Ces mauvais conseils qui empoisonnent ta ville (Ézéchiel 11)

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Introduction

Le pasteur Maréchal ouvre sa Bible dans Ézéchiel 11 et pose une phrase sur la table : « Ces hommes donnent de mauvais conseils dans cette ville. » Deux noms sortent du texte, Jaazania et Pelathia, deux chefs du peuple qui se réunissent pour méditer l'iniquité. Le prophète les entend, l'Esprit de l'Éternel tombe sur lui, et Dieu lui dit quelque chose de saisissant : « Ce qui monte à votre pensée, je le sais. » Autrement dit, avant même que la bouche parle, Dieu voit. Cette prédication te ramène à cette réalité : les mauvais conseils que subit une ville, une génération, une famille, ne sont pas invisibles pour Dieu. Et la réponse du croyant n'est pas la paralysie, c'est le service. Il faut se lever et bâtir avec ce qu'il t'a déjà donné.

Plan du message

1. Deux chefs, deux noms, une ville empoisonnée (Ézéchiel 11.1-5)

  • Le prophète est amené à la porte orientale de la maison de l'Éternel. Il voit vingt-cinq hommes. Deux sont nommés : Jaazania fils d'Azzur et Pelathia fils de Benaja, chefs du peuple.
  • Ce sont des hommes de responsabilité, et pourtant ils se réunissent pour méditer l'iniquité et pour donner de mauvais conseils dans la ville. La Bible ne les laisse pas anonymes : elle les nomme.
  • Leur discours est cynique : « Ce n'est pas le moment. Bâtissons des maisons. La ville est la chaudière, et nous sommes la viande. » Ils se croient à l'abri, ils décident pour tous, ils orientent la ville vers la ruine.
  • Le pasteur Maréchal rappelle qu'il a vécu, en 1967, une réunion où quelques membres du gouvernement annonçaient l'évolution que la société allait connaître. Une phrase l'a marqué : « Cette génération sera une génération de jouisseurs. » Il ajoute : depuis longtemps, cela s'est réalisé.
  • La conclusion du prédicateur est sobre : quelques hommes peuvent paralyser une ville entière et pousser tout un peuple à rester loin de Dieu. Il faut le savoir pour ne pas se laisser porter par le courant.

2. Dieu voit ce qui monte à la pensée (Ézéchiel 11.5)

  • « Ce qui monte à la pensée, je le sais. » Ce que tu mûris à l'intérieur du cœur, avant même que tu l'aies exprimé, Dieu le connaît.
  • C'est un avertissement pour ceux qui manigancent le mal en pensant que personne ne les voit. Ce n'est pas parce que les chefs de la ville se réunissent en secret que le secret tient devant Dieu.
  • C'est aussi une parole pour toi. Dieu sonde les cœurs. Il connaît tes intentions avant tes mots. Le prédicateur insiste : « Il est celui qui sonde nos cœurs. »
  • Le peuple est appelé au silence extérieur pour laisser parler la vérité intérieure. Dieu voit et il agira.

3. La réponse : se lever et bâtir pour Dieu

  • Face à des chefs qui donnent de mauvais conseils, la réponse du croyant n'est pas le repli, c'est de se lever et de bâtir. « Levons-nous et bâtissons » : la parole revient plusieurs fois dans la prédication.
  • Qui doit bâtir ? Ceux qui sont sortis d'Égypte. Autrement dit toi et moi, qui avons été délivrés par la main puissante de Dieu, au travers du sang et du sacrifice de son Fils Jésus.
  • Bâtir avec quoi ? Avec ce que Dieu a déjà mis dans nos mains. Chacun a des dons et des talents à offrir. Personne n'est vide.
  • Avec quel cœur ? Un cœur bien disposé. Dieu ne violera jamais ta volonté. Il ne force pas. Il cherche des hommes et des femmes qui disent : « Seigneur, je veux le faire, pas parce qu'on m'y force, mais parce que je le souhaite. »

4. La parabole des talents, en filigrane

  • Le pasteur Maréchal rappelle la parabole des talents. Celui qui a reçu un talent est parti l'enfouir. Il n'a pas offert, il n'a pas exercé. Le maître l'appelle « méchant serviteur ».
  • Enfouir ses talents, c'est ne pas offrir à Dieu ce que Dieu nous a donné. C'est un refus déguisé en prudence.
  • « L'âme généreuse est comblée » (Proverbes 11.25). L'âme qui met au service de Dieu ce que Dieu lui a donné sera comblée.
  • Dieu est capable de bénir au-delà de nos imaginations. Il a fait d'un esclave prisonnier (Joseph), le premier ministre de la plus grande nation. Il a fait d'un simple berger (David), le roi d'une nation. Il n'a besoin de rien pour t'élever, si tu remets ce que tu as entre ses mains.

