La Bible — Louis Segond 1910
Romains 14
En bref
Romains 14 traite d'un problème très concret de l'Église de Rome : des croyants qui ne s'accordent pas sur la nourriture et les jours particuliers. Paul ne demande pas à tous de penser pareil sur ces questions secondaires. Il demande d'abord de s'accueillir, de ne pas mépriser ni juger, car chacun est le serviteur du Seigneur et rendra compte à Dieu. Il rappelle ensuite que le royaume de Dieu ne se résume pas à ce qu'on mange ou boit, et que l'amour passe avant l'usage de sa liberté.
Le chapitre en 5 parties
1Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.
2Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.
3Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.
4Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir.
5Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.
6Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
7En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.
8Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.
9Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.
10Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.
11Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.
12Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
13Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute.
14Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure.
15Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.
16Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.
17Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.
18Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
19Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle.
20Pour un aliment, ne détruis pas l'oeuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement.
21Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
22Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve!
23Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché.
Versets clés
Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir.
Paul remet chacun à sa place : le serviteur dépend de son maître, pas de l'avis de ses frères. Juger un autre croyant sur un point secondaire, c'est prendre la place du Seigneur.
En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.
Personne ne vit ni ne meurt pour lui-même. Toute la vie du croyant, jusqu'à sa mort, appartient au Seigneur, ce qui relativise les querelles d'opinions.
Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.
Le royaume de Dieu ne se mesure pas à des règles alimentaires mais à ses fruits : la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. C'est le critère pour savoir sur quoi insister.
Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché.
Agir contre sa conscience, c'est pécher, même si la chose en elle-même est permise. Le verset invite à respecter la conviction de chacun et à ne pas pousser un frère à agir contre elle.
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Ce qu'en disent les prédications
Questions fréquentes sur Romains 14
Quel est le message de Romains 14 ?
Paul demande aux croyants de s'accueillir malgré leurs différences sur des points secondaires, comme la nourriture ou les jours de fête. Personne ne doit mépriser ni juger l'autre, car chacun répond au Seigneur. Il ajoute que l'amour fraternel passe avant la liberté personnelle : on renonce à ce qui fait tomber un frère.
Qui est le frère faible dans la foi en Romains 14 ?
C'est un croyant dont la conscience est encore sensible sur certaines pratiques, par exemple manger de la viande ou observer certains jours. Paul ne le traite pas de mauvais chrétien : il demande de l'accueillir, de ne pas se moquer de sa conviction et de ne pas l'entraîner à agir contre elle.
Que veut dire « tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché » ?
Au verset 23, Paul explique que faire une chose en doutant qu'elle soit permise, c'est agir contre sa conscience, et cela devient péché pour celui qui la fait. Il ne dit pas que tout est relatif : il invite à avoir une conviction devant Dieu et à respecter celle des autres.
Articles citant Romains 14
- Attends le Seigneur, marche avec le Saint-Esprit
- Seul Jésus-Christ est le vrai Dieu
- Juges 6 : Gédéon, vaillant héros malgré ses étiquettes
- Ésaïe 35 : la souffrance passe, la joie est éternelle
- 1 Corinthiens 10 : manger, boire et vivre pour la gloire de Dieu
- 3 Jean : Gaïus ou Diotrèphe, une culture de l'accueil
Traduction Louis Segond 1910 — domaine public.