Introduction
Tu peux prier, chanter, adorer, lever les mains chaque dimanche. Mais si l'on met un rideau sur ta voix et que l'on regarde seulement ta vie, est-ce qu'on voit encore que tu aimes Dieu ? William N'GOM, dans la troisième séance du 7 à 9 consacrée aux caractéristiques du disciple, pose cette question sans détour : l'obéissance au Seigneur est la preuve tangible de notre amour pour Dieu. Ce n'est pas une question de sensibilité, d'émotion ou de belles paroles, c'est une question d'actes concrets.
Après avoir rappelé les deux piliers de l'obéissance (la Parole écrite et la voix du Seigneur) et les quatre faux raisonnements qui poussent le chrétien à désobéir (les excuses, la rationalisation, la diversification et la désobéissance latente), le prédicateur va plus loin. Il t'invite à examiner si ta bouche et ta vie sont réellement en adéquation devant Dieu.
Plan de l'article
1. L'amour se prouve par des actes, pas par des mots
Un homme peut répéter à sa femme qu'il l'aime. Arrive un moment où elle veut voir les preuves. Elle veut voir que ce « je t'aime » se traduit par des actes au quotidien qu'elle peut discerner et valider. Il en va de même avec Dieu. C'est pour cela que Jésus dit dans Matthieu 7.21 : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »
Si tu appelles Jésus « Seigneur » sans lui obéir, tu prononces un titre qui n'a pas de contenu. « Tu obéis à celui que tu aimes », rappelle William N'GOM. L'amour n'est pas une théorie, c'est une pratique. Et un des actes pratiques qui prouve que tu aimes Dieu, c'est ton obéissance.
2. Obéir à Dieu, oui, mais à la manière de Dieu
Il y a une nuance importante que beaucoup de chrétiens ne voient pas. Obéir, ce n'est pas seulement faire ce que Dieu demande, c'est le faire de la manière dont il veut que tu le fasses.
Le prédicateur donne un exemple simple : Dieu te demande d'aller voir un frère et de lui demander pardon. Toi, tu vas le voir et tu dis : « Si je t'ai fait quelque chose, pardon. » Tu as esquivé. Tu as tourné la chose à ton avantage. Tu n'as pas obéi à la manière de Dieu. Souvent, Dieu nous met dans des positions où nous devons faire preuve d'humilité, et nous cherchons des contournements. Or Dieu ne s'arrête pas à ton obéissance, il regarde aussi comment tu obéis.
3. L'obéissance, le non-verbal du chrétien
Le prédicateur emprunte une image parlante. Le langage non verbal, c'est ce qui accompagne la parole (le corps, les gestes, l'attitude). Il vient confirmer ou contredire ce que la bouche dit. Pour le chrétien, l'obéissance est ce non-verbal. Tu peux dire « j'aime Dieu » avec ta bouche, mais si ta vie contredit ta parole, il y a quelque chose qui ne marche pas.
Voilà pourquoi Dieu ne s'arrête pas à ce que nous disons. Il regarde la façon dont nous faisons les choses qu'il nous demande, parce que cela vient compléter ce que notre bouche prononce. Bien-aimé, tu peux adorer, tu peux prier, tu peux chanter. Mais au moment de faire, au moment d'obéir, c'est là que l'on voit vraiment si ton amour pour Dieu est réel.
4. Abraham, un modèle d'obéissance sans discussion
Quand Dieu demande à Abraham de sacrifier Isaac (Genèse 22), il n'hésite pas. Il ne pose pas les questions que toi et moi aurions posées : « Pourquoi m'as-tu donné cet enfant si tu me le reprends ? », « Que vont penser les autres après toutes les fêtes que j'ai faites ? » Il obéit. Toi et moi, nous aurions activé les faux raisonnements pour esquiver l'ordre de Dieu.
Abraham fait ce qui vient compléter ce qu'il pense de Dieu. Ses actes sont en adéquation avec ce qu'il ressent. Et parce que Dieu voit ces actes qui démontrent son amour, il lui répond en trouvant une alternative (le bélier). L'apôtre Jean écrit dans 1 Jean 3.18 : « Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » William N'GOM insiste sur le mot « vérité » qui complète les actions, car il y a des actions remplies de fausseté, de cachotteries, de dissimulation. « Le péché s'habille pieusement », dit-il, reprenant une parole du rap chrétien qui l'a marqué.
