1 Chroniques 15 : obéir à Dieu selon sa Parole

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Introduction

Si tu aimes le Seigneur, tu le sers avec zèle. Tu prépares le culte, tu conduis la louange, tu participes aux activités de l'Église, tu intercèdes pour quelqu'un. Le prédicateur de ce culte de l'aube à l'Église chrétienne Onnuri d'Osaka le dit clairement : ce zèle n'est pas une mauvaise chose. Il pose pourtant une question : si c'est pour Dieu, Dieu se réjouit-il de n'importe quelle manière de faire ?

Nous pensons parfois : « Puisque c'est pour Dieu, peu importe si la méthode est un peu différente. Si le résultat est bon, cela ne doit pas poser de problème. » La Bible enseigne autre chose. Dans le service de Dieu, le but compte, et la manière que Dieu a indiquée compte aussi.

En 1 Chroniques 15:1-15, David essaie de nouveau de faire monter l'arche de Dieu à Jérusalem. La première tentative, au chapitre 13, s'était terminée par la mort d'Uzza. Mais David ne s'est pas arrêté là. Il a appris de son échec et, cette fois, il agit selon la Parole. Le message reprend le titre du guide de lecture Living Life pour ce jour : obéir selon la Parole.

Plan du message

1. Le désir de David n'était pas mauvais

  • David se construit des maisons dans la ville de David, prépare une place pour l'arche de Dieu et dresse une tente pour elle (verset 1). Il veut accueillir la présence de Dieu dans sa ville et bâtir un royaume dont Dieu est le centre. C'est une passion née de son amour pour le Seigneur.
  • Il faut pourtant relire le chapitre 13. David avait placé l'arche sur un char neuf. Les bœufs ont glissé, Uzza a étendu la main vers l'arche, et la colère de l'Éternel s'est enflammée contre lui. Effrayé, David a laissé l'arche dans la maison d'Obed-Édom.
  • Pourquoi cela est-il arrivé ? Pas parce que David n'aimait pas Dieu. Il aimait le Seigneur plus que quiconque et cherchait sa volonté en toute circonstance. Son désir d'amener l'arche à Jérusalem n'était pas une erreur.
  • Le point à retenir est celui-ci : même avec un but juste, une passion juste et une motivation juste, il faut suivre la manière que Dieu a fixée. C'est ce que David a appris à travers la mort d'Uzza.

2. Le zèle pour Dieu doit être ajusté par la Parole

  • Au verset 2, David déclare : « L'arche de Dieu ne doit être portée que par les Lévites, car l'Éternel les a choisis pour porter l'arche de Dieu et pour en faire le service à toujours. »
  • Le prédicateur raconte la retraite des jeunes qui vient d'avoir lieu, trois jours du dimanche au mardi. Il a été frappé par la passion des jeunes pour le Seigneur et par leur potentiel. Les responsables ont préparé chaque détail en priant et en échangeant des idées, pour que chacun puisse se recueillir devant la Parole et pour que les nouveaux venus, qui arrivent presque chaque semaine, puissent ouvrir leur cœur et trouver leur place. Il ne leur a pas donné d'instructions détaillées : la louange, les repas, ils ont tout porté dans la prière. « Ils ont vraiment bien fait. »
  • Mais s'ils se disaient : « Puisque nous nous donnons de la peine pour le Seigneur, c'est bon », ou « Si le résultat est bon, la méthode n'a pas d'importance », ils perdraient la bonne direction. Dieu ne regarde pas seulement notre zèle. Ce qui l'intéresse le plus, c'est de savoir si nous marchons selon sa Parole.
  • Cela vaut pour le service dans l'Église, pour la vie de famille et pour la vie spirituelle personnelle. Travailler pour le Seigneur et servir selon sa Parole ne sont pas forcément la même chose.
  • « Le zèle n'est pas mauvais. Ce qui compte, c'est qu'il aille dans la bonne direction, celle qui correspond à la volonté du Seigneur. » D'où la nécessité de venir humblement devant lui et de chercher sa volonté.

