Consultant en église ? L'Évangile suffit (Colossiens 1)

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Introduction

Imagine que les membres du conseil de ton église reçoivent la visite d'un consultant. En pleine rentrée, il propose de faire passer ton église « au stade suivant de maturité ». Ce qu'il veut voir au bout du compte, c'est de la foi et de l'amour, le genre de foi et d'amour pour lesquels les chrétiens de Colosses étaient connus. Il veut de belles œuvres, le tout dans la joie et dans le bon ordre. Autrement dit, de la piété, une vie communautaire, des chrétiens déployés en mission. Qui ne souhaite pas cela ?

Le consultant a « ce qu'il te faut », ou en tout cas quelques stratégies : orchestrer des temps de louange qui font frémir d'émotion avec sons, lumière et fumée, imposer un agenda social musclé pour forcer la communion fraternelle, adopter une belle liturgie solennelle avec robe noire et encens, ou multiplier les liens œcuméniques avec toutes sortes d'institutions. Lequel de ces leviers faut-il actionner pour une rentrée dynamique ?

L'apôtre Paul n'est pas consultant, mais il a un avis très net sur la question. Et la bonne nouvelle, c'est que sa réponse est gratuite : pas besoin d'ajouter une ligne au budget. La dynamique qui change le monde et qui change l'église, ce n'est rien d'autre que l'Évangile. « Jésus-Christ est le Seigneur. » C'est là-dessus qu'il faut mettre le paquet, et ce n'est pas juste un choix logique, c'est un choix critique.

Parce que si tu ne sais pas que la puissance est dans l'Évangile, tu vas te méprendre sur ce qui fait avancer l'église. Et si tu te méprends, tu vas mettre en avant autre chose pour provoquer l'impact que tu espères, quitte à perdre du temps, ou pire, à perdre des gens en chemin. Le prédicateur en tire deux points à partir de Colossiens 1:1-12, pour t'aider à ne pas te méprendre sur la dynamique chrétienne en ce début d'année.

Plan du message

1. L'Évangile, la dynamique à l'œuvre (Colossiens 1:5-6)

  • Le cœur du passage est au verset 5b et au verset 6 : « Cette espérance, vous l'avez connue par la prédication de la vérité, cet Évangile est parvenu jusqu'à vous, comme il est aussi présent dans le monde entier, où il porte du fruit et va de progrès en progrès, ce qui est également le cas parmi vous depuis le jour où vous avez reçu et reconnu la grâce de Dieu dans toute sa vérité. »
  • Dans la foulée du passage de l'Évangile, les cartes sont rebattues. Partout où l'Évangile se fait entendre, plus rien n'est pareil. Cela vaut pour des individus, et cela vaut pour des régions entières. Et les cartes ne sont pas rebattues pour le pire, mais bien pour le meilleur.
  • Le prédicateur cite l'image d'Attila, le grand guerrier : « Là où son cheval passe, l'herbe ne repousse pas. » L'Évangile, c'est tout l'inverse. Là où il passe, des fruits de vie poussent.
  • Tu sais sans doute que l'Évangile a été une dynamique positive qui a profondément transformé les mœurs et les coutumes du monde antique. Les ouvrages d'histoire de l'Église consacrés aux premiers siècles ont des sous-titres évocateurs (« l'ascension du christianisme », « le triomphe du christianisme »), et les historiens ne peuvent pas ne pas utiliser un langage imagé pour décrire la progression fulgurante de l'Évangile : une vague, une flamme, une traînée de poudre.
  • L'Évangile est allé vite et loin. En une trentaine d'années, les pourtours de la Méditerranée ont été touchés, et bien au-delà. Cela avait commencé très fort : dès les années 30, des pèlerins du monde entier avaient pu entendre l'Évangile à Jérusalem, des gens de Mésopotamie, d'Asie mineure, d'Égypte, de Libye, des Romains. Ce n'était que le début. Au début des années 60 après Jésus-Christ, quand Paul écrit cette lettre aux chrétiens de Colosses, il peut écrire que l'Évangile est parvenu au monde entier.
  • Si cela a marché dans les conditions de l'époque, alors que la Bible n'était pas encore intégralement constituée et que les moyens de communication étaient ce qu'ils étaient, ne faut-il pas te laisser convaincre que la puissance est immense pour peu qu'elle soit déchaînée ? Est-ce que tu fais suffisamment de cas de l'Évangile et de sa puissance ?

