Courir vers le but : la mission d'ici et au loin

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Introduction

Ce dimanche, Serge Oulaï, pasteur de l'église de Créteil dans le Val-de-Marne, est venu partager la Parole avec un double objectif : présenter le travail de la Mission Biblique en Côte d'Ivoire et en Haïti, et méditer avec toi sur un texte qui a porté toute la vie de l'apôtre Paul, Philippiens 3.8-14.

Le titre du message dit tout : « Courir vers le but : la mission d'ici et au loin. » Parce que la mission n'est pas seulement ce qui se passe à 10 000 km d'ici. La mission, c'est aussi ce que Dieu veut faire en toi, dans ta famille, dans ton église locale, dans ton quartier. Ici et là-bas. En même temps.

Serge Oulaï le dit avec simplicité : « Lui et moi, nous sommes le fruit de cette mission. » Dans les années 1920, un jeune couple, les Richards, est parti sur ce qu'on appelait alors la Côte de l'Or, en Afrique de l'Ouest. Ils avaient une vingtaine d'années. Il n'y avait pas d'avion. Ils ont traversé en bateau. Cent ans plus tard, ce sont des générations entières de pasteurs, d'églises et de vies changées qui témoignent qu'aucun élan missionnaire n'est jamais perdu.

Écoute donc ce message comme si Paul t'écrivait aujourd'hui : « Je ne pense pas que j'ai déjà obtenu le prix, mais j'oublie ce qui est derrière moi et je cours vers le but. »

Plan du message

1. Le texte qui a porté Paul : Philippiens 3.8-14

Serge Oulaï ouvre sa Bible et lit ce texte que Paul écrit vers la fin de son ministère, sachant que le Seigneur est proche de le rappeler à lui :

« Connaître le Christ Jésus mon Seigneur, voilà le plus important. Tout ce qu'on gagne n'est rien à côté de cette connaissance. Pour lui, j'ai tout abandonné pour gagner le Christ et être uni à lui. Je considère toutes ces choses comme des ordures. Je ne suis pas juste parce que j'obéis à la loi, mais parce que je crois au Christ. C'est Dieu qui rend juste. La seule chose que je veux, c'est connaître Christ et la puissance qu'il a fait se lever de la mort… Je ne veux pas dire que j'ai déjà atteint le but ou que je suis déjà parfait, mais je continue à courir pour saisir le prix, parce que le Christ Jésus m'a déjà saisi. J'oublie la route qui est derrière moi. Je suis tendu en avant et je fais la seule chose importante : courir vers le but pour gagner le prix. Dieu nous appelle d'en haut à le recevoir par le Christ Jésus. »

Trois voyages missionnaires. Des prisons. Des naufrages. Des trahisons. Et pourtant, cette phrase revient toujours : « connaître Christ ». Tout le reste, Paul le compte comme des ordures. Tu réalises la violence du contraste ? Ce que le monde te vend comme réussite, statut, sécurité, Paul dit qu'à côté de Christ, ce sont des ordures.

Ce n'est pas une posture. C'est une vie qui a été saisie. Paul écrit : « le Christ Jésus m'a déjà saisi. » Avant même que tu coures vers Dieu, Dieu a couru vers toi. C'est ça qui te met en mouvement.

2. Un héritage missionnaire : 1927, la Côte d'Ivoire, et la naissance de la Mission Biblique

La Mission Biblique naît en 1927. Un jeune couple, les Richards, est envoyé par l'un des pasteurs pionniers de l'église du Tabernacle. Ils partent avec une invitation dans une région qu'on appelait à l'époque la Côte de l'Or, aujourd'hui la Côte d'Ivoire, en Afrique de l'Ouest.

Ils commencent par la côte, à Sassandra. Il y a encore aujourd'hui des vestiges de leur travail dans un institut de cette ville. Puis ils vont plus loin, à 600 km à l'intérieur des terres, dans l'ouest montagneux du pays. Là, ils font trois choses successives :

  • un travail d'évangélisation auprès des populations locales,
  • un travail d'affermissement des premiers chrétiens,
  • et enfin un travail de formation de la première génération des pasteurs.