3. Revenir à la Parole après un échec

  • Aux versets 12 et 13, David réunit les chefs des familles lévites. Il leur demande de se sanctifier et de faire monter l'arche, en disant : « Parce que vous n'y étiez pas la première fois, l'Éternel, notre Dieu, nous a frappés ; car nous ne l'avons pas cherché selon la loi. »
  • David a compris la vraie cause de son échec. Il n'a pas dit qu'il avait manqué de chance, qu'Uzza avait été un peu imprudent ou que, cette fois-là, on n'y pouvait rien. Il a reconnu : nous n'avons pas suivi la manière de Dieu.
  • Nous, quand nous échouons, nous cherchons vite un coupable : un autre, l'environnement, les circonstances. Comme Adam, comme Ève. Parce que nous sommes pécheurs, nous ne nous mettons pas en cause.
  • La personne qui se tient devant Dieu est celle qui se laisse examiner par la Parole : « Seigneur, ai-je suivi ta Parole ? Ai-je suivi ta manière de faire, ta pensée ? N'ai-je pas agi selon mes idées ? Ne disais-je pas te chercher, alors qu'en réalité j'imposais mes pensées et mon plan ? »
  • Il y a là une espérance. David a échoué, il a connu la tragédie de la mort d'Uzza, mais il ne s'est pas éloigné de Dieu. Il a repris la préparation, cette fois selon la manière que Dieu avait fixée.
  • Nous aussi, nous échouons : nous décidons sans prier, nous faisons passer nos idées avant la Parole, nous blessons quelqu'un par excès de zèle. Mais un échec n'oblige pas à quitter la présence de Dieu. L'important est de revenir devant sa Parole. Alors même l'expérience de l'échec et de la douleur sert à la croissance et à la maturité de la foi.

4. Porter l'arche comme Dieu l'a ordonné

  • Les sacrificateurs et les Lévites se sanctifient, puis « les fils des Lévites portèrent l'arche de Dieu sur leurs épaules avec des barres, comme Moïse l'avait ordonné d'après la parole de l'Éternel » (versets 14 et 15). C'est la conclusion du passage.
  • Au chapitre 13, l'arche était sur un char. Cette fois, les Lévites la portent sur leurs épaules : c'est la manière claire que Dieu avait prescrite à Israël par Moïse. David n'avance plus avec son seul zèle pour la présence de Dieu. Il conduit sa passion avec obéissance.
  • Obéir à Dieu, c'est lâcher sa propre méthode et donner la priorité à celle de Dieu. Nous voulons souvent que Dieu s'adapte à nos idées, à notre passion, à nos plans : « Seigneur, voici ce que je veux faire, bénis-le. »
  • Le prédicateur précise qu'il n'est pas interdit de prier ainsi. Mais la prière juste ne consiste pas à demander à Dieu d'approuver notre plan. Elle consiste à recevoir la connaissance de sa volonté, de sa pensée, de sa manière de faire, montrées par la Parole et suggérées par le Saint-Esprit. Et une fois sa volonté connue, à ajuster notre marche à la sienne.
  • Jésus le dit en Jean 14:15 : « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » Si tu as la passion d'aimer Dieu, cette passion te conduit à garder sa Parole. Aimer le Seigneur et obéir à sa Parole sont inséparables. Si tu cherches sa présence, respecte sa manière de faire.

5. Mettre cela en pratique aujourd'hui

  • Quand tu lis la Bible, ne lis pas seulement pour acquérir des connaissances. Demande : « Seigneur, comment dois-je obéir à cette parole ? »
  • Quand tu sers dans l'Église, ne cherche pas seulement le résultat ou l'approbation. Demande-toi : est-ce que je sers avec amour ? Est-ce que je le fais d'une manière qui correspond à la volonté de Dieu ? Examine-toi humblement devant lui.
  • Quand tu dois prendre une décision importante, ne te demande pas seulement si tu en as envie. Demande-toi en priant ce que la Parole enseigne à ce sujet. La manière d'utiliser ton argent, tes relations, ton travail, le mariage, la famille : la Parole touche tous les domaines de ta vie.

6. Le témoignage du prédicateur : de Pékin à Osaka

  • En regardant son ministère, le prédicateur reconnaît des périodes où il a foncé « pour Dieu », en faisant passer ses idées, son zèle et ses plans avant la manière que Dieu voulait.
  • Il avait reçu l'appel à devenir missionnaire. Plus de dix ans plus tard, il a enfin été envoyé à Pékin, pour un ministère auprès des Japonais qui vivaient là-bas, une mission dans la diaspora japonaise. Il était convaincu que c'était l'appel du Seigneur. Le ministère était joyeux et fécond.
  • À partir de la troisième année, les visas sont devenus très difficiles à obtenir. Sa femme et sa fille ont dû attendre six mois au Japon sans savoir si le visa serait accordé. Lui est resté seul à Pékin, visitant les étudiants de jour comme de nuit pour leur parler de Jésus. Il était heureux dans ce ministère.
  • Un jour, Dieu lui a dit : « Rentre au Japon. » Dieu lui a montré que sa famille souffrait au Japon pendant qu'il servait seul et joyeux à Pékin, et que ce n'était pas la mission qu'il voulait. Il devait rentrer pour reconstruire sa famille.
  • Il a protesté : « C'est toi qui m'as appelé à Pékin, pourquoi m'arrêter au moment où le ministère s'étend ? » Finalement, il a capitulé devant Dieu, a pris la décision dans la prière et il est rentré. Un an plus tard, il a vécu la mort de sa fille.
  • « Rien ne s'est passé selon mes pensées ou selon mes plans. » Venir à l'Église d'Osaka n'était pas son idée. Quand on lui a proposé de servir à plein temps, il a hésité et prié : il ne voulait pas abandonner son identité de missionnaire. Il a choisi de ne pas s'y accrocher : « Si c'est ta volonté, je te suis. »
  • Aujourd'hui responsable des jeunes, il sert une génération qui a l'âge de sa fille et aide à bâtir la génération suivante. Dieu n'a pas réalisé tous ses plans sans condition. Il a corrigé sa direction par sa Parole, chaque fois, pour lui montrer que les pensées, le plan et la manière du Seigneur comptent plus que les siens.