2. Une bonne nouvelle qui change tout (Colossiens 1:5, 12)

  • Après tout, qu'est-ce qu'il y a de si bouleversant dans « Jésus-Christ est le Seigneur » ? Cinq mots centrés sur Jésus, ce n'est pas un peu court pour enclencher toute une dynamique ? Le prédicateur rappelle une évidence oubliée : « évangile » signifie « bonne nouvelle », étymologiquement. En quoi est-ce une bonne nouvelle que Jésus-Christ soit Seigneur ? Cela dépend dans quel camp tu te trouves.
  • Si par grâce tu es uni à celui qui a été établi Seigneur, c'est tout bénéfice, c'est une bénédiction. Quand tu as accepté l'avènement de Jésus comme ton Seigneur, c'est un monde nouveau qui s'ouvre à toi. Le passage le décrit de deux manières : au verset 5, une « espérance dans les cieux », et au verset 12, un « héritage dans la lumière ».
  • Espérance dans les cieux, héritage dans la lumière, le tout obtenu de façon imméritée par grâce, le tout inauguré par Jésus-Christ Seigneur. C'est le genre de bonne nouvelle qui peut effectivement rediriger le monde antique. Et si tu en crois les historiens, ce monde-là ne s'y est pas trompé : il s'est saisi de cette bonne nouvelle.
  • Le prédicateur file une image concrète prise à l'atelier des Capucins à Brest, un ancien chantier naval devenu grand espace culturel. Tu tombes sur une machine-outil dont tu ignores le fonctionnement. Tu en fais le tour, tu crois reconnaître un générateur. La voilà, la source de puissance ! Tu pourrais passer un bon moment à t'enthousiasmer sur ce générateur et à le réparer, jusqu'à te rendre compte qu'en temps normal, la machine était reliée au réseau électrique et que le générateur n'était qu'un générateur auxiliaire. S'il s'agissait de relancer la machine vite et bien, tu as peut-être perdu ton temps.
  • Frères et sœurs, pareillement : si tu ne sais pas que la puissance est dans la parole de l'Évangile, tu vas te méprendre sur ce qui fait avancer l'église, et tu vas mettre en avant quelque chose d'autre. Quand une église se dit conduite par l'Évangile, elle reconnaît que tout le reste a une place auxiliaire.

3. Le piège du « on a fait le tour »

  • L'Évangile est un message pressant, mais c'est aussi un message simple à exprimer, simple à digérer. Il peut tenir en un slogan : « Jésus-Christ est le Seigneur ». Ce message court-circuite bien des choses. Il est plus immédiat, plus direct et plus pressant qu'on ne l'aurait voulu. C'est un message en pleine face.
  • Mais sois honnête : Jésus-Christ est le Seigneur, oui, et ensuite, est-ce que tu ne voudrais pas passer à autre chose ? Est-il possible que tu aies l'impression d'avoir fait le tour du message ? Est-il possible que de l'impatience commence à poindre ? Dans l'église de Colosses aussi, des voix s'élevaient pour « passer au stade supérieur ».
  • Le prédicateur raconte sa visite d'un musée des icônes à Sofia, en Bulgarie, dans la crypte d'une cathédrale. Il n'a pas fallu longtemps pour se rendre compte que le nombre de modèles utilisés était très limité : trois ou quatre modèles de la Vierge Marie avec l'enfant Jésus, quelques modèles du Christ, en particulier le modèle du Christ Pantocrator, du grec « pantokrator », qui veut dire « tout-puissant, maître du monde ». Un Christ adulte en gloire, avec la barbe, les doigts de la main droite levés pour la bénédiction et un livre dans la main gauche, avec du doré partout.
  • Sur les murs de ce musée, on voit un Christ Pantocrator, puis un autre, puis deux, puis trois, puis quatre… Le prédicateur s'amusait à les repérer sans regarder les étiquettes, mais au bout d'un moment, cela ne l'interpellait plus. On en a vu un, on a le sentiment de les avoir tous vus. « Christ Roi, Christ Roi, Christ Roi des rois » : on peut le chanter, mais à un moment donné, même ce refrain risque de sonner creux, en apparence. Parce que si tu vas au-delà de la seule formule, il en va autrement.