Ils laissent derrière eux un institut biblique dont le nom, dans la langue locale (le yakouba), signifie littéralement « le village de Dieu, le village de la Parole de Dieu ». Cet institut est toujours debout aujourd'hui. Il a formé des générations de pasteurs. Le pasteur ivoirien Ivan André, présent au culte, en est l'un des fruits.

Cent ans plus tard, presque, l'Union des Églises Évangéliques Services et Œuvres qui en est issue compte : 14 régions couvertes, 70 000 fidèles, 132 pasteurs, 24 000 baptisés. Et ces chiffres ne sont même pas à jour.

3. La vision d'aujourd'hui : trois axes d'engagement

Serge Oulaï insiste : la mission n'est plus une entreprise venue d'ailleurs. Elle est portée sur place par des serviteurs suscités par Dieu, en Côte d'Ivoire et en Haïti. Le rôle de la Mission Biblique aujourd'hui, c'est d'accompagner, non de diriger. Trois axes :

a) L'enseignement et la formation théologique. Dieu a levé sur place des enseignants et des pasteurs. La Mission Biblique envoie ponctuellement des enseignants français ou suisses pour compléter les équipes locales. Elle soutient la formation académique, biblique et pastorale à travers plusieurs institutions, dont l'institut fondé par les Richards, mais aussi un partenariat avec le CFC qui forme des pasteurs et des serviteurs de Dieu pendant trois ans dans divers domaines de l'évangélisation africaine.

b) L'évangélisation. Que ce soit en Côte d'Ivoire ou en Haïti, il existe des départements d'évangélisation « à la pointe », avec des équipes déployées partout dans les pays. Le rôle du comité français : susciter la prière dans les églises pour ces équipes, et soutenir des projets concrets d'évangélisation.

c) L'action sociale, l'éducation, la santé, le développement. Serge Oulaï le dit sans détour : « On ne peut pas évangéliser quelqu'un qui a faim sans lui donner à manger. On ne peut pas dire à quelqu'un en très mauvaise santé "tout ira bien, crois au Seigneur Jésus". » L'Évangile ne peut pas rester déconnecté du corps. La Mission Biblique accompagne donc :

  • des écoles (primaires et collèges, dont le collège Maranatha en Haïti et une école dans un des quartiers les plus difficiles de Port-au-Prince, avec cantine deux repas par jour pour que les enfants ne viennent pas étudier le ventre vide),
  • deux centres de santé en Côte d'Ivoire, dont un dans une région à majorité musulmane, plus un projet lancé il y a deux ans avec les Suisses : un centre de santé mobile qui sillonne les villages reculés autour de Danané (équipe d'infirmiers financée intégralement par la Mission),
  • des pouponnières qui accueillent des enfants en difficulté pendant quelques années (5 ans maximum, avec l'objectif que l'enfant retrouve sa famille, car la famille reste sa place),
  • des projets de micro-développement, notamment de petites opérations de soutien financier pour aider des femmes à monter des projets d'autofinancement.

4. Haïti : la résilience malgré la crise

En Haïti, la Mission Biblique travaille avec l'Union des Églises Baptistes d'Haïti (UEBH) : 4 départements couverts sur 9, une soixantaine d'églises implantées, 60 000 fidèles, 100 pasteurs, 40 000 baptisés.

Tu connais l'actualité d'Haïti. Elle n'est pas joyeuse. La violence des gangs, les crises politiques et économiques, une partie du pays qui vit sous la menace permanente. Et pourtant, à chaque fois que Serge Oulaï rencontre le pasteur Robert, président de l'UEBH, c'est lui qui est encouragé par eux. « Ils ont une force, ils ont un soutien de l'Esprit de Dieu qui est incroyable. »

Dans ce contexte, les églises haïtiennes continuent de :

  • consacrer de nouveaux pasteurs,
  • organiser leur grande conférence annuelle (juillet 2025 : 10 000 personnes rassemblées, 200 conversions),
  • faire vivre le collège Maranatha, l'une des écoles les plus réputées d'Haïti,
  • faire vivre l'école du quartier de Bel-Air, l'un des plus difficiles de Port-au-Prince,
  • tenir un centre médical au nord du pays, resté dynamique malgré la crise.