5. Un rappel de communion : Jésus, notre souverain sacrificateur

  • Autour de la table, le prédicateur relit Hébreux 4.14-16 : « Nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu. Demeurons fermes dans la foi que nous professons. »
  • Quatre conditions du souverain sacrificateur, rappelle-t-il, tirées d'Hébreux 7 : être sans péché, avoir été choisi et agréé de Dieu (comme Aaron), ne pas être soumis à la faiblesse, et être vivant pour toujours. Jésus seul remplit les quatre.
  • Jean 1.29 : « Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » 1 Pierre 1.18-19 : « Vous avez été rachetés par le sang précieux de Christ comme d'un agneau sans défaut et sans tache. »
  • Devant ces rappels, la place du croyant est l'assurance, pas l'inquiétude. « Nous sommes devant celui qui a défendu notre cause à la croix. »

Points à retenir

  • Dieu nomme les chefs qui donnent de mauvais conseils. Le mal organisé ne reste jamais anonyme devant lui.
  • « Ce qui monte à la pensée, je le sais. » Dieu voit avant que tu parles. Ne crains pas les manigances, prends garde à tes propres intentions.
  • La réponse à une génération qui écoute de mauvais conseils, c'est un peuple délivré qui se lève et qui bâtit.
  • On sert Dieu avec un cœur bien disposé, pas sous contrainte. Il aime celui qui donne avec joie.
  • Jésus est l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. C'est en lui, et en lui seul, que le croyant tient debout.

Application personnelle

  • Quels sont, aujourd'hui, les « mauvais conseils » de ta ville, de ton milieu, de ton fil d'actualité, que tu absorbes sans t'en rendre compte ?
  • Y a-t-il, dans ton cœur, quelque chose « qui monte à la pensée » que tu n'as pas encore osé mettre devant Dieu ? Il le sait déjà. Que veux-tu lui dire ?
  • Quel don, quel talent, quelle place de service es-tu en train d'enfouir « en attendant le bon moment » ? Que peux-tu remettre à Dieu cette semaine ?
  • Sers-tu par contrainte ou parce que tu le souhaites de tout ton cœur ? Où est ton cœur en ce moment devant le Seigneur ?
  • Devant la table du Seigneur, quel poids veux-tu déposer avant de repartir ?

Versets cités

FAQ

Qui sont Jaazania et Pelathia dans Ézéchiel 11 ?

Ce sont deux chefs du peuple nommés dans Ézéchiel 11.1 : Jaazania fils d'Azzur et Pelathia fils de Benaja. Ils font partie des vingt-cinq hommes que le prophète voit à la porte orientale de la maison de l'Éternel. La Bible les désigne comme ceux qui méditent l'iniquité et donnent de mauvais conseils dans la ville. Ils ne sont pas anonymes : Dieu connaît le nom de ceux qui parlent au nom du peuple.

Pourquoi Dieu dit-il « ce qui monte à votre pensée, je le sais » ?

Ézéchiel 11.5 rappelle que Dieu voit avant même que la bouche parle. Ce que tu médites à l'intérieur de ton cœur, avant de l'exprimer, Dieu le connaît déjà. Cela vaut pour les chefs qui trament le mal comme pour chaque croyant. C'est un avertissement, mais aussi un réconfort : celui qui sonde les cœurs sait aussi reconnaître un cœur droit.

Comment se lever et bâtir pour Dieu aujourd'hui ?

Le pasteur Maréchal reprend la parole « Levons-nous et bâtissons » pour dire qu'on bâtit avec les dons et les talents que Dieu a déjà remis. Servir Dieu, c'est être généreux envers lui. Il ne force personne : il cherche des cœurs bien disposés. Commence par mettre à sa disposition ce que tu as déjà reçu, sans regarder ton voisin ni ce qui te manque.

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