Introduction
Est-ce que Dieu porte un regard favorable sur ta vie ? La question peut sembler troublante, presque intimidante. Pourtant, dans son sermon prêché le 25 janvier 2026 à l'église de Nice l'Ariane, Samuel MABBOUX renverse la perspective : ce regard ne dépend pas d'abord de Dieu, il dépend de toi. De la disposition de ton cœur, de ce que tu mets en place pour vivre en accord avec ce que Dieu attend.
Le texte de base est court, presque brutal : Genèse 4, l'histoire de Caïn et Abel. Deux frères, deux offrandes, deux réponses de Dieu. Et derrière ce récit, un principe qui traverse toute la Bible : Dieu regarde d'abord ton cœur, ensuite ton offrande. Puis, dans un deuxième temps, le sermon ouvre sur Marc 16 et Actes 1 pour poser une deuxième question tout aussi directe : maintenant que tu sais que Dieu te regarde, qu'est-ce que tu fais de ce qu'il t'a confié ?
Plan de l'article
1. Genèse 4 : Dieu regarde Abel avant son offrande
« L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande. Mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande » (Genèse 4.4-5). Samuel MABBOUX insiste sur l'ordre des mots : Dieu regarde Abel d'abord, et son offrande ensuite. Le regard favorable se pose sur la personne avant de se poser sur ce qu'elle apporte.
Dieu ne regarde pas ce que tu peux lui apporter. Il n'a besoin ni de ta dîme, ni de ton service, ni de tes efforts. L'or et l'argent lui appartiennent. Tout a été créé par lui et pour lui. Ce qu'il regarde, c'est ton cœur. Comment fais-tu les choses ? Dans quelle disposition ? Quand tu pries, quand tu loues, quand tu donnes, quand tu sers, quand tu mets du temps pour le Seigneur : de quelle manière le fais-tu ?
2. Le cœur du juste rend la prière efficace
« La prière fervente du juste a une grande efficacité » (Jacques 5.16). Le prédicateur pose la question : pourquoi ? Est-ce parce que le juste prie mieux, parle mieux, parle plus fort ? Non. C'est parce que le juste est juste. Sa prière a du poids parce que son cœur est pur devant Dieu. Le point n'est pas la technique, c'est la posture intérieure.
Caïn amène une offrande, Abel aussi. La différence n'est pas dans le geste, elle est dans le cœur qui l'accomplit. Et c'est ce cœur que Dieu regarde en premier.
3. Marc 16 : le mandat de prêcher, une obligation de moyens
Le sermon bascule ensuite dans Marc 16.15-18 : « Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. » Samuel MABBOUX souligne un détail important : Jésus ne dit pas « faites-les croire », il dit « allez et prêchez ». Tu n'as pas une obligation de résultat, tu as une obligation de moyens.
Le moyen t'appartient. Ce que la personne fera après avoir entendu l'Évangile ne te regarde plus, cela ne relève plus de ta responsabilité. Paul dira aux Éphésiens : « Je vous déclare aujourd'hui que je suis pur du sang de vous tous, car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu sans rien en cacher » (Actes 20.26-27). Le mandat, c'est d'aller. Le fruit, c'est l'affaire de Dieu.
4. Actes 1 et 2 : Dieu équipe avant d'envoyer
« Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1.8). Dieu ne t'envoie pas au combat sans armes. Il équipe avant d'envoyer. Le Saint-Esprit n'est pas descendu que sur les onze apôtres dans la chambre haute : ils étaient 120 (Actes 1.15), et l'Esprit est venu sur tous. Arrête de penser que l'onction, la puissance, le témoignage sont réservés au pasteur.
Toi aussi tu peux devenir un canal de la puissance de Dieu. Pas un jour spécial, pas dans une pièce spéciale : dans ton bureau, dans ton immeuble, à côté de la personne qui a mal à la tête depuis vingt ans, à côté de la voisine qui essaie tout sauf Jésus.