Ils auraient pu fuir. Certains l'ont fait. Mais eux ont choisi de rester et d'être sur le champ missionnaire. Ils croient que leur pays, leur nation peuvent encore être touchés, restaurés par l'Évangile de Jésus-Christ. Serge Oulaï le dit avec conviction : « Ce type de détermination, ce type de courage mérite qu'on soit derrière, qu'on accompagne, qu'on soutienne. »

5. La vraie question : la mission de Dieu en toi

Après avoir présenté la Mission Biblique, Serge Oulaï revient au texte. Et il fait un basculement essentiel. Il te dit : « Mon intervention ne sera pas forcément de parler de la mission. Je vais parler de la mission de Dieu en nous, parce que c'est celle-là qui nous fait bouger. »

Regarde Paul. Dès qu'il a été touché par le Christ (Actes 9), il a été habité par une vocation : communiquer Christ au monde entier. Pourquoi si important ? Parce que c'est Christ qui change les cœurs, c'est Christ qui change les vies. Et tu es toi-même le témoin de ce changement dans ta propre vie et peut-être dans celle de ta famille.

Le plus important pour Paul, c'était de vivre Christ dans toutes les dimensions de sa vie, au point qu'il pouvait dire, connaissant sa fin proche, que ce qui comptait c'était que Christ vive en lui et que Christ soit annoncé pour que d'autres goûtent la puissance de la résurrection.

Et cette résurrection, elle n'est pas d'abord corporelle. C'est celle qui fait passer l'homme de l'état de pécheur à l'état de fils. Serge Oulaï rappelle ce qu'est le péché : « Le péché, c'est cette inclination qui nous pousse de façon parfois inconditionnelle à faire plus le mal que le bien. » Paul en parle dans Romains 7 : la tension entre le bien qu'il identifie et sa capacité à ne pas toujours le faire.

Nous vivons dans un monde qui progresse (la médecine, la technologie), et pour lequel il faut être reconnaissant. Mais dans ce même monde, nous voyons l'horreur du mal. À 2 000 km d'ici, il y a la guerre. « Comment ces horreurs arrivent-elles ? Parce que le mal est en nous. Parce que nos cœurs sont poussés plus à faire le mal que le bien. »

Et c'est ça, la mission. La mission, c'est comment Dieu t'utilise pour permettre à Christ d'investir ton cœur, de changer ta vie, de changer ta vision du monde, de changer tes perspectives. Pour te faire vivre ce qu'il t'appelle à vivre : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, de toute ta force. Et tu aimeras les autres, comme le monde verra que vous êtes ses disciples. »

6. La générosité, un placement pour l'éternité

Serge Oulaï cite 1 Timothée 6.17-19, cette recommandation de Paul à Timothée : « Recommande à ceux qui possèdent des richesses en ce monde de se garder de toute arrogance et de ne pas fonder leurs espoirs sur la richesse, car elle est instable. Qu'ils placent leur espérance en Dieu qui nous dispense généreusement toutes ces richesses pour que nous en jouissions. Recommande-leur de faire le bien, d'être riches en œuvres bonnes, d'être généreux et de partager avec les autres. Ils s'assureront ainsi pour l'avenir un beau capital placé en lieu sûr, afin d'obtenir la vraie vie. »

Serge le traduit pour toi ce matin dans la perspective de la mission : investir pour la mission, c'est placer en lieu sûr. S'il y a un lieu où tu peux investir, c'est déjà ton église locale, ton quartier. Cette église que tu es. Ce rayonnement dont tu dois avoir à cœur en te disant : « On est là. Dieu a besoin de nous ici. »

Ça vaut la peine d'y investir. Ça demande un peu de temps. Ça demande beaucoup de temps. Ça demande de l'engagement. Ça demande aussi un peu d'argent, parfois beaucoup. Et tout cela est utile.

Attention, dit-il, aux richesses en Occident : elles peuvent être un piège parce qu'elles sont instables. Qu'elles soient plutôt l'occasion de faire le bien, d'être généreux. La générosité, c'est ce dont tes communautés ont besoin. C'est de ta générosité que les églises tirent les moyens de faire l'œuvre à laquelle Dieu les appelle. C'est de ta générosité que les missions sont abreuvées pour soutenir toutes ces œuvres présentées ce matin.