5. L'obéissance déclenche une connexion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit
Jésus déclare dans Jean 14.21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui. » En 2026, cette révélation passe par le Saint-Esprit. Quand tu obéis, tu es dans une connexion divine avec la Trinité, tu es en lien avec la plénitude de Dieu.
Abraham ne priait pas beaucoup. Le prédicateur souligne qu'on ne le voit pas passer des veilles de prière. Mais son obéissance créait une ligne cryptée, sécurisée avec Dieu. Ses prières étaient fluides parce que la connexion était déjà installée. Tu as le Père, tu as le Fils, tu as le Saint-Esprit. Que te manque-t-il encore ?
6. Satan redoute ton obéissance plus que tes prières
« Satan ne craint pas nos prières. Satan craint notre obéissance à Dieu. » Cette phrase de William N'GOM mérite qu'on la relise. L'obéissance à Dieu, c'est un transfert de pouvoir. Tu transfères le pouvoir de Satan à Dieu sur ta vie. Quand tu es obéissant au Seigneur, l'ennemi n'a pas de pouvoir sur ta vie.
L'image de la jauge (avec Dieu à droite et Satan à gauche, et toi au milieu) illustre cette réalité. Quand tu obéis, l'aiguille penche vers Dieu. Quand tu désobéis, elle penche vers l'ennemi. Ta vie est dirigée par celui vers qui pointe ton aiguille. L'objectif, c'est que ton aiguille reste stable du côté de Dieu, sans osciller, et qu'elle avance plus loin encore dans cette direction.
7. La désobéissance a des conséquences
On l'oublie trop vite. « Répens-toi et viens », dit-on, comme si tout s'effaçait automatiquement. Mais la désobéissance introduit dans le calendrier de ta vie des événements que Dieu n'avait pas prévus pour toi. Il y a des conséquences avec lesquelles il faut composer.
La désobéissance assèche ta vie de prière. Tu pries, tu pries, tu pries, mais ton problème n'est pas un problème de prière, c'est un problème d'obéissance. Elle ouvre aussi la porte à d'autres esprits, à commencer par la dissimulation et le mensonge. C'est ce qu'a fait Adam quand il a rejeté la faute sur la femme que Dieu avait mise à côté de lui (Genèse 3.12). Dès qu'il y a désobéissance, le mensonge frappe déjà à la porte. Et si tu embrasses le mensonge, tout s'enchaîne : la honte, la peur, le jugement, et tout est fait pour que tu ne reviennes plus.
8. La peur de perdre le contrôle
Beaucoup résistent à l'obéissance parce qu'ils ont peur de perdre le contrôle sur leur propre vie. Le monde a présenté l'obéissance comme une faiblesse et projette une autre image : sois maître de ta vie, dirige toi-même ton chemin. Nous arrivons à l'église avec ce formatage et nous chantons « façonne-moi, remplis-moi », mais quand Dieu dit « laisse-moi faire », nous voulons garder le volant.
Paul, lui, disait : « Le Saint-Esprit m'en a empêché » (Actes 16.6-7). Ce simple mot montre qu'il n'avait pas le contrôle sur ses propres projets. Si Dieu lui disait « va à gauche », il allait à gauche. Nous chantons « je me livre totalement », mais quand le Seigneur nous dit de parler à un inconnu dans la rue de Montréal, nous cherchons à esquiver.
9. Ne cherche pas à tout comprendre
Souvent, tant que nous n'avons pas compris le « comment » du « pourquoi », nous n'agissons pas. Or Dieu est insondable. Notre cerveau ne peut pas digérer ce qu'il connaît. Il n'a pas besoin de notre intelligence, il en est la source. Dieu ne cherche pas des gens intelligents, il cherche des cœurs dociles, capables d'obéir à sa voix, comme un bon soldat.
Ceux qui ont bouleversé le monde par l'Évangile ne sont pas les plus instruits, ce sont ceux qui ont eu le cœur d'obéir. Dans une entreprise, quand une décision descend d'en haut, l'exécutant ne comprend pas toujours la stratégie. Il n'a pas besoin de la comprendre, il a besoin d'obéir. Dieu a une vision stratégique de l'Évangile bien au-delà de ce que nous voyons. Quand l'instruction arrive à notre niveau, notre place, c'est d'obéir.