4. La parole de l'Évangile encore et toujours à l'œuvre (Colossiens 1:5, 9)

  • As-tu remarqué un détail au verset 5 ? « Cet amour se fonde sur ce qui fait votre espérance et que Dieu vous réserve dans les cieux ; cette espérance, vous l'avez connue par la parole de la vérité. » Traduire « parole » par « prédication », comme le fait la Semeur, est peut-être un peu dommage. Paul ne dit pas que les Colossiens ont entendu l'Évangile préché : dans le texte original, il dit qu'ils ont reçu la parole de la vérité, c'est-à-dire l'Évangile.
  • « La parole de la vérité » : c'est un terme qu'on trouve déjà dans l'Ancien Testament, et qu'on retrouve en 2 Timothée et en Jacques ici et là, pour décrire la révélation biblique, la Parole de Dieu. Ce que Paul est en train de dire, c'est que l'Évangile, c'est toute la Bible. Autrement dit : l'Évangile est porté par la Bible tout entière.
  • Est-ce qu'il t'arrive d'être un chrétien qui vit toute sa vie sur un slogan ? Avec un bon slogan, tu peux te persuader que tu as mis le paquet sur Jésus-Christ. Mais si, dans le même temps, tu ne mets pas le paquet sur la parole de la vérité qui porte cet Évangile, tu n'as pas vraiment enclenché la dynamique. L'élan risque d'être trompeur, et il ne faut pas être surpris si tu t'essouffles et si tu te lasses.
  • Par contre, quand tu as bien appréhendé bibliquement l'Évangile, tu te rends compte qu'il est là pour le premier souffle et pour le deuxième souffle. Le passage contient deux prières : une prière de reconnaissance aux versets 3 et suivants, et une prière d'intercession à partir du verset 9. Aux versets 3 à 5, Paul dit d'abord sa reconnaissance de ce que la parole de l'Évangile a eu un plein effet sur les Colossiens. Puis, à partir du verset 9, quand il fait une demande à Dieu le Père, il prie pour la même chose : que la parole de l'Évangile ait un plein effet sur eux.
  • Verset 9 : « Nous ne cessons de prier pour vous. Nous demandons à Dieu qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tout égard. » Au fond, Paul prie pour que les Colossiens grandissent à l'ombre de Jésus-Christ leur Seigneur, en cohérence pleine et entière avec lui.

5. Ne pas se lasser du message simple

  • Comment ne pas te lasser ? Dans la vie de tous les jours, pourquoi veux-tu passer d'une chose à l'autre ? Souvent, c'est parce que tu t'es lassé. C'est l'enfant qui souffle trop facile et qui se décourage. C'est l'adulte qui veut être plus stimulé et qui décroche. Le danger avec un message aussi simple que l'Évangile, c'est que tu le prennes pour simpliste.
  • Si tu en es là, tu vas être sensible à des courants qui te proposent quelque chose de plus évolué, de plus systématique, de plus rigoureux pour enrichir l'église. Il semble bien que ce soit ce qui se passait à Colosses. On avait laissé Jésus-Christ au stade de l'initiation et on envisageait de passer à quelque chose de plus exigeant, intellectuellement et physiquement.
  • Paul va parler de manière extensive des trésors de la connaissance de Dieu, et ce n'est que le début de Colossiens. Il continuera sur ce thème, précisément pour bien montrer qu'il n'y a pas lieu qu'il y ait un vide que les faux docteurs viendraient combler. La prière du verset 9 suggère que l'Évangile est tout sauf simpliste. Si les Colossiens pensent avoir fait le tour, ils sont bons pour recommencer.
  • À quelqu'un qui serait désabusé des « rengaines » sur la seigneurie du Christ, Paul inviterait à la lecture de toute la Bible, c'est-à-dire de tout le conseil de Dieu, à commencer par l'Ancien Testament. Le prédicateur fait ce constat personnel : il lui a fallu rien moins que 66 lits, une exposition à 66 livres en terre anglophone sur une demi-douzaine d'années, pour qu'il commence à simplement prendre la mesure de ce titre « Seigneur » et voir se dessiner l'héritage promis dans la lumière.
  • L'Évangile prêché à Abraham alors qu'il regardait les étoiles, la Jérusalem céleste, la mort de la mort : tu les trouves d'abord dans l'Ancien Testament. À quel plateau en es-tu, toi, dans ta connaissance de Dieu ?