7. Courir vers le but : quel est ton but à toi ?

Serge Oulaï revient au cœur de Philippiens 3. « Finalement, c'est quoi, notre but à nous ? » Sa réponse : « Vivre notre vie avec les grâces que Dieu nous donne dans nos familles, avec cet itinéraire que Jésus continue de s'investir en nous, changer nos cœurs. »

Et il ajoute cette pépite : « Nos cœurs changés, c'est du bonheur déjà pour nos familles. » Pour mieux aimer les gens, il faut laisser Christ s'investir en toi. Plus il s'investit en toi, plus tu es ouvert, changé, pour aimer les gens qui sont tes proches, mais aussi pour aimer même tes ennemis. Ça, c'est le plus dur. Et pourtant, c'est Jésus qui t'invite à aller là.

« Gagner le Christ pour être uni à lui. » Ce n'est pas une performance à réussir. C'est un chemin à recevoir chaque jour.

8. Le projet de Dieu pour l'église locale : Romains 12

Serge Oulaï cite ensuite Romains 12.3-16 : « Chacun de nous a dans un seul corps de nombreux organes, mais ces organes n'ont pas la même fonction. De même, alors que nous sommes nombreux, nous formons ensemble un seul corps pour notre union avec le Christ. Et nous sommes tous et chacun pour sa part membres les uns des autres. Et Dieu nous accorde par grâce des dons différents. »

Puis, au verset 14 : « Demandez à Dieu de faire du bien à ceux qui vous persécutent. Oui, demandez du bien pour eux. Ne demandez pas de mal. Partagez la joie de ceux qui sont dans la joie, les larmes de ceux qui pleurent. Ayez les uns pour les autres une égale considération sans viser ce qui est trop haut. Laissez-vous au contraire attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour les sages. »

Le message est clair : chacun de nous, dans la vocation à laquelle Dieu l'appelle, dans nos familles, dans nos vies individuelles, mais aussi collectivement en tant qu'église, est là pour faire une œuvre dont Dieu a besoin. Un missionnaire a dit un jour : « Qui fait ton travail dans le 15e arrondissement, Seigneur ?, C'est cette église, ils sont là, c'est eux qui font ce travail ici. »

Serge aime cette idée. Tu n'es pas juste là tous les dimanches pour être là tous les dimanches. Tu es là pour faire la mission de Dieu ici et pour la faire au loin en soutenant d'autres missionnaires. Tout cela fait partie du bien auquel Paul t'invite.

9. Brille comme un flambeau

Serge Oulaï termine par cette parole de Philippiens 2.15-16 : « Brillez comme des flambeaux dans le monde, en portant la parole de vie. »

Nous avons un défi, les bien-aimés. Un bon défi : faire encore briller l'Évangile dans notre société qui en a bien besoin. Comment Dieu fait-il cela ? Avec ta vie. Nos vies sont saintes, nos vies sont tendues, et nous sommes des flambeaux.

Est-ce que tu veux que ces flambeaux restent allumés ? Bien sûr que oui. C'est pour cela que tu es là ce dimanche. C'est pour cela que tu fais communion, que tu fais église : pour t'encourager, pour te motiver, pour que le flambeau reste allumé et pour que tu continues de porter la Parole de vie, l'Évangile de Jésus-Christ, la bonne nouvelle du salut.

Laisse Dieu changer ton cœur, changer ta vie. Permets-lui d'investir tes foyers, tes couples, tes relations.

Points à retenir

  1. La mission, c'est ici et là-bas, jamais l'un sans l'autre. Ton église locale et les champs missionnaires lointains sont deux visages de la même œuvre de Dieu.
  2. Ce n'est pas toi qui saisis Christ, c'est Christ qui t'a déjà saisi. Toute ta course en avant est une réponse à une main tendue avant toi (Philippiens 3.12).
  3. La mission commence par ton cœur. Avant les projets extérieurs, il y a la mission de Dieu en toi, qui te transforme et fait que tu peux vraiment aimer.
  4. La générosité est un placement en lieu sûr (1 Timothée 6.17-19). Investir dans l'œuvre de Dieu, dans ton église locale, dans la mission au loin, c'est capitaliser pour l'éternité.
  5. Tu es un flambeau, pas un spectateur. L'Évangile brille par ta vie ordinaire, dans ton foyer, dans ton quartier, dans ton travail.

