Jean 8 : Jésus se baisse et réécrit ton histoire

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Introduction

Matt Legg, de Jubilee Church London, part d'un détail de calendrier : l'histoire de la femme adultère s'est déroulée à peu près à cette période de l'année, au moment des récoltes, à l'entrée de l'automne. À Jérusalem, c'était le temps de la fête des Tabernacles.

Autour de cette fête, il voit plusieurs sortes de personnes : les religieux, ceux qui viennent par peur, ceux qui viennent par tradition, et ceux qui ne viennent pas. Puis il y a quelqu'un d'autre : Jésus. Dans le temple, au milieu des accusateurs, il se baisse devant une femme prise en flagrant délit d'adultère et, selon les mots du prédicateur, il « réécrit son histoire ».

Ce message pose une question simple : qui est Jésus pour toi, et comment vas-tu le recevoir ?

Plan du message

1. La fête des Tabernacles, une fête de mémoire et de récolte

  • C'est une fête de pèlerinage de sept jours. Le peuple quitte ses maisons, monte à Jérusalem et vit sous des tentes, des cabanes.
  • Le Seigneur l'avait ordonnée pour rappeler la sortie d'Égypte et les quarante ans au désert, où il a gardé, nourri, pourvu et protégé son peuple.
  • Avec le temps, elle est aussi devenue une fête des récoltes : on remercie le Seigneur de la moisson et on fait la fête pendant une semaine. « Une semaine de festin. Ça me parle. On devrait encore le faire aujourd'hui », plaisante le prédicateur.
  • On regarde aussi vers l'hiver : « Seigneur, agis pendant cet hiver, pour que les semences portent du fruit et que l'année prochaine la récolte soit glorieuse. »

2. Quatre manières de se tenir devant Dieu

  • Les religieux. Scribes, pharisiens, sacrificateurs : ils gardent les règles « au huitième degré ». Leur dévotion avait du bon, mais elle avait perdu son cœur. Ils ont ajouté des lois aux lois pour asseoir leur propre position. Pour eux, être en règle avec Dieu dépendait de ce qu'ils faisaient et ne faisaient pas : « Tout était une question d'œuvres. »
  • Ceux qui ont peur. D'autres se disent : « Je n'arriverai jamais au niveau des scribes et des pharisiens. » Ils savent qu'ils ont déçu Dieu. Ils viennent à la fête « au cas où », pour se mettre en règle et que le Seigneur de la moisson les bénisse encore une année.
  • Les traditionalistes. Ils viennent parce que c'est la coutume, et pour le repas. Ils prennent ou laissent les rites sans vraiment y entrer. Matt Legg fait le parallèle avec l'Angleterre : on va à l'église à Noël et à Pâques, « parce qu'après tout, nous sommes un pays chrétien ».
  • Les absents. Ceux qui ne se sentaient pas assez dignes, les exclus, ceux qui avaient l'impression de ne pas pouvoir entrer, écrasés par les fardeaux de la vie.

3. « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi »

  • Le prédicateur explique que, chaque jour de la fête sauf le dernier, un sacrificateur allait au réservoir de Siloé, seule source d'eau vive de Jérusalem. Il y puisait une coupe d'eau et la versait sur l'autel, comme une offrande et une prière : « Seigneur, envoie la première pluie, pour que la terre soit prête et qu'il y ait une récolte l'an prochain. »
  • Le dernier jour, le grand jour de la fête, celui où ce rite n'a pas lieu, Jésus se lève et s'écrie : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture » (Jean 7:37-38).
  • L'invitation s'adresse à « quelqu'un », donc à tous : le religieux, le craintif, le traditionaliste et même celui qui n'est pas venu. « N'as-tu jamais été vraiment rassasié ? Y a-t-il quelque chose en toi qui manque ? »
  • En disant cela, Jésus se présente comme Dieu lui-même. La foule se divise à son sujet (Jean 7:43). La question pour eux était : « Qui est-il ? » Elle est la même pour toi.
  • Jean y répond dès le début de son Évangile : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » (Jean 1:1). Puis : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous » (Jean 1:14). Le mot évoque une tente : Jésus vient « dresser sa tente » au milieu d'eux, en pleine fête des Tabernacles.

4. Dans le temple, des cœurs différents

  • Le cœur qui cherche. Le lendemain, dès le matin, Jésus enseigne dans le temple et tout le peuple vient à lui (Jean 8:2). Il parle, vit et enseigne les Écritures autrement que tous les autres. Ceux qui l'entourent veulent le connaître davantage.
  • Le cœur orgueilleux. Les scribes et les pharisiens entrent et placent au milieu une femme surprise en adultère. Ils citent la loi de Moïse et demandent : « Toi donc, que dis-tu ? » C'est un piège : s'il approuve la lapidation, les Romains l'arrêtent ; s'il la refuse, il contredit la loi. Leur cœur est rempli de jalousie et d'orgueil, au point de les aveugler sur qui est Jésus.
  • Matt Legg y voit le danger d'une vie bâtie sur les œuvres pour être accepté de Dieu : tout devient centré sur soi, le cœur s'endurcit, devient insensible, et finit par mourir.
  • Le cœur couvert de honte. La femme a été traînée dans le temple, la maison de Dieu, exposée devant tous. Elle savait déjà que ce qu'elle faisait était mal, mais une fois rendu public, la honte et la culpabilité s'abattent sur elle. « Tout le monde voulait être là. Elle était la seule à ne pas le vouloir. »
  • Le cœur de Jésus. Il est venu montrer le cœur du Père : amour, accueil, miséricorde, grâce et pardon.
  • Le témoignage du prédicateur. Matt Legg se situe lui-même « quelque part entre le traditionaliste et celui qui a peur ». Il connaissait des histoires de Jésus et de la Bible, sans saisir qu'il était réel. Son expérience de l'Église était assez traditionnelle.
  • Au fond de lui, une pensée revenait : « S'il est réel, j'ai un problème, parce que je sais que je n'ai pas bien agi. » Il faisait de son mieux, « mais ce n'était pas suffisant ».
  • En regardant en arrière, il dit se reconnaître dans cette femme, marquée par la honte et la culpabilité.

5. « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre »

  • Jésus répond le premier, et sa réponse est « la sagesse pure, la sainteté pure ». Comme ils insistent, il se relève et dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8:7).
  • Celui qui peut prouver qu'il n'a jamais péché, ni en pensée ni en acte, peut lancer la pierre. Personne ne le peut, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). Il ne s'agit pas de la gravité du péché, mais du fait que tous ont péché, « dans cette salle aussi ».
  • Ils s'en vont un à un, en commençant par les plus âgés. « Ils étaient là depuis plus longtemps », note le prédicateur avec humour. Il ne reste que la femme et le seul qui soit sans péché : Jésus, le Sauveur parfait, l'Agneau sans tache.
  • La foule, elle, reste à distance. Elle regarde de loin, sans entrer elle-même dans l'histoire.

6. Jésus se baisse et réécrit son histoire

  • Jésus se baisse et écrit avec le doigt sur la terre (Jean 8:6). Le Sauveur du monde, Dieu lui-même, s'abaisse devant cette femme et prend la place du serviteur. « Normalement, ce devrait être l'inverse. »
  • On ne sait pas ce qu'il a écrit, et pour le prédicateur cela n'a pas d'importance. Ces doigts sont ceux qui ont lancé les étoiles dans l'espace. « Je ne sais pas ce qu'il écrivait, mais je vais te dire ce qui se passait : il réécrivait son histoire. »
  • Jésus ne dit pas qu'elle ne méritait pas la mort. Le salaire du péché, c'est la mort : une mort spirituelle, être coupé pour toujours de celui qui nous a créés et de l'amour qu'il a pour nous.
  • Pourtant il demande : « Femme, où sont ceux qui t'accusaient ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? » Puis : « Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus » (Jean 8:10-11).
  • Comment peut-il pardonner ce qui exigeait la mort ? Parce qu'il allait lui-même à la croix donner sa vie à sa place. « Et à ta place aussi. »
  • Elle répond : « Non, Seigneur. » Le mot grec kurios désigne celui qui a toute autorité. À cet instant, ses yeux s'ouvrent : elle est face à face avec son Créateur. Elle fait demi-tour, c'est la repentance. Elle était entrée d'une façon, elle repart autrement : changée, guérie, restaurée, pardonnée.

7. Vas-tu le recevoir ?

  • « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).
  • Jean l'écrit : il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, nés non du sang ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu (Jean 1:11-13).
  • Naître de nouveau, c'est marcher avec lui, le connaître, l'aimer, espérer en lui, être restauré, guéri, pardonné et guidé par lui. « Comment peux-tu vivre cette vie sans lui ? »
  • Le message se termine par un appel et une prière : « Seigneur Jésus, je te remercie d'être venu sur cette terre et d'être mort sur la croix à ma place. Ton sang couvre mon péché. Je te confesse comme Seigneur et je crois que tu es ressuscité. Je choisis de te suivre. Remplis-moi de ton Esprit. »

Points à retenir

  • L'invitation de Jésus s'adresse à tous : au religieux, au craintif, au traditionaliste et à celui qui ne se sent pas digne d'entrer.
  • Une relation avec Dieu fondée sur les œuvres rend le cœur orgueilleux, dur et insensible.
  • Tous ont péché : personne n'est en position de lancer la première pierre.
  • Jésus s'abaisse devant la personne accusée et réécrit son histoire, parce qu'il a pris sur lui à la croix la mort que méritait le péché.
  • La grâce reçue conduit à la repentance : « Va, et ne pèche plus. »

Application personnelle

  1. Dans quelle catégorie te reconnais-tu le plus aujourd'hui : le religieux, celui qui a peur, le traditionaliste ou celui qui reste à l'écart ?
  2. Qu'est-ce qui, dans ta vie, ne te rassasie pas vraiment ? Qu'est-ce qui t'empêche de venir boire auprès de Jésus ?
  3. Y a-t-il quelqu'un que tu tiens prêt à juger, une pierre dans la main, alors que tu as toi aussi besoin de grâce ?
  4. Quelle honte ou quelle culpabilité as-tu besoin de déposer devant celui qui ne te condamne pas ?
  5. Qui est Jésus pour toi, et l'as-tu personnellement reçu comme Seigneur ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi Jésus parle-t-il d'eau vive à la fête des Tabernacles ?

Selon Matt Legg, pendant la fête, un sacrificateur puisait chaque jour de l'eau au réservoir de Siloé pour la verser sur l'autel en demandant la pluie. Le dernier jour, Jésus se lève et crie : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. » Il déclare que la vie que le peuple cherchait se trouve en lui.

Que signifie « que celui qui est sans péché jette le premier la pierre » ?

Jésus retourne la question des scribes et des pharisiens. La question n'est pas la gravité du péché, mais le fait que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Personne ne peut lancer la pierre, et les accusateurs s'en vont un à un, en commençant par les plus âgés.

Pourquoi Jésus ne condamne-t-il pas la femme adultère ?

Jésus ne dit pas que la femme ne méritait pas la mort : le salaire du péché, c'est la mort. Il peut lui dire « je ne te condamne pas » parce qu'il allait lui-même mourir à sa place sur la croix. Ce pardon produit en elle la repentance : elle repart changée.

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