

Le message tient en une conviction : les promesses de Dieu sont devant toi, en Jésus-Christ. Il est temps de te « débloquer » et d'avancer.

Plan du message

1. Le royaume, déjà là et pas encore

  • En Luc 17:20-37, Jésus parle de la double nature du royaume de Dieu. Il est déjà là, car Dieu s'est fait homme en Jésus. Mais il n'est pas encore pleinement réalisé : il y a encore le racisme, l'injustice, la traite, le deuil, la souffrance.
  • Un jour, le ciel s'ouvrira, Jésus reviendra et il n'y aura plus ni mort, ni maladie, ni divorce, ni injustice.
  • Christine Caine se souvient des grands tableaux prophétiques de la fin des années 1980, où « tout le monde était l'antéchrist ». « Quelqu'un peut se tromper sincèrement. » Jésus dit : ne courez pas après ces prédictions.
  • Après un master en théologie, elle résume avec humour toute son eschatologie : « Personne ne sait. »
  • Alors comment vivre ? « Nous vivons comme si cela devait arriver demain, et nous préparons comme si cela ne devait pas arriver avant des générations. » Si tu arrêterais ou commencerais quelque chose en apprenant que Jésus revient demain, arrête-le ou commence-le maintenant.

2. La seule femme que Jésus nous demande de nous rappeler

  • Luc 17:32 est l'un des versets les plus courts de la Bible, juste après « Jésus pleura ».
  • L'Écriture mentionne ou évoque plus de 170 femmes. Jésus a dit que le geste de la femme au parfum serait raconté en mémoire d'elle, mais la seule femme qu'il nous demande nommément de nous rappeler, c'est la femme de Lot.
  • Christine Caine imagine les réactions : Ève qui a été la première, Sara qui a enfanté à 90 ans, Débora qui s'est levée quand aucun homme ne se levait, Marie qui est sa mère. Et pourtant Jésus dit : la femme de Lot.
  • Cette femme n'apparaît dans l'Écriture que le temps de disparaître. On ne connaît même pas son nom.

3. Le péché de Sodome et les secousses de notre temps

  • En Genèse 13, Abram et Lot se séparent, et Lot dresse ses tentes jusqu'à Sodome. C'est une époque d'iniquité, de rébellion, d'idolâtrie et d'immoralité, « pas si différente du monde dans lequel nous vivons ».
  • On pense spontanément au péché sexuel, et souvent à celui que l'on ne commet pas soi-même. Mais Ézéchiel 16:49 dit : « Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur : elle avait de l'orgueil, elle vivait dans l'abondance et dans une insouciante sécurité, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l'indigent. »
  • La sainteté compte beaucoup pour Dieu. L'orgueil, le confort et l'oubli des plus fragiles comptent aussi.
  • Tout ce qui peut être ébranlé l'a été, pour que demeure ce qui ne peut l'être (Hébreux 12:27). Partout dans le monde, Christine Caine entend parler d'« avant le Covid » : nos chiffres, nos dons, nos affaires, nos relations avant le Covid. « Avant, av. J.-C. voulait dire avant Christ. »
  • Selon elle, Dieu en a fini avec une religion de confort centrée sur soi. Son peuple, à l'avenir, prendra soin de sa relation personnelle avec Dieu et de sa sainteté, et se souciera aussi d'un monde perdu et brisé.