6. Le défi de cette rentrée

  • Voilà le défi pour cette rentrée : accepter que dans la parole de l'Évangile de Jésus-Christ Seigneur, il y aura toujours tout ce qu'il te faut pour accomplir pleinement la volonté de Dieu et lui être agréable. Est-ce que ce n'est pas exactement ce dont tu as besoin d'entendre en ce début d'année ?
  • Tu te poses des questions, tu fais des bilans, tu prends des décisions, tu te projettes. C'est la rentrée, avec tout le stress et toutes les questions pratiques. Avoir une « entière sagesse et un parfait discernement » comme il est écrit à la fin du verset 9 : ça serait bienvenu, ça t'arrangerait très bien.
  • Il n'y a pas de secret : remets-toi à l'école de la parole de l'Évangile. Les études bibliques sont sur le point de reprendre. Peut-être qu'il t'est difficile de reprendre le chemin d'une étude biblique, tu as l'impression d'avoir passé l'âge, tu as trop de responsabilités, tu estimes avoir trop peu à apprendre. Mais la parole de l'Évangile, c'est l'Ancien et le Nouveau Testament, c'est tout le conseil de Dieu en vue de la conformité à Jésus-Christ ton Seigneur. C'est la sphère de toute une vie, Bible en main, et rien de moins.
  • La vie est ainsi faite qu'on n'en a jamais fait le tour, et c'est fait exprès pour que l'Évangile occupe tout l'espace de tes pensées. Tu aurais peut-être préféré un message que tu maîtrises, un message dont tu as fait le tour une fois pour toutes. Mais concernant ta personne, ce n'est pas souhaitable. Il faut encore et toujours que tu continues à avancer dans la connaissance de Dieu.
  • Reprends donc le chemin de l'école en cette rentrée, d'autant que la parole de l'Évangile regorge de trésors insoupçonnés pour ta tête et pour ta vie. De quoi te garder bien occupé, bien employé. De quoi développer ta piété, ta vie communautaire, ton sens de la mission. C'est un projet pour tes petits groupes comme pour tes lectures personnelles, que tu seras bien avisé de reprendre avec une ardeur renouvelée.
  • Paul écrit aux Colossiens pour les garder centrés sur l'Évangile (sur la parole de l'Évangile), pour leur persévérance et pour leur joie. De ce point de vue, c'est aussi pour toi qu'il écrit. Rien d'autre que la parole de l'Évangile pour avancer jour après jour dans la vie chrétienne. Rien de plus que l'Évangile de Jésus-Christ, rien de moins que la parole de l'Évangile de Jésus-Christ.