Application personnelle

Prends quelques minutes devant Dieu et pose-toi honnêtement ces questions :

  1. Qu'est-ce que je « considère comme des ordures » à côté de la connaissance de Christ, aujourd'hui, dans ma vie concrète ? Y a-t-il des choses que je continue à retenir trop fort ?
  2. Où en est la « mission de Dieu en moi » ? Est-ce que je laisse vraiment Christ transformer mon cœur, mes réflexes, ma manière d'aimer ma famille et mes proches ?
  3. Comment est-ce que je prie pour les églises et les missionnaires « au loin », en Côte d'Ivoire, en Haïti, ou ailleurs ? Ai-je le nom d'une équipe, d'un pays, d'un frère pour lequel je peux intercéder cette semaine ?
  4. Ma générosité est-elle à la hauteur des richesses que Dieu m'a confiées ? Ou est-ce que la sécurité matérielle est devenue un piège dont je n'ose pas parler ?
  5. Suis-je engagé dans mon église locale au-delà du dimanche matin ? Est-ce que je peux dire, comme les églises d'Haïti dans la tempête : « Je fais le choix de rester et d'être sur le champ missionnaire ici » ?

Versets cités

  • Philippiens 3.8-14 · le texte central : connaître Christ et courir vers le but.
  • Philippiens 2.15-16 · briller comme des flambeaux en portant la Parole de vie.
  • 1 Timothée 6.17-19 · les richesses, la générosité, le vrai capital placé en lieu sûr.
  • Romains 12.3-16 · un seul corps, des dons différents, un même appel à aimer.
  • Romains 7 · la tension entre le bien que je veux et le mal que je fais.
  • Actes 9 · la conversion de Paul et le début de sa vocation missionnaire.
  • Deutéronome 6.5 · aimer l'Éternel de tout son cœur, toute son âme, toute sa force.

FAQ

Pourquoi la mission « au loin » a-t-elle encore un sens quand l'évangélisation est déjà si difficile chez nous ?

Parce que la mission n'est pas une question de « nous d'abord, eux ensuite ». Serge Oulaï le dit clairement : la mission, c'est ici et là-bas, en même temps, dans tous les sens. Un chrétien qui prie et donne pour la Côte d'Ivoire ou Haïti ne prie pas moins pour son quartier, au contraire, il élargit son cœur. Et il découvre que les églises « au loin » ont souvent une vitalité qui l'encourage lui à tenir chez lui.

Qu'est-ce que la Mission Biblique ?

C'est une œuvre missionnaire franco-suisse fondée en 1927. Elle accompagne aujourd'hui deux unions d'églises : l'Union des Églises Évangéliques Services et Œuvres en Côte d'Ivoire, et l'Union des Églises Baptistes d'Haïti (UEBH). Elle travaille sur trois axes : formation théologique, évangélisation, action sociale (écoles, centres de santé, pouponnières, micro-développement). Site : mission-biblique.org.

Comment concilier la générosité pour la mission et les besoins de ma propre famille ?

La Bible ne t'invite pas à donner ce que tu n'as pas. 1 Timothée 6.17-19 s'adresse à ceux qui possèdent des richesses et les rappelle à ne pas fonder leur espoir dessus. La question n'est pas « combien ? » mais « où est ton cœur ? ». Commence par prier, par t'informer, par intercéder. Puis, dans la mesure de ce que Dieu t'a confié, donne, au loin, oui, mais d'abord dans ton église locale, qui est ton premier lieu de mission.

Qu'est-ce que Paul veut dire par « courir vers le but » ?

Ce n'est pas courir pour obtenir le salut, Paul a été très clair : « C'est Dieu qui rend juste, il rend juste celui qui croit. » Courir vers le but, c'est vivre chaque jour dans la direction de Christ, laisser Christ transformer ton cœur, oublier ce qui est derrière (les échecs comme les succès qui te retiendraient) et être tendu vers ce qui est devant : connaître Christ toujours plus profondément et le refléter dans ta vie.

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