4. Regarder en arrière et rester figé

  • Dieu avait un plan pour Lot, sa femme et leurs deux filles. Leur raison d'être, la promesse et la provision étaient devant eux, pas à Sodome. Deux anges viennent les tirer de ce qui brûle, avec une seule consigne : « Sauve-toi, pour ta vie ; ne regarde pas derrière toi » (Genèse 19:17).
  • « La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel » (Genèse 19:26). Elle est restée « figée dans un moment qu'elle ne devait que traverser ». Elle a préféré son passé à son avenir.
  • Christine Caine ne la juge pas : sa vie, ses amis, sa famille étaient là-bas. Mais le regard dont parle le texte est un regard de désir, l'envie d'y retourner.
  • Le monde a changé, mais toutes les promesses de Dieu sont « oui » et « amen » en Christ (2 Corinthiens 1:20). Elles n'ont jamais été dans l'économie, les gouvernements ou les personnes. Jésus est le même hier, aujourd'hui et éternellement (Hébreux 13:8), et cette espérance est une ancre sûre et solide pour l'âme (Hébreux 6:19).
  • « Les seuls qui devraient être stables dans le monde actuel, ce sont les chrétiens. » Pourtant la peur a saisi l'Église. Or Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de force, d'amour et de sagesse (2 Timothée 1:7). Cette dernière décennie a révélé combien n'étaient pas ancrés : quand les courants changent, celui qui est ancré tient.
  • Les disciples d'Emmaüs marchaient avec le Christ ressuscité sans le reconnaître, enfermés dans leur déception : « Nous espérions que ce serait lui » (Luc 24:21). Beaucoup dans l'Église disent aussi : nous espérions que l'économie irait autrement, que quelqu'un d'autre serait au pouvoir, que tel responsable tiendrait.
  • Plutôt que de pointer du doigt, demande-toi : suis-je resté bloqué dans la déception, l'offense, le refus de pardonner, la désillusion, la convoitise, l'addiction, l'apathie, l'indifférence ou le confort ?
  • Nous sommes appelés à être le sel de la terre (Matthieu 5:13). « Si nous restons figés comme des statues de sel, comment allons-nous saler le monde ? »
  • La suite de Genèse 19, avec Lot et ses filles, est profondément troublante. « Quand les mères restent bloquées, cela touche les filles. » Nos crises, notre engagement à moitié, nos réunions de prière jugées facultatives coûtent à la génération suivante.

5. Ce que Jésus a fait est plus grand que ce qu'on t'a fait

  • Christine Caine raconte avoir été laissée à sa naissance dans un hôpital, sans nom et non désirée. Elle a été abusée sexuellement pendant plus de dix ans dans sa propre maison, par des personnes que ses parents laissaient entrer. Elle a grandi dans l'un des quartiers les plus pauvres d'Australie, fille d'immigrés grecs, en logement social.
  • Si elle avait grandi à l'ère des réseaux sociaux, dit-elle, elle aurait cru le discours qui lui disait d'être définie par ce qui lui était arrivé. « Nous devons être une Église qui rend ce que Jésus a fait pour nous plus grand que ce que quiconque nous a fait. »
  • « J'ai été abusée pendant dix ans, mais cela fait cinquante ans que je ne le suis plus. L'ennemi m'en a déjà volé dix. Pourquoi lui en donner davantage ? » Elle ne minimise pas la douleur ni le traumatisme : elle dit seulement qu'ils n'ont pas le dernier mot.
  • Ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole de leur témoignage (Apocalypse 12:11). « Une histoire n'est pas un témoignage tant qu'elle n'a pas été éprouvée. »
  • Une de ses filles est rentrée d'un camp de jeunes en pleurant parce qu'elle pensait ne pas avoir de témoignage. Or c'en est un d'avoir connu Christ jeune et d'avoir été gardée de tant de choses.
  • « Je ne peux pas changer le passé, mais les décisions que je prends en Christ peuvent changer l'avenir. » On peut jeter un regard en arrière pour apprendre, pas pour s'y installer, ni même pour idéaliser l'Église primitive : « Quelle partie ? Les Corinthiens ? »
  • Nous sommes après la Pentecôte et avant le retour du Christ. Nous avons une mission : l'évangélisation de la terre. Notre espérance est en Christ, nous devons donc être le peuple le plus rempli d'espérance, des gens qui affrontent la maladie, le deuil et la déception avec espérance. « C'est l'espérance de Jésus qui m'a guérie. »