10. Obéir aussi aux serviteurs que Dieu envoie
Quand Dieu mandate son serviteur pour te demander de faire quelque chose et que tu désobéis, tu ne désobéis pas au serviteur, tu désobéis à Dieu qui l'a envoyé. Tant que l'envoyé est dans la volonté de Dieu, l'instruction qu'il transmet vient de Dieu. Cette partie est parfois « rêche », reconnaît le prédicateur, mais elle est biblique.
Points à retenir
- L'obéissance concrète est la preuve tangible que tu aimes Dieu. Sans elle, dire « Seigneur, Seigneur » reste une déclaration vide.
- Obéir, ce n'est pas seulement faire ce que Dieu demande, c'est le faire à sa manière, sans contournement, avec humilité.
- Ton obéissance déclenche une connexion vivante avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Tu as tout ce qu'il te faut.
- Satan redoute ton obéissance plus que tes longues prières, parce qu'obéir à Dieu, c'est un transfert de pouvoir spirituel.
- La désobéissance a des conséquences réelles : elle assèche la prière, ouvre la porte au mensonge et introduit dans ta vie des événements que Dieu n'avait pas prévus.
Application personnelle
- Sur quel point précis Dieu t'a-t-il parlé récemment et que tu remets à plus tard ? Qu'est-ce qui te retient d'obéir aujourd'hui ?
- Quand Dieu te demande de faire quelque chose, est-ce que tu le fais à sa manière ou est-ce que tu cherches un contournement plus confortable ?
- Y a-t-il un mensonge ou une dissimulation dans ta vie qui a commencé par un acte de désobéissance ? Es-tu prêt à revenir en vérité devant Dieu ?
- Ta vie de prière est-elle bloquée en ce moment ? Est-ce vraiment un problème de prière, ou un problème d'obéissance ?
- Es-tu capable d'obéir même quand tu ne comprends pas ce que Dieu veut faire, comme Abraham quand il est monté sur la montagne avec Isaac ?
Versets cités
- Matthieu 7.21-23 (LSG) · « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux… »
- Genèse 22 (LSG) · Le sacrifice d'Isaac.
- 1 Jean 3.18-19 (LSG) · « N'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. »
- Jean 14.21 (LSG) · « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime… »
- Genèse 3.12 (LSG) · Adam rejette la faute sur la femme.
- Actes 16.6-7 (LSG) · « Le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la parole dans l'Asie. »
- Jacques 1.21-22 (LSG) · Recevoir la parole avec douceur et la mettre en pratique.
FAQ
Comment obéir à Dieu quand je ne comprends pas pourquoi il me demande une chose difficile ?
William N'GOM rappelle qu'Abraham n'a pas cherché à comprendre pourquoi Dieu lui demandait de sacrifier Isaac. Il a agi. Nous voulons souvent que Dieu nous explique le « comment » du « pourquoi » avant d'obéir, mais Dieu est insondable et il a une vision stratégique que notre intelligence ne peut pas embrasser. Quand l'instruction arrive à ton niveau, ta place est d'obéir, comme un soldat qui reçoit un ordre d'un supérieur qui voit plus loin que lui.
Est-ce que la désobéissance est réellement grave si je me repens ensuite ?
Le repentir restaure la relation avec Dieu, mais la désobéissance laisse souvent des conséquences avec lesquelles il faut composer. Elle peut assécher ta vie de prière, ouvrir la porte au mensonge et à la dissimulation, et introduire dans ta vie des événements que Dieu n'avait pas prévus pour toi. Ce n'est pas anodin. Voilà pourquoi il vaut mieux obéir tout de suite.
Que faire si mon pasteur ou l'autorité spirituelle me demande une chose qui me coûte ?
Le prédicateur souligne que Dieu passe souvent par ses serviteurs. Tant que l'envoyé est dans la volonté de Dieu, désobéir à son instruction revient à désobéir à Dieu lui-même. Cela ne signifie pas suivre aveuglément (il faut discerner que l'envoyé reste dans la parole), mais reconnaître humblement que le pasteur porte un poids et une révélation que tu n'as pas forcément.
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