7. Ce que Dieu cherche : un cœur qui obéit

  • Le prédicateur résume : le zèle pour Dieu est ajusté par la Parole ; après un échec, on revient à la Parole ; on obéit comme Dieu l'a ordonné, et c'est là que se trouve la plus grande bénédiction.
  • « Ce que Dieu attend d'abord de nous, ce ne sont pas des résultats brillants, c'est un cœur qui obéit à sa Parole. » Le Seigneur regarde si nous avons l'attitude de dire : « Je t'obéis à 100 %. »
  • Pas besoin d'une grande œuvre, ni d'être reconnu par les autres. Il s'agit d'obéir fidèlement à la parole reçue aujourd'hui. Par ce chemin, Dieu répand sa bénédiction, au-delà de nous-mêmes et de l'Église d'Osaka, jusqu'à la société et aux Églises du Japon.
  • Le prédicateur propose une prière pour chaque décision et chaque commencement de la journée : « Seigneur, que mon zèle ne s'éloigne pas de ta Parole. Fais de moi quelqu'un qui suit le chemin que tu as montré, et non ma propre méthode. »
  • Dans la prière finale, il demande de savoir se renier soi-même et porter sa croix, comme les Lévites portaient l'arche, et d'obéir même quand la volonté de Dieu va contre nos pensées et nos sentiments.

Points à retenir

  • Un but juste et une motivation juste ne suffisent pas : Dieu demande aussi de suivre la manière qu'il a fixée.
  • Le zèle n'est pas mauvais, mais il doit être constamment ajusté par la Parole pour aller dans la bonne direction.
  • Après un échec, ne cherche pas de coupable : laisse la Parole t'examiner et reviens devant Dieu.
  • Prier, ce n'est pas faire approuver ton plan par Dieu, c'est connaître sa volonté et y ajuster ta marche.
  • Aimer Jésus et garder ses commandements sont inséparables.

Application personnelle

  1. Dans quel service ou quel projet as-tu pensé : « C'est pour Dieu, la méthode n'a pas d'importance » ?
  2. Lors de ton dernier échec, as-tu cherché un coupable ou as-tu demandé au Seigneur : « Ai-je suivi ta Parole ? »
  3. Dans tes prières, demandes-tu surtout à Dieu de bénir tes plans, ou lui demandes-tu de te montrer sa volonté ?
  4. Quelle décision prochaine (argent, relations, travail, famille) as-tu besoin de soumettre à ce que la Parole enseigne ?
  5. Quelle parole as-tu reçue aujourd'hui, et comment vas-tu y obéir fidèlement, même sans être vu ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi le premier transport de l'arche a-t-il échoué alors que David aimait Dieu ?

Ce n'est pas l'amour de David pour Dieu qui manquait, ni son désir d'amener l'arche à Jérusalem qui était mauvais. L'arche avait été posée sur un char neuf, alors que Dieu avait ordonné qu'elle soit portée par les Lévites. David le reconnaît lui-même au verset 13 : nous ne l'avons pas cherché selon la loi. Même avec un but juste et une motivation juste, il faut suivre la manière que Dieu a fixée.

Le zèle pour Dieu suffit-il pour lui plaire ?

Non. Le zèle n'est pas mauvais, mais travailler pour le Seigneur et servir selon sa Parole ne sont pas forcément la même chose. Dieu ne regarde pas seulement notre ardeur : ce qui compte le plus pour lui, c'est que nous marchions selon sa Parole. Notre zèle doit donc être constamment ajusté par la Parole pour aller dans la bonne direction.

Qu'est-ce qu'une prière juste selon ce message ?

Ce n'est pas demander à Dieu de valider nos propres projets. C'est, dans la prière, recevoir la connaissance de sa volonté, de sa pensée et de sa manière de faire, montrées par la Parole et suggérées par le Saint-Esprit. Puis, une fois sa volonté connue, ajuster sa propre marche à celle de Dieu.

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