6. Oublier ce qui est en arrière et persévérer

  • Paul écrit : « je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but » (Philippiens 3:13-14). « Le sang de Jésus ne te donne pas l'amnésie. Il te donne une vie au-delà de ton passé. » Ton histoire ne définit pas ta destinée.
  • L'Église a oublié comment faire effort. Nos muscles de la foi se sont atrophiés : nous n'avons plus prié, cru, jeûné ni combattu par la foi. À la salle de sport, il faut soulever des charges plus lourdes. Il est temps de reprendre des choses plus lourdes.
  • Il faut parfois lâcher aussi les succès du passé. À 60 ans, elle est trop occupée par ce que Dieu veut encore faire pour ressasser ce qu'elle a accompli.
  • Dans l'ascenseur de l'hôtel, une personne s'énervait parce que l'ascenseur ne bougeait pas. Le bouton n'était pas allumé. Elle s'est penchée et a appuyé. Jésus attend que certains appuient. Le mot grec signifie exercer une force constante contre quelque chose : contre l'apathie, l'indifférence, la tiédeur.
  • Près de Stratford, elle a fait des recherches sur l'arbre généalogique de son mari en espérant trouver des lords. Elle a trouvé des pirates, des forçats, des criminels et des meurtriers. Dans sa propre famille, il y a l'addiction, l'inceste, l'adultère et les abus.
  • Mais le 30 mars 1996, le jour de leur mariage, ils ont « tracé une ligne de sang dans le sable » : « Avec nous, cela s'arrête. » Une décision prise pour eux, pour leurs filles et pour les générations suivantes.
  • C'est pour cela que la prière, la fidélité à Jésus, la lecture de l'Écriture et le rassemblement du dimanche comptent. « Tu n'es pas venu jusqu'ici pour t'arrêter ici. »
  • Dans sa prière finale, elle remercie Dieu de mener à son terme l'œuvre qu'il a commencée dans cette Église (Philippiens 1:6) et demande que ce jour soit une ligne tracée dans le sable, où ce qui retenait l'Église (addiction, déception, découragement, complaisance, tiédeur) perde son pouvoir, et que Dieu redevienne le centre de l'espérance.

Points à retenir

  • Jésus nous demande de nous souvenir de la femme de Lot : elle a regardé en arrière et elle est restée figée là où elle ne devait que passer.
  • Les promesses de Dieu ne sont pas dans l'économie ni dans les dirigeants : elles sont en Christ, qui reste le même hier, aujourd'hui et éternellement.
  • Ce que Jésus a fait pour toi est plus grand que ce que quiconque t'a fait. La douleur est réelle, mais elle n'a pas le dernier mot.
  • Rester bloqué n'est jamais neutre : cela touche les générations qui viennent après nous.
  • Le sang de Jésus ne donne pas l'amnésie, il donne une vie au-delà du passé. Il faut appuyer et continuer à avancer.

Application personnelle

  1. Vers quoi regardes-tu en arrière avec envie : une époque, une Église, une situation « d'avant » ?
  2. Où es-tu resté bloqué : déception, offense, refus de pardonner, désillusion, addiction ou confort ?
  3. Dans quoi avais-tu placé ton espérance, en dehors de Jésus, et qu'est-ce que les secousses de ces dernières années ont révélé ?
  4. Quelle décision peux-tu prendre en Christ aujourd'hui pour que ton histoire ne décide pas de l'avenir de ceux qui viennent après toi ?
  5. Quel « muscle de la foi » dois-tu recommencer à exercer cette semaine : la prière, le jeûne, la lecture de la Parole, le rassemblement avec l'Église ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi Jésus dit-il « Souvenez-vous de la femme de Lot » ?

Jésus prononce ces mots en Luc 17:32, au milieu d'un discours sur la fin des temps. Christine Caine souligne que c'est la seule femme que Jésus demande nommément de se rappeler. La seule chose que l'Écriture dit d'elle, c'est qu'elle a regardé en arrière et qu'elle est devenue une statue de sel : elle a préféré son passé à l'avenir que Dieu lui préparait.

Quel était le péché de Sodome selon Ézéchiel 16:49 ?

Ézéchiel 16:49 parle d'orgueil, d'abondance de pain et d'une sécurité insouciante, sans soutenir le pauvre et l'indigent. Pour Christine Caine, la sainteté compte beaucoup pour Dieu, mais le refus de l'orgueil, du confort et de l'indifférence envers les plus fragiles compte aussi.

Comment ne plus rester bloqué dans son passé ?

Christine Caine s'appuie sur Philippiens 3:13-14 : oublier ce qui est en arrière et se porter vers ce qui est en avant. Le sang de Jésus ne donne pas l'amnésie, il donne une vie au-delà du passé. On peut jeter un regard en arrière pour apprendre, mais on décide de ne pas se laisser définir par ce qui est arrivé et de continuer à avancer.

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