Points à retenir

  • La dynamique qui change le monde et qui change ton église n'est pas un programme, un style de louange ou une stratégie communautaire : c'est l'Évangile, gratuit, sans ligne à ajouter au budget.
  • « Jésus-Christ est le Seigneur » est un slogan simple, pas un slogan simpliste. Le prendre pour simpliste, c'est le piège des Colossiens, et le tien, si tu commences à chercher un « stade supérieur » ailleurs.
  • La parole de l'Évangile, ce n'est pas une prédication à un moment donné : c'est toute la Bible, Ancien et Nouveau Testament, qui porte cet Évangile, et qui te donne un premier souffle et un deuxième souffle.
  • Paul rend grâce pour l'effet plein de la parole sur les Colossiens (v3-5), et il prie pour la même chose (v9) : une entière sagesse, un parfait discernement, une conduite digne du Seigneur. C'est la prière que tu peux faire pour toi et pour ton église cette rentrée.
  • Le seul « consultant » dont ton église a besoin, c'est l'apôtre qui te renvoie encore et toujours à l'Évangile. Reprends le chemin des études bibliques, ouvre l'Ancien Testament, laisse la parole occuper tout l'espace de tes pensées.

Application personnelle

  1. Quel « levier » es-tu tenté d'actionner pour relancer ta vie de foi ou ton église en cette rentrée : émotion, agenda social, liturgie, réseau ? Que se passerait-il si tu remettais l'Évangile à la première place, comme moteur principal, et le reste comme auxiliaire ?
  2. Es-tu honnête : est-ce que le message « Jésus-Christ est le Seigneur » commence à te sembler entendu, comme un Christ Pantocrator de plus dans le musée ? Où est-ce que tu confonds « simple » et « simpliste » ?
  3. La parole de la vérité, c'est toute la Bible. Quelle place l'Ancien Testament tient-il dans ta lecture personnelle ? Le prédicateur parle de « 66 lits », soit 66 livres à visiter, par lequel commences-tu cette semaine ?
  4. Reprends la prière de Paul au verset 9 : « une entière sagesse, un parfait discernement, une conduite digne du Seigneur ». Pour quelle décision concrète de rentrée as-tu besoin de la prier pour toi, cette semaine ?
  5. Es-tu inscrit à une étude biblique, à un petit groupe ? Si tu as « passé l'âge » ou si tu penses avoir trop peu à apprendre : quelle est la vraie raison, et qu'est-ce que la promesse « il y aura toujours tout ce qu'il te faut » vient déloger dans ton cœur ?

Versets cités

FAQ

Quelle est la dynamique qui change une église, selon Colossiens 1 ?

Pas les stratégies de « consultant en église », louange à effets, agenda social musclé, liturgie solennelle ou réseau œcuménique. La dynamique, c'est l'Évangile : « Jésus-Christ est le Seigneur ». Paul le dit gratuitement, sans ligne au budget. Les cartes sont rebattues partout où l'Évangile passe, et pour le meilleur : la foi, l'amour, l'espérance, et de belles œuvres dans la joie. Le reste est auxiliaire, jamais moteur.

Pourquoi Paul dit-il que « la parole de la vérité » c'est toute la Bible ?

Parce que l'expression « parole de la vérité » n'apparaît pas seulement en Colossiens 1:5 : on la retrouve dans l'Ancien Testament, en 2 Timothée, en Jacques, pour décrire la révélation biblique. Autrement dit, l'Évangile n'est pas juste une prédication ponctuelle ; il est porté par toute la Bible. Si tu vis sur un slogan sans mettre le paquet sur la Parole qui le porte, l'élan sera trompeur, tu vas t'essouffler. Le premier souffle et le deuxième souffle sont dans les Écritures.

Que faire si le message « Jésus-Christ est le Seigneur » commence à me sembler entendu ?

C'est le piège du « on a fait le tour », la même impatience que dans l'église de Colosses. La réponse de Paul n'est pas de passer à autre chose de « plus évolué », mais de reprendre le chemin de la parole. Le prédicateur parle des « 66 lits » (les 66 livres bibliques), et de son propre parcours qui lui a demandé une demi-douzaine d'années pour simplement commencer à saisir le titre « Seigneur ». L'Ancien Testament n'est pas facultatif : l'Évangile est prêché à Abraham devant les étoiles, la Jérusalem céleste s'y annonce déjà. Reprends une étude biblique, ouvre l'Ancien Testament, prie la prière de Colossiens 1:9 pour une entière sagesse et un parfait discernement.

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