5. Ose en 2026 : deviens un canal de la puissance de Dieu
Le prédicateur raconte l'histoire de Sophie, l'épouse d'un ami, qui souffrait de maux de tête chroniques depuis l'enfance et envisageait d'aller voir un magnétiseur pour « couper un cordon spirituel ». En pleine table de fin de repas, il a fini par lui dire : « Sophie, lève-toi, on va prier. » Il lui a imposé les mains au nom de Jésus, et elle a été guérie. Le lendemain, elle lui écrivait : « Ça marche, ton truc ? » Réponse : « Ce n'est pas mon truc, c'est celui de Dieu. »
Le point n'est pas l'anecdote, il est celui-ci : Dieu attend que tu te lèves. Il aurait laissé Sophie souffrir si personne n'avait osé prier. Les ténèbres, elles, n'attendent pas. Les magnétiseurs, les voyants, les coupeurs de feu osent. Souvent, ceux qui appartiennent à la lumière ont plus honte que ceux qui appartiennent aux ténèbres. Il est temps de renverser cela.
Points à retenir
- Dieu regarde ton cœur avant de regarder ton offrande. L'ordre des mots dans Genèse 4.4 n'est pas anodin : le regard favorable se pose sur Abel, puis sur ce qu'il apporte.
- Tu ne peux pas enrichir Dieu. L'or, l'argent, ton temps, ton service : tout lui appartient déjà. Ce qui l'intéresse, c'est la disposition avec laquelle tu le lui offres.
- La prière du juste est efficace parce que le juste est juste. Ce n'est pas une question de vocabulaire ou de volume, c'est une question de cœur pur devant Dieu.
- Ta responsabilité, c'est d'aller et de prêcher. Pas de convertir. Le résultat appartient à Dieu et à la personne qui reçoit l'Évangile.
- Dieu équipe avant d'envoyer. Le Saint-Esprit n'est pas réservé aux pasteurs : il est donné à tous ceux qui ont cru, pour qu'ils soient témoins.
Application personnelle
- Quand tu pries, quand tu loues, quand tu donnes ou quand tu sers, dans quelle disposition de cœur le fais-tu vraiment ? Est-ce l'offrande d'Abel ou celle de Caïn ?
- Y a-t-il un domaine où tu essaies de « compenser » un cœur qui n'y est pas par un effort, un montant, une quantité ? Que veut te dire Dieu là-dessus ?
- Quand est-ce la dernière fois que tu as osé parler de Jésus à quelqu'un, un collègue, un voisin, un membre de ta famille ? Qu'est-ce qui t'a retenu ?
- Qu'est-ce qui, concrètement, t'empêche de croire que tu peux être un canal de la puissance de Dieu là où tu vis, travailles, étudies ?
- Cette semaine, à qui pourrais-tu simplement dire : « Est-ce que je peux prier pour toi ? »
Versets cités
- Genèse 4.1-16 · Caïn et Abel
- Romains 3.23 · Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu
- Marc 16.15-18 · Allez par tout le monde et prêchez
- Actes 1.8 · Vous recevrez une puissance
- Actes 1.13-15 · Les 120 dans la chambre haute
- Actes 2.1-4 · Ils furent tous remplis du Saint-Esprit
- Actes 20.25-27 · Je suis pur du sang de vous tous
- Jean 14.26 · Le consolateur vous enseignera toutes choses
- Jacques 5.16 · La prière fervente du juste a une grande efficacité
FAQ
Qu'est-ce qu'un « regard favorable » de Dieu ?
C'est le regard que Dieu pose sur une personne dont le cœur est disposé à lui plaire. Dans Genèse 4, Dieu regarde d'abord Abel, puis son offrande. Le regard favorable se pose sur ce que tu es avant de se poser sur ce que tu fais. Ce n'est pas une récompense méritée, c'est la réponse de Dieu à un cœur qui se donne.
Pourquoi Dieu n'a-t-il pas accepté l'offrande de Caïn ?
Le texte n'accuse pas explicitement l'offrande de Caïn en elle-même. Ce qui frappe Samuel MABBOUX, c'est que Dieu regarde Abel avant son offrande, et donc Caïn avant la sienne. Le problème n'est pas d'abord le contenu du panier, mais la disposition du cœur qui l'apporte. Dieu dit d'ailleurs à Caïn : « Si tu agis bien, tu relèveras ton visage » (Genèse 4.7).
Comment savoir si mon cœur est juste devant Dieu ?
Ce n'est pas une question de perfection, c'est une question d'honnêteté. Un cœur juste, c'est un cœur qui reconnaît son besoin de Christ, qui laisse Jésus déraciner ce qui ne va pas et qui donne, prie, sert, non pour être vu, mais pour plaire à Dieu. C'est un cœur qui, comme Abel, apporte à Dieu « les premiers-nés du troupeau », ce qu'il a de meilleur, pas ce qu'il a en trop.
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